(Dis)continuité en linguistique latine et grecque

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Cet ouvrage rend hommage à Chantal Kircher-Durand, il réunit des études montrant le dynamisme du renouvellement d'une langue dans ses différentes composantes, des morphèmes et lexèmes jusqu'à la syntaxe et au discours. Ces études offrent un panorama significatif sur les modalités de l'évolution diachronique dans les langues anciennes et les types de recherche employés pour en rendre compte : analyse sémique du lexique, linguistique de l'énonciation, études comparatives de textes fondées sur l'analyse statistique, etc.
Publié le : dimanche 1 avril 2012
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EAN13 : 9782296487826
Nombre de pages : 348
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(Dis)continuité en linguistique
latine et grecque







Michèle BIRAUD (éd.)









(Dis)continuité en linguistique
latine et grecque



Hommage à Chantal Kircher-Durand







Collection KUBABA
Série « Grammaire et linguistique »
dirigée par Michèle Fruyt et Michel Mazoyer


Centre Alfred ERNOUT Association KUBABA
E.A. 4080 Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne
Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) 12, Place du Panthéon
28, rue Serpente, 75006-Paris 75231-Paris CEDEX 05




Illustration : Vase grec représentant une tête de femme
provenant des collections de Théodore Reinach,
Villa Grecque Kérylos de Beaulieu-sur-mer.
Maquette, J. -M. Lartigaud

Cahiers KUBABA
Directeur de publication : Michel Mazoyer
Directeur scientifique : Jorge Pérez Rey

Comité de rédaction
Trésorière : Christine Gaulme
Colloques : Jesús Martínez Dorronsorro
Relations publiques : Annie Tchernychev
Directrice du Comité de lecture : Annick Touchard

Ingénieur informatique :
Patrick Habersack (macpaddy@free.fr)

Avec la collaboration artistique de Jean-Michel Lartigaud


Comité scientifique de la série Grammaire et linguistique :
Marie-José Béguelin, Michèle Fruyt, Anna Giacalone-Ramat,
Patrick Guelpa, Lambert Isebaert, Ekkehard König, René Lebrun,
Michel Mazoyer, Anna Orlandini, Dennis Pardee, Eric Pirart,
Paolo Poccetti, Paolo Ramat, Christian Touratier,
Sophie Van Laer, Roger Wright





Ce volume a été imprimé par
© Association KUBABA, Paris

© L’Harmattan, 2012
5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-55988-2
EAN : 9782296559882 Bibliothèque KUBABA (sélection)

Série Grammaire et linguistique
DOROTHEE, Stéphane : À l’origine du signe, le latin signum
FRUYT, M. / VAN LAER, Sophie (éd.) : Adverbes et évolution
linguistique en latin
THIBAULT André (éd.), Gallicismes et théorie de l’emprunt
linguistique
NADJO, Léon, La composition nominale. Etudes de linguistique latine,
Textes réunis par F. Guillaumont et D. Roussel
NADJO, Léon, Du latin au français d’Afrique noire, Textes réunis par
F. Guillaumont et D. Roussel
FRUYT, Michèle et SPEVAK Olga, La quantification en latin
Série Antiquité
UFRERE, Sydney H. : Thot Hermès l’Égyptien A
BRIQUEL, Dominique : Le Forum brûle
FREU, Jacques : Histoire du Mitanni
AZOYER, Michel (éd.) : Homère et l’Anatolie M
M, Michel : Télipinu, le dieu au marécage
PIRART, Éric : Georges Dumézil face aux démons iraniens
IRART, Éric : Guerriers d’Iran P
PIRART, Éric : L’Aphrodite iranienne
PIRART, Éric : L’éloge mazdéen de l’ivresse
ERGENT, Bernard : L’Atlantide et la mythologie grecque S
STERCKX, Claude : Les mutilations des ennemis chez les Celtes
préchrétiens
Les Hittites et leur histoire
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel, en coll. avec Isabelle KLOCK-
FONTANILLE : Des origines à la fin de l’ancien royaume hittite :
Les Hittites et leur histoire, vol. 1
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel : Les débuts du nouvel empire
hittite : Les H, vol. 2
FREUAZOYER, Michel : L’apogée du nouvel empire
hittite, vol. 3
FREU, Jacques / MAZOYER, Michel : Le déclin et la chute du nouvel
eempire hittite, vol. 4 (2 édition)



Remerciements

La publication de ce livre fut assurée par le soutien financier conjoint de
l'Université de Nice Sophia-Antipolis - et en particulier de l'UMR 6039
« Bases, Corpus, Langage », l’équipe de recherches à laquelle appartient
Chantal Kircher -, du centre Alfred Ernout de l’Université de Paris-Sorbonne
(Paris IV), où Chantal Kircher joue aussi un rôle très actif depuis plusieurs
décennies, et du Comité Doyen Lépine de la Mission sur la Recherche et
l’Enseignement Supérieur de la Mairie de Nice. Nous les en remercions
vivement.

Notre reconnaissance va aussi aux directeurs de la série Grammaire et
linguistique dans la collection Kubaba, Michèle Fruyt (Université de Paris-
Sorbonne, Paris IV) et Michel Mazoyer (Université de Paris I – Panthéon-
Sorbonne), qui ont accueilli ce livre. Le centre Alfred Ernout (Michèle
Fruyt) ainsi que l’équipe de la collection Kubaba (Patrick Habersack, Jean-
Michel Lartigaud, Michel Mazoyer) ont assuré relecture, révision, maquette
de couverture et pages liminaires de l’ouvrage.

Un grand merci également à la société Culturespaces, qui gère la Villa
Grecque Kérylos de Beaulieu-sur-mer (Fondation de l’Institut) et qui a
aimablement autorisé la reproduction photographique d’un vase grec
représentant une tête de femme provenant des collections de Théodore
Reinach, en cadeau amical à Chantal Kircher, Présidente de l’Association
des Amis de la Villa Grecque Kérylos.





