//img.uscri.be/pth/7ecfc6ddd20934521ebcbe50acf6b5411194dccc
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 3,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB

sans DRM

Turquie 10 - Thrace et Marmara

De
158 pages

Ce chapitre Thrace et Marmara est issu du guide consacré à la destination Turquie.
Tous les chapitres sont disponibles et vendus séparément. Vous pouvez également acheter le guide complet.



Voir plus Voir moins
Illustration
Illustration

Sur la route

Illustration
Illustration

Thrace et Marmara

Le top des restaurants

Le top des hébergements

Pourquoi y aller

Depuis des millénaires, de grands chapitres de l’histoire se sont écrits dans cette région à l’extrême nord-ouest de la Turquie – porte d’accès vers la Grèce, ainsi que vers toute l’Europe balkanique et méditerranéenne. Ils ont laissé aux yeux des visiteurs un extraordinaire site archéologique (Troie), une ville à l’architecture ottomane (Edirne), des champs de bataille historiques (Gallipoli) et une île superbe à la culture fascinante (Gökçeada).

C’est là qu’Alexandre le Grand, en marche vers la Perse, traversa l’Hellespont et qu’Achéens (Grecs) et Troyens se livrèrent une guerre qu’Homère immortalisa dans son Illiade. C’est de la capitale ottomane d’Edirne que Mehmet II s’élança à la conquête de Constantinople. C’est enfin sur la péninsule de Gallipoli (Gelibolu) que, près de 500 ans plus tard, les forces alliées débarquèrent, marquant le début d’une sanglante bataille contre les troupes turques qui dura neuf longs mois et posa les bases de la Turquie moderne.

Quand partir

Illustration

Avril-mai Des fleurs sauvages tapissent les collines de la péninsule de Gallipoli.

 

Mai-juin Sur l’île de Gökçeada, dégustation de cerises noires bio et plages quasi désertes.

 

Août Les habitants de Çanakkale font la fête sur le front de mer durant le festival de Troie.

Illustration

À ne pas manquer

1La mosquée de Selimiye (Cliquez ici), classée au patrimoine mondial de l’Unesco, dans l’ancienne capitale ottomane d’Edirne.

2Une dégustation de vin et de produits locaux sur la nouvelle route des vins de la Thrace (Cliquez ici).

3Le fascinant patrimoine grec et les paysages balayés par le vent de l’île égéenne de Gökçeada (Cliquez ici).

4Les terribles souvenirs de la Première Guerre mondiale sur la péninsule de Gallipoli (Cliquez ici).

5La vue sur les Dardanelles depuis un jardin de thé du front de mer de Çanakkale (Cliquez ici).

6L’or troyen et les autres objets anciens du nouveau musée du site archéologique de Troie (Cliquez ici).

Edirne

%0284 / 150 260 HABITANTS

Capitale de l’Empire ottoman avant que Mehmet II ne prenne Constantinople et n’y déplace sa cour, Edirne se targue d’une belle architecture impériale, d’un remarquable patrimoine culinaire et d’une grandeur civique qui lui est chère. De par sa proximité avec la Grèce et la Bulgarie, il y règne un parfum d’Europe, très apprécié en été quand les habitants font la fête sur les berges de la Tunca et de la Meriç et acclament les combattants du mondialement célèbre tournoi de lutte de Kırkpınar.

Histoire

L’empereur Hadrien fonda Hadrianopolis (Andrinople) au début du IIe siècle. Au milieu du XIVe siècle, l’Empire ottoman commença son expansion. En 1363, son armée franchit le détroit des Dardanelles, contourna Constantinople et prit Adrianople, qui fut renommée Edirne et devint la troisième capitale ottomane.

Edirne assuma cette fonction jusqu’à la conquête de Constantinople, en 1453, qui la remplaça. Les sultans qui suivirent continuèrent de reconnaître son importance historique en maintenant ses industries et en préservant ses édifices. La ville fut brièvement occupée par les troupes impériales russes en 1829, lors de la guerre d’indépendance grecque, puis en 1878, durant la guerre russo-turque (1877-1878), mais elle en sortit relativement indemne. Son rôle plus important de forteresse défensive de la Constantinople ottomane et de la Thrace orientale pendant la guerre balkanique de 1912-1913 lui valut cependant de lourdes pertes humaines et matérielles.

En 1920, le traité de Sèvres, conclu à la suite de la Première Guerre mondiale, consacra la défaite de l’Empire ottoman, dont il signa le démembrement. Edirne se retrouva rattachée à la Grèce. Mais les Turcs, conduits par Atatürk, se soulevèrent en masse. En 1923, le traité de Lausanne, qui vint réviser le traité de Sèvres, restitua finalement Edirne et les autres territoires confisqués à la Turquie, dont il garantit l’intégrité territoriale.

1À voir et à faire

Mosquée de Selimiye

MOSQUÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Selimiye Camii). Elle est l’œuvre du grand architecte ottoman Mimar Koca Sinan (1489-1588). Si ses édifices les plus fameux, telle la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii, ), dominent toujours la ligne d’horizon d’İstanbul, c’est cette somptueuse mosquée – le plus beau monument d’Edirne – qui, pour beaucoup, constitue son chef-d’œuvre.

Illustration

Bâtie entre 1569 et 1575 pour le compte du sultan Selim II sur le point culminant de la ville, elle présente quatre impressionnants minarets de 71m de haut et se dresse au centre d’un immense külliye (ensemble architectural) comprenant une medersa (medrese ; école coranique), une école du Hadith (darül Hadis) et une rangée de boutiques (arasta). L’entrée principale est située du côté ouest de la cour, où trône une belle fontaine aux ablutions (şadırvan) en marbre.

