Devenez l'Homme qui bat le marché

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La crise financière de 2008 a laissé des séquelles : la bourse fait peur, l’aversion au risque s’est développée. C’est pourtant après une crise que Les meilleures affaires peuvent être réalisées en bourse.

Aujourd’hui, le moment est propice. Il ne faut pas attendre que tout le monde s’y mette. Il faut être plus réactif et plus déterminé que les autres !

- Lorsque vous investissez en bourse, vous devez avoir en tête un objectif clairement défini : battre le marché. et sur une longue durée, vous pouvez réellement, en ayant acquis les bons réflexes, faire beaucoup mieux que le marché et donc vous enrichir.

- Investir en bourse, c’est un peu se livrer à un combat dans lequel le marché sera votre adversaire. il vous faudra donc adopter d’emblée les attitudes qui vous permettront de gagner !

- Face au marché, vous devrez donc oublier certaines idées qu’on vous a mis en tête, penser à ce à quoi les autres ne pensent pas, anticiper la réaction des autres, étudier le fonctionnement du marché, et oser, oser encore, oser toujours !

5 attitudes sont boursièrement gagnantes. elles sont toutes développées dans cet ouvrage : Oubliez – Pensez – Anticipez – Étudiez – Osez



Jean-David Haddad est Professeur Agrégé d’économie et sciences sociales. Auteur de nombreux ouvrages, il est rédacteur en chef du site Francebourse.com dont le portefeuille réalise une performance de 350 % entre 2001 et 2011. Il livre ici ses recettes pour que vous puissiez vous aussi battre le marché.

