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Banque et Finance en Afrique - Les acteurs de l'émergence

De
416 pages

« Le bel ouvrage collectif dirigé par Dhafer Saïdane et Alain Le Noir propose une synthèse rare, à jour et féconde, sur le rôle de la finance et en particulier des banques dans le financement et le développement de l’Afrique. »

Christian de Boissieu


« L’ouvrage collectif, initiative du Club des Dirigeants des Banques et Établissements de crédit d’Afrique, est une contribution majeure à la dynamique et aux réflexions en cours sur le secteur bancaire et financier en Afrique. »

Arnaud de Bresson


La finance africaine et les banques en particulier ont connu des mutations importantes ces vingt dernières années. Ces changements ont aiguisé la concurrence et ont incité les banquiers à développer des stratégies spatiales innovantes reposant sur une logique industrielle et de nouveaux métiers liés aux NTIC.

À quoi ressemble le paysage africain ? Quelles sont les stratégies suivies par les grandes banques africaines ? Quel est l’avenir du panafricanisme bancaire ? Quels sont les grands défis pour le régulateur bancaire africain ? Quels sont-ils pour les banques africaines pour les trente prochaines années ? Repli ou expansion des banques étrangères en Afrique ? Telles sont quelques-unes des interrogations qu’analyse ce collectif, qui aborde aussi des aspects réglementaires et leur degré d’adaptation au système financier africain.

En croisant les regards de spécialistes de l’économie et de la finance du continent – universitaires de renom et éminents dirigeants de banques africaines –, cet ouvrage, à l’initiative du Club des Dirigeants de Banques et Établissements de crédit d’Afrique, donne les repères indispensables à la compréhension du processus d’émergence par lequel passe le continent africain. Se peut-il qu’après l’Asie et l’Amérique du Sud, l’Afrique soit le prochain eldorado pour les investisseurs ?

