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Créer une entreprise en Afrique

De
168 pages
Ce livre retrace avec clarté le parcours du créateur d'entreprise : importance de la collaboration professionnelle et nécessité de consulter sans complexe les experts, les notaires, les avocats, tout en ayant les éléments de base pouvant favoriser le dialogue et, partant, la réduction de la marge d'escroquerie d'idées. Il insiste également sur la notion anglo-saxonne du timing et se termine sur une synthèse relative, qu'on qualifie de business plan, indispensable pour discuter.
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CRÉERUNEENTREPRISEENAFRIQUELucasPony
CRÉERUNEENTREPRISEENAFRIQUE
Itinéraireet business plan©L’Harmattan,2011
5-7,ruedel’E cole-Polytechnique,75005Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN:978-2-296-55405-4
EAN:9782296554054REMERCIEMENTS
A
- Monsieur le Professeur Fouda Séraphin Magloire, Université de
YaoundéII-Soa
Aux
- Pr.NjomgangClaude
- Pr.F.R.Mahieu
AMessieurs
- FoguéVictorHonoré,AdministrateurCivil,CE
- FossoEliasenFrance
- FoguéngounouChancelenFrance
Amamère
- TchoungoumMartheàManjo
Amonpère
- FeuNgounouRobert
Amessurs
- MmeTchuenkamnéeNomgneErnestine
- MmeKamdemnéeKamgueElise
AmaHiérarchieà
- l’U niversitédeDschang
- l’ Ecole Supérieure de Commerce et de Gestion des Entreprises à
Yaoundé
- l’I SSTNdeDschang
A tous ceux qui, de près ou de loin, ont apporté une contribution à
l’ élaboration de ce livre. Particulièrement à mon épouse, à mes enfants et à ma
communautéparoissialeEECdeDschang-Villeoừ jesuisconseillerparoissial.
œLISTEDESTABLEAUX
Tableau1 :Tableauducontenud’ unplanmarketing
Tableau2 :Donnéeshistoriques
Tableau3 :Tableaudecalcul
Tableau4 :Tabledecorrespondance
Tableau5 :Tabled’échantillon
Tableau6 :Soldescaractéristiquesdegestion
Tableau7 :Exempledegrilled’ analysedesbilanssuccessifs
Tableau8 :Tauxdesortie(%)
Tableau9 :Lasituationdessortantsselonleniveauobtenu
Tableau10 :Situationdessortantsselonlafilièreu11 :Tableaurécapitulatifdevotreparcours
LISTEDESFIGURES
Figure1:Ladéterminationduseuilderentabilitéoupointmort
Figure2:Techniquedel’e ntonnoir
Figure3:Planificationenprojet-financerelativeauTiming
Figure4:EchantillonPERT
6LISTEDESABREVIATIONS
CT :Courtterme
DSA :Dimensionsocialedel’ ajustementstructurel
EDI :Echangedesdonnéesinformatisées
FCFA:FrancdeLacommunautéfinancièred’Afrique
LT :Longterme
MT :Moyenterme
NTIC:Nouvellestechnologiesdel’inform ationetdelacommunication
OIT :Organisationinternationaledutravail
OAPI :Organisationafricainedelapropriétéintellectuelle
ONG :Organisationnongouvernementale
PNG :Programmenationaldegouvernance
PNUD:Programmedesnationsuniespourledéveloppement
UA :Unionafricaine
VA :Valeurajoutée
CIDEGEF:Conférenceinternationaledesdirigeantsdesinstitutions
d’ enseignementsupérieuretderecherche,degestion,
d’ expressionFrançaise
7INTRODUCTIONGÉNÉRALE
1-PRÉLIMINAIRES
A la base du développement de tout secteur dit privé, se trouve la création
d’e ntreprise qui devient un choix prioritaire des politiques publiques, un champ
derechercheessentieletundomainedeformationprivilégiée.
a-L’enviro nnementsociopolitique.
On part du début des années 1980, particulièrement en Afrique avec le
rapport de la Banque mondiale de l’ année qui suivait la naissance du Plan
d’ action de Lagos (OUA, 1980). L’ accent était mis sur les ressources humaines
et les secteurs productifs dans une perspective régionale (Berg, 1981). Le
rapport insiste sur l’ industrie, devenue le lieu des politiques de développement
et fait très brièvement allusion en une demi pageà l’ esprit d’ entreprise. Ce n’ est
que huit ans plus tard qu’u ne des études régionales de la banque (Banque
Mondiale, 1989) aborde la nécessité de promouvoir l’ entrepreneuriat pour
assurer une croissance durable de l’ Afrique subsaharienne particulièrement.
