//img.uscri.be/pth/eaf05f2514456088eb3205ea32768a66c4e6bdfa
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 23,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : PDF

avec DRM

Réussir son business plan - Méthode, outils et astuces - 2e édition

De
288 pages

Les décisions dans l'entreprise doivent de plus en plus souvent être validées par un business plan qui démontre la cohérence du projet et sa faisabilité financière. Qu'il s'agisse d'un entreprise existante, d'un projet nouveau, d'une opération financière, il est indispensable de disposer d'un plan précis, chiffré, vérifiable et convaincant. C'est tout l'intérêt de ce livre que de proposer une méthodologie simple et efficace pour concevoir tous les types de business plan.

Voir plus Voir moins
CH A P I T R E 1
Définir le business plan
1 EBUSINESSPLAN», est le document de, ou «plan d’affaires présentation d’un projet d’investissement ou de l’évolution à L moyen terme d’une entreprise. Les investissements font de plus en plus l’objet d’une étude préalable détaillée, aussi bien au sein des entre-prises que dans les banques et auprès des investisseurs. L’importance des montants en jeu et les aléas, tout comme l’exigence accrue de rentabilité de la part des actionnaires, expliquent le recours croissant à cette tech-nique. Ce chapitre vise à définir le business plan, à indiquer les circons-tances dans lesquelles il est réalisé, à préciser son contenu.
Dans quelles circonstances réalise-t-on un business plan ? Quels en sont les destinataires ?
Ces circonstances sont nombreuses. Nous pouvons dès à présent opérer une première distinction entre les business plans portant sur un projet au sein de l’entreprise et ceux portant sur la totalité de l’entreprise.
1. « Plan d’affaires » est habituellement retenu pour traduire les termes « business plan ». Le nom anglais étant largement plus courant que son équivalent français, nous avons choisi de l’utiliser tout au long de ce livre.
3
RÉUSSIR SON BUSINESS PLAN
Le business plan portant sur un projet interne à l’entreprise
Il est utilisé dans les contextes suivants : pour l’adoption du projet: les entreprises soumettent de plus en plus leurs projets d’investissement à une procédure formalisée d’adoption en interne. Les personnes responsables d’un projet doivent soumettre un business plan à un comité d’investissement ayant le pouvoir de le valider, de le rejeter ou d’en demander la révision. Les projets « marchands » portent sur la création ou le développement de nouveaux produits, ils contribuent directement à augmenter le chiffre d’affai-res. Les projets « non marchands » visent quant à eux à améliorer l’efficacité interne de l’entreprise (investissements de productivité, de rationalisation) ; pour évaluer la rentabilité d’une affaire commerciale: certains contrats commerciaux requièrent un investissement significatif du fournisseur (outils spécifiques, infrastructures…) et l’engagent sur plusieurs années. Le chiffrage de l’investissement et des revenus futurs permet d’évaluer la rentabilité de ce contrat pour le fournis-seur. Il constitue également un business plan à usage externe car il sert de base pour négocier le prix avec le client. Parfois, le fournisseur de biens d’équipement participe au business plan de son client pour l’aider à démontrer la rentabilité de son projet vis-à-vis de sa hiérarchie. Cette démarche nécessite bien évidemment une grande confiance de la part du client ; dans le cadre des partenariats public privé (PPP): il s’agit d’un cas particulier de la situation précédente. Une ordonnance de 2005 permet à l’État français de confier à une entreprise privée les différen-tes phases d’un projet (conception, investissement, exploitation) par un marché public unique. Ces projets peuvent porter sur des hôpi-taux, prisons, infrastructures… Dans le cadre de ce partenariat public privé (PPP), l’État peut rémunérer le prestataire privé exclusi-vement sous la forme d’un loyer versé au cours de la période d’exploi-tation. Il revient donc à l’entreprise privée d’investir et de financer le projet. Le business plan est un outil indispensable pour quantifier l’investissement, trouver les financements nécessaires et négocier la rémunération des prestations avec le client public.
4
CHAP. 1 : DÉFINIR LE BUSINESS PLAN
Le business plan portant sur la totalité de l’entreprise Il est utilisé dans les contextes suivants : pour la levée de capitaux. L’entreprise peut avoir un fort besoin en capital à différentes étapes de sa vie : lors de sa création, d’une phase de fort développement ou en sortie de crise pour reconstituer des capitaux amputés par des pertes. Le business plan a pour objectif d’évaluer les besoins financiers, de démontrer aux investisseurs en capital la rentabilité du projet et aux banquiers la capacité de remboursement de l’entreprise. Pour une augmentation de capital, il est nécessaire d’évaluer l’entreprise ; pour évaluer une entreprise par les flux de trésorerie futurs (DCF). L’évaluation est nécessaire en différentes circonstances, notamment, en cas de cession ou d’augmentation de capital. L’évaluation d’entre-prise par les flux de trésorerie futurs actualisés (méthode desdiscoun-ted cash flows ou DCF) constitue l’une des méthodes les plus fréquemment utilisées. L’élaboration d’un business plan est indisso-ciable de l’utilisation de cette méthode. Il définit les hypothèses d’investissement et d’activité permettant de valoriser les flux de trésorerie futurs. Notons que certains actifs incorporels sont égale-ment valorisés à partir des flux de trésorerie futurs. Ainsi, la valeur d’une marque est souvent estimée à partir de flux de trésorerie futurs actualisés représentant le différentiel de marge obtenu grâce à cette marque par rapport à un produit générique de même nature ; pour valider des orientations à 3-5 ans entre une filiale et sa société mère. Au sein des groupes, le business plan constitue un outil de vali-dation des choix stratégiques et des prévisions financières entre une entreprise et ses actionnaires ou entre une filiale et sa société mère ; pour évaluer la nécessité de déprécier les actifs en normes compta-bles IFRS. Ces dernières s’appliquent de façon obligatoire aux comp-tes consolidés des groupes faisant appel public à l’épargne au sein de l’Union européenne. La norme IAS 36 prévoit de répartir les actifs en « unités génératrices de trésorerie » et de calculer lescash flowsprévi-sionnels de chacune de ces unités. Lorsque la somme des flux de trésorerie prévisionnels actualisés d’une unité est inférieure à la valeur comptable des actifs, il faut alors comptabiliser une dépréciation des actifs de l’unité. Le business plan formalise les hypothèses d’activité et d’investissement nécessaires au calcul des flux prévisionnels. Nous © DunoddétaLilalpohnotsoccoepipernoonceasustoursiséeenestunnddéliotuvrage, annexe 3.
5