Discours et sémiotisation de l'espace

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Le concept d'espace social a été introduit dans les sciences sociales pour rendre compte des dynamiques à l'oeuvre dans la société. Celles-ci sont à la fois politiques (l'espace social, c'est un territoire), sociétales (l'espace social est défini par des relations entre agents) et culturelles. L'ouvrage interroge la sémiotisation d'un espace spécifique, celui de la banlieue, avec ses modes de sociabilité, ses médiations, ses langages.
Publié le : samedi 1 décembre 2012
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EAN13 : 9782296511910
Nombre de pages : 205
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ISBN : 978-2-33-60064-224 0eDsi sémioticours etl edpseitas  noréepntseeLac resb na ealsnd taoisa j de e etlieupecnoc eLessenueiaoc scepaesdt ad tl sns seneica l é éttrinuiod rerdnerc motp eces sociales pouervuœl al snad nadys de àesqumiostnc- i aofà l iété soclles. Ceciso, alspee aceuqil( sp sitilociétalesire), sot reirotcse tnur pai ndét esl aicos ecapsel( et cts) agentre  sneitnoeraled sacsp eunan ldee rts egagp érutcurellultuleses (s coapecse tai lsevi i àerntgeroed r ec nioped tar des imaginairse.)  Luorvga elec ,euqicéps eeulian blae  duitosiésiml  av euspacun en datiolbme» sesdnasne  mesesodav,  secpilamene,ep ircndes « grt celui pscatee  tté ese lan sess. Cgagedém ses ,snoitaicisoe  dé,itilab ioctnirubne t àprésentations quid suocse srer tiéud p àtiarder lien le  surmentageleté p roitnogaroernti Ln.iotasitoimés ettecbaines.Piques uredp loti nuœrv emit  eseioat ensérpetnestne r eriscuon ductinstrértos ét eudsrvi dneeu j «due yp ne » eueilnab e chapitrlusieursacilestnses  eoficrtièullu ppas l ruoc aemers tnroéta ppuo rsep rer conttéréle ste epytoe eriaf e drenntestraudtéduaitnà c teé gard le rôle desdém ,saiiam ua si sss leporéesnsd nu siof al à etr êutpei qu, téicté sos ronp uoancee cht uné el icuq aop ei esan beulioi vLax.d vireis,ed  eale lautrestion desxttes t cee  d .)esiotel ertuOunite ré con lesru ,uaetrvgaluoontie  datBéceriS.sé suod alceriité de Cergy-PonT RUIP NU(inevsroraboiatouad Le,tcet/eruA erihcrdo Fava Ferdinanti éedP U(inevsr Cdeé itrsveni(U ,)esiotnoP-ygree : ns dutiotribdn sseopreD iDiddracJ eiselureV ),neer Brdnaam Larcn kaJlbnoak( Université de Pi erutcetsiraP edllVia  L F),teetoropnAht eedoligcole lérchi daaNcn y)2isétd  e (Univer MarchalH ,)évretnoPesioCee y-rgsier dténUviih( oLgnei n Julon),e Lyes duqitiloP sedutÉ dutitstIn (etiz de Nancy 2).
Béatrice Turpin (dir.)
Discours et sémiotisation de l’espace
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Les représentations de la banlieue et de sa jeunesse
Photo de couverture : cliché de Béatrice Turpin, Bobigny, 1997
© LHarmattan, 2012 5-7, rue de lEcole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr 
ISBN : 978-2-336-00462-4 EAN : 9782336004624
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ET DE SA JEUNESSE
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D ISCOURS
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Du même auteur
Les mots de la mine, éd. Maisonneuve et Larose, Paris, 2004 ; Klemperer : repenser le langage totalitaire, dir. avec L. Aubry, Éditions, Paris, 2012 (voir bibliographie)
Victor CNRS
B ÉATRICE T URPIN (D IR .)
