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Grammaire structurelle du dagara

De
256 pages
Le dagara est l'une des langues parlées au Burkina Faso et au Ghana. L'un des obstacles majeurs de l'introduction des langues nationales dans les systèmes éducatifs africains est probablement l'absence de dictionnaires et de grammaires. Cet ouvrage se veut un outil pour pallier à ce manque, permettant la mise en place d'une éducation bilingue à l'école.
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Maxime Z.Somé
Grammaire structurelle du dagara
Préface du professeur Norbert NIKIÈMA
GRAMMAIRE STRUCTURELLE DU DAGARA
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww. harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01097-7 EAN : 9782343010977
Maxime Z. SOMÉGRAMMAIRE STRUCTURELLE DU DAGARA Préface du professeur Norbert NIKIÈMA
Du même auteur :
Bouffe mortelle (recueil de nouvelles) Éditions A3, Paris, 1999
Le prédateur venu du Sud Éditions Menaibuc, Yaoundé-Paris, 2000
La métamorphose de Zita, Éditions L’Harmattan, 2001
Politique éducative et politique linguistique en Afrique Éditions L’Harmattan, 2003
Contes du Burkina Faso pour mes trois filles, Éditions L’Harmattan, 2006
L’ombre de la vie Éditions Jel- L’Harmattan, 2011
À mon Père%ѡUI҃эUѓ ѩ߿Q\LU 'D, in memoria
À ma mère7LHUH ѩ߿QS߿߿6эPѓ
PRÉFACE Le dagara n’est pas une langue inconnue dans la littéra-ture linguistique, vues les nombreuses contributions en thèses et mémoires de maîtrise et de DEA sur cette langue (cf. bibliographie). Il n’est pas non plus une langue en danger sion s’en tient au nombrerelativement élevé de ses locuteurs natifs (près d’un million au Burkina Faso et au Ghana) et sa place parmi la quinzaine de langues les plus parlées au Burkina Faso. Ce dernier point est cepen-dant très discutable : dans le contexte actuel de dévalorisa-tion et de marginalisation extrême des langues africaines, exacerbées, dans l’espace francophone, par le monolin-guisme absolu en français à l’école, la classe dirigeante en fait des langues sans statut, lesstigmatise comme étant des langues pauvres, voire des symboles de sous-développement, ou les confine à des fonctions très secon-daires et rechignent à laisser sa progéniture les apprendre. Dans un tel contexte, toutes les langues exclues de l’éducation moderne sont en danger. L’entrée dans la tra-dition écrite et dans l’éducation moderne apparaissent comme une conditionsine qua nonde survie et d’épanouissement de nos langues. Car comme l’a bien martelé Maatene, « La pauvreté ou le sous-développement des langues africaines est une pau-vreté volontaire. Ces langues sont pauvres parce que nous ne voulons pas les enrichir en ne voulant pas les employer dans certains domaines comme l’enseignement ou la tra-duction, qui sont des facteurs d’enrichissement et de déve-loppement des langues». Il poursuit pour insister perti-nemment sur le fait que «C’est notre génération actuelle qui doit prendre ses responsabilités en introduisant dès