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INTRODUCTION
Banque et finance en Afrique – les acteurs de l’émergence : Une œuvre collective pour l’Afrique
Dhafer Saïdane Maître de conférences – HDR,Université de Lille Nord de Franceet Professeur, SKEMA Business School Conseiller du Club des Dirigeants de Banqueset Établissements de crédit d’Afrique
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Alain Le noir Fondateur et conseiller spécial du Président du Club des Dirigeantsde Banques et Établissements de crédit d’Afrique
résentée hîer comme un contînent perdu, l’Arîque connat depuîs plus d’une décennîe une croîssance supérîeure à celle du reste du monde. P L’Arîque se caractérîse par une croîssance orte et rapîde. La plupart des pays du contînent applîquent des réormes dans tous les secteurs avorî-sant les mécanîsmes du marché et le désengagement de l’État. L’Arîque est donc un contînent îndîscutablement émergent.
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BANQUE ET FïNANCE EN AFRïQUE – LES ACTEURS DE L’ÉMERGENCE
La populatîon arîcaîne, d’envîron 1 mîîard d’habîtants aujourd’huî, sera, d’après des projectîons argement partagées, de près de 1,5 mîîard en 2030 et 2 mîîards en 2050, dont a moîtîé aura moîns de 25 ans. En 2050, a popuatîon de ’Arîque sera supérîeure à cee de a Chîne et de ’ïnde, et troîs oîs pus nombreuse que cee de ’Europe. Maîs ne nous voîons pas a ace : beaucoup reste à aîre. Près d’un Arîcaîn sur deux vît toujours dans ’extrême pauvreté et es înégaîtés de revenu sur e contînent demeurent es pus éevées du monde. Sur es 25 pays es pus pauvres du monde en 2014, 21 se sîtuent sur e contînent arîcaîn. De pus, ’Arîque reste une économîe essentîeement rurae caractérîsée par un vaste secteur înorme et une croîssance portée prîncîpaement par es ressources naturees.
Le débat des années 1970 entre aro-pessîmîstes et aro-optîmîstes devîent caduc. Car e cœur du réacteur des économîes arîcaînes – e système bancaîre – se porte de mîeux en mîeux. En efet es banquîers arîcaîns sont enthousîastes. Leurs systèmes bancaîres se portent bîen ! Les banques arîcaînes, objet de cet ouvrage, ont réaîsé un meîeur rendement en 2014 (24 %), soît sîx oîs e rendement moyen des banques européennes.
En croîsant es regards de spécîaîstes de ’économîe et de a Inance du contî-nent – unîversîtaîres de renom et émînents dîrîgeants de banques arîcaînes –, cet ouvrage, à ’înîtîatîve du Cub des Dîrîgeants de Banques et Étabîssements de crédît d’Arîque, est une des premîères tentatîves quî vîse à percer e mystère du processus d’émergence par eque passe e contînent arîcaîn en ce début de e XXï sîèce.
La Inance arîcaîne et es banques en partîcuîer ont connu des mutatîons împor-tantes ces vîngt dernîères années. Ces changements ont aîguîsé a concurrence et ont încîté es banquîers à déveopper de nouvees stratégîes spatîaes reposant sur une ogîque îndustrîee et de nouveaux métîers îés aux nouvees technoogîes de ’înormatîon et des téécommunîcatîons (NTïC).
À quoî ressembe e paysage arîcaîn actue ? Quees sont es stratégîes suîvîes par es grandes banques arîcaînes ? Où en est e panarîcanîsme bancaîre et que est son avenîr ? Ques sont es grands déIs pour e réguateur bancaîre arîcaîn ? Ques sont es grands déIs quî attendent es banques arîcaînes pour es trente prochaînes années ? Repî ou expansîon des banques étrangères en Arîque ?
Tees sont queques-unes des înterrogatîons qu’anayse cet ouvrage quî aborde aussî des aspects régementaîres et eur degré d’adaptatîon à a sîtuatîon arîcaîne, notamment en termes de utte antî-banchîment.
Les prîncîpaes concusîons de cette contrîbutîon coectîve se résument dans es cînq thèmes cés suîvants.
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ïNTRODUCTïON
1. Des banques innovantes et dynamiques Pour Stean NALLETAMBY et Hugues KAMEWE TSAFACK,desprogrès notables ont été accomplîs au nîveau des systèmes inancîers aFrîcaîns. Dans un envîronnement Inancîer înternatîonal partîculîèrement înstable et encore marqué par les stîgmates de la crîse Inancîère mondîale de 2008, et plus récem-ment de la dette souveraîne en Europe, les systèmes Inancîers arîcaîns aichent une certaîne solîdîté que l’on pourraît en partîe attrîbuer aux réormes menées dès la In des années 1980.