D ISCOURS & SÉMIOTISATION DE L ESPACE
L ES REPRÉSENTATIONS DE LA BANLIEUE ET DE SA JEUNESSE
Avec les contributions de : Didier Desponds, Ferdinando Fava, Franck Jablonka, Bernard Lamizet, Julien Longhi, Hervé Marchal, Alexandre Piettre, Jean-Marc Stébé
Ouvrage publié avec le concours de la MSH Paris-Nord et du Centre de Recherche Textes et Francophonies de lUniversité de Cergy-Pontoise
LH ARMATTAN
Espaces Discursifs Collection dirigée par Thierry Bulot
La collection Espaces discursifs rend compte de la participation des discours (identitaires, épilinguistiques, professionnels) à lélaboration/représentation despaces  quils soient sociaux, géographiques, symboliques, territorialisés, communautaires,  où les pratiques langagières peuvent être révélatrices de modifications sociales. Espace de discussion, la collection est ouverte à la diversité des terrains, des approches et des méthodologies, et concerne  au-delà du seul espace francophone  autant les langues régionales que les vernaculaires urbains, les langues minorées que celles engagées dans un processus de reconnaissance ; elle vaut également pour les diverses variétés dune même langue quand chacune delles donne lieu à un discours identitaire ; elle sintéresse plus largement encore aux faits relevant de lévaluation sociale de la diversité linguistique.
Derniers ouvrages parus
Jacky SIMONIN (textes réunis par Bernard IDELSON et Gudrun LEDEGEN, Parcours dun sociolinguiste. Banlieue Nord de Paris/La Réunion , 2012. Assia LOUNICI et Nabila BESTANDJI (dir.), Dynamiques sociolangagières de lespace algérois , 2012. C. BALSIGER, D. B. KÖHLER, J-F. de PIETRO, C. PERREGAUX (dir.), Éveil aux langues et approches plurielles , 2012. Cécile GOÏ (dir.), Quelles recherches qualitatives en sciences humaines ? , 2012. Mireille RISPAIL (dir.), Céline JEANNOT, Marine TOTOZANI, Sandra TOMC (éd.), Esquisses pour une école plurilingue. Réflexions sociodidactiques , 2012. Brigitte RASOLONIAINA, Le marché Dejean du XVIII e arrondissement de Paris , 2012. Rada TIRVASSEN, Lentrée dans le bilinguisme , 2012. Yves GAMBIER, Eija SUOMELA-SALMI, Hybridité discursive et culturelle , 2011.
 
I NTRODUCTION  P OUR UNE SEMIOTISATION DE L HYBRIDATION 1  
 Cet ouvrage se propose de réfléchir aux représentations de la ville contemporaine, plus particulièrement des banlieues populaires. Ces représentations seront considérées comme constructions discursiv es dun sens, cest -à-dire comme faits de langue. Cela revient à envis ager lespace comme espace signifiant, formé  par lhomme, au sein dun environnement socioculturel : lespace nest en effet jamais  fermé sur lui-même, il est toujours multiple, à la fois historique et social. Formé de relations entre agents, tissé de discours, produit et producteur de discours, il est relié aux acteurs qui le construisent et le mettent en scène et structuré par des imaginaires. Nous rappellerons ici ce qu en dit Greimas : « il nest là que pour être pris en charge et signifier autre chose que lespace, c'est -à-dire lhomme qui est le signifié de tous les langages. » (1979 : 12) Réfléchir à la banlieue, comme cet ouvrage se propose de le faire, cest réfléchir à ce qui donne sens à cet espace, à la manière dont se constitue ce sens, dans des discours, des effets de discours ou des actions relayées par des discours. La banlieue, comme la ville en général, signifie en effet dans les discours et en tant quespace dactions, cest -à-dire dans leffectuation de cet espace par des acteurs, du dedan s et du dehors le dehors ne devant pas être pensé comme indépendant
                                                   1  Béatrice Turpin, Université de Cergy-Pontoise, EA 1392, CRTF, pôle LaSCoD (Langage, Société, Communication, Didactique).
