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Yvan Colonna

De
98 pages
Après Le Roman de Ghjuvanni Stephagese, clés pour l'affaire Colonna qui, sous le couvert de la fiction, a permis de vivre de l'intérieur la tragédie d'un homme et de sa famille, Roland Laurette revient sur une affaire dont il est l'un des meilleurs connaisseurs, démontant, cette fois au premier degré, la terrible machination qui a conduit un innocent à être condamné à la peine la plus lourde du code pénal. Une documentation considérable et une enquête minutieuse lui permettent de dire les faits, dans leur terrible nudité.
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YVAN COLONNA

Roland Laurette







YVAN COLONNA


L’innocence qui dérange





























Du même auteur


Raphaëlle ou l'ordre des choses, roman, Editions Mutine, 2006
Prix La Plume de Fébus 2007
Grand Prix de la Ville de Toulouse 2009

Le Roman de Ghjuvanni Stephagese, clés pour l'affaire Colonna,
roman, L'Harmattan, 2009

La Faute de personne, roman, L'Harmattan, 2010



















© L’Harmattan, 2011
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-54632-5
EAN : 9782296546325
« Si je me tais, c'est que j'ai
quelque chose à cacher ; si je dis
quelque chose, je mens ! »
Yvan Colonna au procès de
2007
« Le procès en appel d'Yvan
Colonna a été une parfaite
illustration des dérives que permet
la législation antiterroriste en
France. »
Rapport de la Fédération
Internationale des Droits de
l'Homme (juin 2009)
« Si on se dit que la police fait
honnêtement son travail, on peut
dormir sur ses deux oreilles, tout
va bien... Et moi je sais qu'il est
innocent et qu'il est en prison. Ça
me réveille la nuit. »
Le Roman de Ghjuvanni
StéphagèseET SI YVAN COLONNA N'ETAIT PAS COUPABLE...
Si on s'était, jusqu'ici, enfermé dans une interprétation à
charge d'éléments qui auraient pu tout aussi bien être perçus
autrement : la cavale, les accusations proférées par certains
membres du commando Erignac...
Si pour cela, on avait occulté tout ce qui plaidait en faveur
de l'innocence : les contradictions de ces mêmes accusations,
la concordance de tous les témoignages, les dérapages de
l'enquête et de l'instruction...
Si la Fédération Internationale des droits de l'Homme avait
raison quand elle dénonce la législation d'exception mise en
place par Ch.Pasqua et J.Chirac en 1986 et ce qui en
découle : des policiers et des juges antiterroristes qui violent
les droits de la défense et les libertés individuelles ; des jurys
« spécialement composés » qui enfreignent deux principes
fondamentaux : c'est à l'accusation d'apporter la preuve que le
prévenu est coupable, le doute doit bénéficier à l'accusé...
Si on n'avait accepté la thèse de la culpabilité et toute la
machinerie mise en œuvre que parce que cela satisfaisait de
confus sentiments de rancune contre ces Corses qui défient la
loi commune et restent silencieux devant les dérives d'un
certain nationalisme...
Si on n'acceptait cette tragédie qui s'abat sur un homme
qu'au nom du « si ce n'est lui, c'est donc son frère ou bien
quelqu'un des siens »...
S'il fallait répondre oui à toutes ces question, nous serions,
à coup sûr, devant un abîme. Si Yvan Colonna était innocent,
alors, le fonctionnement de la police et de la justice
7antiterroristes, seraient gravement suspects. L'affaire Colonna
ne serait plus une affaire corse qui ne concernerait que les
Corses. Elle nous interrogerait : acceptons-nous, tous autant
que sous sommes, de courir le risque qu'un innocent reste à
vie en prison plutôt que de soulever le couvercle de ce qui
remettrait en cause une partie du fonctionnement de la
République, et de ce qui serait alors une affaire d'Etat ?
LE ROMAN DE Ghjuvanni STEPHAGESE (clés pour
l'affaire Colonna) sorti chez l'Harmattan après le premier
procès en appel répondait à ces questions et à bien d'autres
sous le masque de la fiction. L'enquête minutieuse que j'ai
conduite pour l'écrire m'a apporté les faits précis et
concordants qui font pièce à l'irrationalité des amalgames et
des préjugés. La narration romanesque me permettait d'y
prendre les distances utiles, de montrer ce qu'il pouvait y
avoir de général sous le particulier, de me couler dans cette
histoire terrible et palpitante.
En 2010, la plus haute cour de justice a cassé l'arrêt de la
cour d'appel qui condamnait Yvan Colonna à la peine la plus
lourde prévue par le code pénal. Toujours présumé innocent,
donc, il va comparaître une troisième fois devant une cour
d'assises dont le jury sera spécialement composé de
magistrats professionnels désignés.
Parce que cela m'a été demandé, j'ai rassemblé ici un
certain nombre de textes parus pour la plupart dans mon blog
de Mediapart. Les faits et les arguments qu'ils contiennent
établissent, au premier degré et sans le moindre doute
possible, l'innocence d'Yvan Colonna. Pour la clarté du
propos, j'ai regroupé par rubriques les principaux éléments
qui font la trame d'une affaire qui restera une tragédie pour
ceux qui en sont les victimes : le préfet Erignac et sa famille ;
Yvan Colonna que l'on a condamné à tort à la perpétuité et sa
famille. C'est aussi une tragédie pour l'Etat et la République.

8L'INNOCENCE D'YVAN COLONNA :
FAITS ET ARGUMENTS