Chantal Kircher



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Chantal Kircher-Durand


La collègue et amie à qui nous offrons ce recueil de contributions sur les
phénomènes de continuité et de rupture dans l’évolution linguistique du latin
et du grec, Chantal Kircher-Durand, est une spécialiste internationalement
reconnue de linguistique latine (en particulier dans les domaines de la
création lexicale, de la morphologie dérivationnelle et des langues italiques).
Elle a soutenu dès 1980 une thèse de doctorat d’état sur les noms en -nus,
-na, -num du Latin classique, préparée sous la direction de Madame le
Professeur Jacqueline Manessy-Guitton, de l’Université de Nice. Elle est
l’éditeur – ou le co-éditeur – scientifique de six ouvrages collectifs, et
l’auteur d’environ soixante-dix articles, contributions lors de colloques ou
chapitres d’ouvrages collectifs.

Chantal effectue ses recherches dans le cadre de notre laboratoire de
linguistique de l’Université de Nice – Sophia Antipolis, l’U.M.R. 6039
« Bases, Corpus, Langage », mais elle est également membre associé du
Centre Alfred Ernout de recherches sur la langue latine et participe aussi aux
travaux du G.D.R. 2650 sur la langue latine que dirige Madame Michèle
Fruyt, professeur à l’Université de Paris IV – Sorbonne.

Au sein du laboratoire « Bases, Corpus, Langage », Chantal a pendant de
longues années travaillé dans une équipe dont la spécialité et l’originalité
était de faire parler les langues anciennes au moyen d’outils informatiques
basés sur des corpus numérisés. Elle y a notamment organisé avec Sylvie
Mellet et Jean-Philippe Dalbera deux colloques sur les zoonymes et les
phytonymes. Depuis 2007, elle a rejoint l’équipe qui s’occupe de
dialectologie, de phonologie et de diachronie : elle y apporte aux
dialectologues le nécessaire éclairage de la langue dont sont issus les
dialectes romans, tout en poursuivant ses travaux sur la création lexicale en
latin.

Membre de plusieurs sociétés savantes françaises se consacrant à la
linguistique et aux études anciennes (Société des Etudes Latines, Société de
Linguistique de Paris, Association des Sciences du Langage, Association
CLELIA), Chantal fait partie du conseil d’administration de l’Association
Guillaume Budé, dirigée par Jacques Jouanna. Elle s’investit aussi dans la
vie associative et culturelle de notre région : elle est ainsi membre de
l’Association régionale des enseignants de langues anciennes de l’académie
de Nice (ARELAN) depuis sa fondation, il y a près de trente ans, et depuis
une dizaine d’années membre du conseil d’administration de l’Association
des Amis de la Villa grecque Kérylos, dont elle est devenue la Présidente en
2008 à la suite de la disparition de notre regretté collègue et ami Jean-Pierre
Weiss. Elle est aussi un membre actif des conseils d’administration de la
Fondation Lenval et de l’URSSAF des Alpes Maritimes depuis près de dix
ans.

Ces activités sont l’un des signes de son attachement à sa patrie niçoise,
où elle est née le 15 novembre 1945, et où elle a passé presque toute sa vie.
Elle ne s’en est éloignée que pour de brèves périodes : quelques années
durant son adolescence, où elle a vécu à Saint-Denis de la Réunion, un an
d’études universitaires à Aix-en-Provence pour préparer l’Agrégation de
Grammaire, sa première année d’enseignement au lycée de Gap, et une
année d’assistanat (1969-1970) à la Faculté des Lettres et Sciences
Humaines d’Aix-en-Provence.

Nous poursuivrons cette présentation en retraçant brièvement les étapes
de sa carrière professionnelle. Reçue troisième au C.A.P.E.S. de Lettres
Classiques en 1967, puis quatrième l’année suivante à l’Agrégation de
Grammaire, Chantal a enseigné un an au lycée de Gap avant de devenir
Assistante de Grammaire à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines
d’Aix-en-Provence. En 1970, elle a été recrutée à la Faculté des Lettres et
Sciences Humaines de Nice comme Assistante de Philologie Classique ; sept
ans après, elle y a été nommée Maître-Assistant – nous dirions aujourd’hui
Maître de Conférences – et Professeur huit ans plus tard, à juste quarante ans
(cela fait vingt-cinq ans aujourd’hui). Mais, plus encore que l’éclat de cette
carrière, ce qui caractérise le mieux son parcours professionnel, c’est le
dévouement envers la communauté universitaire dont elle a fait preuve en
assumant toutes les charges d’un cursus honorum exemplaire, tant à
l’université de Nice qu’au niveau national. Nommée à trois reprises à la
direction du Département de Lettres Classiques de l’Université de Nice
(1985-1986, l990-1991 et 1994-1995), elle a été élue membre du Conseil de
Gestion de l’U.F.R. (2003-2010) et du Conseil d’Administration de
l’Université (jusqu’en mars 2008). En 1991, elle est devenue Assesseur du
Doyen de l’U.F.R. Lettres, Arts et Sciences Humaines, et a eu la
responsabilité du fonctionnement pédagogique de cette U.F.R. pendant trois
ans ; elle en a ensuite été le Doyen pendant cinq ans (1998-2003). Par
ailleurs, elle a été membre du jury de l’Agrégation de Grammaire pendant
huit ans (1984-1987, 1999-2002) puis présidente de ce concours de 2003 à
2006. Elle est également membre du CNU, où elle a été élue en 2007.
Chantal a été aussi pendant plus de quarante ans une enseignante
passionnée et efficace. Elle a assuré la formation en linguistique latine de
plusieurs centaines d’étudiants niçois latinistes et romanistes. Elle a dirigé

12 plusieurs thèses, encadré des dizaines de mémoires de master, dont ses
collègues (qui en ont assuré la soutenance avec elle) sont unanimes à dire
qu’aucun n’a été médiocre. C’est probablement la plus belle preuve de sa
passion à transmettre les méthodes heuristiques qu’elle emploie dans ses
recherches et les savoirs élaborés par la communauté scientifique.