Des progrès notables ont aînsî été accomplîs. Pour preuve, les prîncîpaux îndîca-teurs de développement du système Inancîer ont en moyenne gagné plus de 10 poînts de pourcentage entre 1990-2013. Aînsî, le ratîo crédît bancaîre au secteur prîvé sur le produît întérîeur brut (PïB) est passé de 16 % à pus de 28 % tandîs que ceuî du tota des actîs bancaîres rapporté au PïB a augmenté de 21 % à 31 %. EnIn, e ratîo masse monétaîre (M2) sur PïB s’est accru de 25 % à 37 % sur a même pérîode.
Pour Baîse AHOUANTCHEDE,le développement Fulgurant des technolo-gîes de l’înFormatîon et des communîcatîons (TIC),’întroductîon d’ïnternet dans a pupart des oyers en Arîque, tout au moîns de a casse moyenne, et a orte pénétratîon du tééphone portabe, pacent es banques arîcaînes devant de nouveaux déIs.
En quête de croîssance, es banques arîcaînes s’appuîent sur es technoogîes émergentes et novatrîces pour accrotre eur eicacîté et eur eicîence dans un envîronnement de pus en pus concurrentîe et en perpétuee mutatîon. L’înnovatîon se trouve désormaîs au cœur de eurs stratégîes.
Le paysage bancaîre arîcaîn a ortement évoué ces dernîères années avec des stra-tégîes de déveoppement et d’expansîon varîées accentuant aînsî a compétîtîon et a concurrence sur e marché contînenta des servîces Inancîers.
On trouve dès ors, des étabîssements bancaîres împantés dans pusîeurs pays d’Arîque avec une ambîtîon caîrement aichée d’être eaders sur eur marché.
Cette vîsîon s’accompagne généraement par une déInîtîon précîse de eurs stratégîes opératîonnees et technoogîques orîentées vers a mutuaîsatîon, a réductîon des coûts et a recherche de productîvîté aînsî qu’une adaptatîon de eur mode organîsatîonne pour aîre ace à a compexîté de a géographîe purî-terrîtorîae de eur împantatîon.
Pour Désîré AVOM,lesbanques aFrîcaînes mettent en place de nouvelles structures organîsatîonnellesd’améîorer eurs condîtîons de marché en aIn
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BANQUE ET FïNANCE EN AFRïQUE – LES ACTEURS DE L’ÉMERGENCE
matîère de stratégîes, de réglementatîon, de concentratîon et de concurrence. Les servîces Inancîers sont appelés à jouer un rôle central dans l’accompagnement de l’émergence du contînent arîcaîn, dans un contexte caractérîsé par le blan-chîment des capîtaux et le Inancement du terrorîsme, d’une part, et le boom démographîque, d’autre part. ïl împorte en efet d’îdentîIer les mesures permet-tant de rendre les banques arîcaînes plus aptes dans la lutte contre le blanchîment des capîtaux et le Inancement du terrorîsme, tout en amélîorant le clîmat des afaîres et en préservant la stabîlîté Inancîère.
Les înstîtutîons bancaîres ont globalement preuve d’une plus grande résîlîence et d’un proessîonnalîsme accru ace aux chocs. Ce dynamîsme est plus marqué pour les banques marocaînes, sud-arîcaînes et nîgérîanes.
Le marché bancaîre arîcaîn se réorganîse. On note un double mouvement : une augmentatîon du nombre d’acteurs – ce quî tend à întensîIer a concurrence – maîs aussî des stratégîes de usîons-acquîsîtîons quî jouent dans e sens înverse, et tendent à aîre évouer e secteur bancaîre arîcaîn vers une concentratîon, comparabe à ’évoutîon observée dans e monde.
2. Le cas des banques d’Afrique du Nord Pour Nabî JEDLANE et Dhaer SAÏDANE,les systèmes inancîers d’AFrîque du Nord ont été élaborés pour la plupart après les îndépendances et sont hété-rogènes. Le décaage au nîveau des systèmes bancaîres est notabe. On remarque aussî ’împortance grandîssante de a Bourse d’Égypte ‒ produît de a usîon en 1996 entre a Bourse d’Aexandrîe (créée en 1888) et cee du Caîre (créée en 1903) ‒ cee de Casabanca et, dans une moîndre mesure, cee de Tunîs. Sur ce dernîer poînt e contraste est rappant orsqu’on saît que Nouakchott s’apprête à peîne à se doter d’une pace Inancîère.
À ’échee de ’Arîque, e poîds du système bancaîre nord-arîcaîn (Égypte, Lîbye, Tunîsîe, Maroc, Agérîe, Maurîtanîe) est remarquabe.
