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Aspects régionaux de la transition en Europe de l'Est et en Russie

210 pages
Les démembrements d'Etats tels que l'URSS , La Yougoslavie ou la Tchécoslovaquie, sont intimement liés au mécanisme de transformation des économies et au-delà des sociétés concernées. Ils ont contribué à transformer en profondeur la situation économique et politique de cette région. D'ici quelques années ils apparaîtront comme de véritables enjeux stratégiques et auront des conséquences sur l'ensemble de l'économie mondiale.
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RÉGION ET DÉVELOPPEMENT

2003-18

REVUE RÉGION ET DÉVELOPPEMENT Revue semestrielle

Directeurs de la rédaction Gilbert BENHAYOUN
Centre d'Économie Régionale, de l'Emploi et des Firmes lnternationales (CEREFI) 15-19 allée Claude Forbin, 13627 Aix-en-Provence Cédex l,France

Maurice CATIN Centre de Rechercheen ÉconomieRégionaleet Industrielle(CRERI) Universitéde Toulon et du Var, BP 132,83957La Garde Cedex, France

Comité scientifique

J.P. AZAM (ARQADE, Université de Toulouse I), F. BANDARIN (Université de Venise, Italie), R. BAR-EL (Ben Gurion University, Israël), F. CELIMENE (CEREGMIA, Université des Antilles et de la Guyane), J. CHARMES (IRD, Paris), Juan R. CUADRADO ROURA (Université d'Alcalà, Madrid, Espagne), P.H. DERYCKE (Université de Paris X-Nanterre), H. FONSECA NETTO (Université de Rio de Janeiro, Brésil), P. GUILLAUMONT (CERDI, Revue d'Économie du Développement), Ph. HUGON (Université de Paris X-Nanterre), C. LACOUR (Revue d'Économie Régionale et Urbaine), J.Y. LESUEUR (GATE, Université de Lyon 2), M. MIGNOLET (Faculté Notre Dame de la Paix, Namur, Belgique), J.H.P. PAELINCK (Université Erasme de Rotterdam, Pays-Bas), J. PARR (Université de Glasgow, UK), B. PLANQUE (Université d'Aix-Marseille III), M. POLE SE (Villes et Développement, Montréal, Canada), Rémy PRUD'HOMME (Université de Paris XII, L'ŒIL), H. REGNAULT (GDR EMMA, Université de Pau), A.J. SCOTT (Université de Californie à Los Angeles, USA), D. THUILLIER (Université du Québec à Montréal, Canada).
La revue est publiée avec le parrainage de l'Association de Science Régionale de Langue Française.

@

L'Harmattan,

2003

ISBN: EAN

2-7475-5736-7 : 9782747557368

Région et Développement

n° 18 - 2003
"Aspects régionaux de la transition en Europe de l'Est et en Russie" coordonné par Bernard HAUDEVILLE et Xavier RICHET

Bernard HAUDEVILLE et Xavier RICHET "Introduction"

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Articles Gabor HUNY A and' Almos TELEGDY "Hungarian-Romanian Cross-Border Economic Co-Operation" Bernard HAUDEVILLE "Lenteur de croissance et difficultés d'insertion des économies en transition d'Europe de l'Est et de la CEI dans l'économie mondiale" Mechthild SCHROOTEN "Fiscal Federalism and Regional Development in Russia" Marie-Laure COUDERC et Vittorio FRANCESCm "La restructuration d'une ancienne ville fermée en Russie: création de PME autour de l'Institut Vector à Koltsovo"

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la 73

Magalie MOLLET et Xavier RICHET "Transformations économiques et stratégies de rattrapage en Europe de l'Est. Quelles leçons de l'expérience hongroise pour les économies balkaniques ?"

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Julie LE GALLO, Sandy DALL'ERBA,Yiannis KAMARIANAKIS et Maria PLOTNIKOV A "Les différentiels de productivité régionale dans les pays en transition par rapport à l'Union européenne: le cas de la Pologne, de la Hongrie et de la République Tchèque"

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Varia

Olivier BERTRAND et Nicole MADARIAGA "Choix de localisation des entreprises, mode d'entrée et intégration économique: Une étude macroéconomique appliquée à l'IDE américain au sein de l'ALENA et du MERCOSUR" Raphael BAR-EL and DafDa SCHWARTZ "Economic Growth, Inequality and Spatial ,Distribution: A Brazilian Case" Laurent GtnJUÉRY "Le réseau ferroviaire: régionalisation"

131

Demographic 147

du

monopole

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la 171

Com ptes rend us

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ASPECTS RÉGIONAUX DE LAl'RANSITION EN EUROPE DE L'EST ET EN RUSSIE
INTRODUCTION Bernard HAUDEVILLE* et Xavier RICHET**

