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Eléments de psycholinguistique des langues bantu

De
194 pages
Cet ouvrage aborde la question du sémantisme des classes nominales bantu dans une perspective nouvelle, celle de l'acquisition du langage chez les enfants. Il s'agit de confronter les données historiques et la réalité du système des classes nominales en synchronie avec les stratégies acquisitionnelles adoptées par les enfants dans le processus d'acquisition de ce système linguistique.
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La question du sémantisme des classes nominales du point de vue de l'acquisition du langage chez les enfants

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Daniel Franck IDIATA

,

Eléments de psycholinguistique bantu
La question du sémantisme des classes nominales du point de vue de l'acquisition du langage chez les enfants

Préface de Gérard Philippson

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique 75005 Paris

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3
1026 Budapest

France

HONGRIE

L'Harmattan Itnlia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

@L'Harmattan,2004 ISBN: 2-7475-6940-3 EAN : 9782747569408

Ouvrages du même auteur chez d'autres éditeurs: 2003a. Pourquoi le Gabon doit investir sur ses langues vernaculaires. Le Cap: Casas Book Series N° 38, 98 pages. ISBN 1-919932-15-1 2003b. Studies on voice through Verbal extensions in nine Bantu languages spoken in Cameroon, Gabon, DRC and Rwanda. Münich: Lincom Europa, 252 pages (en collaboration avec Gabriel Mba). ISBN 3 -9586716-0 2002. Il était une fois les langues gabonaises. Libreville: Editions Raponda-Walker, 107 pages. ISBN 2-912776-28-7 2000a. Quelques aspects de l'acquisition de la langue isangu par les enfants. Lille: Presses Universitaires du Septentrion. 659 pages. ISBN 2-284-01703-7 2000b. Les classes nominales et leur sémantisme dans les langues bantu du nord-ouest. Münich: Lincom Europa, 169 pages (en collaboration avec Myles Leitch, Pierre Ondo-Mébiame et Jean Paul Rekanga). ISBN 3-89586-668-7 1998a. Universaux versus spécificités linguistiques dans l'acquisition du langage chez l'enfant: l'exemple de la langue isangu. Münich: Lincom Europa, 315 pages. ISBN 3-89586-546-X 1998b. Aperçu de la morphosyntaxe du isangu, langue bantu du Gabon (B. 40). Münich: Lincom Europa, 197 pages. ISBN 3-929075-98-9

SOMMAIRE

AVANT-PROPOS, pol ABREVIATIONS, p.10 PREFACE, p.ll INTRODUCTION, p.1S
CHAPITRE 1. Les classes nominales bantu: éléments de théorie,

p.19 CHAPITRE2. Que sait-on aujourd'hui sur lesémantisme des classes nominales du système bantu ?, p.37 CHAPITRE 3. Illustration de la situation chaotique du

~ntismedesc~m~~~~rnci~~n~~~~ ouest,pAS
CHAPITRE 4. Etude des processus d'acquisition des classes nominales par les enfants: entre déterminants cognitifs et spécificités linguistiques, p.9S CHAPITRE 5. Commmt l'acquisition du ~ngagechez l'enfant peut expliquer l 'éuolution~systèmedes c/assesnominales bantu,

p.123
CONCLUSION, p.16S REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES, p.169 INDEX, p.18S

A la mémoire de Suzan SUZMAN grande spécialiste de la psycholinguistique bantu

Avant-propos

L'idée d'écrire et de publier ce livre m'est venue en Afrique du Sud au cours d'un séjour scientifique à l'Université de Prétoria. Ayant appris la mort du Professeur Suzan Suzman (Witwatersrand University), j'ai décidé de lui rendre un hommage par le biais de la discipline qui nous avait permis de nous connaître et de co-diriger un atelier sur l'acquisition des langues bantu lors du Vllè Congrès International sur l'Acquisition du langage chez l'enfant (Bogazici University, Istanbul, Turquie, en juillet 1996). Ce livre s'inscrit dans la suite logique de cette conférence puisqu'il présente une synthèse des travaux (et leurs résultats) sur un thème majeur qui a suscité le plus d'études en psycholinguistique des langues Bantu, à savoir la question de l'acquisition du système des classes nominales par les enfants. Je voudrais donc commencer par remercier tous les chercheurs bantouistes spécialisés dans les questions d'acquisition du langage chez les enfants, qui ont mis à la disposition du monde scientifique des données intéressantes et qui ont, de ce fait, permis l'aboutissement de la présente contribution. Il s'agit principalement de Professeur Katherine DEMUTH (Brown University, USA), auteur d'une littérature abondante sur l'acquisition de la langue sesotho; de E. KUNENE qui a écrit une thèse sur l'acquisition du

