La focalisation dans les langues

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Parmi les contenus nouveaux que l'homme souhaite communiquer, on en trouve de plus ou moins uniformes mais aussi de plus ou moins contrastés. La focalisation est l'opération qui permet de mettre en contraste les contenus nouveaux avec les anciens. Les travaux réunis tentent de préciser les cadres théoriques généraux dans lesquels il convient d'expliquer les mécanismes de la focalisation. Ils apportent aussi des éclairages nouveaux sur l'expression de la focalisation dans différentes langues : allemand, anglais, danois, japonais, néerlandais, espagnol, français, polonais, russe et serbo-croate.
Publié le : mercredi 1 novembre 2006
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EAN13 : 9782296160040
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LA FOCALISATION

DANS LES LANGUES

www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattanl @wanadoo.fr (Ç) L'Harmattan, 2006 ISBN: 2-296-01799-1 EAN: 9782296017993

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LA FOCALISATION

DANS LES LANGUES

Travaux réunis par Hélène et André WLODARCZYK

Centre de Linguistique

Théorique et Appliquée

Université Paris

- Sorbonne

- CEL TA

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique; FRANCE L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Harmattan Kinshasa

75005 Paris

L'Harmattan

Italia

L'Harmattan

Burkina Faso

Fac..des Sc. Sociales, Pol. et Adm. ; BP243, KIN XI Université de Kinshasa - RDC

Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

Collection « Sémantiques»
Marc ARABYAN et Isabelle KLOCK-FONTANILLE (éds) L'écriture entre support et surface

Ursula BÂHLER, Evelyne THOMMENet Christina VOGEL (éds) Donner du sens: Etudes de sémiotique théorique et appliquée Fabienne BAlDER Hommes galants,femmesfaciles : Etude socio-sémantique et diachronique
Fabienne BAlDER, Marcel BURGER et Dionysis GOUTSOS (éds) La communication touristique / Tourist Communication: Approches discursives de l'identité et de l'altérité / Discursive Approaches to Identity and Otherness Robert BOUCHARD et Lorenza MONDADA (éds) Les Processus de la rédaction collaborative Christelle CA VALLA Le Changement chez les Verts: Un parcours sémiotique Jean-Paul DESGOUTTE (éd.) Le Cadre et l'écran

Jean-François HALTÉ et Marielle RISPAIL (éds) L'Oral en classe: Compétences, enseignement, activités
Christine JACQUET-PFAU et Jean-François SABLA YROLLES (éds) Mais que font les linguistes? (Actes du colloque de l'ASL) Isabelle KLOCK-FONTANILLE et Claude CALAME (éds) L'Invention de la tradition Pierre- Yves RACCAH (éd.) Signes, langues et cognition Christina ROMAIN La gestion discursive de la relation interpersonnelle dans la classe de français Michael SCHULZ René Char: Du texte au discours Trois lectures sémiotiques

Préface

Les concepts utilisés dans cet ouvrage s'inspirent en majeure partie des développements récents de la linguistique dans le paradigme des sciences cognitives. Parmi les contenus nouveaux que l'homme souhaite communiquer, on en trouve de plus ou moins uniformes mais aussi de plus ou moins contrastés. La focalisation est l'opération qui permet de mettre en contraste les contenus nouveaux avec les anciens (ou donnés). Vu la diversité des approches et la richesse des moyens d'expression, on ne peut parler du focus sans revenir aux problèmes de la définition du terme non seulement pour lui-même mais en tentant aussi de préciser les cadres théoriques généraux dans lesquels il convient d'expliquer les divers mécanismes de la focalisation et cela à plusieurs niveaux d'analyse (syntaxe, sémantique et pragmatique) ; ces préoccupations caractérisent les travaux regroupés au début du volume. Notamment, il s'avère nécessaire de faire la distinction entre (a) le statut de l'information présentée comme nouvelle et (b) la mise en relief d'un segment distingué à l'intérieur de l'énoncé. Il est donc normal que le contraste entre l'information présentée dans le discours comme nouvelle ou donnée ait mérité une réflexion approfondie tant il est vrai que, même de nos jours, on a tendance à confondre le topique avec le focus. La tentative de redéfinir les problèmes autour de la notion de centre d'intérêt de l'énoncé et du discours fait usage, comme la plupart des approches théoriques de ce volume, de la bi-axialité fondamentale (axes syntagmatique et paradigmatique) du signe dans l'acte d'énonciation. Mais la spécificité de la théorie des centres d'intérêt consiste à traiter comme structuration (méta- )informative non seulement les énoncés à topique etfocus mais aussi ceux à sujet et objet. Les travaux réunis dans les parties consacrées aux procédés de focalisation apportent des éclairages nouveaux sur l'expression de la focalisation dans différentes langues: allemand, anglais, danois, japonais, néerlandais, espagnol, français, polonais, russe et serbo-croate. Ils révèlent des procédés de focalisation parfois inattendus (car rarement explorés du point de vue de la focalisation) tels les formes aspecto-temporelles, l'aspect, les verbes épistémiques, la dislocation des conjonctions de subordination, l'incise, les pronoms réfléchis, la répétition, etc. Ils explorent en profondeur divers aspects plus fréquemment abordés comme l'ordre des mots, la prosodie, les constructions clivées, les marqueurs du discours (particules issues d'adverbes de manière, de temps, etc.). Une voie est ouverte pour l'étude des rapports entre focalisation linguistique et musicale.