La dimension régionale et spatiale de la transition en Europe Centrale et Orientale, comme ,dans les pays de l'ex-URSS, apparaît fondamentale. Les démembrements d'Etats tels que l'URSS, la Yougoslavie ou la Tchécoslovaquie sont intimement liés au mécanisme de transformation des économies et, au-delà, des sociétés concernées. Ils ont contribué à transformer en profondeur la situation économique et politique de cette région du monde. Avec du recul, ils apparaîtront sans doute d'ici quelques années comme les véritables enjeux stratégiques et ont déjà des conséquences sur l'ensemble de l'économie mondiale. En somme, le "grand jeu" ne s'est jamais arrêté et il est reparti de plus belle avec l'effondrement de l'URSS. Le démantèlement des anciens réseaux d'échanges construits dans le cadre du CAEM a, de son coté, contribué à une réorientation de grande ampleur des flux commerciaux et financiers. En même temps, s'est engagé un processus à travers lequel la localisation des activités est remise en question. De nouveaux déterminants liés à l'attractivité des territoires viennent se surimposer ou se substituer à l'ancienne répartition géographique volontariste des activités et le poids économique des régions en est affecté. Les il]égalités augmentent entre régions, entre agglomérations à l'intérieur de chaque Etat. De nouvelles relations (de concurrence ou de coopération, parfois les deux) s'établissent entre unités territoriales et entre ces unités et les organes centraux.

* CEREFI, Université d'Aix-Marseille. ** CIEH, Université de la Sorbonne nouvelle. Revue Région et Développement n° 18-2003

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Bernard Haudeville et Xavier Richet

Au cours des douze dernières années un important mouvement de restructurations industrielles, de délocalisation d'activités et de recomposition au niveau des régions s'est développé contribuant à façonner un nouveau paysage industriel, allant de pair avec l'ouverture, les réformes institutionnelles et les négociations avec l'Union européenne conduisant à l'association, puis à l'adhésion des économies les plus avancées en 2004. La restructuration des entreprises dans les régions peut se rapporter au dilemme suivant: redynamisation d'anciennes industries possédant quelques avantages concurrentiels par le biais de politiques industrielles nationales ou bien entreprises acquises par des repreneurs étrangers injectant d'importants moyens financiers pour mettre à niveau des actifs acquis souvent à bon prix? C'est plutôt le capital étranger qui a joué un rôle structurant en acquérant les meilleures entreprises souvent à bon prix, en délocalisant des activités dans les anciens pôles industriels, prenant avantage des ressources humaines souvent bien formées et de l'effet district constitué par l'accumulation de compétences ainsi que de la proximité des grands marchés européens. Ainsi, on observe l'émergence d'une grande couronne industrielle avec des centres en Pologne, en Slovaquie et République tchèque, en Hongrie où se développent des industries à haute valeur ajoutée mobilisant les ressources locales et en s'appuyant sur des coûts de facteurs encore relativement faibles par rapport aux coûts salariaux supportés dans les économies de marché développées de l'Ouest. La présence du capital étranger dans les secteurs souvent stratégiques conduit à la création d'externalités positives, notamment dans les régions les plus développées (Ouest de la Hongrie, régions de Bratislava, de Poznan, de Varsovie). La concentration d'activités dans certaines régions ne risque-t-elle pas de se faire au détriment des régions moins développées, notamment dans les pays dont les mutations politiques, institutionnelles et économiques ont été plus tardives ou contrariées au cours de ces dernières années? L'intégration à l'Union européenne des huit pays les plus avancés ne risque-t-elle pas de rendre encore plus difficile la mise à niveau des pays qui n'ont pas été conviés à rejoindre l'Union dés 2004 ? Ces aspects ont souvent été relégués au second plan, tant la dimension macroéconomique de la transition a dominé les débats jusqu'à une période récente. Le thème le plus souvent abordé concernant les aspects régionaux a sans conteste été celui de l'éclatement des anciennes unités, vu le plus souvent sous l'angle politique. Au niveau européen, c'est la problématique de l'élargissement qui, depuis longtemps, concentre l'attention. Les conditions, les effets de l'élargissement, tant sur les économies des pays candidats que sur celles des pays membres de l'Union européenne, ont fait l'objet de nombreux travaux souvent accompagnés d'évaluations quantitatives du. plus grand intérêt. Nous disposons d'études détaillées des échanges commerciaux effectifs et potentiels avec cette région du monde. Les phénomènes de sous-traitance, de perfectionnement passif, la segmentation des produits et des marchés sur la base de la qualité des produits

