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La Magistrature française

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Outre les Cours d’Alger, — de la Martinique, de la Guadeloupe, du Sénégal, la France possède, sur le continent, 26 Cours d’appel dont voici le ressort.

Cour d’Agen : (Tribunaux) : Auch — Condom — Figeac — Lombez — Mirande — (Gers) : (Lot) : Cahors — Figeac — Gourdon : (Lot-et-Garonne) : Agen — Mirande — Nérac — Villeneuve-sur-Lot.

Cour d’Aix : (Basses-Alpes) : Digne — Barcelonnette — Castellane — Forcalquier — Sisteron — (Alpes-Maritimes) : Nice — Grasse — Bouches du-Rhône : Marseille — Aix — Tarascon (Var) : — Draguignan — Brignoles — Toulon.

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Charles Desmaze

La Magistrature française

Les premiers présidents de la cour de Paris (1802-1889)

DÉDICACE

 

 

 

A mes anciens Chefs :

MM. BOULLET, Premier Président de la Cour d’Amiens, Pair de France.

 — D’OMS, Procureur Général près la Cour d’Amiens.

 — LEDICTE DUFLOS, Président du Tribunal Civil de Clermont (Oise).

 — SEILLIER, Procureur du Roi, près le tribunal de Clermont.

 — HUET, Président du Tribunal Civil de Laon.

 — AUG. MARIE, Procureur du Roi, près le Tribunal Civil de Laon.

 — GUSTAMBIDE, Procureur general près la Cour d’Amiens.

 — TIXIER LACHAZSAGNE, Premier Président de la Cour de Limoges.

 — DE SIBERT, Procureur général près la Cour de Limoges.

 — LA ROCHE, Président du Tribunal Civil de Gueret.

 — ARBEY, Président du Tribunal Civil de Laon.

 — H. GRELLET, Président du Tribunal Civil de Laon.

 — BENOIT-CHAMPY, Président du Tribunal Civil de la Seine,

 — CORDOEN, Procureur impérial-près le Tribunal de la Seine.

 — CHAIX-D’EST,-ANGE, Procureur général près la Cour de Paris.

 — DEVIENNE, Premier Président de la Cour de Paris.

 — DE MARNAS, Procureur général près la Cour de Paris.

 — GRANDPERRET, Procureur général près la Cour de Paris.

 — I. DE LEFFEMBERG, Procureur général.

 — GILARDIN, Premier président de la Cour de Paris.

 — LAROMBIÈRE, Premier Président de la Cour de Paris.

 — AL. DAUPHIN, Procureur général près la Cour de Paris, Sénateur.

A tous mes anciens collègues.

Hommage de reconnaissance et d’affectueux dévouement.

CHARLES DESMAZE.

(Paris 1889.)

PRÉFACE

Quoniam memoria hominum est labilis,

(PRÉAMBULE DES ANCIENNES ORDONNANCES DES ROIS DE FRANCE)

 

Quid leges sine moribus
Van proficiunt ?

(HORAT. OD. 24. In avaros divites.)

 

 

En France, les Parlements disparurent, avec la Royauté, emportés dans la tourmente Révolutionnaire et le premier Président Bochard de Saron, le dernier chef de son illustre et glorieuse compagnie, suivit, sur l’échafaud (20 avril 1794) l’infortuné Louis XVI. Malgré la vénalité des charges, la France avait possédé, dans ses parlements si puissants, une magistrature, qui avait brillé par la science, par le patriotisme et aussi par l’indépendance1.

Il n’y avait pas, en Europe, un seul pays, où les tribunaux ordinaires dépendissent moins du gouvernement, le Roi n’y pouvant presque rien sur le sort des juges qu’il n’avait la faculté ni de révoquer, ni de changer de lieu,2 ni d’élever en grade, qu’il ne tenait, en un mot, ni par l’ambition, ni par la peur. Par leurs résistances courageuses les Parlements avaient tempéré l’action désastreuse du despotisme3.