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Tous ces travaux montrent qu'il est nécessaire, dans la perspective discursive, de repenser en profondeur le rôle tenu jusqu'à présent par la syntaxe et qui s'avère impuissante à expliquer des phénomènes aussi complexes que ceux dus à la focalisation (et topicalisation). La syntaxe est le principe fondateur (fonction) de tout langage (naturel ou artificiel) qui se plie à de nombreuses contraintes accompagnant la conception du sens au moment où nous devons communiquer celui-ci à nos semblables. Disant cela, nous pensons aussitôt à la sémantique mais la sémantique elle-même ne suffit pas à expliquer de nombreux phénomènes du langage et quel que soit l'aspect approximatif de la frontière entre la sémantique et la pragmatique, il paraît nécessaire de tenir compte de cette dernière pour expliquer de façon cohérente comment les énoncés des langues présentent les divers centres d'intérêt sur lesquels les participants de l'acte communicatif concentrent leur attention tour à tour ou simultanément dans leur discours. C'est bien pour communiquer que nous subjectivons, objectivons, topicalisons et focalisons. ..
Hélène et André WLODARCZYK

Première partie Approches théoriques

1 Focalisation, thématisation, topicalisation

Salvador GUTIÉRREZ ORDONEz Université de Le6n, Espagne

1. Le schéma fonctionnel 1.1 La nouvelle linguistique La deuxième moitié du xxe siècle a assisté à la naissance dans le domaine de la linguistique d'un nouveau paradigme scientifique: la linguistique de la communication. De nouvelles disciplines ont fait leur apparition: pragmatique, sociolinguistique, psycholinguistique, analyse du discours, ethnolinguistique, linguistique appliquée, etc. Ce mouvement d'expansion a même profité aux disciplines classiques. Par exemple, les notions méthodologiques qui sont à la base de la pragmatique (fonctions pragmatiques, information, implicatures, actes de discours. ..) ont donné à la syntaxe un nouvel essor. Dans les années soixante la nouvelle École de Prague a mis l'accent sur deux points fondamentaux: 1. qu'il existe dans la séquence une organisation de nature informative, c'est-àdire fondée sur les relations qui s'établissent entre le locuteur et le destinataire; 2. que cette organisation est de nature fonctionnelle. 1.2 Les fonctions syntagmatiques Toute organisation fonctionnelle se compose de relations et de rôles (fonctions), qu'il est possible de représenter de la manière suivante: Fonction A Relation Fonction B

Ce schéma peut être appliqué autant à des structures sociales qu'aux systèmes linguistiques. Le mariage, par exemple, est une relation établie entre deux fonctions (époux et épouse) :
Fonction époux Louis

mariage

Fonction épouse

Marie

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1.3 Les fonctions représentatives La base significative du langage se concrétise dans une fonction dite «représentative ». Nous sommes capables de construire des représentations du monde extérieur au moyen de mots. Ce processus est réalisé dans le module représentatif. Dans ce module, d'une part, les événements de la vie réelle sont analysés en rôles comme si l'on était dans un drame. D'autre part, on remplit ces rôles ou fonctions avec des mots qui nous permettent d'obtenir des représentations linguistiques de ces événements. L'organisation représentative de l'énoncé est articulée sur deux niveaux: le premier est celui des fonctions formelles (du type: sujet, objet direct, etc.) ; le deuxième niveau fonctionnel est d'ordre sémantique: les rôles « signifient», ils sont des catégorisations de comportements des realia. Les fonctions représentatives s'adaptent au schéma de fonctions et de relations que nous connaissons déjà: Fonction sujet Marie Fonction « agent» Marie
reI. agent ive reI. prédicative Fonction prédicat chante Fonction procès chante

1.4 Les fonctions informatives Pour que cette représentation devienne un message, elle doit être mise en forme dans un autre module: le module informatif. Une fois que le sujet parlant a configuré une représentation linguistique, il doit l'adapter aux besoins informatifs de son destinataire. Si l'on compare les énoncés suivants: (1) Javier ha estudiado este poema en la escuela. Xavier a étudié ce poème à l'école. (2) Este poema 10ha estudiado en la escuela Javier. Ce poème Xavier l'a étudié à l'école. (3) En la escuela Javier ha estudiado este poema. À l'école Xavier a étudié ce poème. on observe que les syntagmes Javier, este poema, en la escuela remplissent les mêmes fonctions syntaxiques et les mêmes rôles (fonctions) sémantiques dans les trois énoncés.
Javier suj et « agent» ha estudiado noyau de phrase « procès» este poema objet direct « terme» en la escuela CC « lieu»

Ces trois messages représentent le même événement, ils signifient la même chose, ils disent la même chose; mais ils n'informent pas de la même chose.