Michèle Biraud
Professeur de linguistique grecque à l’Université de Nice
Sophia-Antipolis, membre de l’équipe « Enonciation » de
l’U.M.R. 6039 « Bases, Corpus, Langage »

Tobias Scheer
Directeur de Recherches, Directeur de l’U.M.R. 6039 « Bases,
Corpus, Langage », Université de Nice Sophia-Antipolis-CNRS


13


PUBLICATIONS DE Chantal KIRCHER-DURAND

Laboratoire Bases, Corpus, Langage
Université de Nice-Sophia-Antipolis

OUVRAGES
1. Diplôme d’Études Supérieures sur « Les présents latins à vocalisme
radical a bref », soutenu à Nice en mai 1967 et préparé sous la direction de
Madame le Professeur Jacqueline Manessy-Guitton (125 pages
dactylographiées).
2. Thèse d’État sur « Les noms en -nus, -na, -num du latin classique »,
soutenue à Nice le 26 janvier 1980 et préparée sous la direction de Madame
le Professeur Jacqueline Manessy-Guitton, publiée dans les Documents
LAMA, n° 7, Nice, 1982 (590 pages dactylographiées).
3. Actes du colloque international sur les phytonymes grecs et latins,
C. Kircher-Durand (éd.), Nice : Documents LAMA n° 12, 1993 (321 p).
4. Nomina rerum, Hommage à Jacqueline Manessy-Guitton, C. Kircher-
Durand (éd.), Documents LAMA n° 13 (Nice), 1994 (420 p).
5. Hommage au doyen Weiss, C. Kircher-Durand & M. Dubrocard (éds.),
Publications de la faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de Nice,
nouvelle série n° 27, Nice, 1996 (574p).
6. Les zoonymes, J.-P. Dalbera, C. Kircher, S. Mellet & R. Nicolaï (éds.),
Documents LAMA n° 14, Nice : Publications de la faculté des Lettres, Arts et
Sciences Humaines, nouvelle série n° 38, 1997 (454 p).
7. Grammaire Fondamentale du Latin, Tome IX intitulé « Création
lexicale : la formation des noms par dérivation suffixale », C. Kircher-
Durand (éd.), Louvain – Paris – Dudley, MA : Peeters, 2002 (406 p).
8. Anne-Marie Amiot, Le dire poétique (1800-2000) ‘Limites, non
frontières’, C. Kircher-Durand (éd.), Nice : Serre, 2004 (587 p).

ARTICLES ET CONTRIBUTIONS À DES OUVRAGES
COLLECTIFS
1. « Un micro-système lexical du latin : urbanus et ses satellites »,
Hommages à Pierre Fargues, Annales de la Faculté des Lettres et Sciences
Humaines de Nice, n° 21, 1974, p. 185-192.
2. « Le couple lat. faginus, gr.
et le problème des emprunts du latin
au grec », Actes de la session de linguistique de Saint-Flour, septembre 1974
(9 pages).
3. « Peut-on emprunter une catégorie dérivationnelle ? », Documents LAMA
n° 2 (Nice), 1974, p. 112-199.
4. « Un micro-système lexical du latin : les noms de divinités en - na »,
Annales de la faculté des Lettres et Sciences Humaines de Nice n° 35, 1979,
p. 157-166.
5. « Héritage indo-européen, apports étrusque et sabin et vestiges du
substrat italique dans quelques noms de divinités romaines », Documents
LAMA n° 4 (Nice), 1979, p. 146-187.
6. « De à barbarus, valeurs et emplois de barbarus chez Cicéron,
César et Tacite », J.-G. Da Silva (éd.), Actes du Colloque franco-polonais
d’Histoire (Nice, novembre 1980), Laboratoire d’histoire quantitative de
Nice et Musée d’Archéologie et d’Histoire d’Antibes, 1981, p. 197-209.
7. « Réflexions sur la syntaxe du génitif en grec ancien », Cratyle (Nice)
n° 6, 1982, p. 1-30.
8. « Les noms latins en -nus, -na, -num » (présentation de thèse),
l’Information grammaticale n° 16, janvier 1983, p. 41-47.
9. « Essai de théorie pour l’étude structurale d’une classe de dérivés (en
latin) », Lalies n° 3, 1986, p. 47-48.
10. « Emplois et valeurs de la désinence d’ablatif en latin », Actes du
deuxième congrès international de linguistique latine (Aix-en-Provence,
mars 1983), Ch. Touratier (éd.), Publications de l’Université de Provence,
1985, p. 139-158.
s LAMA n° 8 (Nice), 1983, 11. « Les noms latins en -ensis », Document
p. 228-255.