Aujourd’ hui, l’ accent est mis sur les entreprises de réseaux (ordinateurs,
Internet,NTIC…).
Du "plus d’ État" des années soixante-dix au "mieux d’ État" des années
quatre-vingt, on est passé au "moins d’ État" des années quatre-vingt-dix, suite à
trois événements:
- l’ adoptiondesPAS– DSA– PNG(1989);
- ladévaluationdufrancCFA(1994);
- lalibéralisationfinancièreen2001pourlecasduCameroun.
La dynamique de l’aj ustement structurel et son corollaire la privatisation,
pris dans l’ assertion la plus large du terme, poussent les fonctions publiques du
continent africain en particulier à se tourner de façon quelque peu défensive et
créative, vers la création d’ entreprise afin de chercher à régler les problèmes
d’ emplois posés par les "déflatés" et le nombre croissant d’ étudiants qui sortent
desuniversités.
Le sauvetage économique de l’ Afrique en particulier passe désormais par la
promotion du secteur privé, donc par la création d’ entreprise. Les États du
continent cherchent de façon proactive à favoriser l’éclo sion de l’init iative
individuelle oucollective et de l’esprit d’ entreprisepardespolitiquesincitatives
auxréformes.
D’ aprèsl’ OIT, «Ilestestiméque,selonlespaysetlessecteursd’ activité, 35
à 70% des entreprises qui se créent, périclitent et succombent dans les trois ans
quisuiventleurdatedecréation»(OIT,1992).
9b-Lecontexteconceptuel
# Le contexte réglementaire: qui n’est pas toujours la contrainte majeure.
L’ excèsdebureaucratieetdepaperasseimposéparunefonctionpubliqueestun
aspect essentiel du quotidien de tout entrepreneur. Les goulots d’ étranglement à
la création d’ une entreprise s’ avèrent si rédhibitoires que les entrepreneurs
préfèrentresterdanslesecteurinformel.
Casdel’explos iondusecteurinformelàLima(DeSoto,1989).
# Le contexte culturel: la dichotomie des motivations groupales et
individuelles relevée par des sociologues tels que Balandier (1963) ou encore
Etounga Manguelle (1991), se répercute sur la vie de l’ entreprise africaine en
particulier. En d’a utres termes, le comportement de l’individu y est davantage
plus collectif que personnel. Par exemple, le fait que la communauté soit plus
importante que l’indi vidu amène ce dernier à jouer la solidarité groupale
(Hernandez, 1993) et ainsi à orienter pour ne pas dire biaiser la décision
microéconomique. Ponson (1990) va plus loin en affirmant que l’ appartenance
communautaireentraîneunecertainedifficultéàinnover.
#Ladialectique«urbain-rural»
Il apparaît opportun d’ envisager une programmation de création d’entrepr ise
qui tienne compte du continuum socioculturel qui passe de l’ urbain au rural
d’une part et aussi du rural à l’urbain d’au tre part; ainsi, sous l’ influence de la
théorie économique du dualisme expliquant un développement à deux vitesses
des pays du Tiers-monde. Ce serait tronquer la réalité sociologique de la partie
subsaharienne du continent. En effet, dans le quotidien des relations sociales,
force est de constater que «les activités informelles urbaines sont le
prolongement de la société traditionnelle (Mette Lin, 1985). Il n’y a donc pas
scissionentrelavilleetlazonerurale.
Dans le même sens, la Banque mondiale (1984) a remarqué que les groupes
d’ entrepreneurs agricoles en Côte d’ Ivoire surtout, créent des entreprises qui
infirment la distribution traditionnelle entre secteur formel (davantageurbain)et
secteurinformel(ruralessentiellement).
# La psycho-culture de la croissance est particulièrement observée dans le
contexte occidental. Elle se veut le ferment de la dynamique de l’entreprise qui
est condamnée à suivre dans un environnement où la croissance micro et
macroéconomique est imposée, notamment par un système de valeurs éthico-
religieuses à la Weber. Or, nombreuses sont les micro entreprises tant du nord
que du sud, dont l’ objectif premier est beaucoup plus d’ assurer la survie des
membresdelafamillequedeprospérer.