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permettent désormais de mieux comprendre les enjeux de l'intégration des économies de l'Europe Centrale et Orientale à l'ensemble européen. Les investissements directs étrangers ont aussi fait l'objet d'études détaillées et on commence à avoir des éléments sur les déterminants de leur localisation. Mais il reste de nombreux domaines dans lesquels nos connaissances n'ont que peu, voire pas du tout, progressé, tant la diversité des questions est grande ainsi que la variété des situations et des expériences. Le champ qui reste à explorer est donc particulièrement vaste et riche d'enseignements à venir. Le présent numéro rassemble un certain nombre de contributions consacrées à certains aspects régionaux de la transition selon différentes approçhes, allant des systèmes urbains à la région en tant qu'entité à l'intérieur d'un Etat, puis à l'articulation de ces économies nationales dans un espace régional. Une partie des articles (Hunya et Telegdy, Schrooten, Couderc et Franceschi) a été présentée lors du séminaire sur les aspects régionaux de la transition organisé par l'EACES et l'Université d'Aix-Marseille III à Aix-enProvence en septembre 2001. Le fil conducteur est, dans chaque contribution, la place accordée à la différenciation de l'espace et à ses implications dans la transformation des économies concernées. L'article de G. Hunya et A. Telegdy traite des coopérations transfrontalières entre l'Est de la Hongrie et l'Ouest de la Roumanie. Ces deux régions se situent de façon presque opposée par rapport aux économies nationales dont elles font partie. En effet, la région hongroise se situe en dessous de la moyenne nationale en termes de développement économique et de niveau de vie, tandis que la région roumaine, où existe une im"portante minorité hongroise, se situe audessus des moyennes nationales de la Roumanie. L'écart entre les régions frontalières est donc nettement plus faible que celui qui existe entre les deux économies, qui, pour le produit par tête d'habitant, donne en PPA une valeur "'},8fois plus élevée pour la Hongrie que pour la Roumanie. L'étude s'appuie sur deux échantillons de 200 firmes chacun, situées de part et d'autre de la frontière. La plupart d'entre elles sont des PME, 78,5 % des firmes hongroises et 82,3 % des firmes roumaines ont moins de 50 employés. Parmi les firmes enquêtées un certain nombre sont à capitaux ou à participation étrangers. Entre les régions frontalières, il existe d'importants courants d'échanges, ayant du reste rendu nécessaire l'ouverture de nouveaux points de passage. Les flux sont destinés aux régions frontalières, aux deux économies de façon plus générale, et au reste du monde en particulier dans le cas des flux Est-Ouest transitant par la Hongrie à destination de l'Europe Occidentale. Les firmes hongroises sont dans l'ensemble plus exportatrices que leurs homologues roumaines, mais les firmes roumaines qui exportent et qui sont souvent liées à des partenaires occidentaux, font un plus fort pourcentage de leur chiffre d'affaires à l'exportation. Les entreprises hon:groises exportent dans la région frontalière plus que les entreprises roumaines. De même, les entreprises

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Bernard Haudeville et Xavier Richet

hongroises investissent plutôt dans la région frontalière lorsqu'elles investissent en Roumanie, alors que la réciproque n'est pas vérifiée. Derrière ces nombreuses asymétries, on aura compris que se profile aussi la délicate question du calendrier des adhésions à l'Union européenne, la Hongrie étant considérée aujourd'hui comme la tête de pont des entreprises roumaines en direction de l'UE. La contribution de B. Haudeville part d'un constat facile à établir et qui est la très médiocre performance des économies en transition de l'Europe de l'Est et de l'ex-URSS depuis le début de ce processus. En effet, sur une période de plus de lOans, la croissance de la région atteint à peine 10 %, soit moins de 1 % par an. Certains pays sont loin d'avoir retrouvé les niveaux de départ et partout les inégalités et la pauvreté ont pris des proportions inquiétantes. Bien qu'il ne soit pas pris en compte dans l'article pour des raisons évidentes tenant à la grande différence des situations politiques, l'exemple de l'ex-RDA apporterait un éclairage intéressant. On sait, en effet, que malgré des milliards de DM de transferts, malgré l'unification monétaire et la liberté totale d'établissement pour les individus, donc la création de marchés de facteurs concurrentiels sur l'ensemble de l'économie allemande et européenne, les résultats sont très en deçà des espérances et la situation critique sur le plan de l'emploi en particulier. Cette lenteur de croissance coïncide avec des difficultés persistantes de balance des paiements. L'ouverture rapide des échanges extérieurs a mis en lumière la faible compétitivité de l'offre de ces pays sur le marché mondial. Face à cette contrainte extérieure, deux types de stratégies ont été mises en place: la concentration sur l'amont des filières, des produits faiblement élaborés ou à fort contenu en ressources naturelles à travers un phénomène de spécialisation régressive, ou la satellisation par appel massif aux investisseurs étrangers chargés de restructurer et de moderniser les plus belles entreprises. Pratiquement tous les pays ont combiné ces deux options en proportions variables, même si la Russie se rapproche du premier type et la Hongrie du second. Sortir de ce dilemme inconfortable suppose de pouvoir transformer en profondeur l'appareil de production à partir des ressources technologiques internes de façon à améliorer la qualité et la diversité de l'offre. Or, cette solution apparaît aujourd'hui très compromise en raison de l'inefficacité puis de l'effondrement du système scientifique et technique. Apres plus de dix ans de réduction de ses moyens de financement, celui ci est dans l'incapacité de soutenir les transformations nécessaires. Le travail de M. Schrooten est consacré à l'épineuse question de la répartition des recettes fiscales et des dépen~es publiques entre la Fédération de Russie et les 89 sujets qui la constituent. C'est ce que l'on désigne sous le nom de" fédéralisme fiscal". On sait que les relations entre la Fédération et les régions