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Chaque message répond à une question différente: (4) "Donde ha estudiado Javier este poema? Où est-ce que Xavier a étudié ce poème? (5) "Quién ha estudiado este poema en la escuela? Qui a étudié ce poème à l'école? (6) "Qué ha estudiado en la escuela Javier? Qu'est-ce que Xavier a étudié à l'école?

2. Thème / rhème 2.1 Information connue / information nouvelle Si l'on examine les exemples (4) à (6), on observe qu'ils sont composés de deux parties: le pronom interrogatif et le reste. L'interrogatif fait référence à une information que le locuteur déclare non connue, tandis que le reste est formé par des données que le locuteur déclare connues par lui et qu'il suppose être aussi connues par le destinataire. Cette division concepttielle entre information connue et information nouvelle correspond dans les énoncés interrogatifs à deux parties formellement différenciées:
Information iDonde Quién " " Qué nouvelle Information connue

ha estudiado Javier este poema? ha estudiado este poema en la escue/a? ha estudiado en la escuela Javier?

Dans les réponses cette structure binaire se maintient:
Information connue Information en la escuela J av ier este poema nouvelle

Javier ha estudiado este poema Este poema 10 ha estudiado en la escuela En la escuela Javier ha estudiado

Cette division sémantique entre information connue et information nouvelle dans les énoncés assertifs correspond aussi à des comportements formels: 1. Dans des conditions normales, le thème ou support précède, occupe la première place du message, tandis que le rhème ou apport est placé à la fin de l'énoncé; 2. Dans la structure question-réponse l'information connue (thème ou support) peut être supprimée, tandis que l'information nouvelle est indispensable: A - "Quién dijo eso ayer? - Qui a dit ça hier? B - (Eso 10dijo ayer) Aznar. - Aznar (a dit ça hier). 3. Le rhème peut faire l'objet d'une négation adversative du type non A, sinon B:

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- Eso no 10 dijo ayer Aznar, sino Zapatero. Ce n'est pas Aznar qui dit ça hier mais Zapatero. 4. Le rhème admet l'interrogation
iEso

disjonctive A ou B ?:

10 dijo ayer Aznar 0 Zapatero? Est-ce que c'est Aznar ou Zapatero qui a dit ça hier?

2.2 Thème-rhème comme valeurs fonctionnelles Cette division de la phrase en deux parties est une organisation fonctionnelle. Thème et rhème sont deux fonctions combinatoires, unies par une relation d'ordre informatif. Ce sont deux rôles syntagmatiques qui ordonnent structurellement la séquence en deux:
Fonction thème Javier ha estudiado este poema Este paema la ha estudiada en la escuela Javier ha estudiado en la escuela rei. informative
~ ~ ~

Fonction rhème en la escuela Javier este poema

2.3 Thématisation 2.3.1 On entend par thématisation la procédure énonciative consistant à présenter un bloc du message comme information connue par le locuteur et par le destinataire. Du point de vue formel, dans des circonstances normales, la thématisation implique de placer l'information connue au commencement du message. Il est important de ne pas confondre la thématisation avec la topicalisation. La topicalisation implique un placement en incise, souvent accompagnée d'une dislocation à gauche ou à droite. 2.3.2 Il Y a une confusion qui devient fréquente dans la bibliographie sur les fonctions informatives. Quand on fait la comparaison entre des énoncés comme: (7) Papa ha camprada ese coche. Papa a acheté cette voiture. (8) Ese coche la ha campradopapa. (lit.) Cette voiture l'a achetée papa. il est relativement fréquent de lire et d'écouter que dans la deuxième phrase le segment ese coche (cette voiture) a subi une dislocation vers la gauche. Ceux qui arrivent à une telle conclusion partent d'une supposition fausse: qu'il existe en espagnol un ordre naturel SVO (représenté par l'exemple Papa ha comprado ese coche) et que toutes les autres combinaisons sont le résultat d'opérations d'ordre informatif. Cette supposition est fausse de toute évidence. La séquence (7) Papa ha comprado ese coche est la réponse naturelle à la question i Qué ha comprado papa?, et, en même temps, elle est la réponse inadéquate à la question i Quién ha comprado ese coche? Pour des raisons identiques, la phrase (8) Ese coche 10 ha comprado papa constitue la réponse naturelle à la question i Quién ha comprado ese coche? et la réponse inadéquate à la question iQué ha comprado papa?