8 Discours & sémiotisation de lespace  du dedans juste comme une autre position, une autre manière de placer son corps, un autre habitus 2 . La construction du sens ou sa mise en mots sera donc au cur de cet ouvrage, cette dernière nétant  jamais close, mais toujours prise dans des réseaux de discours. Ce processus de production du sens, nous lappelons ici sémiotisation, considérant le sens comme résultat dun procès et rattachant son étude à la sémiologie ou sémiotique, c est-à-dire à l analyse de la manière dont il est produit. Dans leur vocabulaire des études sémiotiques et sémiologiques, cest bien dailleurs à partir de ce concept de construction du sens que la sémiologie ou sémiotique est définie par Ablali et Ducard (2009 : 10) : Resterait à savoir en quoi une étude particulière peut être qualifiée de sémiotique ou de sémiologique ? [] Disons que toute théorisation de cet ordre vise à rendre compte de la construction du sens ou de ce que l on nomme la sémiose ( semiosis ) et se fonde sur le postulat que ce sens est organisé, quil répond à une certa ine forme de rationalité, quel que soit le statut donné à celle-ci (naturelle ou culturelle, sociale ou individuelle, intentionnelle ou non, consciente ou inconsciente).   Nous nous plaçons en conséquence dans une telle perspective, tout en ajoutant que cette rationalité sera ici sociale, non nécessairement intentionnelle et le plus souvent non consciente, en lentendant, pour reprendre les termes des auteurs (2009 : 11) « comme une méthodologie et une épistémologie du sens »  une méthodologie ou une épistémologie du sens en tant quil se dit, incluant cette sémiose  que chaque chapitre de cet ouvrage contribue à mettre en scène. La sémiotisation de la banlieue, cest donc lécr iture/lecture du sens dans un espace, le fait dattribuer du sens à cet espace,
                                                   2 Qu e lon pourrait définir suivant Bourdieu (2003) comme disposition commune dun groupe, cest -à-dire également comme capital de reproduction de ce gr oupe (ou de lindividu « structuré » par ce capital).
Introduction 9 de le mettre en uvre dans son procès  ; cest aussi le déchiffrement heuristique du sens, le fait de placer le sens dans son « jeu », dans son épaisseur, de douter de son immédiateté, de la transparence des évidences. Parler de sémiotisation, cest en effet considérer que le sens nest pas un donné, mais un construit, quil existe dans une interaction sociale, avec ses enjeux, mais quil est également valeur  au sens où lenten d Saussure : pris dans un réseau dautres signes et déterminé socialement. Il en est de même du signe en discours dont le linguiste genevois a pu montrer dans ses études sur les mythologies germaniques quil était pris dans un réseau signifiant : il renvoie à du déjà dit dont émergent des « carrefours », « points cardinaux » ou « traits » en interaction (Saussure, 2003 : 367 sq. ). Si sémiotiser, cest construire du sens, lire le sens du point de vue du sémioticien cest partir du discours pour en étudier ainsi le procès de signification. Cest ce qu a tenté de faire Barthes (1957) dans une tradition saussurienne, en étendant sa lecture à dautres types de signes du point de vue des mythologies qui y sont signifiées. Nous retrouvons cette référence dans plusieurs chapitres de cet ouvrage (H. Marchal et J.-M. Stébé, A. Piettre). Une autre tradition est aussi convoquée, la tradition américaine de la sémiotique (F. Fava, J. Longhi). Lune et lautre ont en effet ce point commun, celui de considérer la signification comme résultant dun processus indirect et non comme lassociation dun signifiant et dun signifié fermés sur eux -mêmes, donnés davance. Pour Peirce, entre le signe et lobjet il y a linterprétant, entre la secondéité et la tiercéité, la priméité (voir à ce sujet J. Réthoré, in D. Ablali, D. Ducard, 2009 : 30-31). Nous rejoignons donc ici lavis des auteurs du vocabulaire des études sémiotiques et sémiologiques : « Que cette discipline se décline en théories différentes ne remet pas en cause le fondement commun. Quelle discipline, en sciences humaines et sociales, pourrait se dire unifiée et homogène ? » (2009 : 11). Le point commun aux auteurs de cet ouvrage nest donc pas lappartenance à un champ disciplinaire, ni lappartenance à une école de pensée. Ils sont géographe, sociologues,
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