Comptabilité financière de l'entreprise

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Tout acteur de la vie économique, tout responsable d'entreprise, tout collaborateur devrait savoir interpréter les messages apportés par la comptabilité financière. Non seulement celle-ci permet de comprendre comment la richesse est créée au sein de l'entreprise et qui en profite mais, plus largement, elle garde la mémoire des actions accomplies, ce qui en fait un outil irremplaçable pour analyser, décoder et comprendre les opérations qui sont la réalité de la vie des entreprises et les conséquences qu'elles entraînent. Ce livre a vocation à aider le lecteur à entrer rapidement et efficacement dans la compréhension des mécanismes comptables et financiers de l'entreprise. Il constitue en partie la cinquième mouture d'un ouvrage collectif publié pour la première fois en novembre 1990 sous le titre « Les mécanismes comptables de l'entreprise ».

Les éditions successives ont profité des réactions des lecteurs, étudiants de nos écoles et cadres d'entreprise et ont intégré toutes les modifications intervenues, y compris les plus récentes en liaison avec la mise en oeuvre des normes IAS/IFRS. En général, chaque chapitre comprend une partie « Notions fondamentales » une partie « Approfondissement » et des exemples d'application. Le lecteur à qui le temps est compté peut, dans une première approche, se contenter de parcourir uniquement les parties « Notions fondamentales ». Il y gagnera une solide compréhension d'ensemble des principales opérations en termes d'impact sur les tableaux de synthèse que sont le bilan, le compte de résultat ou l'annexe aux comptes annuels.