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Question l Qué ha comprado papa? l Quién ha comprado ese coche?

Réponse adéquate Papa ha comprado ese coche. Ese coche /0 ha comprado papa.

Réponse inadéquate Ese coche /0 ha comprado papa. Papa ha comprado ese coche.

Conclusion: Dans l'exemple (8) (Ese coche /0 ha comprado papa) il n'y a pas de dislocation à gauche du segment ese coche. Cette disposition dans la phrase constitue l'ordre naturel et adéquat à une question: iQuién ha comprado ese coche? D'autre part, dans cette phrase, le thème n'est pas formé seulement par ese coche. Le thème est Ese coche /0 ha comprado.
Thème Ese coche /0 ha comprado rhème papa

2.3.3 Le thème comme premier constituant de la phrase Cette propriété a été considérée par Halliday comme le caractère qui définit la notion de thème. Cette conception a été vraiment généralisée parmi les linguistes. Mais je ne crois pas qu'elle soit une bonne définition. Le fait d'occuper la première place dans le message est en relation avec le concept quantitatif d'information. Avant de poser le premier élément d'un énoncé, la phrase est complètement ouverte du point de vue de la quantité d'information. Quand on prononce le premier mot, ces possibilités se réduisent. Après avoir dit le deuxième, le troisième et le quatrième mot ces possibilités sont de plus en plus restreintes.

Il n'est pas convenable d'adopter ce point de vue dans une description linguistique des fonctions informatives: 1. Cette conception n'implique pas une caractérisation relationnelle ni fonctionnelle des faits linguistiques. En conséquence, parler de cette notion de thème comme d'une fonction serait tout à fait arbitraire. 2. Cette définition s'appuie sur un critère quantitatif, non discret, non oppositif, non relationnel. Thème ne s'oppose à rien. 3. Les éléments qui occupent la première position d'une phrase n'ont pas toujours le même statut informationnel. On ne peut pas considérer que le mot Pedro représente la même fonction informative dans les exemples suivants: Pedro se ha marchado. <ElQué ha hecho Pedro?
Pedro s'en est allé. Pedro se ha marchado. C'est Pedro qui s'en est allé.
<E-

Qu'a fait Pedro? l Quién se ha marchado? Qui s'en est allé?

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Pedro (t), se ha marchado. Pedro, il s'en est allé.

E-

Pedro, i.qué ha hecho? Pedro, qu'est-ce qu'il a fait?

3. La focalisation 3.1 La mise en relief Quand nous rédigeons un texte, nous soulignons quelques mots, nous écrivons quelques autres en caractères gras, en lettres capitales ou majuscules. On fait ainsi pour attirer l'attention du lecteur. Ce sont différentes manières de pratiquer une mise en relief sur le texte. Il est important de constater que ces mises en relief ne modifient pas la structure représentative de la phrase. De la même façon, dans le langage parlé, le locuteur ressent aussi le besoin de souligner quelques éléments de son discours. C'est-à-dire, de les focaliser. Dans la phrase Picasso pinto el Guernica en 1937« Picasso peignit Guernica en 1937 », on peut - par l'intonation - focaliser tour à tour chacun des constituants: Picasso pinto el Guernica en 1937. Picasso pinto el Guernica en 1937. Picasso pinto el Guernica en 1937. Picasso pinto el Guernica en 1937. 3.2 Valeur paradigmatique Tandis que l'opposition informative thème / rhème répond à une organisation d'ordre syntagmatique, c'est-à-dire à une organisation de deux fonctions combinatoires, la focalisation a une valeur paradigmatique. Au moyen de la focalisation, nous renforçons la valeur oppositive d'un terme de la phrase. À l'intérieur de la séquence, tous les éléments s'opposent à ceux qui pourraient occuper la même position. Dans l'exemple proposé, Picasso est en relation paradigmatique avec Dali, Miro, Bracque, Delaunay, Kandinsky, Klee, etc., de la même façon, pinto s'oppose à imagina, diseiia, etc., el Guernica est en relation paradigmatique avec El Arlequin, Eljoven Pablito, Les Demoiselles d'Avignon, etc.
Picasso Dali Miro Klee... pinto imagino disePio dibujo el Guernica El Arlequin El joven Pablito Les Demoiselles d'Avignon en 1937 en 1936 en 1920

3.3 Rhème et focus Le rhème est l'information présentée par le locuteur comme nouvelle, l'information qui, dans des conditions normales, se trouve à la fin de l'énoncé. Le rhème peut être constitué par un seul syntagme ou par plusieurs constituants:
Question rhème i. Quién i. Qué thème ha dicho eso? ha hecho Pedro? Réponse thème (Eso 10 ha dicho) (Pedro) rhème Pedro se ha comprado un coche