Comme l’avait reconnu Boissy-d’Anglas, au nom de la Commission, qui préparait la Constitution de l’an III, il fallait non pas chercher le renversement « des Parlements, mais songer plutôt à instituer des juges, assez forts et assez habiles, pour prononcer équitablement sur tous les différends des citoyens. »

  •  — Après des épreuves stériles et des agitations, sans résultat, la France se donna comme Consul, comme Empereur, comme Maître, puissant et obéi, Napoléon Bonaparte, ce sublime ouvrier, qui savait comme on fonde, eût à coups de canon, a dit Victor Hugo, à peu près faitle monde, suivant le moule, qu’il rêvait4 (Lois du 27 ventôse an VIII, du 25 ventôse, an XI. Loi du 20 avril 1810) Décret du 30 mars 1808. Décret du 24 messidor, an XII5. Décret du 30 janvier 1811. (Loi du 16 juin 1824. Décret du premier mars 1852.) — Ces ordonnances et lois règlent les importantes attributions conférées aux Premiers Présidents,qui doivent, de concert avec les Procureurs-Généraux, en assurer la vigilante et ferme exécution, dans toute l’étendue de leurs ressorts, pour les matières civiles, les congés, les vacations. Les Premiers Présidents peuvent être Sénateurs, Conseillers d’État en service ordinaire hors section ou en service extraordinaire, faire partie des Conseils Généraux ou d’arrondisement. Ils siègent aussi d’ordinaire dans les conseils académiques, dont deux membres doivent être pris dans la Magistrature (Loi des 14-20 juin 1854, article 3.) Un matière criminelle, les Premiers Présidents sont investis de fonctions importantes, aux termes des articles 480 et 484 du code d’Instruction criminelle, lorsqu’il s’agit de crimes, commis par des magistrats dans l’exercice ou hors de l’exercice de leurs fonctions. En matière disciplinaire, les Premiers Présidents des Cours comme les Présidents des tribunaux, doivent, d’office ou sur la réquisition du Ministère Public, avertir tout juge qui compromet la dignité de son caractère. (Loi du 20 avril 1810. Articles 49 et 50. Le Premier Président avertit, réprimande et dénonce, s’il y a lieu, au garde des sceaux les greffiers (Décret du 6 juillet 1810-58. L’austère Bossuet, en prenant le langage du Roi David, dit aux magistrats de son temps : — Vous êtes des Dieux — Dii estis. Et Pascal a écrit ces lignes moroses : — Qu’est-ce autre chose d’être Chancelier, Surintendant, Premier Président que d’avoir un grand nombre de gens, qui viennent, de tous côtés, pour ne pas leur laisser, dans la journée, une heure, où ils puissent penser à eux-mêmes ? Quand ils sont dans la disgrâce et qu’on les envoie, dans leur maison de campagne, où ils ne manquent, ni de biens, ni de domestiques, ils ne laissent pas d’être misérables, parce que personne ne les empêche plus de penser à eux.
  •  — Placés par la Loi et autorisés par leurs mérites, à la tête des Cours, les Premiers Présidents, connaissant les droits et les besoins des services, apprécient en dehors des exigences politiques, trop impérieuses, trop éhontées à notre époque, les titres des magistrats, sont appelés à faire, d’accord avec le Procureur Général, des listes de présentation, comprenant trois candidats, (Circulaires des 18 janvier 1807. 7 mai, 20 septembre 1808, 2 mars 1809. 15 juillet 1820. 19 mars 1824. 12 juin 1828. 29 octobre 1830. 7 juillet 1841.) Telle a été l’œuvre des magistrats, dont nous avons, avec vénération, reproduit les figures respectés de tous.

De nos jours, les sages et protectrices garanties sont méconnues à chaque instant ; il est plus commode de ne plus consulter, sur les mouvements judiciaires, les chefs des compagnies, trop souvent informés par la lecture de l’Officiel, de choix, que leur avis ou leur protestation aurait pu éclairer peut-être ou arrêter. Sic volo, sic jubeo, sit pro ratione voluntas, ainsi parlent les successeurs obscurs et fantaisistes des grands Ministres d’autrefois, recrutés non pas alors, parmi des répétiteurs en chambre, mais parmi les magistrats illustres ou les avocats éminents. — Tout est remis en question, aussi bien les sièges, les ressorts, la compétence des juridictions incertaines que leur personnel, partout inquiété, humilié. Le Gouvernement, sans force, cède à toutes les injonctions ; il a abaissé l’armée, dans ses chefs les plus glorieux, chassé le Clergé, dans ses membres et ses congrégations les plus savantes (1880) ; aujourd’hui il détruit la magistrature et un ancien magistrat, un seul a protesté contre la suspension de l’inamovibilité, hypocritement présentée6. Il serait plus franc de dire : tous les magistrats sont destitués dans le délai d’un mois, ils seront remplacés d’après une liste de candidats, signée par les Députés, leurs parents ou alliés, justifiant d’un casier judiciaire !