102-LECAPITAL-RISQUE:UNEPANACÉEDISCUTABLE
L important n’est pas de réunir des fonds mais de savoir-faire "sans" fonds
du tout; c’ est par cette phrase claire que Bhide (1993) montre qu’ on réussit
aussi bien en se jetant à l eau sans argent et en commençant presque avec des
mains nues, qu’ en cherchant d’ emblée à séduire les investisseurs en capital-
risque. On retrouve une argumentation similaire dans le contexte français
lorsqu’ un responsable d’ une ONG spécialisée dans la création d’ entreprise
n’ hésite pas à affirmer qu’ on s’ est trop focalisé sur les aides financières, Michel
(1993).
Ce raisonnement nord-américain de base empirique et franc-européen en
contact, s’app lique presque de façon corollaire au contexte de l’ Afrique
subsaharienneetce,pouraumoinslesdeuxraisonssuivantes:
-toutd’a bord,ilsemblequ’ ilyaiteuunsurplusd’offr edefondsdisponibles
si on se fie au cas du Kenya où, lors d’ une mission à Nairobi en 1992, un
représentant du PNUD mentionnait qu’ il y avait plus de trois cents ONG qui
disposaient de fonds pour la création d’entrepri se et qu’ elles avaient des
difficultésàdéboursercesfonds;
- ensuite, entre autres, depuis le symposium sur la mobilisation de l’ épargne,
organisé par l’ ONU à Yaoundé Cameroun en 1984, il ressort qu’ il y a des
gisements d’épargne à prospecter et à canaliser à des fins productives. Le défi
repose beaucoup plus sur le règlement du problème des prêts à court terme pour
le financement des achats d’ intrants que sur celui des besoins en capital –
risque.
3-OBJECTIFS
Ilscadrentavecleréseauentrepreneuriatetcherchentàmieuxcomprendrela
dynamique de la création d’e ntreprise dans le continent africain surtout, mais
pasexclusivement.Ondistinguera:
a-nedimensiondidactique;
b-La connaissance approfondie de ce secteur prioritaire du développement
économiqueengénéral,etdudéveloppementducontinentenparticulier;
c-Laproblématiquedelacréationd’ entreprise:sadémarche.
4-APPROCHE– CONTENU
a-Réaliserune étudesurlafaisabilitédelacréationd’e ntrepriseàpartird’u n
projetréel(invention,idéed’ unnouveauproduitouservice… );
b- Favoriser la liaison entre la théorie et la pratique avec un projet
pluridisciplinaireetconcret;
c- Apprendre à travailler en équipe sur un projet commun, complexe et de
longuedurée.
11

’5-DÉFINITIONS
Méthodologie: partie d’ une science qui étudie les méthodes auxquelles elle
arecours.
Méthode: manière de dire, de faire, d’ enseigner une chose, suivant certains
principes et avec un certain ordre, procéder avec méthode, manière d’agir,
habitude, marche rationnelle de l’espr it pour arriver à la variété (approche
philosophique).
Méthodologie: partie d’un e science qui étudie la manière de dire, de faire,
d’ enseigner une chose suivant certains principes et avec un certain ordre;
marcherationnelledel’espr itpourarriveràlavérité.
Projet: ce qu’ on a l’i ntention de faire: ébauche, première rédaction d’ un
texte, étudeavecdessinsetdevisd’ uneconstructionàréaliser.
Création: action de tirer du néant. Engendrer, inventer, fonder, constituer,
susciter.
Entreprise: action d’ entreprendre: ce qui est entrepris, ce qu’ on s’ est
chargé de faire, combinant divers facteurs de production, et distribuant des
revenusencontrepartiedel’uti lisationdesfacteurs.
TPE (Toute petite entreprise): entre individu sans salaire et entreprise
employantjusqu’à 9salariés;
PE:Petiteentreprise,de10à49salariés;
ME:Moyenneentreprise,de50à499salariés;
GE:Grandeentreprise,au-delàde500salariés;
TGE:Trèsgrandeentreprise:au-delàde1000salariés.
La combinaison de ces différentes définitions nous permet de dire qu’ on
entend par méthodologie de projet de création d’ entreprise, la manière de tirer
du néant ce qu’on a l’i ntention de faire et qui peut être une unité économique
parexemple.