Seon e cassement 2014 d’African Banker, sur es 100 pus grandes banques arî-caînes en termes de bîan, envîron 47 sont împantées en Arîque du Nord. Ces banques représentent presque 40 % du tota des actîs des banques en Arîque, soît 456 mîîards doars d’actîs sur un tota de 1 183 mîîards en 2013 pour ’ensembe du contînent. L’Égypte représente à ee seue 16 % des actîs totaux, e Maroc 13 %, ’Agérîe 7 %, enIn a Tunîsîe 2,5 %.
Pour Dhaer SAÏDANE,la révolutîon tunîsîenne a retardé la mîse à nîveau et la réForme du système bancaîre tunîsîen.Or e secteur bancaîre occupe une pace non négîgeabe dans ’économîe du pays. Les servîces Inancîers contrîbuent
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ïNTRODUCTïON
à pus de 3 % au PïB. La masse saarîae dîstrîbuée dans e secteur s’éève à pus de 400 mîîons de dînars, soît envîron 4 % de a masse saarîae totae. On recense presque 20 000 empoîs dîrects, sans compter es socîétés Inancîères aiîées.
Le système bancaîre tunîsîen est en outre engagé dans a voîe de îbéraîsatîon depuîs une trentaîne d’années. En dépît des dîicutés rencontrées pour gérer es créances douteuses et prîvatîser certaînes banques, a Tunîsîe s’engage ermement depuîs 1998, dans e cadre de ’Organîsatîon mondîae du commerce, à îbéraî-ser, restructurer et modernîser son secteur bancaîre.
3.
Lesprincipauxdés:inclusionnancière,réglementationet politiques de développement
Pour Fodé NDïAYE et Mbaye DïOUF,l’înclusîon inancîère constîtue un élément cleF du développement en AFrîque.
L’émergence des pays arîcaîns s’appuîe sur une croîssance orte, durabe, soute-nabe, équîtabe, équîîbrée et încusîve. Ee nécessîte un engagement poîtîque permettant a promotîon de secteurs Inancîers încusîs portés sur e Inancement des actîvîtés productîves. Passer de secteurs à aîbe vaeur ajoutée à des secteurs à orte vaeur ajoutée, tee est ’un des enjeux majeurs auque sera conrontée a Inance arîcaîne. La questîon du secteur prîvé, du secteur înorme, des TPE, des PME, du secteur agrîcoe et du partenarîat « pubîc-prîvé » demeure d’une grande acuîté pour mettre a jeunesse au travaî et créer des rîchesses.
Les secteurs Inancîers încusîs s’airment sî toute a popuatîon adute a accès à une gamme éargîe de produîts et servîces Inancîers (épargne, crédît, assurance, transert, moyens de paîement ), oferte par des înstîtutîons dîverses et varîées (banques, ONG, coopératîves d’épargne et de crédît, autres înstîtutîons Inan-cîères non bancaîres), dans un envîronnement concurrentîe et approprîé (éga, jurîdîque et poîtîque) garantîssant une eicacîté et une pérennîté. Du reste, a conérence sur e Inancement du déveoppement, tenue à Addîs-Abeba en juî-et 2015, montre ’împortance de cette questîon au moment où se dîscuteront e à New York es objectîs de déveoppement durabe et à Parîs a 21 conérence des partîes sur e changement cîmatîque (COP21). Le questîonnement sur ’încusîon Inancîère et sur es meîeures méthodes de a promouvoîr constîtue un éément cé du déveoppement en Arîque.
Pour Anseme ïMBERT,une convergence des régulatîons bancaîres aFrîcaînes avec les standards înternatîonauxest susceptîbe d’évîter ’apparîtîon de rîsques systémîques.
Le contînent arîcaîn recèe un potentîe énorme pour es actîvîtés Inancîères,
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BANQUE ET FïNANCE EN AFRïQUE – LES ACTEURS DE L’ÉMERGENCE
d’autant plus que les taux d’accès aux servîces Inancîers y sont les plus bas du monde. ïl est donc logîque que nombre d’acteurs bancaîres poursuîvent des stratégîes actîves d’expansîon. Sî la ragmentatîon des marchés et des régulatîons constîtue un reîn évîdent au panarîcanîsme bancaîre, la aîblesse des régulateurs locaux porte en germe un rîsque sérîeux : ceuî de voîr, ocaement, des banques înternatîonaes concentrées sur des actîvîtés à a oîs conormes aux standards înternatîonaux et rentabes coexîster avec des banques, paroîs ragîes, îssues de pays à réguatîon aîbe et quî occuperont ’espace que es banques précédentes ne voudront ou ne pourront pas învestîr.
Seue une réguatîon bancaîre arîcaîne ajustée aux standards înternatîonaux per-mettraît d’évîter ’apparîtîon d’un te système à deux vîtesses.
