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Analyse économique de l'investissement en capital humain

De
112 pages
Comment le capital humain constitue-t-il, d'une part, une motivation individuelle dans le cadre de la théorie de l'école classique, mais aussi un facteur de croissance économique du point de vue de l'approche keynésienne ? L'itinéraire de la problématique amène à justifier les causes de l'imperfection des marchés et le rôle de l'Etat pour corriger ces imperfections et les effets d'hystérésis.
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Analyse économique
de l’investissement en capital humain
La théorie économique apporte une distinction entre les facteurs
de production à l’image des classiques et des keynésiens. Les deux
écoles accordent une place importante à la notion de capital humain
dans le développement économique.
En tant que facteur de production, la problématique essentielle sur l’analyse
économique de l’investissement en capital humain consiste à se demander Babacar Ndiaye
comment le capital humain constitue, d’une part, une motivation individuelle
dans le cadre de la théorie de l’école classique, mais aussi un facteur de
croissance économique du point de vue de l’approche keynésienne.
L’itinéraire de la problématique amène à justifer les causes de l’imperfection
des marchés et le rôle de l’État pour corriger ces imperfections et les efets
d’hystérésis.
Babacar Ndiaye est Maître de conférences agrégé en économie et Analyse économique
enseignant-chercheur. Il est actuellement Directeur de l’Unité
de Formation et de Recherche en Sciences économiques et
Sociales à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Sénégal) et de l’investissement
chercheur associé au Groupe de Recherche en Droit, Économie,
Gestion (GREDEG) UMR 7321 de l’Université de Nice Sophia
Antipolis. en capital humain
ISBN : 978-2-343-04767-6
12,50 €
Analyse économique de l’investissement en capital humain
Babacar Ndiaye





ANALYSE ECONOMIQUE
DE L’INVESTISSEMENT
EN CAPITAL HUMAIN




















Collection « L’esprit économique »
fondée par Sophie Boutillier et Dimitri Uzunidis en 1996
dirigée par Sophie Boutillier, Blandine Laperche, Dimitri Uzunidis
Si l’apparence des choses se confondait avec leur réalité, toute réflexion,
toute Science, toute recherche serait superflue. La collection « L’esprit
économique » soulève le débat, textes et images à l’appui, sur la face
cachée économique des faits sociaux : rapports de pouvoir, de production
et d’échange, innovations organisationnelles, technologiques et
financières, espaces globaux et microéconomiques de valorisation et de
profit, pensées critiques et novatrices sur le monde en mouvement...
Ces ouvrages s’adressent aux étudiants, aux enseignants, aux chercheurs
en sciences économiques, politiques, sociales, juridiques et de gestion,
ainsi qu’aux experts d’entreprise et d’administration des institutions.
La collection est divisée en six séries :
Dans la série Economie et Innovation sont publiés des ouvrages
d’économie industrielle, financière et du travail et de sociologie
économique qui mettent l’accent sur les transformations économiques et
sociales suite à l’introduction de nouvelles techniques et méthodes de
production. L’innovation se confond avec la nouveauté marchande et
touche le cœur même des rapports sociaux et de leurs représentations
institutionnelles.
La série Economie formelle a pour objectif de promouvoir l’analyse des
faits économiques contemporains en s’appuyant sur les approches
critiques de l’économie telle qu’elle est enseignée et normalisée
mondialement. Elle comprend des livres qui s’interrogent sur les choix des
acteurs économiques dans une perspective macroéconomique, historique
et prospective.
Dans la série Le Monde en Questions sont publiés des ouvrages
d’économie politique traitant des problèmes internationaux. Les économies
nationales, le développement, les espaces élargis, ainsi que l’étude des
ressorts fondamentaux de l’économie mondiale sont les sujets de
prédilection dans le choix des publications.
La série Krisis a été créée pour faciliter la lecture historique des problèmes
économiques et sociaux d’aujourd’hui liés aux métamorphoses de
l’organisation industrielle et du travail. Elle comprend la réédition
d’ouvrages anciens, de compilations de textes autour des mêmes
questions et des ouvrages d’histoire de la pensée et des faits
économiques.
La série Clichés a été créée pour fixer les impressions du monde
économique. Les ouvrages contiennent photos et texte pour faire ressortir
les caractéristiques d’une situation donnée. Le premier thème directeur
est : mémoire et actualité du travail et de l’industrie ; le second : histoire et
impacts économiques et sociaux des innovations.
La série Cours Principaux comprend des ouvrages simples,
fondamentaux et/ou spécialisés qui s’adressent aux étudiants en
licence et en master en économie, sociologie, droit, et gestion. Son
principe de base est l’application du vieil adage chinois : « le plus
oylong v age commence par le premier pas ». Babacar NDIAYE