Lesinterprétations
Unprojetpeutêtreinterprétéentermes:
- de projet individuel ou projet de création d’en treprise individuelle relatif à
l’ évolution d’ un individu dans une société, et qui est gérée comme un projet
(projetpersonnel),voireàlaretraite;
- de projet familial ou projet de création d’entrepr ise familiale relatif à
l’é volution d’u ne famille (financement des études) dans une société et qui est
gérée comme un projet: évolution des enfants, des femmes, (rôle dans
l’économ iefamiliale)del’ensem bledesmembresdelafamille;
12- de projet industriel et commercial relatif aux réalisations industrielles et
commerciales et qui sont gérées comme des projets sinon elles sont vouées à
l’ échec;
- de gestion des entreprises: une entreprise, quelle que soit sa taille, est un
projetetestgéréecommetelle.
6-PROJETET"TIMING"
Un projet peut être appréhendé au sens technique comme l allocation des
ressources dirigées vers un objectif spécifique suivant une approche organisée
et planifiée. Toutefois, les projets sontinfluencés parleur environnement social,
temporel, politique et technologique, à travers l’hi stoire, (notamment l’Égy pte,
les pyramides, la Rome Antique et bien d’ autres). Les projets ont toujours fait
l’ objet de très nombreuses préoccupations comme les pyramides, les
réalisationsromaines,endépitdelatechnologiedisponibleaujourd’h ui.Casdes
NTIC.
Ces dernières années, l’ événement technologique s’ est accéléré jusqu’ aux
Nouvelles technologies de l’ information et de la communication (NTIC). Ainsi,
onpassedel’ imprimerie(machineà écrire)àl’ ordinateur,cinqsièclesplustard.
On passe également de la copie- photocopie à la photocopie puis à la carte
magnétique. A toutes ces mutations technologiques correspond une véritable
sourcedesleçonsdupassépouvantêtreappliquéesaujourd’ hui.
La technologie s’es t rapidement améliorée pour l’ordinateu r et les
communicationsgénérantdenouvellesambitions.Donc,denouveauxprojetsde
créations d’ entreprises répondent à notre époque des mutations technologiques;
cequiaunimpactsurlesdifférentsaspectsdesprojets.
La restriction dutempsàpartir de l’or dinateurcomportantplusieurslogiciels
d’ application, a obligé les gens dans plusieurs cas, à entreprendre les projets de
créations d’ entreprises avec une grande priorité accordée au court terme,
négligeant ainsi le long terme. Une illustration pratique concernera le "Pay-back
period", méthode qui privilégie le court terme par rapport au long terme. Plus la
société fait face aux mutations technologiques, plus dans les conceptions des
projets de créations d’ entreprises, on privilégie le court terme au long terme; la
préférence étant accordée à l’ offre des projets à court terme. Beaucoup
d’ organisations optent pour le micro-management, avec les résultats qui
s’ob tiennentrapidement.
Il sera question ici d’ examiner les projets futurs dans une perspective des
projetsàgrandssuccès,dansunenvironnementdemutationstechnologiques.
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’7-LENVIRONNEMENT DESPROJETSDECRÉATIONS
DENTREPRISES
Un projet est conçu en fonction du temps, également dans un contexte
d’or ganisation, de système légal: un système politique, une structure
technologique, un système économique et un système social. Comment ces
facteurs environnementaux affectent-ils les projets? Que vont répondre un
gestionnaire des projets et l’équipe de projet? C’est la variation de la théorie de
ème
Toynbee. Cet auteur, depuis le 18 siècle, a défendu le concept de l’usi ne
comme le fondement de la révolution industrielle, ce qui expose les projets aux
variationsdesdifférentsfacteursci-dessus évoqués.
Les ressources, le budget, les méthodes et les outils de projet dépendent de
l’ environnement. Si les projets d’aujour d’hui sont gérés avec les outils de 1960,
ils sont successibles d’ échouer. La gestion espérée, budgétisée, sera différente
denosjoursaveclaprésencedeslogicielsappropriésdegestiondesprojets.
Les principes demeurent consistants à travers le temps. Seuls les méthodes,
lestechniquesetlesoutilschangent.
Il sera question pour nous de voir comment combiner la technologie du futur
avec les leçons du passé pour un succès dans l’ élaboration des projets de
créationsd’ entreprises.
En définissant un projet comme l allocation des ressources dirigées vers un
objectif spécifique suivant une approche organisée et planifiée, les composants
oulespartsd’u nprojetcomportentausommet,l’objectif duprojet.
C’ est l’i dée centrale d’ un projet. Mais étant donné que l’o bjectif est vague,
nous avons besoin d’un e stratégie pour le soutenir. La stratégie montre
commentnousallonsexécuterleprojet.