  •  — Il m’a paru bon de retracer ici l’histoire des magistrats7, qui ont été nos modèles, nos Chefs à tous au moment ou les institutions judiciaires, consacrées par le temps, vont succomber et disparaître avec toutes nos glorieuses institutions, sans avoir été défendues à la dernière heure. Sous peu, les démolisseurs auront achevé leur oeuvre de destruction, ils régneront, sur des ruines entassées. Etiam periere ruinæ ! Nous voudrions être un mauvais prophète, mais nous engageons tout homme de bonne foi, en dehors des partis, des passions, des opinions politiques, à lire, s’il est possible, de sang-froid, les projets incohérents, présentés par M. Jules Cazot, Ministre de la Justice M. Martin Feuillée, et M. Humbert, ses successeurs et à voir les protestations unanimes qu’ils soulèvent de la part des Conseillers généraux, obéissant à la voix impérieuse des justiciables, réclamant partout le maintien des institutions judiciaires, établies et consacrées dans chaque région et non l’éphémère passage de tribunaux rendant, en chemin de fer, à chaque station, cinq minutes d’arrêt.

I

ORGANISATION JUDICIAIRE DE LA FRANCE ET DE SES COLONIES

Outre les Cours d’Alger, — de la Martinique, de la Guadeloupe, du Sénégal, la France possède, sur le continent, 26 Cours d’appel dont voici le ressort.

 

Cour d’Agen : (Tribunaux) : Auch — Condom — Figeac — Lombez — Mirande — (Gers) : (Lot) : Cahors — Figeac — Gourdon : (Lot-et-Garonne) : Agen — Mirande — Nérac — Villeneuve-sur-Lot.

Cour d’Aix : (Basses-Alpes) : Digne — Barcelonnette — Castellane — Forcalquier — Sisteron — (Alpes-Maritimes) : Nice — Grasse — Bouches du-Rhône : Marseille — Aix — Tarascon (Var) : — Draguignan — Brignoles — Toulon.

Cour d’Amiens (Aisne) : Laon — Château-Thierry — Saint-Quentin — Soissons — Vervins (Oise) : Beauvais — Clermont — Compiègne — Sentis, (Somme) : Amiens — Abbeville — Doullens — Montdidier — Péronne.

Cour d’Angers — (Maine-et-Loire) : Angers — Baugé — Cholet — Saumur — Segré — (Mayenne) : Laval — Château-Gontier — Mayenne — (Sarthe) : Le Mans — La Flèche — Mamers — Saint-Calais.

Cour de Bastia (Corse) : Ajaccio — Bastia — Calvi — Corte — Sartème.

Cour de Besançon (Doubs) : Besançon — Baume-les-Dames — Montbéliard — Pontarlier — (Jura) : Lonsle-Saulnier : — Dôle — Arbois — Saint-Claude — (Haute-Saône) : Vesoul — Gray — Lure.

Cour de Bordeaux (Gironde) : Belfort — Bordeaux — Bazas — Blaye — Lespare — Libourne — La Réole — (Charente) : Angoulême — Barbezieux — Cognac — Confolens — Ruffec — (Dordogne) : Périgueux — Bergerac — Nontron — Ribérac — Sarlat.

Cour de Bourges (Cher) : Bourges — Saint-Amand — Sancerre — (Indre) : Chateauroux — Le Blanc — La Châtre — Issoudun — (Nièvre) : Nevers — Château-Chinon — Clamecy — Cosne.

Cour de Caen (Calvados) : Caen — Bayeux — Falaise — Lisieux — Pont-l’Evêque — Vire — (Manche) : — Saint-Lô — Avranches — Cherbourg — Coutances — Mortain — Valognes (Orne) : Alençon — Argenton — Domfront — Mortagne.