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sont passées par différentes étapes au cours desquelles la répartition des ressources et des charges a évolué au gré des circonstances. Les très grandes disparités existant entre les régions quant à leur ressources et à leur poids économique expliquent, sans le justifier, ce traitement différencié. L'auteur a le très grand mérite de nous livrer des estimations claires et complètes de la situation financière de la Fédération et des 89 régions membres de la Fédération de Russie. Elle nous indique aussi les clés de la répartition actuelle des principales recettes fiscales entre le centre et les régions et nous donne des indications sur les mécanismes propres à la fiscalité locale. Ces différents éléments chiffrés devraient faire de ce travail une référence. Enfin, sur un échantillon réduit de 79 entités, l'auteur effectue des tests économétriques simples de différentes hypothèses concernant l'importance des arriérés fiscaux, en valeur absolue et relativement à certaines caractéristiques de la région. Contrairement à ce qui pouvait être escompté, ces arriérés sont fonction du niveau du PNB régional et évoluent dans le même sens. Ils ne peuvent donc constituer un mécanisme de transfert par lequel le centre et les régions riches viendraient en aide aux régions les plus démunies. Un autre résultat intéressant est la relation négative entre le montant relatif des arriérés et la distance de la région par rapport à Moscou. L'image qui ressort est que plus la région est éloignée, moins les arriérés sont tolérés par le système fiscal fédéral. L'auteur avance l'idée du poids politique différentiel des régions en fonction de leur éloignement. Une hypothèse intéressante qu'il conviendra certainement d'examiner de façon plus approfondie. L'article de M.L. Couderc et V. Franceschi porte sur la reconversion d'un ancien complexe de recherche militaire, l'Institut Vector à Koltsovo. C'est un sujet sur lequel on dispose actuellement de très peu de travaux, ce qui donne à cette contribution un intérêt exceptionnel. On sait que l'immense complexe scientifique hérité de l'époque soviétique connaît, depuis le début de la transition, d'énormes problèmes de restructuration et manque considérablement de moyens, mais on sait finalement assez peu de choses sur les transformations en cours et ~surles activités scientifiques et techniques dans la Russie d'aujourd'hui. La partie '$laplus engagée dans les activités militaires, même si elle n'était pas la moins performante du système, est évidemment celle qui rencontre le plus de ,ôifficultés.
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KoItsovo est une ancienne ville fermée, ne figurant sur aucune carte, située dans l'Oblast de Novossibirsk près de la cité des sciences d'Akademgorodok. Peuplée de plus de 10 000 habitants, la ville était entièrement organisée autour de l'Institut Vector, consacré à la guerre bactériologique. Le papier nous présente, dans un premier temps l'organisation de ce complexe scientifique, en particulier la répartition spatiale des activités à l'intérieur de l'agglomération. Dans un deuxième temps, les auteurs préseQ:tent les principaux éléments de la reconversion de ce système vers des activités civiles et rentables. Celle-ci se réalise à travers la création de nombreuses PME, certaines récupérant des

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Bernard Haudeville et Xavier Richet

activités de haute technologie dérivées de l'activité principale antérieure, d'autres consacrées à des activités plus banales. Celles-ci peuvent être des activités de service en lien avec l'activité technologique, de production d'intrants ou encore valoriser certains actifs laissés inoccupés par la transfonnation du complexe. On passe ainsi de la problématique de la reconversion d'activités de recherches militaires à la problématique de la création d'entreprises dans l'économie russe contemporaine, entreprises de haute technologie, parfois appelées" entreprises spoutnik" ou entreprises plus classiques. La contribution de M. Mollet et de X. Richet porte sur quelques aspects de la dynamique des IDE dans les économies en transition, en particulier en Hongrie. Alors que l'IDE dans la région est relativement faible au regard des flux globaux d'IDE au niveau mondial, il a joué un rôle important dans le processus de restructuration des entreprises, de la transfonnation du tissu industriel et, plus généralement, dans celui.. de la réintégration des économies locales dans l'économie mondiale, notamment dans l'Union européenne. Le succès notable de la Hongrie s'explique selon les auteurs par deux facteurs: la rapidité avec laquelle l'économie hongroise s'est ouverte aux IDE, d'une part, le mode de privatisation des actifs publics via le marché, de l'autre. Il faut souligner ici un double paradoxe: tout d'abord, la décision de vendre les actifs résultait plus d'une volonté du gouvernement hongrois de se désendetter, ensuite, la part des investissements entièrement nouveaux (greenfields) a été aussi importante, et même plus importante, que les acquisitions d'entreprises existantes. Un autre point intéressant à souligner est que l'attractivité par les coûts, qui a motivé les premiers flux d'investissements, a permis de mobiliser, ultérieurement, d'autres ressources, notamment relevant du domaine de l'économie de la connaissance. L'article s'intéresse ensuite à deux points: les déséquilibres induits par ce type d'investissement au niveau national, d'une part (localisation, entreprises étrangères/domestiques, dynamique de la sous-traitance domestique) et régional: est-ce que les pays arrivant en retard comme la Bulgarie et la Roumanie, "mauvais élèves" de la transition, pourront imiter leur voisin du Nord? J. Le Gallo, S. Dall'Erba, Y. Kamarianakis et M. Plotnikova étudient l'évolution des niveaux de productivité du travail pour les régions polonaises, hongroises et tchèques. Ces niveaux de productivité calculés en proportion des niveaux moyens des 15 pays de l'Union européenne sont utilisés comme indicateur des niveaux de développement relatif des régions. Cette évolution est examinée sur la période 1990-2000. Elle est décomposée afin de faire apparaître plusieurs influences. Il y a tout d'abord l'effet de la variation de la structure sectorielle de la production sur la productivité moyenne. Il y a ensuite l'impact de l'écart de productivité lié au territoire:. qui affecte de façon identique les différents secteurs d'une même région. Il y a enfin l'effet croisé de la structure