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Dans le premier exemple le rhème est constitué par une seule fonction syntaxique (Pedro), tandis que dans le deuxième exemple le rhème est plus complexe : il y a deux syntagmes (se ha comprado et un coche). Dans la littérature linguistique, il est fréquent que les auteurs appliquent la dénominationfocus,focus contrastifoufocus neutre (H. N0lke) au rhème formé d'un seul constituant. Par exemple, Pedro, dans le premier message: (Eso 10ha dicho) Pedro oE(i Quién ha dicho eso) C'est Pedro qui a dit ça. Qui a dit ça ? Il est vrai que le rhème a une pertinence informative très considérable. En fin de compte, le rhème apporte la partie la plus importante de l'information. Mais on ne doit pas confondre rhème avec focus. Dans la phrase qui vient d'être présentée, le syntagme Pedro est le rhème. Rhème tout simplement? Bien sûr. La fonction rhème est plus générale, elle existe dans tous les énoncés. La fonction focus, non; elle est plus restreinte. Pour que le rhème soit aussi un focus, la présence d'une marque, d'une mise en relief est nécessaire. Le focus est toujours une fonction marquée. 3.4 Procédés de focalisation 3.4.1 L'accent d'insistance C'est le procédé de focalisation le plus étudié, le plus connu, et peut-être le plus universel. C'est un accroissement de l'énergie accentuelle sur un ou plusieurs mots de la séquence. 3.4.2 Dislocation à gauche Ce procédé consiste à sélectionner l'information nouvelle, c'est-à-dire le rhème, et à la transporter à la première position de la phrase. Une observation très importante: le focus par dislocation à gauche n'apparaît jamais dans une incise. Pour que le focus par dislocation à gauche ne soit pas confondu avec l'information connue, il doit toujours avoir une marque supplémentaire, soit-elle phonique, lexicale ou grammaticale. 1. Marque phonique: Pedro ha dicho eso. Pierre a dit cela. 2. Marque lexicale:
i VAYASORPRESA has dado! me Quelle surprise tu m'as faite! iMENUDO COCHE ha comprado! se Il s'est acheté une de ces voitures! iQUÉ NOVIOtiene la Luisa! Quel fiancé elle a, Luisa! 3. Marque grammaticale:
oE- Eso 0 he dicho yo. - C'est ça que j'ai dit. / Eso 10 he dicho yo. / Ça, c'est moi qui l'ai dit.

(i Qué has dicho tu?) Qu'as-tu dit? (i Quién ha dicho eso?) Qui a dit ça ?

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- Un soneto 0 me manda hacer Violante.
-

(iQué?) (iQuién?) (Qui ?)

C'est un sonnet que me demande de faire Violante. (Quoi?)

/ Un soneto me 10 manda hacer Violante. /C'est Violante qui m'a demandé de faire un sonnet.

3.4.3 Procédés syntaxiques Les langues disposent de procédés syntaxiques de focalisation, c'est-à-dire de moyens syntagmatiques pour obtenir un relief d'ordre paradigmatique. Toute structure syntaxique de focalisation correspond nécessairement à une structure primitive non focalisée. En espagnol, il y a plusieurs types de structures syntaxiques de focalisation qui sont présentés ci-dessous. 3.4.3.1 Structures du type iLo luertes que eran! Ce procédé permet de focaliser un adjectif, un adverbe et même un substantif. Le résultat est une séquence focalisée, avec un sens qui est très proche du signifié d'un énoncé exclamatif:
Elias eran fuertes. ~ Lo fuertes que eran elias. (=iQué fuertes eran elias!) Elles étaient fortes. ~ Comme elles étaient fortes! Moscu esta lejos. Moscou est loin. ~
~

Lo lejos que esta Moscu. (= iQué lejos esta Moscu!) Qu'est-ce que c'est loin, Moscou! La casa que se compro Luis (=iQué casa se compro
~

Luis se compro una casa. ~ Luis!) Luis a acheté une maison. achetée Luis!)

La maison que Luis a achetée. (Quelle maison il a

Dans la langue espagnole (et aussi dans la langue française) ces structures ont une importance capitale. Elles sont utilisées non seulement comme des syntagmes nominaux, mais aussi pour la formation de phrases composées de nature très diverse: 1. Concessives: Por + verbe au subjonctif en position de topique Por tuerie que sea, no vencera. Si fort qu'il est, il ne vaincra pas. Por lejos que esté, liegaré a tiempo. Si loin qu'il soit, j'arriverai à I'heure. 2. Causales: Por ou De + verbe à l'indicatif en position de topique Por 10tuerte que es, se salvara. Il est tellement fort qu'il s'en sortira. De lejos que estaban, no liegaron a tiempo. Ils étaient si loin qu'ils n'arrivèrent pas / ne sont pas arrivés. 3. Consécutives. Ces structures peuvent fonctionner comme le premier segment d'une phrase composée consécutive: Lo cansado que estaba que se qued6 dormido. Il était si fatigué qu'il s'est endormi. Lo bien que cantaria que todos le aplaudieron. Il devait chanter si bien que tous l'ont applaudi. La casa que tendra que le costo 900 000 £. Il doit avoir une de ces maisons, elle lui a coûté 900 000 €.