16
12. « Les adjectifs dérivés de noms de lieux en latin », R. Braun (éd.),
Hommage à Jean Granarolo, Nice : Annales de la faculté des Lettres de
Nice n° 50, 1985, p. 173-194.
13. Compte rendu du Lexique de base du latin (G. Cauquil & J.-
Y. Guillemin, publié par l’ARELAB, 1984), Nikaia-Cemenelum n° 5
(publication de l’ARELAN, Nice), 1986, p. 9-13.
14. « Un micro-système lexical du latin : les épithètes de lex en -aria », in
Hommage à René Braun, J. Nicolas (éd.), Bulletin du Centre de
Romanistique et de Latinité tardive de Nice n° 3, mars 1987, p. 5-12.
15. « La prière dans la sixième table eugubine, texte, traduction et
commentaire poétique et pragmatique », in Georges Dumézil in Memoriam
II, Etudes indo-européennes, n° 21-24, Lyon : Institut d’études indo-
européennes, 1988, p. 31-53.
16. « De la structure des lexèmes à la structure du lexique à partir de
l’examen des (adjectifs) dérivés du latin », Documents LAMA n° 10 (Nice),
1989, p. 210-225.
17. « Intervention à la table ronde sur la création lexicale » du cinquième
colloque international de linguistique latine, Louvain 31 mars – 4 avril 1989,
L’information grammaticale n° 42, juin 1989, p. 12.
18. « Substantif ou adjectif ? La catégorie grammaticale des dérivés en
latin », L’information grammaticale n° 42, juin 1989, p. 26-28.
19. « Le rôle des ‘micro-systèmes’ dans la constitution des adjectifs dérivés
de substantifs », G. Calboli (ed.), Subordination and other topics in Latin,
Proceedings of the Third Colloquium on Latin Linguistics, Amsterdam –
Philadelphia : John Benjamins, 1989 p. 636-654.
20. « La dérivation adjectivale chez Juvénal : approche syntaxique et
pragmatique », M. Lavency & D. Longrée (éds.), Actes du Cinquième
Colloque de Linguistique Latine, Louvain-la-Neuve : Peeters (Cahiers de
l’Institut de linguistique de Louvain, 15.1-4), 1989, p. 207-218.
21. « Le rôle du référent dans le choix d’un suffixe d’adjectif
désubstantival », Lalies n° 8 (Publications de la Sorbonne Nouvelle), 1990,
p. 131-140.
22. « Don et échange entre hommes et dieux : la fidélité réciproque fondée
sur le contrat dans l’Ombrie du deuxième siècle avant Jésus-Christ à partir
des Tables Eugubines », J. Granarolo (éd., avec la collaboration de

17 M. Biraud), Hommages à René Braun, Nice : Publication de la Faculté des
Lettres de Nice, n° 56, vol. 1, 1991, p. 95-115.
23. “Syntax, morphology and semantics in the structuring of the latin lexicon,
as illustrated in the -lis derivatives”, R. Coleman (ed.), New studies in Latin
linguistics (Selected papers from the 4th International Colloquium on Latin
Linguistics), Amsterdam/Philadelphia : John Benjamins, 1991, p. 111-127.
24. « La formation des noms en latin d’après Priscien, Institutions
grammaticales, livres II, III et IV ». J. Dangel (éd.), Actes du colloque de
novembre 1990 « Grammaire et rhétorique à Rome : notion de romanité »,
Ktéma 13, 1988, p. 195-203.
25. Compte rendu de la table ronde sur ‘les phytonymes en latin et en
grec’(Nice, 14, 15 et 16 mai 1992), dans la lettre d’information n° 21 du
Centre Jean Palerne et de la Maison de l’Orient Méditerranéen,
décembre 1992, p. 19-20.
26. « Contribution à l’étude du sacré dans l’Ombrie du deuxième siècle avant
Jésus-Christ : les animaux du sacrifice », Études indo-européennes, 1992,
p. 27-42.
27. « La dérivation adjectivale dans les désignations de vignes à partir du
livre XIV de l’Histoire naturelle de Pline », C. Kircher-Durand (éd.), Actes
du colloque international sur les phytonymes grecs et latins, Nice :
Documents LAMA n° 12, 1993, p. 207-222.
28. « La substantivation des adjectifs (dérivés de substantifs) en latin, Aspect
lexicologique », C. Kircher-Durand (éd.), Nomina rerum, Hommage à
Jacqueline Manessy-Guitton, Documents LAMA n° 13 (Nice), 1994, p. 305-
322.
29. Compte rendu de Les verbes latins à infectum en –sc- (M. Keller,
Latomus n° 216, 1992), L’Information grammaticale n° 62, juin 1994, p. 60.
30. « Elephant nus vs elephantinus, à propos de la quantité de la voyelle
présuffixale des dérivés latins », D. Conso, N. Fick & B. Poulle (éds.),
Mélanges François Kerlouegan, Annales de l’Université de Besançon
n° 515, 1994, p. 297-308.
31. « Hapax et lexicologie : l’exemple des adjectifs latins en -eus », Travaux
du Cercle Linguistique de Nice n° 16, Nice, 1994, p. 141-155.
32. « L’adjectif en latin : aspects flexionnels, syntaxiques, énonciatifs et
lexicaux », H. Rosen (éd.), Aspects of Latin (Seventh International

18
Colloquium on Latin Linguistics, 1993, Jérusalem), Innsbruck : Innsbrücker
Beitrage zur Sprachwissenschaft 86, 1996, p. 221-230.
33. « Sens et emplois de figura chez Lucrèce », C. Kircher-Durand &
M. Dubrocard (éds.), Hommage au doyen Weiss, Publications de la faculté
des Lettres, Arts et Sciences Humaines de Nice, nouvelle série n° 27, Nice,
1996, p. 321-331.
34. « Création lexicale et structure sémantique du lexique latin : l’exemple
des adjectifs latins en -eus », A. Bammesberger & F. Herbelein (éds.), Akten
des VIII. Internationalen Kolloquium zur lateinischen Linguistik,
Heidelberg : Universitätsverlag C. Winter, 1996, p. 440-456.
35. « Mots possibles et mots existants dans une langue morte comme le
latin », in Silexicales n° 1, D. Corbin, B. Fradin, B. Habert, F. Kerleroux &
M. Plénat (éds.), Lille : Ed. U.R.A. 382 du CNRS de l’Université de Lille
III, 1997, p. 173-180.
36. « Latin iuvencus, iuvenca, iunix et ombrien iveka, problèmes d’identifi-
cation des animaux désignés », J.-P. Dalbera, C. Kircher, S. Mellet &
R. Nicolaï (éds.), Les zoonymes, LAMA Document n° 14, Nice : Publications
de la faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines, nouvelle série n° 38,
1997, p. 283-300.
37. « Introduction à l’analyse des substantifs français en -icité », S. Mellet &
M. Vuillaume (éds.), Mots chiffrés et déchiffrés, Mélanges offerts à Étienne
Brunet, Genève – Paris : Slatkine – Champion, 1998, p. 161-172.
38. « Les adjectifs de relation du latin et les canaux de la cognition »,
B. García-Hernández (éd.), Estudios de lingüística latina : Actas del IX°
coloquio de Linguistica Latina (Madrid 1997), Madrid : Ediciones clàsicas,
1998, p. 929-943.
39. « D’elephantinus à croceus et à Romanus : quantité de la voyelle
présuffixale et approche cognitive du lexique », B. Bureau & C. Nicolas
(éds.), Moussylanea, Louvain : Peeters, 1998, p. 51-59.
40. « Le paramètre sémantique dans l’analyse des dérivés chez Priscien »,
M. Baratin & C. Moussy (éds.), Conceptions latines du sens et de la
signification, Paris : PUPS (collection Lingua Latina V), 1999, p. 155-165.
41. Compte rendu de Les structures de l’oralité en latin (J. Dangel &
C. Moussy éds., PUPS collection Lingua Latina, 1996) in B.S.L. XLIV, 2,
1999, p. 161-166.

