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DCG 7
Management
L’essentiel en fiches
e 4 édition
JeanLucCHARRON Professeur agrégéen classes préparatoires au DCG
SabineSÉPARI Maître deconférences à l’ENS Cachan
FrançoiseBERTRAND Professeure agrégéeen classes préparatoires au DCG
© Dunod, 2016 5 rue Laromiguière, 75005 Paris www.dunod.com ISBN : 978-2-10-074623-1
Fiche 1 Fiche 2 Fiche 3 Fiche 4 Fiche 5 Fiche 6 Fiche 7 Fiche 8 Fiche 9 Fiche 10 Fiche 11 Fiche 12 Fiche 13 Fiche 14 Fiche 15 Fiche 16 Fiche 17 Fiche 18 Fiche 19 Fiche 20
Table des matières
Entreprise et organisation Gestion et management Environnement des entreprises Organisation : représentation mécaniste Organisation : représentation système complexe Structures Direction et pouvoir Décision et mode de prise de décision Individu et groupe dans l’organisation Communication de l’entreprise Fonctions et systèmes d’information de l’entreprise Gestion de la production Gestion des approvisionnements et de la logistique Gestion de la qualité et de la maintenance Gestion commerciale Gestion des ressources humaines Gestion înancière Stratégie et diagnostic stratégique Choix stratégiques Mise en œuvre et contrôle des stratégies
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
1 10 17 23 29 38 47 56 64 72 80 88 96 103 110 119 130 135 142 150
III
Entreprise et organisation
1 L’entreprise 2 L’organisation 3organisations sont nécessaires Les
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Les diFérents types d’organisation La prise en compte des parties prenantes
1
1 L’entreprise Ce terme évoque des représentations différentes en fonction des domaines (juridique, économique, etc.) auxquels on se réfère. Il est parfois remplacé par îrme, société, institution, organisation.
SocîétéCe terme prIvIlégIe l’aspect jurIdIque d’une actIvIté économIque car Il n’exIste pas de déinI-tIon jurIdIque de l’entreprIse. En droIt, on oppose l’entreprIse IndIvIduelle quI s’IdentIie à ce-luI quI la dIrIge (commerçant, artIsan) à l’entreprIse socIétaIre créée par le contrat de socIété. EntreprîseTerme économIque pour désIgner un acteur économIque produIsant des bIens et des ser-vIces à destInatIon d’un marché. FîrmeTerme anglo-saxon, usIté dans les théorIes économIques maIs pas en gestIon, que l’on retrouve parfoIs actuellement dans la dénomInatIon socIale : « irme servIce ». InstîtutîonEnsemble de structures déinIes par la loI ou la coutume pour répondre aux Intérêts collectIfs d’un groupement, d’une régIon, d’un pays : les InstItutIons bancaIres par exemple. Les entreprises prennent en compte les règles des institutions, de leur environnement, tout en cherchant à les inuencer dans le respect du droit.
Les moyens et les actions des entreprises selon leur statut
Moyens Contexte
Actîons Acteurs
Entreprîse
• Ressources ïnan-cIères lIbres • Objectifs « libres » • Marge de manœuvre de la gestIon des ressources • Environnement concurrentIel
• ManœuvresstratégIques ouvertes • NombreusespartIes prenantes
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
Assocîatîon
à but non lucratîf
• Ressources par dons • Objectifs ïxes • Peu de marge pour la gestIon des ressources • Pas de pression concurrentIelle
• Stratégie concurrentielle pour récupérer des fonds • Inuences externes polItIques, socIétales
Secteur publîc
• RessourcesinancIères contraIntes par l’État • Obligation de but de servIce • Compétences et RH pas maîtrIsées • Concurrence possible
• Stratégie pour ren-tabIlIser les Inves-tIssements publIcs • Stratégie d’alliances pour atteIndre des objectIfs socIaux
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Entreprise et organisation 216 2 L’organisation
Uneorganisationest « un ensemble de moyens structurés constituant une unité de coordination ayant des frontières identiIables, fonctionnant en continu en vue d’atteindre un ensemble d’objectifs partagés par les membres partici-pants ». (S.P. Robbins.)
Terme générique actuellement privilégié pour rendre compte des approches interne et externe de l’entreprise. La déînition proposée par S. P. Robbins peut s’appliquer à toutes les formes d’entreprises.
Toute organisation impose donc : ȃ  unedivisionet unecoordinationdes tâches et des activités ; ȃ  uneformalisationdes règles et des procédures de fonctionnement ; ȃ  unehiérarchieet uncontrôle; ȃ  unestabilitérelative. L’organisation peut être perçue comme : ȃ  une activité, l’action de structurer différentes composantes pour en assurer le bon fonctionnement, en fonction d’un but, d’une înalité ; ȃ  un objet : le résultat attendu, la manière dont l’ensemble est constitué ; ȃ  une entité sociale : un groupement humain qui a une existence propre, distincte de celle de ses membres. Le terme d’organisation désigne toutes les entités économiques quels que soient leur înalité, leur statut juridique. e Depuis le début duxxsiècle, de nombreuses études ont permis d’approfondir la notion d’organisation. Images de l’organisation
machîne (1910-40)
Un méca-nIsme dont les rouages doIvent être huIlés et où chacun doIt être à sa place.