Pour Ousseynou SOW, e bînôme banque/justîce doît être revîsîté. Les oîs portant régementatîon bancaîre déInîssent a banque comme une înstîtutîon habîîtée à coecter es ressources du pubîc, en vue de eur recycage sous orme de crédîts. Ces concours aîts à ’économîe doîvent être remboursés à bonne date par es crédîtés.
Le caractère auto îquîdatî du crédît reste aînsî une rège essentîee dans ce métîer, et commande une bonne apprécîatîon du rîsque avant tout Inancement, de manîère à en assurer a bonne sortîe. En revanche, une apprécîatîon erronée ou însuisante du rîsque peut en compromettre e remboursement, et mettre a banque en sîtuatîon de recourîr à a orce du droît, pour assurer e recouvrement de ce quî n’a pas pu être remboursé.
Comme e démontre ’état de a jurîsprudence de a Cour Commune de Justîce et d’Arbîtrage (CCJA) reatîve à « ’Acte Unîorme portant organîsatîon des pro-cédures sîmpîIées de recouvrement et des voîes d’exécutîon », a réquence du recours à a justîce pose a probématîque du bînôme banque/justîce en Arîque, avec comme réérence ’expérîence întéressante d’întégratîon jurîdîque des États partîes au traîté de ’Organîsatîon pour ’Harmonîsatîon en Arîque du Droît des Afaîres (OHADA), înaugurée pour éradîquer, dans cet espace commun à dîx-sept États, ’însécurîté jurîdîque et judîcîaîre quî e caractérîse, et quî pombe ses eforts de déveoppement économîque et socîa. À cet împortant contentîeux aférent au recouvrement s’ajoutent tous es autres contentîeux auxques s’expose a banque, et pouvant engager sa responsabîîté générae, cee de dîspensateur de crédîts.
ï aut reconnatre que a justîce dans es pays arîcaîns aît des pas en avant. Des expérîences întéressantes y ont cours, notamment au Maî où une réorme a aît des jurîstes de banque des assesseurs dans e contentîeux bancaîre. Au Bénîn aussî des înîtîatîves sont prîses, à travers es « Journées bénînoîses de a banque et de a
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ïNTRODUCTïON
justîce » quî regroupent pérîodîquement magîstrats et jurîstes de banques autour de a probématîque « banque et justîce ».
Pour Vîncent Dï BETTA et Mohamed Aî MZALï,l’AFrîque se trouve Face à des déis structurels nouveauxqu’ee se doît de reever. Ces boueversements démo-graphîques vont ogîquement împîquerdesapproches dîférentes en matîère de polîtîques de développement, ce quî sîgnîIe pour es États de travaîer sur : înrastructures : transports, routes, traîns, voîes luvîaes… ; es e ogement ; a créatîon d’empoîs pour répondre à cette croîssance démographîque et à ’émergence d’une casse moyenne.
Le déveoppement des économîes dépend notamment de a créatîon et du déve-oppement des TPE-PME, acteur de créatîon d’empoîs, de redîstrîbutîon des rîchesses, de réductîon de a pauvreté, de stabîîté socîae et de déveoppement de régîons économîques.
L’accès îmîté aux ressources Inancîères pour démarrer une actîvîté ou se déve-opper constîtue une probématîque majeure à aquee sont conrontées es TPE-PME arîcaînes.
Quees soutîons exîste-î aors ? La réponse au Inancement des PME en Arîque doît passer aussî par e evîer de a puîssance pubîque vîsant ’accès des entreprîses au crédît bancaîre et au Inancement de eur déveoppement.
Pour Aaîn LE NOïR,l’însatîsFactîon des PME-TPE peut s’explîquer par le Faît que l’entreprîse estîme à juste tître qu’elle reste le partenaîre prîvîlégîé des banques. Par aîeurs, a revendîcatîon des entreprîses émane souvent de ceux quî, pour dîverses raîsons, n’ont pu obtenîr satîsactîon à eurs demandes de Inancement. ï est sans doute exagéré de dîre que « es banques marocaînes Inancent 99 % des PME », comme î est exagéré de dîre qu’au Bénîn « moîns de 5 % des PME ont accès aux Inancements bancaîres ». En efet, î aut reconnatre qu’un bon projet trouvera toujours (où presque) es Inancements quî uî sont nécessaîres.
Maîs que aut-î entendre, au juste, par PME-TPE ? L’auteur y répond et déve-oppe un paîdoyer en aveur des banques : cees-cî Inancent, bîen ou ma, maîs ees Inancent, es entreprîses. ï y a certes des obstaces quî sont susceptîbes de reîner es înterventîons des banques, notamment en Arîque, maîs î exîste des voîes et des moyens pouvant être mîs en œuvre aIn de tenter de ever ou de îmîter ces obstaces.
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