19 42. « La création lexicale en latin : étude statistique des adjectifs dérivés »
(en collaboration avec S. Mellet), C. Moussy (éd.), De lingua latina novae
equaestiones (Actes du X colloque international de linguistique latine, Paris-
Sèvres, avril 1999), Louvain – Paris – Sterling (Virginia) : Peeters,
Bibliothèque d’études classiques n° 22, 2001, p. 815-827.
43. « Modèles contemporains en lexicologie », J.-P. Dalbera, (éd.),
Hommages à Zvonimir Junkovic, Travaux du cercle linguistique de Nice
n° 20, 2001, p. 31-57.
44. « Introduction », C. Kircher-Durand (éd.), Grammaire Fondamentale du
Latin, Tome IX « Création lexicale : la formation des noms par dérivation
suffixale », Louvain – Paris – Dudley (MA) : Peeters, p. 1-22.
45. « Les adjectifs en –eus, -a, -um », C. Kircher-Durand (éd.), Grammaire
Fondamentale du Latin, Tome IX « Création lexicale : la formation des
noms par dérivation suffixale », Louvain – Paris – Dudley (MA) : Peeters,
p. 85-108.
46. « Les dérivés en nus, -na, -num », C. Kircher-Durand (éd.), Grammaire
Fondamentale du Latin, Tome IX « Création lexicale : la formation des A) : Peeters,
p. 125-160.
47. « Les dérivés en –ensis », C. Kircher-Durand (éd.), Grammaire Fonda-
mentale du Latin, Tome IX « Création lexicale : la formation des noms par
dérivation suffixale », Louvain – Paris – Dudley (MA) : Peeters, p. 185-194.
48. « Les dérivés en –lis », C. Kircher-Durand (éd.), Grammaire Fonda-
mentale du Latin, Tome IX « Création lexicale : la formation des noms par A) : Peeters, p. 195-222.
49. « Modalités affectant les adjectifs qualificatifs dans le De rerum natura
de Lucrèce », M. Fruyt & C. Moussy (éds.), Les modalités en latin, colloque
du Centre Alfred Ernout, Paris, PUPS (Collection Lingua Latina), 2002,
p. 201-210.
50. « Adjectif et substantif en latin à la lumière des études de morphologie
dérivationnelle », J. François (éd.), L’adjectif en français et à travers les
langues (actes du colloque international organisé à Caen les 28 – 29 juin
2001 par le C.R.I.S.C.O, Presses Universitaires de Caen, 2005, p. 41-51.
51. « Les procédés de création lexicale mis en œuvre par Lucrèce »,
thG. Calboli ed. Acts of the 12 International Colloquium on latin Linguistics
(Bologne, Italie, 9-14 juin 2003), Roma : Herder editrice, 2005, p. 315-324.

20 52. « Emplois et valeurs du génitif en latin » F. Poli et G. Vottéro (éds.), De
Cyrène à Catherine : trois mille ans de libyennes, études grecques et latines
offertes à Catherine Dobias-Lalou, Nancy : PUN (diffusion De Boccard,
Paris), 2005, p. 381-392.
53. « La prière dans les Tables Eugubines », J.-F. Cottier (éd.), La prière en
latin de l’Antiquité au XVIe siècle : formes, évolutions, significations,
Brepols (Centre National de la Recherche Scientifique, Centre d’études
Préhistoire, Antiquité, Moyen Age, Collection d’études médiévales de Nice,
volume 6), 2006, p. 37-54.
54. Compte rendu de Latin et langues techniques (J.-P. Brachet et C. Moussy
(éds.), Paris : PUPS, 2006), BSL CII, 2, 2007, p. 280-287.
55. Compte rendu de Idées grecques et romaines sur le langage, Travaux
d’histoire et d’épistémologie (F. Desbordes, G. Clerico, B. Colombat &
J. Soubiran (éds.), Paris : PENS, 2007), Corpus (Nice : REVEL), n° 7,
novembre 2008.
56. Compte rendu de Interrogation, coordination et subordination, le latin
quin (F. Fleck, Paris : PUPS, 2008), Corpus (Nice : REVEL), n° 7,
novembre 2008.
57. « Réflexions autour du gérondif latin », Cl. Brunet (éd.), Des formes et
des mots chez les Anciens, Besançon : Presses universitaires de Franche-
Comté, 2008, p. 119-132.
58. Compte rendu de Regards croisés sur les mots non-simples (B. Kaltz
(éd.), Lyon : ENS Editions, 2008), BSL CIV, 2, 2009, p. 99-102.
59. Compte rendu de Adverbes et évolution linguistique en latin (M. Fruyt &
S. Van Laer (éds.), Paris : L’Harmattan, 2008), BSL CIV, 2, 2009, p. 202-
205.
60. Compte rendu de Interrogation, coordination et subordination, le latin
quin (F. Fleck, Paris : PUPS, 2008), BSL CIV, 2009, 2, p. 205-209.
61. « De barbarus à barbarismus : la notion de barbarisme chez les
grammairiens latins (définition, classification et présupposés
idéologiques) », M.-F. Marein, P. Voisin & J. Gallego (éds.), Figures de
l’étranger autour de la Méditerranée antique, À la rencontre de l’autre,
Paris : L’Harmattan, 2009, p. 317-327.
62. « Les adjectifs temporels en –nus : organisation de ce micro-système et
étude diachronique régressive et progressive », L. Sznajder (éd.), Affixes et
relateurs spatio-temporels en latin (dixième colloque biennal du Centre