Mécanique
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organîsme vîvant(1950)
Un système quI s’adapte à son envIronnement.
BIologIque
Une organîsatîon est un(e)
cerveau (1960-70)
Un cerveau quI ras-semble et traIte de l’In-formatIon et commande aux organes.
BIologIque Cyberné-tIque
système polîtîque (1960-70)
Un lIeu de gouvernement, où les IndIvIdus s’allIent et s’opposent dans la défense de leurs Intérêts.
Politique (la cIté)
prîson mentale (1950-70)
Un lIeu où le psychIsme humaIn se manIfeste, où les passIons s’exprIment, créateur de plaIsIr et d’angoIsse.
Psychologique
culture (1985)
Un groupe quI secrète des valeurs communes et quI crée des lIens d’apparte-nance.
Anthropo-logIque
• • •
• • • • F.W. Taylor (1911) • H. Fayol (1916) • M. Weber (1947)
• L. VonBertalanffy (1951)
• H. Simon (1947) • S. Beer (1972)
• J. March etH. Simon (1958) • M. Crozier et E. Friedberg(1977)
Entreprise et organisation
• E. Jacques (1951) • M. Pages et E. Enriquez (1974)
• E. Schein (1987)
216
D’après G. Morgan,Images de l’organisation, Eska, 1989 Depuis les années 2000, l’image de l’organisation est celle d’un réseau.
3 Les organisations sont nécessaires Organiser doit prendre en compte une approche systémique. En application de la théo-rie des systèmes, l’organisateur doit : ȃ  structurer les moyens en termes de systèmes simples ; ȃ  les intégrer dans des systèmes plus importants. Organiser impose au créateur d’une entreprise et à tout dirigeant d’agencer et de struc-turer les moyens à mettre en œuvre en fonction de la înalité et des objectifs qu’il a déînis. Il faut : ȃ identiîer les tâches, les activités, les moyens à mettre en œuvre et les répartir pour assurer le fonctionnement de l’organisation ; ȃ  coordonner ces tâches pour rendre cette entreprise viable ; ȃ  veiller à la permanence du fonctionnement de l’organisation et engager les actions cor-rectives en fonction de l’environnement juridique, économique, technologique et social. La înalité d’une activité (action) préexiste à l’organisation ; cependant, toute activité nécessite une organisation.
4différents types d’organisation Les Trois typologies peuvent être proposées.
Une typologie économique Cette typologie est :  focalisée sur u ȃn point particulier de l’organisation: lieu de production, lieu de dis-tribution de revenus, lieu de relations sociales, lieu de décision et d’information ; ȃ  fondée sur la nature de l’activité: industrie agro-alimentaires (IAA), industries (hors IAA), construction, commerce, transports, activités immobilières, services aux en-treprises, services aux particuliers, éducation-santé-action sociale ; ȃ  basée sur lataillede l’entreprise : le système industriel français classe les entreprises en TPE (très petites entreprises) de 0 à 9 salariés, PME (petites et moyennes entre-prises) de 10 à 250 salariés, et les grandes entreprises au-delà de 250 salariés ; les ETI (entreprises de taille intermédiaire) regroupent les entités entre 250 et 500 salariés. © Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
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Entreprise et organisation 216 Une typologie juridique Cette typologie permet de connaître les règles de droit applicables aux organisations en fonction de leur statut : ȃriseprivéerelevant du droit privé ;  entrep ȃ  entreprisepubliquelaquelle l’État peut exercer une inuence dominante du dans fait de la propriété ou de la participation înancière ; elle est donc soumise au droit public et au droit privé ; ȃ association, mutuelle, coopérativeoù la propriété ne joue pas un rôle décisif dans les prises de décision en raison du principe fondateur « un homme = une voix » ; elles sont régies par des lois qui leur sont propres. Comme toute classiîcation, ces typologies ont leur limite et leurs frontières sont dif-îciles à déînir.
Une typologie numérique Selon les périodes et la maturité numérique des entreprises, il est possible de distinguer : ȃ  l’entreprise 1.0, la plus fréquente, qui intègre de nombreuses technologies de l’in-formation et de la communication par juxtaposition de divers outils informatiques isolés ; ȃ  l’entreprise 2.0, née dans les années 2000 du web 2.0 et qui, grâce à la mise en réseau de ses différents acteurs, améliore la performance globale de l’entreprise ; ȃ  l’entreprise 3.0, en développement aujourd’hui, qui crée une synchronisation des relations digitales et transorganisationnelles aîn de développer un travail collabora-tif générateur de synergies.
