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Vivre à Brazzaville

De
76 pages
Comme une caméra que l'on promène le long de la route, Émile Gankama dresse à travers ce livre le quotidien des habitants de Brazzaville, ville cosmopolite et hospitalière. Chacun y a son métier, chacun y joue son rôle. Vivre à Brazzaville est un livre qui peut servir de guide pour séjourner à Brazzaville.
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ÉMile Gankama
ÉMile Gankama Vivre à Brazzaville
Vivre à Brazzaville
Émile GANKAMA
Vivre à Brazzaville
-Congo
Du même auteur :
Congo-Brazzaville, la clameur démocratique des années 1990, Paris/Brazzaville, L’Harmattan / Les Éditons Hemar, 2007.
Denis Sassou N’Guesso, les grands faits de sa campagne électorale de 2009, Brazzaville, Éditions les Manguiers (notes de reportages), 2009.
Jean Tsouba, Brazzaville, Éditions les Manguiers, 2009.
La ville aux âmes ivres, Brazzaville, Les Éditions Hemar 2011.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : ͻ͹ͺ-ʹ-͵Ͷ͵-0͹͵ͻ͹-ʹ EAN : ͻ͹ͺʹ͵Ͷ͵0͹͵ͻ͹ʹ
Avant-propos
Une scène, banale à première vue, inspire cette petite sociologie. Banale, mais qui lève un coin de voile sur le côté bon-enfant du quotidien des habitants de Brazzaville. La scène se passe à Diata, un quartier du sud-ouest de la capitale congolaise, hanté, comme bien d’autres, par les chasses aux sorcières des guerres politiques des années 1993 et 1994, mais qui a réappris à vivre dans la joie et la quiétude. Par une de ces matinées dominicales, où inviter un ami à déguster un plat local dans unN’gandarelève des coutumes brazzavilloises, une jeune femme, vendeuse à la sauvette de produits pharmaceutiques, propose ses potions magiques à un sexagénaire attablé avec un ami. L’homme doit être un habitué des mixtures antiasthéniques. Des « crics », pour parler plus simplement. La vendeuse n’a pas trop de peine à convaincre son client. Avant que celui-ci n’incite son compagnon de table à l’imiter, lui répétant à l’oreille un prêche intense comme parole d’Évangile :« Prends ceci, n’hésite pas, tu ne vas pas t’emmerder, tu seras tranquille ! »Ton mesuré, battage irrésistible, la pilule passe… Bien souvent, le Brazzavillois se laisse aller à la tentation du pire, restant par-dessus tout sourd aux ravages que ces tripatouillages médicinaux faits pour « énerver » les muscles provoquent chez le voisin. Ce texte raconte ces péripéties et va plus loin dans la description des habitudes d’ici. Par-delà la vie dans les N’gandas et les rues de Brazzaville, il s’agit d’un hymne à la gloire d’une ville née du dialogue. Souvenons-nous de l’historique rencontre entre l’explorateur blanc, Pierre Savorgnan de Brazza, et le roi noir des Tékés, Ilo 1er. Une ville qui garde une longue tradition d’hospitalité et
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sollicite de ceux qui l’aiment d’en faire un havre de paix, un lieu où gens de tous horizons – Noirs, Blancs, Jaunes, Rouges – vont et viennent sans inquiétude, d’est en ouest et du nord au sud. Brazzaville mérite son nom de Brazza-la-Verte, qui précède de loin la mobilisation, désormais planétaire, pour la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Tous ses habitants, décideurs et citoyens ordinaires, ont intérêt à se montrer à la hauteur de cette espérance de bien-être.
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