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19 de structures

4. Comparatives relatives. Elles sont la base d'un type particulier comparatives. Isabel es guapa. Isabel est jolie. Lo guapa que es su hermana. Sa sœur est si jolie.
~

Isabel es mas guapa de 10(guapa) que es su hermana. nominales attributives du type cefrippon de valet

Isabelle est plus jolie encore que sa sœur (qui est si jolie).

3.4.3.2 Structures

~ El tanto de tu primo. Tu primo es tonto. Ton cousin est idiot. (lit.) Cet idiot de tien cousin. ~ Una maravilla de mujer. Esta mujer es una maravilla.

Cette femme est une merveille.

~

Une merveillede femme.

3.4.3.3 Structures clivées (ecuacionales, hendidas, peri/rasis de relativo) C'est sans doute le procédé le plus connu, le plus étudié.
un loco un loco
I

la perseguia era
I
I

quien la perseguia segment-B

segment-A (focus) Distribution. A-SER-B A-être-B B-SER-A B-être-A SER-A-B B-être-A

SER

Il Y a trois possibilités:

Entonces era cuando protestaba. C'est alors qu'il protestait. Cuando protestaba era entonces. Le moment où il protestait, c'était alors. Era entonces cuando protestaba. Le moment où il protestait, c'était alors. catégoriel, sémantique et formel:

Il y a un parallélisme -

Nom abstrait: La envidia fue 10 que rompio la familia. C'est l'envie qui a brisé la famille. Adjectif: Rojos es como me gustan los arreboles. C'est rouges que j'aime les embrasements. Adverbe: En Granada fue donde 10fusi/aron. C'est à Grenade qu'on le fusilla / l'a fusillé. Nom animé: La nina fue quien te aviso. C'est la petite qui t'a prévenu. Locatif: En Madrid fue donde salimos goleados. C'est à Madrid que nous avons pris / encaissé un but.

-

-

-

-

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-

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Temporel:
Por Navidades es cuando solemos ir. C'est à Noël que nous avons l'habitude de partir.

-

Modal:
Con cocochas es como mds me gusta la merluza. C'est cuisiné avec ses joues que je préfère le merlu. Por robar lue por 10 que le detuvieron. C'est pour avoir volé qu'on l'a arrêté. Para Elisa lue para quien compuso esta partitura. C'est pour Élise qu'il composa cette partition.

3.4.3.4 Structures clivées conditionnelles (ecuandicionales) C'est un procédé relativement fréquent, mais peu étudié et connu des linguistes. Il s'agit d'une structure de focalisation très semblable aux phrases clivées. Elle se compose aussi de deux termes unis par le verbe ser (être) : le segment focalisé et un autre de nature conditionnelle introduit par la conjonction si suivie d'un pronom ou adverbe indéfini:
Lo perseguia un loco.
~

Si alguien 10 perseguia era un loco. Si quelqu'un le poursuivait, c'était un fou. un loco

10 perseguia Si alguien 110 perseguia

DB

Quand le terme focalisé appartient à la valence verbale, l'indéfini est obligatoire. À partir de la phrase Maria canta boleros, on peut obtenir les énoncés focalisés suivants:
*Si 0 canta boleros es Maria. Si alguien canta boleros es Maria.! ~ S'il y a quelqu'un qui chante des boléros c'est bien Maria. ~ *Si 0 canta MarIa es boleros. Si algo canta MarIa es boleros./

Si Maria chante quelque chose, c'est bien des boléros. Par contre, si les termes focalisés sont circonstanciels, l'indéfini peut être supprimé:
Si 0 canta es en Lean. Si en alguna parte canta es en Lean. ~ S'il y a un endroit où il chante, c'est bien à Léon. Si alguna vez canto boleros lue entonces. ~ Si 0 canto boleros lue entonces. S'il y a une fois où il a chanté des boléros, c'est bien cette fois-là. S'il a chanté des boléros, c'est à ce moment-là. Si por algo canto lue porque habia bebido. ~ Si 0 canto lue porque habia bebido. Si c'est pour quelque chose qu'il a chanté, c'est parce qu'il avait bu. S'il a chanté c'est parce qu'il avait bu.