21 Ernout, Paris, juin 2008), Revue de linguistique latine (en ligne) du Centre
A. Ernout. De lingua latina, n° 3, janvier 2010.
63. Compte rendu de Les propositions complétives en latin, Grammaire
Fondamentale du Latin, tome X, Colette Bodelot éd. Peeters 2003, Vita
latina n° 182, 2010, 108-110.
64. « Le suffixe -osus est-il un quantificateur ? Examen du problème à partir
du corpus plautinien », in M. Fruyt et O. Spevak (éds), La quantification en
latin, Paris : L’Harmattan 2010, 261-272.
65. « L’ordre des mots dans quelques syntagmes nominaux de la Guerre
civile de César », in Le syntagme nominal en latin : nouvelles contributions,
O. Spevak (éd.), Actes de l’atelier du Centre Alfred Ernout, Université de
Paris-Sorbonne (Paris IV), 11 octobre 2008, Paris : L’Harmattan, collection
Kubaba, 2010, 41-55.
66. « Le suffixe latin –osus et le suffixe français –eux », Studia Universitatis
stBabe -Bolyai, Philologia 4/2010, 99-110, Desktop Editing Office, 51 B.P.
Hasdeu, Cluj-Napoca, Romania ; consultable en ligne
(http://www.studia.ubbcluj.ro/download/pdf/564/pdf).

À PARAÎTRE
1. « Unité et diversité des adverbes dans les Argonautiques de Valerius
Flaccus », M. Fruyt (éd.), Les adverbes en latin : sémantique, morphologie,
syntaxe, pragmatique (colloque international organisé à l’Université de Paris
IV les 7, 8 et 9 juin 2004 par le Centre Alfred Ernout et le G.D.R. 2650), à
paraître aux éditions L’Harmattan.
2. « À propos de l’origine du gérondif latin », communication au treizième
Colloque International de linguistique latine, Facultés Universitaires Saint-
Louis (F.U.S.L.) de Bruxelles, 4 – 9 avril 2005.
3. « La catégorie de l’adjectif en latin, du prototype aux adjectifs de
relation », C. Lehmann (éd.), Actes du colloque international de linguistique
latine d’Erfurt, 16 – 22 juillet 2007.
4. « La substantivation des adjectifs et l’adjectivisation des participes : une
échelle de transformations lexicales », M. Kienpointner (éd.), Actes du
quinzième colloque international bisannuel de linguistique latine, 4 – 9 avril
2009, Innsbruck.

22
5. « Peut-on proposer un classement sémantique des adjectifs latins ?
Examen du problème à l’aide du livre I de la Guerre civile de César », à
paraître dans Revista de Estudios Latinos (Madrid) n° 10, 2010.
6. « Evolution des formations suffixées du latin aux langues romanes et en
particulier en français : l’exemple des dérivés en -osus », A. Christol et
O. Spevak éds, à paraître en 2011 chez L’Harmattan.

EN PRÉPARATION
7. Contribution à la base de données sur « Le lexique latin : constitution et
histoire » pour la troisième partie sur la formation des mots.

23

Introduction


Sous ce titre de Continuité et discontinuité en linguistique latine et
grecque, nous offrons à notre amie Chantal Kircher, à l’occasion de son
soixante-cinquième anniversaire, vingt-deux d’études montrant le
dynamisme du renouvellement d’une langue dans ses différentes
composantes (des morphèmes et lexèmes à la syntaxe et au discours) : les
interférences entre ces différentes composantes, conjuguées parfois à
l’influence de facteurs externes, assurent ce processus de renouvellement qui
allie, dans des parts variables selon les phénomènes étudiés, continuité et
rupture, stabilité et évolution de la langue. Le panorama des études ici
rassemblées permettra donc de donner un aperçu significatif sur les
modalités de l’évolution diachronique dans les langues anciennes et les types
de recherche actuellement employés pour en rendre compte (en particulier,
analyse sémique du lexique, linguistique de l’énonciation, études
comparatives de textes fondées sur l’analyse statistique).
Le principal domaine de recherche de Chantal Kircher étant la dérivation
nominale et adjectivale, plus de la moitié des études qui lui sont offertes va
illustrer divers aspects de la création lexicale, avec trois points de vue
principaux :
- l’étude diachronique de la mise en œuvre des procédés formels de
suffixation, de préfixation, de composition dans les trois catégories majeures
(nom, adjectif, verbe) ; elle fait l’objet des six premiers articles.
- l’évolution des vocabulaires, dont six spécialistes de grec, de latin et
des langues romanes ont exploré divers aspects : tendance à la continuité
dans le vocabulaire fondamental, principes de renouvellement d’un lexique
technique, celui de la médecine, conservation de lexèmes dans la
composition des noms propres, ruptures et renouvellements dans deux micro
champs lexicaux, celui des dénominations du marchand d’esclaves et celui
des dénominations de la chouette.
- la création et l’évolution catégorielle des mots du discours, où
l’innovation produit souvent une re-catégorisation du lexème : quatre études
en abordent divers aspects.
Ces études font déjà la part belle à une autre composante importante de
nos études linguistiques, l’examen linguistique de l’organisation de l’énoncé
et du discours. Les six dernières études lui sont exclusivement consacrées.

