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Prends-moi contre toi

De
280 pages
Quand les opposés s’attirent… ou s’enflamment !




***




Indépendante, gourmande, pâtissière fantasque et croqueuse d’hommes, Leemon fuit l’engagement et les responsabilités.


Jake est tout son contraire : romantique, discipliné et cuisinier de renom, il fuit une vie qui ne lui convient plus. Il est tombé amoureux d’elle au premier regard, enfant, mais n’a jamais réussi à lui avouer ses sentiments.


Vingt ans plus tard, des retrouvailles inattendues sont l’occasion idéale de démarrer une belle histoire !


Ce serait beaucoup trop simple… Ajoutez une ex-femme mannequin – évidemment ! –, italienne et belle à couper le souffle – sinon, ce serait trop facile – ; un menuisier canon qui retient en otage votre escalier – une longue histoire ! – ; ou encore une meilleure amie qui vous pousse à vous caser – parce que non, les mères n’ont pas le monopole dans ce domaine ! – ; et vous aurez la recette d’un savoureux désastre !




Découvrez Prends-moi contre toi, d’Iris Julliard, une nouvelle auteure Addictives !




***




Sans que je m’y attende, Jake attrape mes cuisses et me hisse sur le plan de travail. La situation échappe totalement à mon contrôle. Sa respiration se fait erratique et ses mains parcourent mes cuisses nues sous ma jupe. Je devrais lui demander d’arrêter, pourtant je n’en ai aucune envie. J’ai chaud, j’ai soif de lui, soif de connaître le goût de ses lèvres et de sa peau sur ma langue. Je veux le sentir, toujours plus près de moi. Sentir sa peau nue contre la mienne. Sentir la sensation de lui en moi.


Et puis, trop tôt, trop vite, il s’écarte de moi.


– Je suis désolé… s’excuse-t-il en s’éloignant.


Je n’ai pas le temps de réaliser que la porte de la cuisine claque de nouveau. Vient-il vraiment de me laisser en plan une seconde fois ? Qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour mériter d’être traitée de la sorte ? En temps normal, je serais passée à autre chose mais…


La porte qui claque à nouveau coupe le cours de mes pensées. Il lui faut moins de temps pour s’approcher de moi qu’il ne m’en faut pour réaliser ce qu’il est en train de faire. Doucement, il passe une main derrière ma nuque avant de poser un baiser aussi doux et intense que furtif sur mes lèvres.


– Et désolé aussi pour ça, dit-il simplement avant de tourner les talons une nouvelle fois.


Je reste de nouveau interdite. Mais cette fois, un sourire pointe sur mes lèvres. Je ne sais pas si je dois être en colère ou me laisser porter par la colonie de papillons qui s’envolent dans mon ventre. Mon regard se pose sur l’assiette à côté de moi : la glace a fondu depuis longtemps.


– Ce mec est un mystère, déclaré-je, complètement déroutée.


Mais une chose est sûre : l’ennemi vient de marquer un point.


Tout en nettoyant le plan de travail, je repense à ce qui vient de se passer. Ce n’était qu’un simple baiser après tout, j’en ai connu d’autres. Je décide de ne pas en faire toute une histoire : cette parenthèse enchantée n’était qu’une simple trêve.




***




Prends-moi contre toi, Iris Julliard, texte intégral.




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Extrait
Tout à coup, j’entends un bruit de tôle trop familier pour ignorer ce que c’est.

Oh.nom.de.Dieu !

J’accours et constate avec désarroi que je ne me suis pas trompée. Honoré me regarde, trois mètres en dessous de moi. Il adopte l’air moqueur qu’il a toujours lorsqu’il sait que je suis dans la panade. À côté de lui repose l’échelle qui aurait dû me servir à descendre.
– Méchant chat, grondé-je.
À genoux devant le trou béant dans le plancher, je cherche une solution pour descendre sans me briser une jambe ou bien me rompre le cou. C’est bien trop haut pour que je saute. Je pourrais construire une corde de draps, sauf que tous les draps que j’ai m’ont coûté les yeux de la tête, et les autres, plus vieux et abîmés, sont en bas et me servent à protéger certains meubles.
– La poisse, grommelé-je.
– Il y a quelqu’un ? tonne tout à coup une voix masculine grave.
Je m’approche discrètement du bord pour en découvrir le propriétaire. Châtain avec des mèches tirant sur le blond, une barbe de trois jours, le tee-shirt qu’il porte moule ses épaules et son dos charpenté, trempé de sueur. À la vue de ce beau spécimen sorti tout droit d’un film d’action, je lâche un soupir.


Pour la discrétion, on repassera.

Prise en flagrant délit, je recule pour me cacher. Non seulement cet inconnu est plus beau qu’un dieu grec, mais il a des yeux verts à couper le souffle. J’ai l’impression d’étouffer, tout à coup, j’ai chaud. Au bord du malaise, je réalise qu’au lieu de lui demander de l’aide, je me suis cachée comme une gamine de 6 ans, après le plus bref mais le plus électrique contact visuel que j’aie jamais connu. Ce réflexe est à la fois primaire et puritain. Et je ne suis pourtant pas connue pour mon côté timide, au contraire.
Je regarde mon accoutrement et constate avec désespoir que, dans ma tentative de dissimulation, j’ai également laissé tomber la totalité de mes vêtements propres à l’étage du dessous.
– Je suis désolé si je vous ai fait peur, mais je faisais mon jogging et j’ai entendu du vacarme. Je me suis dit que quelqu’un avait peut-être besoin d’aide ici.
Je ne réponds rien, subjuguée par la prestance et l’assurance qui se dégagent de cette voix. Elle donne envie de l’entendre vous murmurer tout un tas de choses inavouables à l’oreille. Un son grave et masculin chargé de testostérone à trois mille pour cent.
– Mais je peux aussi m’en aller si vous voulez…
– Non ! crié-je, reprenant soudain la maîtrise de mon esprit.

Je l’entends s’affairer en dessous de moi avant de voir apparaître l’échelle.
– Tout va bien ? demande mon sauveur, ne laissant sortir que sa tête du trou.
– Oui, oui…
Je lisse mon tee-shirt, tentant de faire bonne figure. Je porte un ridicule legging couvert de poussière et un tee-shirt blanc taché de peinture et trop large pour moi. Ses yeux verts me scrutent de haut en bas tandis que je m’avance, lui indiquant par la même occasion que je souhaite descendre.
Il fait demi-tour, me laissant ainsi le loisir de contempler ses épaules sculptées, les muscles de son dos se contractant. Sa peau légèrement hâlée fait ressortir la couleur caramel foncé de ses cheveux. Je secoue la tête pour reprendre mes esprits et descends à mon tour.
À quelques marches du bas, il m’attrape par la taille, je me retourne et me retrouve subjuguée par son visage. Il a l’air un peu plus vieux que moi et fait au moins une tête de plus. Ses cheveux sont légèrement humides de sa course. Son corps m’apparaît athlétique. Son torse bombe le devant de son tee-shirt gris acier et son short moule parfaitement ses cuisses solides.
Je me fige et rougis lorsque je réalise ce que je suis en train de faire. Mes yeux reviennent à son visage, je constate un léger sourire sur ses lèvres. Il détache ses mains de ma taille et s’éloigne d’un pas. Il y a, sans que je puisse l’expliquer, quelque chose de familier dans son sourire et son regard…
– Merci, dis-je pour masquer ma gêne. Je peux vous inviter à boire un café pour vous remercier ? Il est tout frais…
– Dans ce cas, je ne peux pas refuser.