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Créer son entreprise 2017

De
296 pages
La création d’entreprise est en perpétuelle évolution et demande une adaptation permanente du porteur de projet face aux évolutions législatives et aux tendances de son marché. Au vu de son projet, le lecteur trouvera dans ce guide tous les trucs et astuces, les étapes à suivre pas à pas qui l’aideront à formaliser son idée, à choisir son statut (auto-entrepreneur, micro-entrepreneur, créateur d’entreprise), à établir son étude de marché, à construire son business-plan, à chercher un financement et à prendre les contacts indispensables… Ce guide lui permettra de se poser les bonnes questions, de se diriger vers les bons interlocuteurs et d’aborder toutes les étapes de sa création de façon pratique et pragmatique.
Rédigé par une spécialiste de la création d’entreprise, ce livre répond de façon claire et précise aux questions que se pose tout créateur d’entreprise et détaille toutes les étapes d’une création réussie.
Inclus : cas pratiques, modèles de documents, adresses.
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Créer son entreprise
 
Tous les codes et guides sont disponibles sur :
www.prat-editions.fr
L’auteur souhaite remercier :
Laurent Cohen, associé dans le cabinet d’expertise comptable « Expertise & Conseils », 9, rue des Pyramides, 75001 Paris, qui a accepté de relire le manuscrit avec le regard pertinent d’un professionnel, et son éditrice, pour ses conseils, ses encouragements et son professionnalisme, ainsi que toute l’équipe éditoriale des Éditions Prat.
 
Direction éditoriale : Anne-Laure Marie
Édition : Claire Cabaret
Relecture-correction : Nawshaba Imambaccus
Création graphique : Julien Josset
Composition : Marine de Percin
Crédits photos : © goodluz - Fotolia.com
Copyright
© 2016 Prat Éditions, division d’Intescia
8, rue Rouget de Lisle
92442 Issy-les-Moulineaux Cedex
 
 
ISBN 978-2-8095-1080-5
ISSN 1272-4955
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5, 2e et 3e a, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou ses ayants droit, ou ayants cause, est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Partant d’une intuition, d’une conviction propre, l’entrepreneur qui prend la décision de créer une entreprise s’impose un changement de vie radical et lorsqu’il concrétise son projet provoque un changement dans la vie des affaires.
Cette décision, qui doit à terme apporter une solution utile pour le marché et satisfaisante pour lui-même, ne peut exister sans être accompagnée. Seule, l’idée n’a pas de valeur. Elle a besoin de s’enrichir de l’expérience des autres et de nouvelles connaissances. D’une part, le créateur doit pouvoir adapter son idée à la demande de ceux qui vont payer : proposer un produit ou un service. D’autre part, l’entrepreneur devra trouver comment produire, vendre et accepter de gagner sa vie en ne faisant que cela…
Ainsi, il s’avère qu’avant d’être une affaire économique, la démarche de création d’entreprise est avant tout affaire de croyance et d’apprentissage.
De croyance, car les enjeux auxquels les créateurs d’entreprise se croient confrontés (réussir sa vie, imposer sa vision, se faire comprendre, accepter…) sont tellement forts qu’ils freinent, voire empêchent l’action et il faut alors les aider à les relativiser.
D’apprentissage, car c’est en accueillant la critique comme une proposition constructive que le créateur sera capable d’identifier des solutions raisonnées et robustes… À l’incubateur de Novancia, les professionnels que nous sommes passons beaucoup de temps et énormément d’énergie pour rassurer et maintenir cette envie d’apprendre…
En matière de création d’entreprise le résultat n’est jamais indépendant du chemin parcouru. J’oserai même écrire que c’est le parcours qui fait le succès et, ce faisant, la capacité du créateur à lire, à rencontrer des acteurs clés, à poser des questions, à chercher à comprendre à servir des intérêts et à trouver du plaisir à le faire.
J’espère donc que c’est avec ce même esprit de curiosité et d’intérêt pour ce que l’on ne connaît pas que les créateurs aborderont cet ouvrage pratique, simple et complexe à la fois. Ce guide riche qui apporte une vision nouvelle, celle d’une femme de terrain entrepreneure et accompagnatrice d’entrepreneurs.
 
Joël Saingre
Responsable fondateur de l’incubateur de Novancia
Incuba’School
 
Liste des abréviations
ACCRE : aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise
ADIE : Association pour le droit à l’initiative économique
AERL : auto-entrepreneur à responsabilité limitée
APEC : Agence pour l’emploi des cadres
BFR : besoin en fonds de roulement
BIC : bénéfices industriels et commerciaux
BNC : bénéfices non commerciaux
CA : chiffre d’affaires
CAF : capacité d’autofinancement
CAF : caisse d’allocations familiales
CCI : chambre de commerce et d’industrie
CDD : contrat à durée déterminée
CDI : contrat à durée indéterminée
CET : contribution économique territoriale
CFE : centre de formalités des entreprises
CFE : cotisation foncière des entreprises
CGA : centre de gestion agréé
CIPAV : caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse
CIR : crédit d’impôt recherche
CM : chambre des métiers
CRITT : centres régionaux d’innovation et de transfert de technologie
DDTEFP : direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle
DIF : droit individuel à la formation individuelle
DIRECCTE : direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi
EBE : excédent brut d’exploitation
FNAL : fonds national d’aide au logement
INPI : Institut national de la propriété industrielle
IR : impôt sur les revenus
IS : impôt sur les sociétés
ISF : impôt de solidarité sur la fortune
NACRE : nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise
PCE : prêt à la création d’entreprise
PRCE : prime régionale à la création d’entreprise
RCS : registre du commerce et des sociétés
RSA : revenu de solidarité active
RSI : régime social des indépendants
TVA : taxe sur la valeur ajoutée
URSSAF : Union de recouvrement des cotisations de Sécurité sociale et d’allocations familiales
ZFU : zone franche urbaine
ZRR : zone de revitalisation rurale
ZRU : zone de redynamisation urbaine
ZUS : zone urbaine sensible
 
Avant la phase de création
 
 
Faire évoluer votre idée tout au long de la création
• Depuis quelque temps, la création d’entreprise vous tente, elle a le vent en poupe, et les médias se chargent de véhiculer ce mouvement.
• Actuellement, vous vous interrogez sur votre positionnement professionnel, et c’est peut-être le moment de vous lancer dans un nouveau projet professionnel : la création d’une entreprise.
• Pour démarrer votre projet de création, vous avez besoin d’une idée : c’est votre point de départ.
 