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Il

sectorielle et du territoire. Au total les évolutions sont assez divergentes, certaines régions réussissant beaucoup mieux que d'autres, comme on pouvait s'y attendre. L'hypothèse d'une convergence rapide vers les niveaux moyens de l'VE n'est pas vérifiée. A quelques exceptions près, dont les régions capitales et certaines régions polonaises, il semble que l'on assiste plutôt à une augmentation des écarts, avec la moyenne de l'UE. Les contributions rassemblées dans ce numéro apportent donc un éclairage sur un aspect important de la transformation des économies en transition: beaucoup de questions concernant la nature de leur intégration, la capacité de développer des avantages comparatifs, de créer des niches, de créer des dynamiques régionales dans le nouvel environnement concurrentiel subsistent et conduisent les spécialistes et les décideurs à suivre attentivement les trajectoires en cours.

HUNGARIAN-ROMANIAN CROSS-BORDER ECONOMIC CO-OPERATION
Gabor HUNYA * and Almos TELEGDY*.

Abstract - The differences in the transformation process have resulted in a diverging economic development in Hungarian and Romanian regions while their contacts have intensified The less developed part of a more developed country meets the more developed part of a lesser-developed country. A firmsurvey carried out on the two sides of the border between Hungary and Romania shows that firms take advantage of the closeness of the other region, at least in terms of foreign trade. We find no evidence for the migration of the workforce from the lower-salary region toward the higher-salary one. The sample supports the hypothesis that Hungarians from the border region invest in the nearby Romanian region. Although the time of EU accession is far away compared to the time-horizon of firms, substantial changes can be foreseen for the time when Hungary becomes a member but not Romania. Hungary may lose its attractiveness for Romanian firms as a bridgehead and easily accessible country.

Key-Words - REGIONAL DEVELOPMENT, ROMANIA, HUNGARY, TRADE, FDI, CO-OPERATION, ED-ENLARGEMENT.
JEL Classification: 052, P27, FI5, R23, R39.

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This paper was prepared in the framework of the "Countdown" project at the Vienna Institute for International Economic Studies (WIIW) financed by PHARE-CBC funds.The full project is available on the WIIW/Countdown bomepage: http://eu-enlargement.org/discuss/ default.asp ?topic=research.

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Senior research economist at the WIIW in Vienna, Austria.

*. Lecturer at the Central EuropeanUniversity in Budapest, Hungary.
Revue Région et Développement n° 18-2003

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Gabor Hunya and Almos Telegdy

1. THE REGION
For many years, the national borders in East-Central Europe, have been serious obstacles for intensive international flows of goods, capital and labor, not only with the "West", but to a great extent also between the allegedly friendly countries of the CMEA. Commodity trade was intensive but mainly between big companies and big industrial centres, not between nearby Iocationsl. Border regions were separated by "dead borders" between Hungary and Romania especially in the 1980s. The situation eased abruptly after 1989. Improving personal and economic freedom in both countries, as well as the easing of border controls and building of new crossing points allowed a fast development of cross-border traffic and economic co-operation. The 445 km long Romanian-Hungarian border is the outcome of the post- WWI peace treaty and does not constitute a natural or historical, cultural or ethnic border. It was mainly the more successful recent economic and institutional development of Hungary that made the two sides markedly different from each other. Differences in the process of transformation resulted in further divergence of the main macro-economic indicators. Hungary's per capita GDP is 2.8 times that of Romania at the current exchange rate, and 1.8 times higher at purchasing power parity (PPP). Hungary has higher trade intensity and specializes in its exports on more sophisticated machinery products than Romania, which is a larger and less open economy specializing on light industry goods as well as on steel and chemicals. Hungary is a forerunner of transformation and EU accession. Romania shows slow progress of transformation and a weakness of market economy institutions. While most of the industry in Hungary is privately owned, in Romania only half of the initial state ownership in this sector has been transferred into private hands so far. Hungary has attracted almost 7 timesmore FDI per capita than Romania, but has problems with raising the interest of investors in the more backward and less connected eastern border areas. Hungary is also exporting capital to neighboring countrieswhile outward FDI from Romania is marginal. Hungary stands at the Il th place among foreign investors in Romania. Its share amounts to 3.6 per cent. The primary motivation for investment of Hungarian firms is the goal to gain "new markets in Romania. There are about 2,000 Romanian ventures in Hungary, usually small firms in wholesale trade. At the Hungarian-Romanian border, the less developed part of a more developed country meets the more developed part of a lesser-developed country.
1 See for a case-study Grimm (1998).