ELEMENTS DE PSYCHOLINGUISTIQUE BANTU

siswati; de feue Suzan SUZMAN, qui a publié plusieurs articles sur l'acquisition de la langue zulu. Je citerai aussi Joe TSONOPE et M. CONNELLY, qui ont, chacun, écrit une thèse, respectivement, sur l'acquisition de la langue tswana et l'acquisition de la langue sesotho par les enfants. Qu'il me soit aussi permis de remercier très fortement Pascal BaYER (CNRS, France) dont la contribution a été salutaire, notamment pour ce qui concerne le chapitre 5 qui présente, en réalité, les résultats d'une recherche que nous avons menée ensemble. Je me dois, enfin, de marquer toute ma reconnaissance au Professeur Gérard PHILIPPSON (INALCO & DDL, France) pour avoir encouragé la préparation de cet ouvrage et en avoir signé la préface. La même gratitude s'adresse à mes deux collègues linguistes, Dr. Myles LEITCH de SIL International et Jean Paul REKANGA de Ul'niversité Omar Bongo de Libreville qui ont lu et critiqué des versions antérieures du présent texte. Je ne vais oublier mon ami Daniel GOUADIN, Conseiller du Ministre gabonais de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation technologique pour sa lecture attentive qui a permis d'éliminer nombre d'imperfection au niveau du texte. Je ne saurais terminer cet avant-propos sans remercier très fortement mes étudiants de licence et de maîtrise en sciences du langage (option 8

A VANT-PROPOS

psycholinguistique) dont les questions et suggestions m'ont permis de clarifier plusieurs points développés dans ce livre.

9

ELEMENTS DE PSYCHOLINGUISTIQUE BANTU

ABREVIATIONS

ACC Appl. CI. CN Dem. Imp. Num. PB PN Poss. PP Pres. Pres.ACC. Pres.Prog. PV VF

Accord Applicatif Classe Classe nominale Démonstratif Impositif Numérateur Proto-Bantu Préfixe nominal Possessif Préfixe pronominal Présent Présent accompli Présent progressif Préfixe verbal Voyelle finale

10

Préface

Les classesnominales, caractéristique typologique quasi-constitutive des langues bantu, ont fait l'objet depuis Bleek (1869) d'une littérature énorme (on se reportera pour une récente synthèse de la question à Katamba (sous presse). Parmi les questions brûlantes soulevées par l'analyse de ces systèmes, il convient de mentionner tout particulièrement le contenu sémantique attribuable à chacune des (paires de) classes et, visiblement en rapport avec le problème précédent, la possibilité pour un thème nominal donné de prendre les préfixes de telle ou telle paire, différente de sa forme de citation ordinaire. Ainsi, Guthrie (1956, 1967-70)admettait pour un thème nominal donné, la possibilité de s'insérer, tout au plus dans les (paires de) classes suivantes: 5/6 pour les augmentatifs, par exemple en swahili: m-tu / wa-tu (1/2) "personne, être humain" > ji-tu / ma-ji-tu (5/6) "géant" ; 7/8 pour les diminutifs, par ex. m-tu / wa-tu > ki-ji-tu / vi-ji-tu (7/8) "nain" ; 14 pour les abstractions, par ex. m-tu / wa-tu > u-tu (14) . "h umanlte ,". Tout thème nominal susceptible de s'insérer dans la totalité des classes devait être considéré, non pas comme un nominal indépendant (NI), mais comme un nominal dépendant (ND) ou adjectif; ainsi du thème

ELEMENTS DE PSYCHOLINGUISTIQUE BANTU

swahili -dogo SUIvantes:

"petit",

qui présente (1/2) ; (3/4) ; (5/6) ; (7/8) ; (9/10) ; (11 = 14) ; (15) ; (16).

les formes

m-dogo I wa-dogo m-dogo I mi-dogo 0-dogo I ma-dogo ki-dogo I vi-dogo n-dogo I n-dogo m-dogo ku-dogo pa-dogo