Si para algo canto lue para !lamar la atencion. ~ Si'0 cantolue para !lamar la
atencion. Si c'est dans quelque but qu'il a chanté, c'est pour attirer l'attention. S'il a chanté, c'est pour attirer l'attention.

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4. Topique / commentaire 4.1 Concept Le locuteur a besoin de fixer ou délimiter avec une relative fréquence le cadre dans lequel la vérité (ou la référence) présentée par la prédication suivante est valable. Dik propose cette description: « Il présente un domaine ou univers du discours par rapport auquel il devient pertinent d'exprimer la prédication qui le suit» (Dik : 171). Dans les exemples suivants, les segments qui apparaissent détachés à gauche et séparés du reste par le schéma formel de l'incise sont des topiques. Quant au climat, Leon est une ville dure. Mon grand père, c'était un bon mineur. Ce livre, qui l'a acheté? Le Président, qu'est-ce qu'i! a déclaré? 4.2 Topique ou thème? Pour désigner cette fonction informative, de nombreux auteurs européens emploient la dénomination thème (Halliday, Dik...), tandis que plusieurs auteurs américains utilisent le terme topique. Je suis tout à fait d'accord avec la définition proposée par S.C. Dik, mais je préfère la dénomination topique. Le terme thème a été appliqué à une quantité telle de phénomènes, il est si chargé de valeurs homonymiques qu'il conduit très souvent à la confusion. Il n'y a rien à voir entre le thème conçu comme « information nouvelle» et le thème considéré comme élément détaché à gauche (ou à droite) entre pauses. L'enfant dort. (thème) L'enfant, i! dort. (topique) 4.3 Topique et commentaire L'extraction d'un ou de plusieurs segments de la séquence segmente l'énoncé en deux parties: le topique et le reste, le commentaire. Ce sont deux fonctions qui maintiennent une relation d'ordre syntagmatique: le topique désigne le cadre de validité, de référence et de vérité du commentaire:
topique relation informative commentaire

On ne doit pas confondre l'organisation fonctionnelle topique / commentaire avec la division, aussi de nature informative, entre thème (information connue) et rhème (information nouvelle). Tandis que la division thème / rhème est présente dans tous les énoncés, l'extraction représentée par le topique est facultative. Quand il y a topicalisation, les fonctions thème et rhème appartiennent au commentaire :
topique commentaire rhème Les enfants, qui thème les avait trouvés?

22 topique

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commentaire rhème thème les avait trouvés

Les enfants,

papa

4.4 Caractéristiques Les topiques présentent des caractéristiques qui leur donnent une singularité formelle: 1. Séparabilité. Le topique est écarté, séparé du commentaire par des pauses. Il est toujours enfermé dans la structure formelle de l'incise: Moi, je n'ai rien vu. 2. Position. Normalement, le topique subit une dislocation, ou à gauche, ou à droite: Ce garçon, il est complètement fou,. Il est complètement fou, ce garçon. 3. Compatibilité avec des modalités énonciatives comme l'interrogation, l'exclamation, etc. : Ton père, est-il déjà à la maison? 4. Compatibilité avec des énoncés non verbaux: Moralement, un désastre! 5. Les topiques sont externes à la substitution réalisée par les adverbes oui ou non: Du point de vue grammatical, ça c'est correct? Grammaticalement, non. 4.5 Classes de topiques Si on se réfère aux conditions sémantiques, on peut différentier plusieurs classes de topiques: 1. Topiques de point de vue. Ils sont souvent représentés par des adverbes en ment qui désignent une vision relative: scientifiquement, esthétiquement, médicalement, etc. Moralement, l'avortement est un problème difficile à expliquer. 2. Topiques de référence. Les plus typiques sont introduits par des expressions comme quant à moi, en ce qui me concerne, à mon avis, etc. À cette classe appartiennent aussi les topicalisations du sujet et d'autres fonctions argumentales: Moi, je m'en vais. Tes amis, je les connais très bien. 3. Topiques locatifs et temporels. En France, elle travaillait à l'ambassade du Mexique. En juillet, tu iras aux États-Unis? 4. Topiques de causalité. Ils constituent une classe singulière et très importante dans les topiques. Une grande partie des circonstanciels qui souffrent un processus de topicalisation acquièrent une valeur qui est en relation avec la notion de causalité: ou comme une construction causale, ou comme un segment conditionnel, ou comme une expression concessive:
Fatigué, il n'a pas fait sa promenade. (causale)

FOCALISATION,

THÉMATISATION,

TOPICALISATION

23

Fatigué, il ne ferait pas sa promenade. (conditionnelle) Même fatigué, il fait tous les jours sa promenade. (concessive) Si l'on tient compte des relations référentielles entre le topique et les fonctions qui participent à la prédication verbale, on peut différencier entre topiques coréférentiels et topiques non coréférentiels. Quant à Paris, la Tour Eiffel est magnifique. Ton fils, est-ce que tu lui donneras une nouvelle opportunité?