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The per capita GDP difference is less important than the average difference between the two countries: only two times at the exchange rate and at PPP the difference is only one quarter to the benefit of Hungary. In both countries, the northern part of the border region is less developed than the southern. Table I shows EU data for GDP differences of NUTS-2 regions, the standard medium size regional statistical units in the EU. These are somewhat larger statistical units than the basic administrative units (megye, judet) along the borders. Table n° 1: Per capita GDP at PPP in % of the EU average in bordering Romanian and Hungarian NUTS-II regions, 1998 Romania North-West West Hungary North-Plain South-Plain
Source: EUROSTAT.

28.2 26.0 32.4 49.0 33.1 37.4

The Romanian border region is as developed as the country average and its southern part, Judet Timis, the core of the historical region Banat, is one of the most developed administrative units in the country. In Hungary, the eastern border region is less developed than the country average: per capita GDP of the four "megye" ranged between 55 % and 86 % in 1999. Different cost structures and legal frameworks exist on the two sides of the border. But as EU accession is the target of both countries, the main features of their legal systems converge. Existing differences can be serious obstacles for companies acting across the border as specific knowledge of both systems is required in addition to various risk factors and transaction costs. Firms acting mainly within the border region are exposed to the competition of imported goods, which, given the small transportation costs from the neighboring country, may come in a larger variety than in other parts of the country. Moreover, consumers may decide to purchase goods in the other country, as happens many times. The migration of consumption may vary according to the products. On the other hand, lower production costs, especially the labor-cost of the developed country or region may create competitive advantages: companies may sell their goods at a lower price than those from more developed regions. While Romania has labor cost advantages in comparison with Hungary, this advantage is smaller in the comparison of the two border regions. At the same time the less advanced legal and institutional environment in Romania adds to the transaction costs. Firms have a strong stimulus to combine opportunities on both sides of the border, optimize production costs, access larger markets and reduce transaction costs.

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Gabor Hunya and Almos Telegdy

Romania and East-Hungary joined the European Union's PHARE CBC program, which supports the deveJopment and cooperation of border regions in 1998 (see Torzsok, 2000; Pascariu, 1999). According to the guiding principles, the projects under this program should help to create balanced territorial development, contribute to the development of regional infrastructure, stimulate the economy and the development of human resources (incl. entrepreneurship) as well as contribute to the protection of the environment. The so-called microprojects represent a special and relatively flexible category of cross-border cooperation projects (CBC) at the community level. The whole HungarianRomanian border region is a recipient of CBC co-financed projects. These facilitate the opening of new border crossings with connecting infrastructure, supporting SMEs, etc. In spite of political declarations and official commitment towards European integration of both governments, the cross-border co-operation and regional development processes did not receive much political and legal support. The centralist interests of both governments jeopardized projects. Especially in Romania, regional administration has depended too much on Bucharest, international contacts were treated as central government monopoly. Slow changes took place in the late 90s. It was a difficult process: for the Banat Regional Economic Co-operation, the Carpathian Euroregion and the DanubeKris-Mures-Tisa Euroregion took almost three years to establish the legal framework and another two years to start the activity of the regional development institutions. BothEuroregions include other neighboring countries as well and reconstruct historical-geographical entities2. The autonomy of administrative units was originally wider in Hungary. Since the late 1990s centralization tendencies in Hungary have been opposed to decentralization steps in Romania. Hungary has a unilateral interest in its relationship with Romania due to the 1.7 m citizens of Hungarian nationality in Romania. The share of Hungarians in the counties along the border is 35 % in the north (Satu Mare and Bihor) and 10 % in the south (Arad and Timis). Hungarian government aided institutions were established to facilitate cross-border activities especially in culture, education and SME development. For Romania, Hungary is the most frequented transit country to the EU, hence its basic interest in good relations. In 1997-2000 the party of the Hungarian nationality in Romania (Hungarian Democratic Alliance-UDMR) was in the governing coalition of the country and since 2000 it has supported a minority government. Being integrated in the decision making has benefited the development of national and regional institutions.

2 On the history of Banat, the Danube-Kris-Mures- Tisa Euroregion see Rieser (1998).

Région et Développement 2. THE SAMPLE

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This paper presents the main results of a company survey. Questionnaires were prepared in order to analyze the cross-border economic activity in the counties of the Romanian-Hungarian border regions3. The investigation focussed on the following issues:

- main characteristics of enterprises in the border regions, -the importance of the cross-border economic activity for firms at present and in the near future, -motivations and obstacles in the process of conducting cross-border activities,
- the geographical preference selecting business partners, of Hungarian and Romanian enterprises in

expectations of the companies concerning their cross-border relations in the future.