5prise en compte des parties prenantes La Lesparties prenantessont tous les acteurs internesToute entreprise doit être atten-et les partenaires externes de l’entreprise qui ont un tive aux objectifs de ses parte-intérêt légitime dans les actions de cette entité. naires.
a. Les parties prenantes internes yLleses et recherchent le proît, la valeur de l’action mais propriétaires actionnaires aussi la pérennité de l’entreprise par son adaptabilité, sa réactivité à un environne-ment économique et social turbulent, complexe et incertain. yLes souhaitent la sécurité de l’emploi et de la rémunération, l’intérêt dans le salariés travail, la reconnaissance de leurs savoirs et de leurs compétences.
b. Les parties prenantes externes ats professionnelssalariés et d’employeurs : l’entreprise ne doit de yLessyndic pas sous-estimer leur rôle qui est de défendre les intérêts professionnels de leurs
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Entreprise et organisation 216 membres, revendiquer des avantages sous toutes les formes légales, soit dans le cadre de négociations collectives, soit auprès des médias, soit par des manifesta-tions. yLesclientsexigent de plus en plus un rapport qualité/prix performant. fourn yLesisseurs et lessous-traitantsun véritable partenariat assurant la visent stabilité des relations. ment yLegouverne peut servir par exemple d’intermédiaire pour les négociations dans des situations conictuelles, patronales/ouvrières. yLescréditeursdemandent plus de transparence quant à la solvabilité de l’entre-prise. communautés locales yLes veillent au maintien des emplois, par exemple. Lasociété civile(consommateurs, ONG) exerce aussi une pression sur l’entreprise y dans le cadre du développement durable. L’entreprise doit gérer un ensemble d’objectifs parfois contradictoires ; c’est sa res-ponsabilité sociale que la Commission européenne déînit d’ailleurs comme l’inté-gration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et à leurs relations avec les parties prenantes.
1 L’entreprise est une institution politique L’entreprise est une « coalition politique » qui se construit à partir de processus dé-cisionnels des parties prenantes, (actionnaires, salariés, dirigeants, clients, fournis-seurs, représentants de la société civile, notamment le plus souvent les ONG) dont les objectifs ne convergent pas toujours et peuvent même donner lieu à des conits d’intérêts. L’entreprise responsable doit prendre en compte ces divergences et faire en sorte qu’aucune des parties ne soit lésée. « Arbitrer en permanence entre les objectifs en présence est la condition d’une responsabilité sociale pleine et entière. [...] Cette obligation de délibération et d’arbitrage, préalable à toute décision stra-tégique, inscrit d’emblée l’entreprise dans le registre du politique. » De nombreuses entreprises veulent afîcher une vision consensuelle de la respon-sabilité sociale de l’entreprise mais cette conception qui veut éviter les excès d’une attitude polémique n’est pas réaliste. En effet, un engagement fort pour le dévelop-pement durable peut induire des sources d’efîcacité mais il a également un coût et peut donc nuire à la rentabilité, voire à la croissance de l’entreprise. L’entreprise doit intégrer la possibilité de conits d’intérêts dans une « gouver-nance partenariale » prenant en compte les préoccupations de ses parties prenantes et leur participation critique. « À ces conditions, la RSE pourrait devenir le logiciel politique de la îrme contemporaine. »
1. D’après « L’entreprise est une institution politique »,Le Monde, 14 février 2012. © Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
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Entreprise et organisation
Quelques statistiques Principalescaractéristiquesdesentitésjuridiquesdedroitpublicouprivé(personne morale, personne physique) en 2013 y compris auto-entrepreneurs et holding : Nombre Effectîfs Effectîfs Chîffre Chîffre d'unîtés salarîés salarîés au d'affaîres d'affaîres à légales en équîvalent 31 décembre hors taxes l'exportatîon En millions d’eurostemps pleîn Exploîtatîon5 089 5 631 1 603,2 202,85 539 forestîère Industrîe337 959,22 973 021 262 811 1 040 940,6 3 258 958 manufacturîère, îndustrîes extractîves et autres Industrîe13 918,7 58,5139 989 163 608 44 385 manufacturîère, îndustrîes extractîves et autres, dont artîsanat commercîal* Constructîon284 341,7 1 442 557 1 315 855 536 488 4 775,5 Commerce de gros1 721 290,4 5 216 807 181 276,44 568 894 1 117 786 et de détaîl, trans-ports, hébergement et restauratîon Informatîon138 131 666 888 738 013 172 985,1 19 834,7 et communîcatîon Actîvîtés4 146,639 146,9 151 992 136 248 91 590 auxîlîaîres de servîces inancîers et d'assurance Actîvîtés201 387 222 830 217 678 79 635,2 812,9 îmmobîlîères Actîvîtés361 937,9 2 923 183 52 046,31 897 158 702 139 spécîalîsées, scîentîiques et technîques et actîvîtés de servîces admînîstratîfs et de soutîen • • •
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