Michèle Biraud
















I – Suffixation, préfixation, composition :
continuités et discontinuités dans le
lexique





Estudio de la derivacion del adjetivo latino :
acerca de sus variaciones de uso en el latin tardio

Carmen ARIAS ABELLÁN
Universidad de Sevilla


I. El título (y el objetivo) de esta contribución se ubica en la certeza de
los cambios habidos en el latín vulgar y tardío respecto a las etapas
anteriores de la historia del latín en el terreno concreto de la formación de
palabras y de la derivación, cambios (del léxico en definitiva) paralelos a los
acontecidos en otros planos lingüísticos, pero que no han recibido una
atención semejante, siendo abordados mayoritariamente desde la perspectiva
romance, desde la mirada al origen latino de la sufijación romance, y no
desde la diacronía del latín vulgar propiamente dicha.
Se comprende que cumplir la dimensión de atención total a esta carencia,
el comportamiento de la derivación en el propio latín, en sus fases evolutivas
previas al romance, sobrepasaría las fronteras de un trabajo como éste, de
modo que resulta casi obligado tener en cuenta la limitación del título (la
derivación del adjetivo) y sumar alguna otra como la restricción a sólo un
tipo concreto de derivación.
He tenido ocasión en mi caso de estudiar hechos de este rango con
sufijos variados : así, -osus y su incremento – en lugar de -eus – para la
1indicación de “color por comparación” en latín tardío , o -arius y las nuevas
zonas cubiertas por sus sustantivaciones en este latín de los tiempos más
2posteriores .
Siguiendo, pues, esta inquietud investigadora mía tan arraigada voy a
centrarme aquí en el sufijo -ax, un sufijo cuya función lingüística (al abrigo
de un proyecto de investigación amplio sobre todos los deverbativos) he
analizado ya en dos cuerpos documentales previos al latín tardío, Plauto y
3Petronio , completándolos – en un último examen – con un conjunto textual
cronológicamente más avanzado, el de los Carmina Latina Epigraphica.
Ha sido precisamente este examen de los CLE que acabo de citar,
dedicado – como en el caso de Plauto y Petronio – al análisis de la función
4lingüística de -ax , el que me ha descubierto la sugerente perspectiva de una
indagación sobre una posible diferenciación en el uso del sufijo entre los

1
Cf. ARIAS ABELLÁN 1992.
2RIAS A 2002.
3
ARIAS ABELLÁN 2003a y 2003b.
4 En prensa.
5 6carmina paganos y cristianos , en la diacronía conformada por los mismos ,
indagación que va a ocupar las presentes páginas.
Está claro que para un abordaje de este tipo, de contraste entre estas dos
clases de textos (y sus probables aspectos cronológicos o evolutivos), resulta
ineludible tener una idea clara del punto de partida común respecto al cual se
alza dicho contraste ; cuestión que se hace tanto más necesaria en un caso
como el del sufijo que nos ocupa, -ax, un formante complejo que ha recibido
definiciones muy “desperdigadas” en la bibliografía previa (se habla en ella
de rasgos diversos como “intensidad”, “connotación”, etc., sin tomar partido
7por uno u otro de dichos rasgos ), y la búsqueda de cuyo valor “unitario” (de
sistema) viene siendo el objetivo de mis investigaciones sobre él realizadas
8hasta el momento .
Partiendo, en efecto, en dichas investigaciones, del deslindamiento – a mi
parecer, obligado – entre los planos del “sistema” y del “habla” y, por tanto,
desde la posición de exploración del significado “común subyacente” capaz
de englobar y dar explicación a todas las formaciones y a todas sus
“realizaciones concretas”, he tenido ocasión de comprobar una falta absoluta
de “constancia” en los rasgos que han definido en la bibliografía tradicional
a nuestro sufijo (me refiero a los ya mencionados de intensidad, connotación,
9etc. ), y su incapacidad, por tanto, para cubrir a todas las formaciones,
observando por el contrario la presencia repetida y machacona de sintagmas
como sagax nasum, mordax canis, fugax (o edax) tempus, uorax flamma,
etc., presencia de la que he rescatado un hecho fundamental y que se cumple

5
Me baso para estos textos en el corpus contenido en los tres volúmenes de Bücheler-
Lommatzsch (BÜCHELER 1895-1897; LOMMATZSCH 1926), que, pese a que no
representa, como se sabe, la totalidad de los CLE, contiene un número suficientemente
representativo de los mismos.
6
Cf. SANDERS (1991, p. 75) nos recuerda a este respecto que los carmina paganos
llegan hasta el siglo IV y las inscripciones cristianas aparecen en los últimos años del
siglo III continuándose, en general, hasta la segunda mitad del siglo VII (la edición de
BÜCHELER- LOMMATZSCH seguida aquí recoge, no obstante, algunos ejemplos más
tardíos, cf. SANDERS 1991, p. 218).
7 Quiero decir con ello que los autores componen sus descripciones del sufijo a base
de la “alineación” de diversas características y sin ningún planteamiento de
“reducción” o búsqueda de la “distintividad” de las mismas (así, la nota de
“intensidad” en: LEUMANN 1977 [=1926-28], p. 376; ERNOUT 1940, p. 111; DE
NIGRIS MORES 1972, pp. 310-312; PECMAN 2002, pp. 37-39, 50-51; la de
“connotación” en: KÜHNER-HOLZWEISSIG 1986 [=1912], p. 990; LEUMANN 1977
[=1926-28], p. 376; DE NIGRIS MORES 1972, p. 307: “valore di biasimo”; la de
“disposición” en: KÜHNER-H 1986 [=1912], p. 990: “Geneigtheit”;
LEUMANN 1977 [=1926-28], p. 376: “Neigung”; PECMAN 2002, pp. 51ss. ; la de
“duratividad”: DE NIGRIS MORES 1972, pp. 286-289; 307-311; PECMAN 2002, pp.
37-38; 51ss.), etc.
8
Cf. n. 3 y 4.
9 Cf. n. 7.