Analyse économique
de l’investissement
en capital humain









































© L’Harmattan, 2014

5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris

www.harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04767-6
EAN : 9782343047676 Pour toutes les « ndiobènes » et les collègues,
sans l’amitié et la sympathie desquels,
l’écriture de cet ouvrage n’aurait pas été possible. PREFACE
Il est depuis longtemps admis dans la littérature
économique que la qualité du facteur travail joue un rôle
essentiel dans le processus de croissance économique. Dès
1776, Adam Smith montre que la richesse des individus et
des nations dépend du niveau de compétence des
travailleurs. La spécialisation de la main d’œuvre suppose
qu’il existe différents types de tâches et que chaque
individu effectue celui qu’il maîtrise le plus. La notion de
division du travail met également en lumière
l’accroissement potentiel du produit lié à l’amélioration de
l’organisation ou de la méthode de production. Cette
amélioration est rendue possible grâce à des entrepreneurs
dynamiques et compétents et aux travailleurs ayant
l’aptitude ou la qualification pour exercer des tâches
spécifiques
Après plusieurs années d’oubli, la question de
l’importance de la qualité de la main-d’œuvre a de
nouveau pris une place importante dans les études et les
débats économiques depuis les années 1960. La théorie du
capital humain qui s’est notamment développée avec les
travaux de Théodore Schultz (1961) et Gary Becker
(1964) souligne que les connaissances acquises par les
individus jouent un rôle crucial dans la société. Selon cette
théorie, l’éducation est un investissement car elle est un
instrument d’amélioration de la productivité.
L’investissement en capital humain explique ainsi les
différences de rémunérations entre les travailleurs. Sur le
plan empirique, Denison (1962) a déterminé les principaux
facteurs explicatifs de la croissance économique aux Etats
Unis d’Amérique en utilisant la comptabilité de la
croissance. Il a trouvé une valeur élevée de la productivité
totale des facteurs qu’il a attribuée à l’amélioration de la
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qualité de la main d’œuvre suite à l’augmentation du
niveau d’éducation.
Les théories néoclassiques de la croissance économique
(Solow 1956, Swan 1956) et celles de la croissance
endogène qui se sont développées à la fin des années 1980
avec les travaux de Romer (1986) et Lucas (1988)
fournissent des modèles permettant de mieux cerner
l’implication du capital humain dans la croissance de long
terme.
L’investissement dans le capital humain est à l’heure
actuelle au cœur des stratégies mises en œuvre dans la
plupart des pays pour promouvoir la prospérité
économique, l’emploi et la cohésion sociale. C’est à cette
problématique fondamentale que s’intéresse l’ouvrage du
Professeur Babacar Ndiaye. A partir d’une démarche
originale, Monsieur Ndiaye procède à une analyse de
l’investissement en capital humain aux plans
microéconomique et macroéconomique.
Ainsi dans la première partie consacrée à l’analyse
microéconomique, il présente les principales analyses et
controverses de la théorie du capital humain ainsi que les
avantages et les coûts liés à l’investissement en capital
humain. Il expose ensuite les motivations tant
individuelles que collectives de l’investissement en capital
humain avant d’aborder enfin la question du rendement
progressif du capital humain.
Dans la deuxième partie de l’ouvrage portant sur
l’analyse macroéconomique de l’investissement en capital
humain, l’auteur étudie des points importants qui sont les
suivants :
- l’incomplétude des marchés et l’intervention
publique dans l’investissement en capital humain ;
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