Cour de Chainbéry (Savoie) : Chambéry — Albertville  — Moutiers — Saint-Jean-de-Maurienne (Haute-Savoie) : Annecy — Bonneville — Saint-Julien — Thonon.

Cour de Dijon (Côte-d’Or) : Dijon — Beaune — Châtillon-sur-Seine — Semur — (Haute-Marne) : Chaumont — Langres — Vassy — (Saône-et-Loire) : Maçon — Autun — Châlon-sur-Saône — Charolles — Louhans.

Cour de Douai (Nord) : Lille — Avesnes — Cambrai — Douai — Dunkerque — Hazebrouck — Valenciennes  — (Pas-de-Calais) : Arras — Béthune — Boulogne — Montreuil — Saint-Ouen — Saint-Pol.

Cour de Grenoble (Hautes-Alpes) : Gap — Briançon — Embrun — (Drôme) : Valence — Die — Montélimart — Nyont — (Isère) : Grenoble — La-Tour-du-Pin — Saint-Marcelin — Vienne.

Cour de Limoges (Corrèze) : Tulle — Brive — Ussel (Creuse) : Guéret — Aubusson — Bourganeuf — Chambon — (Haute-Vienne) : Limoges — Bellac — Rochechouart — Saint-Yrieux.

Cour de Lyon (Ain) : Bourg — Bellay — Gex — Nantua — Trévoux — (Loire) :. Saint-Etienne — Montbrison — Roanne — (Rhône) ; Villefranche-sur-Saône.

Cour de Montpellier (Aude) : Carcassonne — Castelnaudary — Limoux — Narbonne — (Aveyron) : Rodez — Espalion — Millau — Saint-Afrique — Villefranche-de-Rouergue — (Hérault) : Montpellier — Bézier — Lodève — Saint-Pons — (Pyrénées-Orientales) : Perpignan — Céret — Prades.

Cour de Nancy (Ardennes) : Charleville — Rethel — Rocroi — Sedan — Vougiers — (Meurthe-et-Moselle) : Nancy — Briey — Luneville — Toul — (Meuse) : Bar-le-Duc — Saint-Mihiel — Montmédy — Verdun — (Vosges) : Epinal — Mirecourt — Neufchâteau — Remiremont — Saint-Dié.

Cour de Nîmes (Ardèche) : Privas — Largentière — Tournon — (Gard) : Nîmes — Alais — Uzès — Le Vigan — (Lozère) : Mende — Florac — Marvejols — (Vaucluse) : Avignon — Apt — Carpentras — Orange.

Cours d’Orléans (Indre-et-Loire) : Tours — Chinon — Loches — (Loiret) : Orléans — Gien — Montargis — Pithiviers — (Loir-et-Cher) : Blois Romorantin — Vendôme1.

Cour de Paris (Aube) : Troyes — Arcis-sur-Aube — Bar-sur-Aube — Bar-sur-Seine — Nogent-sur-Seine — (Eure-et-Loir) : Chartres — Châteaudun — Dreux — Nogent-le-Rotrou — (Marne) : Châlons. sur-Marne — Epernay — Reims — Sainte-Menehould — Vitry-Le-François — (Seine) : Paris — (Seine-et-Marne) : Melun — Coulommiers — Fontainebleau  — Meaux — Provins — (Seine-et-Oise) : Versailles — Corbeil — Etampes — Mantes — Pontoise — Rambouillet — (Yonne) : Auxerre — Avallon — Joigny — Sens — Tonnerre.

Cour de Pau (Landes) : Mont-de-Marsan — Dax — Saint-Sever — (Basses-Pyrénées) : Pau — Bayonne — Saint-Palais — Oloron — Sainte-Marie — Orthez — (Hautes-Pyrénées) : Tarbes — Lourdes — Bagnères-de-Bigorre.

Cour de Poitiers (Charente-Inférieure) : La-Rochelle Jonzac — Marennes — Rochefort — Saintes — Saint-Jean d’Angely — (Deux-Sèvres) : Niort — Bressuire — Melle — Parthenay — (Vendée) : Laroche-sur-Yon — Fontenay-le-Comte — Sables-d’Olonne — (Vienne) : Poitiers — Châtellerault — Civray — Loudun — Montmorillon.