Or, les données de la langue isangu présentées dans cet ouvrage par Daniel Franck Idiata montrent que la situation est bien plus complexe: dans cette langue en effet, il semble qu'un thème nominal donné (sous réserve sans doute d'incompatibilités sémantiques) peut toujours s'insérer dans la presque totalité des classes, les classes 4, 8 et la paire 9/10 semblant seules expressément exclues (d'après les données présentées au chapitre 3). Ce qui est fascinant dans les données isangu, comme le fait très justement ressortir Daniel Frank ldiata, c'est que le sémantisme associé à ces changements de classesn'a quasiment rien à voir avec les caractéristiques sémantiques généralement attribuées aux classes du Proto-Bantu. Ainsi la classe 3 est censée être la classe des" arbres" ou des "plantes" ce qui ne semble pas aisément compatible avec le sens productif de cette classe en isangu, à savoir "type de..."; la même remarque peut être faite pour la classe 14, etc. Gerenvoie là encore au chapitre 3). Bien sûr, on pourra objecter que le cas de la langue isangu est 12

PREFACE

particulièrement idiosyncrasique et peu représentatif, mais est-on certain qu'une analyse de même type, menée consciencieusement par un linguiste qui est luimême locuteur natif, comme Daniel Franck ldiata dans le cas de la langue isangu, n'aboutirait pas à des conclusions similaires dans une ou plusieurs autres langues? Si l'on aborde maintenant la spécialité même de Daniel Franck Idiata, à savoir l'acquisition du langage chez les enfants, on trouve là encore matière à amples et utiles réflexions (cf. chapitres 4 et 5). L'auteur met bien en évidence que la notion de "prototype ontologique", en principe, sous-jacente au système des classes, ne joue à peu près aucun rôle dans l'acquisition de ce système. Au contraire, les inputs purement morphologiques (donc sémantiquement arbitraires) jouent le rôle principal. Une exception, mais de taille: les animés ont tendance, au cours du processus d'acquisition, à être inclus par les enfants dans le genre 1/2. Ceci confirme de manière éclatante au niveau ontogénique la tendance évolutive à l'œuvre dans de très nombreuses langues bantu, qui ont fini par inclure tous les thèmes désignant des animés dans la paire 1/2, sinon en changeant les préfixes, tout au moins en les intégrant dans le schème d'accord de cette paire. On mentionnera encore ici le cas du swahili où les noms d'animaux (par exemple) originellement en 9/10 pour la plupart, s'accordent systématiquement en 1/2; cf. par exemple ndovu "éléphant" > ndovu yu-le ni m-kubwa / ndovu wa-Ie ni wa-kubwa "cet éléphant est gros / ces éléphants sont gros" identique à m-tu yu-le ni m13

ELEMENTS DE PSYCHOLINGUISTIQUE BANTU

kubwa/ wa-tu wa-Ieni wa-kubwa "cette personne est grosse / ces gens sont gros" (1/2) qu'on opposera à ndoo i-Ie ni 0-kubwa / ndoo zi-Ie ni 0-kubwa "ce seau est gros / ces seaux sont gros" (9/10). Pour une étude diachronique et dialectale de cette tendance, on peut se reporter à Wald (1975). Je pense donc que la lecture de l'ouvrage que Daniel Franck ldiata nous présente ici offre un grand intérêt pour les bantouistes et plus largement tous les linguistes intéressés par l'étude des classes nominales. L'approche de la grammaire des langues bantu en termes d'acquisition du langage chez les enfants est encore très nouvelle, mais cet ouvrage montre à l'évidence qu'elle s'avère prometteuse. Il faut souhaiter que Daniel Franck Idiata - et d'autres qui suivront son exemple - Ipoursuivent dans cette voie trop dédaignée . ,\ Jusqu a present.

Gérard Philippson Professeur de languesbantu à l'INALCO (paris) et Laboratoire Dynamique du Langage (Lyon).