Publié le : dimanche 1 mai 2011
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EAN13 : 9782297005401
Nombre de pages : 144
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INTRODUCTION
Battre le marché… C’est beau, ça fait rêver mais, dans la pratique, qu’est-ce que cela signifie ? Pour répondre à cette question, il faut définir brièvement la notion de marché. En langage économique, un marché est un lieu de confrontation d’une offre et d’une demande. Dans le jargon finan-cier, et par abus de langage, un marché est une place boursière nationale comme la bourse de Paris, ou celle de New York appelée Wall-Street. Au sein de cette place boursière, il y a plusieurs compartiments appelés eux aussi marchés. Des marchés dans le marché… C’est ainsi que sur la bourse de Paris, il y a les compartiments suivants : Eurolist (A, B et C), Alternext, Marché libre, etc. Autant de mar-chés dans le marché. Les performances d’un marché sont quantifiées par un indice de référence qui regroupe un certain nombre d’actions. Sur la bourse de Paris, le principal indice est le CAC40. D’autres indices existent, mais ils sont moins connus ; par exemple : le CAC Next 20 qui, avec le CAC40, forme le CAC Large 60 ; le CAC Mid 60 qui, avec le CAC Large 60, forme le SBF 120 ; le CAC Small qui, avec le CAC Mid 60, forme le CAC Mid&Small. Lorsque vous lisez ou entendez dans les médias français : «cette année, le marché a perdu 3 %», il est fait allusion à l’indice vedette de la place parisienne, en l’occurrence le CAC40. La presse finan-cière grand public n’a d’yeux que pour le CAC40, les autres indices concernant d’avantage les professionnels de la finance. Lorsqu’en France, on dit «j’ai battu le marché» cela signifie «j’ai fait mieux que le CAC40». Lorsque les médias parlent des fonds qui
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ont battu le marché, ils font allusion à ceux qui ont fait mieux que le CAC40, même s’il s’agit de fonds qui investissent à l’étranger, car la référence sera, pour la France, son indice national. Pour qui veut à présent avoir une vision internationale de ses per-formances, et non plus hexagonale, il est nécessaire de dépasser l’univers du CAC40 et de se comparer au reste du monde. Vu le nombre croissant de places financières (un jour, peut-être, chaque pays en aura une), il est par contre impossible de se comparer à cha-cune d’elles mais à un indice global de référence, que tous les gérants de fonds utilisent : le MSCI World. Si on se limite à l’Europe, on peut se comparer à l’indice Eurostoxx 50 qui regroupe les 50 plus grandes sociétés de la zone euro. Pour résumer ce propos introductif, battre le marché signifie donc : faire mieux que le CAC40pour qui ne voit que le marché pari-sien, oufaire mieux que le MSCI Worldpour qui aura une vision internationale. Cependant, il faut aussi savoir que les grandes entre-prises françaises sont de plus en plus internationalisées ; on peut donc dire que le CAC40 intègre aujourd’hui une dimension inter-nationale. En outre, certaines sociétés non françaises (comme ST Microelectronics) en font partie. D’autre part, étant donné la com-plexité, voire la quasi-impossibilité pour un particulier d’investir à la fois en France, en Allemagne, aux États-Unis, au Japon, en Chine, en Inde et ailleurs, il va falloir se limiter au CAC40 dans nos comparaisons. Comme le font les médias. Bien sûr, il n’est pas interdit, bien au contraire, d’investir ailleurs qu’en France, mais le gros de vos investissements devra se faire sur la bourse de Paris si vous souhaitez que votre comparaison avec le CAC40, indice emblématique de la France, garde un sens. Ensuite, tout est question d’échelle de temps. On peut très bien battre le marché un jour et pas le lendemain. Seulement, pour faire de bonnes performances en bourse, il ne faut pas faire du temps son ennemi mais son allié, comme nous le ver-
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rons dans cet ouvrage. Il convient donc de se mesurer au marché sur une longue durée, au moins 5 ans. Il peut être également utile de faire une comparaison annuelle, cette unité temporelle corres-pondant à l’exercice d’une entreprise et à celui d’un fonds. N’étant pas gérant de fonds, mais éditeur de presse financière, je ne gère pas un portefeuille réel mais, comme mes confrères, un porte-feuille virtuel publié à intervalles réguliers et dont la publication est déposée à la Bibliothèque Nationale de France. Les performances de ce portefeuille, appelé Portefeuille Francebourse (du nom du site de bourseFrancebourse.comoù l’on trouvera ce portefeuille), intègrent des frais de bourse, afin d’être le plus proche possible de la réalité. Une brève comparaison avec le CAC40 montre que ce portefeuille bat non seulement régulièrement le marché mais qu’il le bat aussi et surtout sur la durée. Voici une comparaison des performances annuelles (arrondies au chiffre entier le plus proche) :
2002 2003 2004 2005 2006
2007 2008 2009 2010 2011 (4 mois)
Indice CAC40 - 33 % + 16 % + 7 % + 23 % + 18 % + 1 % - 43 % + 22 % - 3 % + 7 %
Portefeuille Francebourse
0 % + 54 % + 60 % + 40 % + 22 %
- 2 % - 58 % + 78 % + 15 % + 12 %
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er Pour 1 000placés sur le CAC40 le 1 janvier 2002, il ne reste-rait que 879au 30 avril 2011 (hors dividendes), soit une perte de 121(12,1 % de perte). er Pour 1 000janvierplacés sur le portefeuille Francebourse le 1 2002, il y aurait 3 970au 31 décembre 2010 (dividendes inclus et réinvestis). Soit un gain de 2 970(297 % de gain). Sur la période considérée (qui est celle d’existence du portefeuille Francebourse, celui-ci ayant été créé fin 2001), le CAC fait une per-formance moyenne annuelle de – 1,8 % alors que le portefeuille Francebourse réalise un gain annuel moyen de 15 % par an. Certes la base de comparaison est à l’avantage du portefeuille Francebourse puisque les dividendes sont censés être réinvestis. Mais cela ne changerait pas les données de manière flagrante pour le CAC40 qui serait environ à 0 % annuel si on intégrait les divi-dendes. En effet, une étude faite par Euronext (référence : http://www.euronext.com/fic/000/038/321/383210.pdf) montre que sur 20 ans, entre 1987 et 2007, le CAC40 passerait d’une perfor-mance annuelle moyenne de 9,22 % à 11,46 % en intégrant les dividendes. Sur la période 2002-2010 qui, soit dit en passant, fut une période exécrable pour la bourse de Paris, il passerait donc de – 1,8 % de performance annuelle à un peu plus de 0 %. Le verdict est donc sans appel : le portefeuille Francebourse bat le marché, celui-ci étant représenté par le CAC40. Seules les années 2007 et 2008 sont des contre-exemples, effacées par 2009 et 2010. Aux termes d’une longue expérience des marchés, de nombreux succès et de quelques échecs analysés et décortiqués, je vais tenter de vous donner dans ces pages des recettes, des méthodes, des tech-niques tant financières que comportementales pour que, vous aussi, vous puissiez battre le marché sur une longue durée. Ayant pratiqué des sports de combat, de la boxe au judo, j’ai appris que face à l’adversaire il faut adopter d’emblée un certain nombre d’attitudes qui sont essentielles pour gagner. Les techniques ne sont
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efficaces que lorsque les attitudes ont été adoptées et intériorisées au préalable. Une technique doit être encadrée par une attitude. Lorsque vous investissez en bourse, c’est un peu un combat dans lequel le marché est votre adversaire. Il faut donc adopter d’emblée les attitudes qui vous permettront de gagner! Les méthodes et les techniques que je vais vous présenter dans ce livre sont regroupées en 5 chapitres correspondant chacun à une attitude que vous devez adopter face au marché. Les mêmes atti-tudes que celles d’un combattant. Le combattant doit oublier ses tracas quotidiens ; il doit penser à chaque conséquence possible de ses actions ; il doit anticiper les réactions de l’adversaire ; il doit étu-dier les forces et les faiblesses morphologiques de l’autre et, enfin, il doit oser, oser et encore oser. Face au marché, vous devez donc oublier certaines idées qu’on vous a mis en tête, penser à ce à quoi les autres ne pensent pas, anticiper la réaction des autres, étudier le fonctionnement du marché, et oser, oser encore, oser toujours !
5 attitudes sont boursièrement gagnantes ; elles constituent les 5 chapitres de ce livre : Oubliez – Pensez – Anticipez – Étudiez – Osez.
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