30 sin excepción en nuestros derivados : la idea verbal contenida en sus bases
denota un proceso que es (o que se contempla como) inherente a los
sustantivos determinados : así el hecho de “olfatear (finamente)” presente en
la base verbal de sagax (sagire) es consubstancial al sustantivo nasum, el de
“morder” presente en la base de mordax (mordere) lo es de canis, la acción
“devoradora” de la base de uorax (uorare) está implícita en flamma ; la de
10fugere (o esse – edere “comerse la vida”) en tempus, y así sucesivamente .
La nota “distintiva” de los términos en -ax se ubica, según mi criterio, en
el hecho observado en estos sintagmas, la “interioridad” – a los sustantivos
determinados – del proceso verbal de las bases de derivación de los
deverbativos en -ax que los califican, “interioridad” que sería la responsable
de las “diversas maneras” (repetitivas, constantes, intensivas, valorativas,
etc.) con que son realizados dichos procesos verbales por estos sustantivos
11determinados .
Esta vertiente de -ax como sufijo señalador de hechos contemplados
desde la “esencialidad” es precisamente el factor que me sugirió la
importancia de un estudio centrado en su manejo – desde su capacidad
“caracterizadora” – en la epigrafía en verso y más en concreto en las posibles
modificaciones o variaciones de dicho manejo dentro de la diacronía
dibujada por los carmina paganos y cristianos, estudio al que procedo sin
más dilación.

12II. Siendo como son los CLE en buena parte textos funerarios , se trata
de documentos que nos permiten dibujar “le paysage d´ensemble, le climat
général du champ de foi respectif d´une certaine société païenne et

10
Como puede observarse, he establecido una línea divisoria entre que la idea verbal
de las palabras en -ax sea “objetivamente” interna a los sustantivos determinados o
que sea “contemplada” con ese carácter, línea que estriba sólo en el hecho de que el
proceso verbal subyacente a la base de estas formaciones tenga o no una presencia
obligada en dichos sustantivos; así en sagax nasum, fugax tempus // ferax ager: la
nariz está “oliendo” siempre, el tiempo tiene un “huir” constante; el campo, en
cambio, puede “producir” o no, pero una vez acaecida la intervención del adjetivo,
ferax, el proceso verbal (de “fertilidad”) tiene un mismo tono de inherencia y
continuidad. Por otra parte (y esto puede observarse además en todas las
aclaraciones lexicográficas de los términos en -ax del presente estudio), esta
inherencia se cumple en todos los usos de un adjetivo y no sólo en los sintagmas
concretos con los que he ejemplificado: el hecho de “olfatear (finamente)” presente
en sagio y su derivado sagax (cf. ERNOUT – MEILLET, s.u. sagus) es innato al
sustantivo más común de sus empleos, nasum, pero sagax suele predicarse
igualmente de voces como mens (u otras de su esfera semántica) marcando en ellas –
también como rasgo intrínseco – su natural “indagatorio” (o de “penetración” en el
campo intelectual).
11 Para una lectura más detenida y amplia de esta propuesta, cf. mis trabajos de n. 3
y 4.
12 Cf. SANDERS 1991, p. 65.

31 13chrétienne face à la mort” , paisaje que queda articulado en una bipolaridad
esencial :
II. 1. La vida terrenal y su primacía en la epigrafía pagana ;
II. 2. La vida del más allá y la certidumbre de la inmortalidad
14en la epigrafía cristiana .

II.1. -Ax es órgano de expresión del ámbito de la vida terrenal y su
valoración preeminente en la epigrafía pagana desde una doble perspectiva :

II.1.1. La perspectiva, en primer lugar, de su brevedad y de su fin,
articulada esencialmente en dos planos :

– El paso del tiempo, que encuentra como significante fundamental al
adjetivo edax, término que, en su referencia a tempus, pone en acto – de
acuerdo con el valor ya mencionado del sufijo – la esencia “devoradora de la
15existencia” que tiene su inexorable transcurso .
Esta vivencia queda contundentemente expresada en los versos
16conclusivos siguientes del famoso y bellísimo carmen de Nepote :

sed quicumque deus, quicumque uocaber [is heros,
sit soror et mater, sit puer incolu [mis.
Haec dona unguentis et sunt potiora c [orollis,
quae non tempus edax, non rapi [t ipse rogus
(“Pero cualquiera que sea” – reza el texto – “el dios y cualquiera
que sea el héroe por el que te veas convocado, que tu hermana, tu
17madre y tu hijo gocen de salud ; estos dones tienen más valor que
los perfumes y las guirnaldas, pues no se apodera de ellos el tiempo,
devorador constante de la vida…”) (CLE 1109, 43-46).


13 Cf. SANDERS 1991, p. 116.
14
La vida cristiana es, claro, una vida “qui ne connaît plus la mort” (SANDERS 1991,
p. 57), pues la muerte “n´est pas la fin inéluctable de l´existence, elle est le début de
la vie” (SANDERS 1991, p. 355).
15 La indicación de la acción de la base verbal de edax como interna a los sustantivos
calificados – en este caso, tempus – se percibe igualmente en el conjunto de sus
apariciones en latín: en la compañía de nombres como ignis, liuor, curae, etc.,
apunta – como ocurre con tempus – a su índole voraz y destructora, y en su
incidencia en personas, denota su propensión constante a la comida (cf. ThLL V, s.u.
edax).
16 Sobre este carmen, cf. los comentarios, entre otros, de PLESSIS 1905, pp. 80ss.;
LISSBERGER 1934, pp. 97-98 y COURTNEY 1995, pp. 171-173 y 381-385.
17 COURTNEY (1995, p. 384) señala al propio poema epigráfico como identificación
de estos haec dona sustraídos – en conexión también con el motivo de la
inmortalidad de la poesía – al efecto destructivo del edax tempus.

32

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