-the influence of Hungary's assumed EU-accession upon the behaviour and business strategy of companies, - the level of knowledge about the possibilities of cross-border activity, and the

The sample consists of 200 companies in Hungary and 200 companies in Romania registered officially in the counties of the border region. The border regions cover the following counties (megye and judet respectively): SzabolcsSzatmar-Bereg, Hajdu-Bihar, Békés and Csongrad in Hungary, and Satu Mare, Bihor, Arad and Timis in Romania. The sample excludes the agricultural sector, and those companies that have less than 10 employees. The questionnaires were filled in by direct method at the selected enterprises. Answers were obtained from the owners, managers or members of the directorial staff of the companies who had a good knowledge of the economic situation of their enterprises and had a direct influence on company strategy. 3. THE POSITION OF FIRMS ON THE TWO SIDES OF THE BORDER

The firms in the two regions are compared to show the differences in their distribution of legal form and economic branches, employment size, ownership structure, the size and direction offoreign trade and turnover. The branch distribution of the Hungarianfirms is very different from the Romanian ones (table n° 2). While Hungarian firms are distributed almost equally between industry and services, almost 70 % of the Romanian firms are in services. This difference is caused by the larger presence of Romanian firms in trade and other services, while there are more Hungarian firms in heavy industry.
3 The survey was carried out in the period of May and June, 2000. The coordinator was the Institute of European Comparative Minority Studies (IECMS) in Budapest.

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Gabor Hunya and limos Telegdy

The Romanian survey could not capture the largest, often partially state-owned companies in the region. The difference of economic activity may cause further differences in the behavior of the two samples. Table n° 2: Distribution of Firms by Economic Branch
Hungary Romania Number of 0/0of firms Number of % of firms Branch firms firms 1.0 2.1 2 4 Extraction, energy, water supply 58 29.3 50.8 Manufacturing, of which 99 22.7 25.6 45 Light industry 50 6.6 13 25.1 49 Heavy industry 138 69.7 47.2 92 Services, of which 7.6 6.2 15 12 Construction 40.4 32.3 80 63 Trade 2.0 4 3.6 7 Transportation 2.5 0.0 5 0 Finance, real estate 17.2 34 5.1 10 Other services 198 100.0 100.0 195 Total
Note: Light industry: food, textiles, leather and footwear, publishing, wood and other unclassified. Heavy industry: chemistry, plastic, rubber, ceramics, metallurgy, machine building, electrical equipment, transportation equipment. Other services: hotels and catering, telecommunication, education, health, other services. Source: IECMS survey.

In both countries, firms are mostly small, the number of employees is less than 50 for 78.5 % of the Hungarian, and for 82.3 % of Romanian firms. The development of sales (output) of firms shows a very different behavior on the two sides of the border. In 1999 sales increased by 22.6 % for the Hungarian firms, while they declined by 12.6 % for the Romanian ones. The % of growing firms - defined as those whosesales increase in comparable prices- is 63 % for Hungary and only 8.4 % for Romania. This reflects the fact that the Hungarian economy started to grow in these years, while the Romanian one still suffered from recession. Foreign ownership is more prevalent in the sample of Romanian firms. 34 Romanian firms (19.2 %) have foreign ownership to a larger or smaller extent, while in the Hungarian sample only 14 firms have foreign owners (7.1 %). This may be caused by the difference in the two regions. While foreigners who want to invest in Romania, may prefer the closest region to the west, the less developed region of Hungary is not attractive for foreign investors. A further difference in the foreign ownership consists in the average % owned: more than 20 % of the Romanian finns are 100 % foreign owned, while only 14 % of the Hungarian finns have full foreign ownership:~

Région et Développement

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In terms of foreign ownership the sample reflects the situation in the two regions. The border counties in Hungary have absorbed a mere 5.6 % of the FDI in this country while those in Romania two times more, Il.1 %. Judet Timis is one of the most attractive targets offoreign investors in Romania. Hungarian and Romanian firms in the sample differ a great deal in respect of the origin of foreign owners (table n° 3). 40 % of Romanian firms with foreign ownership are owned by Hungarians, while only one firm. (8.3 %) out of the Hungarian firms with foreign ownership is owned by Romanians. Over half of the owners of Hungarian-owned Romanian firms originates from the border region. Therefore, the data support the hypothesis that Hungarians living in the border region establish firms mainly in the nearby Romanian region. For small investors it may be more attractive to invest in a near-by location. They may take advantage of cheaper production costs of the less developed region to increase their overallcompetitiveness. For Romanian firms the border region in Hungary is not attractive, they invest in the country as a whole, concentrating on Budapest and its surroundings4. European Union companies are the most frequent foreign owners of firms on both sides of the border. Six firms, one half of the Hungarian firms with foreign ownership, are owned by EU investors and the Romanian figure is close to 45 % (16 firms). There are two investors from former socialist countries in Hungary, both from the former Soviet Union, and three in Romania, one of whom is from the former Soviet Union. From outside Europe only the USA are represented, with 2 firms for both countries. Table n° 3: Origin of Foreign Owners
Origin of Foreign Owners Hungary/Romania, of which Border region Other re2ions Europe, of which Austria Other EU Other developed Former SU Other former socialist USA Total
Source: IECMS survey.