14

Introduction

La question du sémantisme des classes nominales dans les langues bantu a fait l'objet de nombreuses recherches et continue d'entretenir des débats qui fascinent les profanes aussi bien que les chercheurs. Un rapide coup d'œil dans la littérature montre que les différents travaux ont souvent été orientés dans la double perspective de la diachronie et/ ou la synchronie. Une esquisse de synthèse de ces travaux donne des résultats contradictoires, entre un sémantisme reconstruit (diachronie), qui serait clairement organisé sur des critères sémantiques stricts, et une situation synchronique très floue dans les différentes langues actuelles (en synchronie). Les études diachroniques s'accordent, en effet, sur le fait que le sémantisme des classesnominales était clairement établi à une étape antérieure des langues bantu actuelles (on citera, entre autres, Givan, 1973 ; Denny et Creider, 1986 ; Welmers, 1973 ; Herbert, 1981, etc.). A l'étape Proto-Bantu ou antérieurement l, ce système est supposé avoir été organisé sur la base de catégories ontologiques précises (Humain, animaux,

1 Les débats ont souvent porté sur la profondeur historique. Nombreux sont ceux qui, comme Denis Creissels ou Claire Grégoire, pensent qu'à l'étape du Proto-Bantu le système des classes nominales était déjà suffisamment grammaticalisé. L'organisation sémantique proposée dans le cadre des reconstructions ne pouvait donc pas être aussi systématisée.

ELEMENTS DE PSYCHOLINGUISTIQUE BANTU

artefact, etc.). Mais ce sémantisme s'est (se serait) progressivement érodé au fil du temps. Les études synchroniques, quant à elles, . entrament un certaln consensus par rapport au constat que dans les langues ban tu actuelles, les classes nominales fonctionnent plutôt comme des systèmes fortement grammaticalisés, dont la motivation sémantique, si elle a jamais existé, est quasi érodé aujourd'hui dans la plupart des langues, par comparaison au système reconstruit (àcondition, bien sûr, qu'on accepte le postulat de l'existence d'une régularité sémantique dans ce système à une étape antérieure). Il convient d'ajouter, toujours dans l'optique des études synchroniques, que plusieurs travaux récents envisagent l'idée d'un sémantisme nouveau dans l'organisation des classes (ContiniMorava, 1997). Ce sémantisme, qui s'appuie sur des catégories nouvelles très différentes des catégories ontologiques traditionnelles, serait organisé sur des critères sémantico-cognitifs. Mais le constat que l'on peut faire, en jetant un regard rapide dans la littérature, c'est que les données acquisitionnelles chez les enfants n'ont pas toujours été sollicitées dans le débat sur le sémantisme des classes.Il nous semble pourtant que ce type de données serait d'un intérêt déterminant. En effet, l'intégration des données issues de l'acquisition du langage chez l'enfant peut être très intéressante pour expliquer l'évolution du système des classes nominales. Des chercheurs comme Traugott (1973), Slobin (1973 et 1985), Bybee (1979), Demuth et al. (1986), entre autres, ont montré que de nombreux types de processus linguistiques se
~

16

INTRODUCTION

rencontrent dans les domaines de l'acquisition du langage et celui des changements historiques, au sens où les données de l'acquisition du langage par des enfants peuvent apporter des éclaircissements pour une bonne compréhension de l'évolution linguistique. Ce livre voudrait donc répondre à cette préoccupation puisqu'il analyse la question du sémantisme des CN du point de vue de l'acquisition du langage par les enfants. Pour illustrer, d'une façon que nous espérons pertinente, l'incidence des données acquisitionnelles dans le débat sur le sémantisme des classes nominales, nous avons organisé cet ouvrage en cinq chapitres. Le premier chapitre clarifie les choses du point de vue théorique, en précisant ce qu'est une classe nominale, tant sur le plan formel que fonctionnel. Cette précision nécessite bien évidemment une comparaison entre les classes nominales et les autres systèmes des classificateurs nominaux attestés dans les langues du monde. Cette comparaison est rendue nécessaire par la grande confusion qui règne actuellement dans la définition de la notion de "classe nominale". Le deuxième chapitre esquisse un état des lieux des études menées sur le sémantisme des classes nominales, aussi bien dans une perspective diachronique que synchronique. Le troisième chapitre fournit une illustration de l'érosion du sémantisme de classes dans les langues bantu à l'état synchronique. Il s'agit d'une analyse basée sur cinq langues du nord-ouest du domaine (bantu) dont l'objet est d'évaluer la pertinence du critère sémantique (à partir des catégories ontologiques traditionnelles) dans l'organisation 17