Ledocumentdebaseduprojetestleplanduprojet.Leplanduprojetchange
selon sa réussite ou son échec. Le plan du projet doit définir le travail à faire, la
ressource indiquée, la méthode à suivre dans le projet, sa gestion et son
contrôle,l’usage desoutilspoursoutenirlesméthodesetl’évol utiondutravail.
Le plan du projet comporte le budget approuvé et ses composantes
approuvées,etcescomposantessontprésentéescommeci-après.
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’Lescomposantesduprojet
Les mutations technologiques ont un impact significatif sur les projets. C’est
le cas: del’ usinage de la gestion des projets GANTT charts, du Programme
d évaluation et de révision technique (PERT) en projets nucléaires sous-marins,
des grands produits de développement des projets, du public, des programmes
sociaux.
Ces méthodes (GANTT, PERT) seraient utiles si elles pouvaient replacer
dans le contexte d’a ujourd’ hui, les impacts et la technologie. Si nous les
utilisons exactement comme elles étaient il y a trente ans, nous nous buterons à
dessuccèslimités.
De 1960 à 1980, nous avons réussi à arrêter des composantes des projets,
comme indiquées à la figure ci-dessus. On doit être concerné par les facteurs
externes qui affectent un projet. La liste ci-après montre l’ ensemble des
externesetinternespouvantaffecterunprojet,lesquelsfacteursnedevraientpas
êtreignorés.
1- Technique (nouveaux outils pour fabriquer les produits, technologies de
test de la qualité, amélioration technologique pour vendre et distribuer un
produit);
2- Compétition (idées et concepts pris aux autres industries par les firmes
compétitives, compétition améliorée dans les services et produits, compétition
liéeauxmarchésdesprojets);
3- La régulation gouvernementale (augmentation du rapport
gouvernemental, régulation d’ impactsdes sous-contractants, certains outils dans
lesprojetssontréguliersouinterdits);
4- Politiques (nouveaux partis en puissance, changement des priorités,
annulationdeprojetouréorientation,accélérationduprojet);
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’5-Impacts (technologiesrendant plus compétitifslesdifférentsproduitsavec
l’existant (électricité = naturel), régulation gouvernementale qui réduit la
compétitionetréduit égalementledésirportéauprojet).
La gestion d’un projetdépenddel’organisat ionetdelanatureduprojetavec
la comptabilité et le droit, beaucoup de travaux ayant été améliorés comme
projets. On peut ainsi distinguer des projets à structures séparées. Ainsi, les
petits projets exigent une ou deux personnes pour un temps court. Toutefois,
avec des projets larges, il y a des bénéfices pour l’ approche en termes
d’ organisation séparée plutôt qu’ en un département comme dans le cas des
petitsprojets.
a-L’or ganisationtraditionnelle
Nous allons nous référer ici à une organisation normale comme en ligne, ou
fonctionnelle. Les départements collégiaux sont une des organisations
collégialesetpeuventêtrevuscommefonctionnelsouenligne.
On a beaucoup critiqué les organisations en ligne hiérarchique d’être
bureaucratiques et incapables d’ atteindre les objectifs efficaces, donnant ainsi à
l’ organisationtraditionnelleplusieursraisonsd’exis ter.
D’ abord, l’ organisation en ligne ou fonctionnelle représente la stabilité des
employés. C’ est une demeure. Il existe une interrelation et des contrôles entre
départements.
Ensuite, nous avons les communications faciles. L’organ isation standard a
uneexistenceverticaledesystèmedecommunicationdéjàenplace.
b-Lagestionmatricielle
L’ organisation matricielle apparaît comme une table de lignes et de
colonnes.Lesdépartementssontdeslignes etlesprojets,descolonnes.Lesgens
dans l’ organisation appartiennent aux lignes ou organisations en ligne. Quand
ils ont un projet, ils évoluent suivant les colonnes. On peut créer une colonne
artificiellepourlesnonrangés.
Les compagnies qui montent les projets publics et privés s’ organisent en
organisationsmatricielles.
c-Lesleçonstiréesdesprojets:(bons,mauvais,laidsprojets)
Les projets du passé (armées romaines, Canal de Suez,…) nous enseignent
les organisations, les méthodes, les techniques des projets. Les étapes de
l’ analysedesprojetsdupassésontlessuivantes:
1- Identifier la situation qui nous intéresse à cause du background ou du
travailrécent;
16

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