Hungary Number of %of Owners Owners 1 8.3 0 0.0 1 8.3 9 75.0 1 8.3 5 41.6 1 8.3 2 16.6 0 0.0 2 16.6 12 100.0

Romania Number of %of Owners Owners 14 40.0 8 22.9 17.1 6 54.3 19 11.4 4 12 34.3 0 0.0 1 2.9 2 5.7 2 5.7 35 100.0

4 The Central region concentrates 73 % of the Romanian-owned firms in Hungary, the eastern border region only 6 % (see Kovacs, 1999).

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Gabor Hunya and Almos Telegdy

One possible advantage of investors locating in a border region can be the larger variety of available workforce.Hungarian firms may take advantage of employing Romanian labor and thus lower their production costs, but this behavior is not verified by the Hungarian sample. There are only 6 Hungarian firms that have Romanian employees, all employing ethnic Hungarians from the other country. 7 Romanian firms employ foreign workers, three of them Hungarians, 4 other nationals. The small number of Hungarian firms employing workers from the other side of the border may be explained by the fact that employing foreign workers brings about huge administration costs for the firm, and it takes several months for the foreign employee to be allowed to start workingS. The availability of work opportunities may be a serious constraint on cross-border employment and migration. Income differences to the advantage of the Hungarian side of the border cannot conceal its poor economic situation compared with the rest of the country. The unemployment rate in Eastern Hungary is 14 %, two times the national average. The relative prosperity of the Romanian side is expressed by the 5 % rate of unemployment, which is half of the country average.

4. REPORTED CROSS-BORDER ECONOMIC ACTIVITIES
International co-operation in the broader sense comprise not only trade but also other forms of contacts like networking and regular personal meetings. Companies of the sample gave answers about the present and future intensity of such links. As to the Hungarian firms in the border region, 41 % of them have connections with EU countries, 28 % with Romania, 22 % with other CEECs (table n° 4). An important part of the latter is cross-border activity with Ukraine, Slovakia, Yugoslavia. Romanian firms are less engaged in international cooperation, as only 30 % of them have contacts with EU countries, 35 % with Hungarian companies and 10 % with other CEECs (more than one answer allowed). The difference in the overall intensity of foreign contacts corresponds with Hungary's stronger export orientation, its higher level of O'DP and better transformation progress. Romanian companies are more inward oriented, rely on a more populous domestic market and have less experience with international co-operation (table n° 5)~ The direction of change towards more intensive international contacts is a common feature for both countries. While the Hungarian firms have broadly spread foreign relationships, Romanian firms concentrate more on neighboring Hungary.

5 Illegal employment of Romanian citizens in Hungary is estimated to a total of 60,000. Most of them do seasonal work in construction and agriculture.

Région et Développement Table n° 4: International Co-operation ofCompanies of the Hungarian Border Region

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With Member With other former With other EU states socialist* states of the countries former USSR countries In the past five years 4.9% 12.5 % 5.6 % 9.7 % 7.0 % 2.9% In the present 28.5 % 20.1 % 41.4 % 22.4 % 16.1 % 17.3 % Intend in the future 35.4 % 36.8 % 36.2 % 45.5 % 33.6 % 39.6 % Have no intentions 22.9 % 37.5 % 12.7 % 27.0 % 42.7 % 36.7 % (n=IOO%) 165 165 166 164 164 160 * Former socialist countries - excluding Romania and former USSR members. Basis: companies that had international activity in the past, have in the present or intend to have in the future. Source: IECMS survey. With Romania With Austria

Table n° 5: International Co-operation of Companies of the Romanian Border Region
With Hungary With Austria With other With EU former Former states Other member socialist* ofUSSR countries states countries 6.3 % 6.9 % 3.5 % 3.8 % 29.6 % 9.7 % 1.4 % 6.8 % 40.9% 34.0 % 22.7 % 27.1 % 22.0 % 49.3 % 72.3 % 62.4 % 165 150 147 138

In the past five years 15.4 % 5.3 % ln the present 35.3 % 8.6 % In the future 36.5 % 46.4 % Have no intention 12.8 % 39.7 % In= 100 %) 162 157 * Former socialist countries excluding Romania andformer USSR members. Basis: companies that had international activity in the past, have in the present or intend to have in the future. Source:IECMSsurvey.

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Companies in the border regions differ from the average Hungarian or Romanian firms in respect of the intensity of the relationship with the close ,neighbor. The importance of geography' is shown by the high significance firms *give to cross-border links. An unevenness of interest also appears. For Romanian firms in the border region, Hungary as a whole is the main present and future co(Joperation target. The attraction of the stronger and more prospering economy is obvious. Significantly fewer Hungarian firms in the border area maintain or intend to establish contacts with the eastern neighbor. At the same time, for the Romanian companies the visa-free entry to Hungary is a major motivation for doing business. As Romanian citizens need a visa for entering the EU, many smaller traders are deterred from going further6. They may do business through middlemen or subsidiaries in Hungary.
6 The European Union has stopped requiring a visa fromRomanian 2002. citizens since tbe beginning of