Cour de Rennes (Côtes-du-Nord) : Saint-Brieuc — Dinan — Guingamp — Lannion — Loudéac — (Finistère) : Quimper — Brest — Châteaulin — Morlaix — Quimperlé. — (Ille-et-Vilaine) : Rennes — Fougères — Montfort — Redon — Saint-Malo — Vitré — (Loire-Inferieure) : Nantes — Ancenis — Châteaubriand — Paimbœuf — Saint-Nazaire — (Morbihan) : Vannes — Lorient — Ploërmel — Pontivy.

Cour de Riom (Allier) : Moulins — Gannat — Cusset — Montluçon (Cantal) : Aurillac — Mauriac — Marat — Saint-Flour — (Haute-Loire) : Puy-en-Velay — Brioude — Yssingeaux — (Puy-de-Dôme) : Clermont-Ferrand — Ambert — Issoire — Riom — Thiers,

Cour de Rouen (Eure) : Evreux — Andelys — Bernay — Louvier — Pont-Audemer — (Seine-Inférieure) : Rouen — Dieppe — Hâvre — Neufchâtel — Yvetôt.

Cour de Toulouse (Ariège) : Foix — Pamiers — Saint-Girons — (Haute-Garonne) : Toulouse — Muret — Saint-Gaudens — Villefranche-en-Lauraguais (Tarn) : Albi — Castres — Gaillac — Lavaur — (Tarn-et-Garonne) : Montauban — Castel-Sarrazin — Moissac.

COLONIES

Cour d’Alger. — Alger — Blidah — Tizi — Ozou-Constantine — Bone — Bougis — Philippeville — Sétif — Oran — Tlemcen.

Cour de la Martinique. — Fort-de-France — Saint-Pierre.

Cour de la Guadeloupe. — Basse-Terre — Pointe-à-Pitre — Marie-Galante.

Cour de la Guyane Française. — Cayenne.

Cour du Sénégal. — Saint-Louis.

Cour de la Réunion. — Saint-Denis — Saint-Pierre.

Cour des Indes. — Pondichéry — Karikal — Chandernagor — Yanaou — Mahé.

Cour de la Cochinchine. — Saïgon.

Tribunal Ile de Taiti. — Papaïte.

Tribunal de la Nouvelle-Calédonie. — Nouméa.

LA COUR DE CASSATION

Au-dessus de toutes les compagnies judiciaires (Cours et tribunaux) plane la Cour de Cassation, composée de trois Chambres (Chambre des Requêtes, Chambre Civile, Chambre Criminelle)2.

Aujourd’hui, comme en 1814, La Cour de Casssation proclame, et hautement déclare, (pour échapper, sans doute à toute modification, à toute critique, à tout perfectionnement ; qu’elle élève un monument de jurisprudence, qui excite l’admiration du monde judiciaire et qu’elle a conquis le respect public.) Déjà le 19 décembre 1814, le député Flaugergues, rapporteur, s’exprimait dans les mêmes termes : « C’est une chose remarquable, depuis la démocratie la plus dissolue, jusqu’au despotisme le plus concentré, la France a épuisé toutes les combinaisons politiques, mais, dans tous nos bouleversements, on a respecté la Cour de Cassation ; on n’a jamais porté de plaintescontre elle. Immobile sur sa base3, cette création nouvelle, autour de qui tout a changé, a vu passer dix gouvernements, qui se sont renversés, les uns sur les autres. Quelle cause a pu la préserver de la chaîne destructive de tant de factions, dont chacune abattait, au lendemain de la victoire, l’édifice élevé par la faction vaincue. C’est le respect des peuples, et ce respect ne peut venir que de l’utilité sentie dans ses résultats. C’est encore un fond d’organisation, qui lui permit de s’adapter à toute espèce de gouvernement, dont les pouvoirs sont séparés. La Cour de Cassation a été jugée à l’époque des bouleversements, dont se compose notre grande « Révolution, sans être ni défendue ni même entendue, elle n’a triomphé que par ses œuvres. » Et nunc intelligite et andimini...

II

L’HOTEL DES PREMIERS PRÉSIDENTS DU PARLEMENT DE PARIS LE PALAIS DE JUSTICE LE PARLOIR AUX BOURGEOIS