Publié le : dimanche 1 janvier 2006
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EAN13 : 2842009762
Nombre de pages : non-communiqué
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Introduction
L’ouvrage de Luca Pacioli,Summa de Arithmetica, ayant été publié en 1494, nous sommes certains que la comptabilité en partie double a maintenant plus de cinq siècles d’existence. Elle constitue toujours la base de l’information financière élabo-rée et publiée par les entreprises. C’est dire combien sa connaissance, à des degrés divers, est nécessaire pour de très nombreuses personnes. Et pourtant son étude est réputée souvent difficile, voire rébarbative, ce qui a incité des générations de pédagogues à proposer successivement différentes méthodes d’apprentissage des mécanismes comptables et financiers. C’est ainsi qu’on a pu distinguer méthode de la pratique raisonnée ( !), approche patrimoniale, approche par les flux, pour ne citer que les méthodes les plus connues en France. Que de tentatives également pour échapper aux termesdébitetcréditqui à eux seuls font fuir une partie non négligeable des populations apprenantes. Celles-ci ont souvent l’impres-sion d’entreprendre un parcours initiatique dans un monde aux rites bien établis par le temps et qui leur paraît parfois bien surréaliste. Beaucoup de reproches sont faits à la comptabilité, surtout par ceux qui ne la connaissent pas ou la connaissent mal. Certains sont parfois un peu mérités, d’autres reposent sur une incompréhension fondamentale de son rôle. On lui prête des défauts ou des insuffisances à l’origine de scandales financiers qui défrayent parfois la chro-nique, confondant en cela cet outil ingénieux, une des grandes inventions humaines d’après un illustre poète allemand, avec les acteurs économiques qui l’ont dévoyée pour en profiter. La comptabilité financière, quand elle est bien tenue, constitue la mémoire la plus sûre des opérations réalisées par l’entreprise depuis l’origine de celle-ci. Elle permet en particulier, en appliquant des règles précises et à la lumière de principes bien établis et qui devraient être connus de ses lecteurs, de donner une image acceptable par les différentes parties prenantes, de son résultat annuel et de sa situation financière. Une information qui a laqualité comptableest en particulier transparente et vérifiable. Les comptes annuels de l’entreprise n’ont jamais eu autant de lecteurs désireux de les comprendre. C’est dire que dès qu’ils ont été élaborés par les comptables (les produc-teurs de chiffres) et certifiés par les auditeurs, ils sont analysés, commentés, critiqués, bref ils ne laissent pas indifférents. Ils apparaissent comme l’indicateur majeur de la santé de l’entreprise, même si, à juste titre, d’autres indicateurs, sociaux ou sociétaux, environnementaux, souvent plus qualitatifs, sont de plus en plus reconnus comme indispensables. Le lecteur qui décide d’investir dans un apprentissage solide des bases de la comp-tabilité financière ne perd pas son temps. Il apprend le langage global de l’entreprise,
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sans lequel il ne pourrait jamais comprendre totalement ce qui s’y passe ou est susceptible d’arriver, à défaut de savoir poser les bonnes questions et comprendre les réponses ! Ce livre a vocation à aider le lecteur à entrer rapidement et efficacement dans la compréhension des mécanismes comptables et financiers de l’entreprise. Il consti-tue en partie la cinquième mouture d’un ouvrage collectif publié pour la première fois en novembre 1990 sous le titre «Les mécanismes comptables de l’entreprise». Les éditions successives ont profité des réactions des lecteurs, étudiants et cadres d’entreprises. Le nouveau titre «Comptabilité financière de l’entreprise» traduit une volonté de concentrer l’effort sur la compréhension solide du processus d’élabora-tion des comptes, avec une description des différents choix qui peuvent s’opérer et de leurs conséquences sur la présentation finale des états financiers annuels. Nous avons fait un choix pédagogique fondamental.Cet ouvrage ne vise pas à titre principal à former des comptables mais plutôt des utilisateurs avertis de la comp-tabilité. Nous avons même supposé qu’il pouvait y avoir des lecteurs pressés. Et nous en avons tenu compte. En général, chaque chapitre comprend une partie appelée «Notions fondamentales» et une partie appelée «ApprofondissementsNotions». Pour comprendre la partie « fondamentales » d’un chapitre il ne devrait pas être nécessaire d’avoir des connais-sances acquises dans la partie « Approfondissements » d’un chapitre antérieur. En conséquence, dans une première lecture on peut se contenter de parcourir unique-ment les parties « Notions fondamentales ». Les auteurs espèrent simplement que même les lecteurs pressés auront finalement envie, quand ils auront plus de temps, d’approfondir leurs connaissances grâce aux deuxièmes parties des chapitres. Les parties « Notions fondamentales » n’utilisent pas les notions dedébitetcrédit pour ne pas ralentir le lecteur pressé. Ces notions, étudiées dès le premier chapitre dans sa deuxième partie, ne sont utilisées que dans les deuxièmes parties des chapitres suivants. En revanche, chaque opération étudiée est traduite en termes d’impact sur les tableaux de synthèse que sont le bilan, le compte de résultat ou l’annexe aux comptes. Presque tous les chapitres contiennent des applications intégralement traitées qui correspondent clairement aux deux niveaux de lecture. Afin de ne pas compliquer inutilement les exemples, les aspects fiscaux français n’ont été abordés que lorsqu’ils nous ont semblé strictement nécessaires. Toutefois le méca-nisme de la TVA est largement abordé en raison de son importance dans l’analyse des flux financiers et d’une demande explicite de nos différentes catégories d’étudiants français et étrangers. Mais dans un souci de simplicité, nous utilisons dans nos exemples un taux de TVA conventionnel égal à 20 %, sans nous préoccuper du taux réellement applicable en fonction du type d’opération, du moment et du lieu concerné. Nous avons construit chaque chapitre comme faisant un tout, au sein d’un ensemble logique et progressif. Cela permet à un lecteur déjà initié de se reporter au thème de son choix. Un index bien documenté permet de se reporter rapidement aux différents aspects des termes mentionnés. La bibliographie générale située en fin d’ouvrage est volontairement limitée à ce qui paraît utile pour un ouvrage destiné à des généralistes de la gestion.
Introduction
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Ce livre peut ainsi être utilisé comme référence pour un cours de comptabilité finan-cière dans les écoles du haut enseignement commercial, que ce soit en formation initiale ou dans des programmes post expérience relevant de la formation continue (MBA, programmes inter et intra-entreprises). Peuvent en tirer également profit les étudiants de certaines filières universitaires comme les Instituts d’Administration des Entreprises (IAE), des grandes écoles d’ingénieurs proposant un enseignement de gestion et des Instituts d’Etudes Politiques. Il permettra également aux cadres, ingé-nieurs, responsables de PME ou de centres opérationnels des grandes entreprises, de progresser dans la connaissance et l’utilisation de l’information financière. À la fin de cette introduction nous tenons à rappeler que cet ouvrage, conçu dès le début comme une œuvre collective, doit beaucoup aux collègues qui ont inspiré ou rédigé certaines parties d’éditions précédentes. Citons en particulier Carole Bonnier, Raymond Maëder, Valérie Molho, Georges Sauvageot. Nous rendons un hommage tout particulier à Daniel Boussard et Jean-Pierre Grappin, nos anciens collègues et amis, trop tôt disparus, qui ont tant contribué aux progrès de la pédagogie et de la connaissance comptable et ont été des exemples d’humanité et de professionnalisme pour nombre d’entre nous.
Jean-Yves Eglem et Hervé Stolowy Coordinateurs de l’ouvrage
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