Vous trouvez votre idée de création
Connaître l’origine de votre idée vous permettra de communiquer et de donner une « histoire », une « identité » à votre entreprise. C’est une donnée que vous exploiterez, qui donnera un sens à l’histoire de votre création d’entreprise, qui constituera la base de la culture de votre future entreprise, de sa déontologie, de ses valeurs. Très souvent cette idée naît de votre entourage, de votre expérience professionnelle, d’un constat que vous avez fait, d’un besoin que vous avez identifié.
Ensuite, vous devez formaliser votre idée, qui est au commencement un « embryon d’idée », née de votre envie et de votre instinct de futur entrepreneur.
Quelle est l’origine de votre idée ?
Tout projet de création d’entreprise débute par une envie, un désir d’indépendance, une idée :
nouvelle (une innovation, un besoin non satisfait, une niche) ;
que vous avez déjà expérimentée (la continuité de votre expérience professionnelle) ;
déjà exploitée par d’autres (vous proposez une offre qui est proche de celle de concurrents).
Est-ce que l’origine de votre idée est :
une expertise dans un domaine particulier ? Par exemple : vous êtes un expert dans le domaine du contrôle réglementaire de l’environnement, vous avez travaillé pendant 15 ans et suivi de nombreuses formations dans ce domaine et vous décidez de monter votre structure ;
la connaissance d’un secteur d’activité ? Par exemple : vous connaissez le secteur immobilier car vous y travaillez depuis 10 ans, et vous souhaitez monter votre propre structure ;
un nouveau produit et/ou service ? Par exemple : vous lancez un nouveau service d’aide à la personne car vous avez été confronté à ce besoin sans trouver de prestataires qui y répondait ;
une passion, un rêve ? Par exemple : vous êtes passionné de sport et vous souhaitez ouvrir votre magasin spécialisé.
Une fois que vous avez défini votre « embryon » d’idée, vous devez lui donner corps, afin de pouvoir la protéger, faire une recherche sur le métier envisagé pour déterminer s’il est réglementé, s’il demande des formations particulières, des autorisations, etc. Ainsi, votre idée va évoluer et cela prendra un certain temps.
Vous remarquerez aussi que :
si vous avez un rêve, une passion, un passe-temps que vous n’avez pas exercé dans votre vie professionnelle, c’est peut-être le moment de le réaliser dans votre vie d’entrepreneur ;
CAS PRATIQUE M. X a exercé la profession de cadre dans des grandes entreprises. Comme il a toujours été passionné par la cuisine, il a pris des cours pendant son temps libre afin de se spécialiser, cuisinait pour ses proches. Pour finir, il a décidé de monter un restaurant...
si vous exercez depuis de longues années votre métier, mais que vous avez envie de monter votre structure, car vous ne vous sentez plus à votre place dans une entreprise, vous aurez la tentation de monter un projet sur une activité totalement différente, pour laquelle vous n’avez pas de passion ou de compétence particulière. Méfiez-vous, car c’est une réaction normale de rejet vis-à-vis de votre métier, ou plutôt de la façon de l’exercer. En effet, votre idée de création d’entreprise sera peut-être de continuer à exercer votre métier, mais dans des conditions qui vous conviennent : celles de votre propre entreprise.
CAS PRATIQUE Mme Y a exercé sa profession d’avocate dans un grand cabinet pendant de longues années. Elle a été tentée par la création d’entreprise : elle s’est d’abord tournée vers un projet de boutique de décoration pour, au final, choisir d’ouvrir son propre cabinet d’avocats.
Chaque parcours est différent, votre idée va évoluer avec vos questionnements, vos doutes, avec vous. Autorisez-vous à ne pas trouver votre idée tout de suite.
Comment préciser votre idée ?
Cette étape est essentielle, car elle vous permettra de présenter une offre précise et réaliste, et d’identifier explicitement ce que vous allez vendre (par exemple : votre carte et menu pour un restaurant, vos différentes offres pour un prestataire de service, votre collection pour un créateur de prêt-à-porter, etc.).
Ne vous inquiétez pas, vous allez revenir plusieurs fois sur ces questions, car il est impossible de définir précisément votre idée au « premier jet ». De plus, si vous hésitez entre deux idées, vous pouvez avancer sur les deux en parallèle, et choisir celle qui fonctionne le mieux. Et si les deux fonctionnent correctement, vous pouvez alors les garder et les développer toutes les deux.
Pour avancer et étoffer votre idée, vous allez vous projeter sur sa mise en place opérationnelle et travailler sur différents axes, en répondant aux questions suivantes.
Quel est le produit que vous souhaitez vendre ?
L’idée est souvent assez vague, et vous devrez la définir plus précisément et plus concrètement : tout le processus de la concrétisation de votre idée doit être défini.
Par exemple :
Si vous envisagez de créer des collections de bijoux fantaisie, souhaitez-vous à la fois créer, produire et distribuer ? Ou bien créer, et sous-traiter la production et la distribution ?
Aux éditions Prat