À l’intérieur, la coupole, de 31,30 m de diamètre, est légèrement plus grande que celle de la basilique Sainte-Sophie, à İstanbul. Elle repose sur huit piliers, plusieurs arches et des contreforts extérieurs. L’espace intérieur ainsi créé est surprenant. Les murs ne supportant qu’en partie le poids de la coupole, ils ont pu être percés de fenêtres par lesquelles la lumière entre à flots, faisant miroiter les ornementations calligraphiées et les mosaïques.

En 2011, la mosquée et son külliye ont été classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Musée des Arts turcs et islamiques d’Edirne

MUSÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Edirne Türk-İslam Eserleri Müzesi ; %225 5748 ; 5 Illustration ; h9h-18h30 mar-dim). Les petites salles de la belle école du Hadith, à l’angle nord-est de la cour de la mosquée de Selimiye, abritent une collection éclectique d’artefacts de la période ottomane, dont des calligraphies, des armes, des objets en verre, en bois et en céramique, des costumes et des bijoux. Dans certaines, comme la salle de la circoncision, l’utilisation de mannequins dans un contexte ethnographique, est bien faite. La jolie salle de la tekke (loge de derviches tourneurs) recèle quant à elle des exemplaires de Coran, des tapis de prière et des instruments de musique.

Musée de la fondation Selimiye

MUSÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Selimiye Vakıf Müzesi ; %212 1133 ; h9h-17h mar-dim). FComme le musée des Arts turcs et islamiques d’Edirne, ce musée est situé dans un bel édifice du külliye de la Selimiye (mais cette fois dans l’école coranique, à l’angle sud-est de la cour). Il donne à voir une collection d’objets et d’œuvres d’art issus de mosquées et de bâtiments religieux d’Edirne et des alentours.

Musée archéologique et ethnographique d’Edirne

MUSÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Edirne Arkeoloji ve Etnografya Müzesi ; %225 1120 ; Kadır Paşa Mektep Sokak 7 ; 5Illustration ; h9h-18h30 mar-dim). Situé derrière la mosquée de Selimiye, ce musée est divisé en deux sections. La section archéologique compte parmi ses pièces maîtresses des stèles funéraires de la Thrace figurant des cavaliers, tandis que la section ethnographique présente des tapis, des broderies, des textiles, des calligraphies et des bijoux. Ne manquez pas les objets en bois décorés selon la technique de laquage appelée Edirnekâri, développée localement à l’époque ottomane.

Mosquée aux Trois-Balcons

MOSQUÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Üç Şerefeli Cami ; Hükümet Caddesi). Dominant le centre-ville (merkez) d’Edirne, cette mosquée aux quatre minarets dissemblables fut construite entre 1437 et 1447 sur ordre du sultan Murat II. Elle doit son nom aux trois balcons (ũc şerefeli) de son minaret le plus élevé – le deuxième n’en possédant que deux et les deux autres, un seul.

La mosquée se caractérise par une large coupole magnifiquement décorée, reposant sur un tambour hexagonal soutenu par deux murs et deux imposants piliers, eux aussi hexagonaux. Dans un style qui inspira les architectes ottomans qui suivirent, la cour semi-couverte présente une galerie d’arcades surmontée de superbes petits dômes, ainsi qu’une fontaine aux ablutions centrale.

Vieille Mosquée

MOSQUÉE

Plan offlineGoogleMaps

(Eski Cami ; Muaffıklarhane Sokak). Si elle ne se détache pas autant de la ligne d’horizon d’Edirne que la mosquée de Selimiye et que celle aux Trois-Galeries, la Vieille Mosquée n’en est pas moins un site majeur, à la congrégation nombreuse. Édifiée entre 1403 et 1414, c’est la plus ancienne mosquée impériale de la ville. De forme carrée, telle une forteresse, elle présente une galerie d’arcades surmontée d’une série de petits dômes. À l’intérieur, les murs sont ornés d’immenses calligraphies.

La mosquée possédait à l’origine un grand külliye, dont il ne reste que le marché couvert (bedesten), comptant 36 chambres fortes et 14 dômes répartis en deux rangées de sept. Ce bedesten était le cœur commercial d’Edirne au XVe siècle et les chambres fortes servaient à sécuriser les marchandises de valeur comme les bijoux, les armures et les tapis. Hélas, celles qui y sont vendues aujourd’hui sont bien moins grandioses.

Kaleiçi

QUARTIER HISTORIQUE

Kaleiçi signifie plus ou moins “à l’intérieur du château”. À Edirne, le terme désigne les rues anciennes au sud de Talat Paşa Caddesi et à l’ouest de Saraçlar Caddesi. Datant de l’époque médiévale et formant le cœur de la vieille ville, elles comptent encore plusieurs maisons en bois du XVIIIe, XIXe et du début du XXe siècle arborant des boiseries ouvragées, ainsi que quelques beaux bâtiments municipaux en pierre.

Pendant votre exploration, cherchez la Kırkpınar Evi (maison de Kırkpınar ; %212 8622 ; www.kirkpinar.com ; Maarif Caddesi ; h10h-12h et 14h-18h), en face du Polis Parkı (parc de la police). Sa collection de souvenirs sur la lutte à l’huile a peu d’intérêt, mais le bâtiment en lui-même est un bel exemple des maisons traditionnelles d’Edirne. Si certaines de ces dernières ont récemment été restaurées (notamment la Mihran Hanım Konağı, dans Gazipaşa Caddesi), la plupart tombent en ruine. Le poste de police de Maarif Caddesi et la grande synagogue de Manyas Caddesi, construite en 1906, méritent aussi le détour. La synagogue est hélas fermée au public.

1Nord du centre-ville

Ensemble architectural de la mosquée du sultan Beyazıt II

MOSQUÉE