4.6 La topicalisation de cornplérnents circonstanciels 4.6.1 Causalité La topicalisation d'un complément circonstanciel lui apporte presque toujours un accroissement de sens. Le segment topicalisé, sans perdre sa valeur sémantique originale, acquiert une valeur supplémentaire de causalité. Le sens concret de cause, de condition ou de concession dépend de la relation existante entre le segment topicalisé, le sens du commentaire et aussi le temps et le mode verbaux. Quelques exemples: Il mange avec sa mère.
~

Avec sa mère, il a mangé. (cause)

~

Avec sa mère, il mangerait. (condition)

~

Même avec sa mère, il ne mangeplus. (concession) et la phrase subordonnée

4.6.2 La topicalisation

La topicalisation est un mécanisme d'énorme importance dans la genèse de nouvelles formes de manifestation de la phrase subordonnée. Il y a de nombreux types de phrases, causales, conditionnelles et concessives, qui n'existent qu'en position topicalisée. Elles sont évidemment le résultat de la topicalisation des segments circonstanciels: 1. Causales et conditionnelles avec como: Ella pinta como quiere. (modal) Elle peint comme elle veut.
~ Como quiere, ella pinta. (causal) Comme elle le veut, elle peint. ~ Como quiera, ella pinta. (conditionnel) Quoi qu'il en soit, elle peint.

2. Ablatif absolu: El vendra dadas las diez. (temporel) Il viendra quand dix heures auront sonné. ~ Dado que son las diez, él vendra. (causal) Étant donné qu'il est dix heures, il viendra. ~ El acepta una vez puestas estas condiciones. (temporel) Il accepte une fois posées ces conditions. ~ Puestas estas condiciones, acept6. (causal) Ces conditions étant posées, il a accepté. ~ Puestas estas condiciones, aceptaria. (conditionnel) Ces conditions étant posées, il accepterait. ~ Puesto que se dan estas condiciones, acepto. (causal)

24

LA FOCALISATION DANS LES LANGUES

Puisque l'on propose ces conditions, j'accepte. 3. Segments focalisés du type Lo fuertes que eran ~ Por 10 habiles que son, aprobaron el concurso. (causal) Ils sont si habiles qu'ils ont réussi le concours. ~ Por habiles que sean, no aprobaran el concurso. (concessif)

Quelque habiles qu'ils soient, ils ne réussiront pas le concours. 4. Infinitifs et gérondifs
~ Hablando, se comprendi6 la gente. (causal) En parlant les gens se sont compris.

~

Hablando, se entenderia la gente. (conditionnel) De tanto fumar, tiene la voz ronca. (causal) et marqueurs de discours

En parlant les gens se comprendraient (s'ils parlaient...).
~

A force de fumer il a la voix rauque.

4.6.3 Topicalisation

Les conjonctions dans la langue espagnole ne sont pas très nombreuses. Comme conséquence, la langue se voit constamment dans la nécessité de créer de nouveaux éléments de relation. Le procédé le plus facile et le plus courant c'est sans doute la topicalisation.
Compléments circonstanciels Marqueurs de discours Asi, no 10 haré.

No 10 haré asi Je ne le ferai pas ainsi. Vendra entonces. Il viendra alors. Se 10puso en cima. Ille lui a mis par dessus. Vendra lu ego. Il viendra ensuite / plus tard. Vendra desde lu ego. Il viendra naturellement / évidemment / bien sûr. Vendra con todo. Il viendra malgré tout. Decidiré consecuentemente. Je déciderai en conséquence. Lo di}o sin embargo. Il le dit / l'a dit cependant.

Entonces, vendra (entonces).

En cima, se 10puso (encima).

Luego, vendra (luego).

Desde [uego, vendra.

Con todo, vendra (con todo).

Consecuentemente, decidiré. (consecuentemente). Sin embargo, 10 di}o.

FOCALISATION,

THÉMATISATION,

TOPICALISATION

25

Conclusions Après cet exposé, on peut arriver à des conclusions brèves, mais sûres: 1. Il Y a, au moins, trois plans d'organisation fonctionnelle de la séquence: le plan des fonctions formelles (sujet, objet direct, objet indirect...) . le plan des fonctions sémantiques (<<agent », « instrument », « bénéficiaire ».. .) . le plan des fonctions informatives (connues aussi comme fonctions pragmatiques ). 2. Les deux premiers plans articulent le niveau représentatif du langage: ils représentent les procès, les états et les événements de la réalité au moyen de données linguistiques. 3. Le niveau informatif ordonne fonctionnellement la phrase à partir des besoins d'information du destinataire. 4. En principe, le niveau informatif n'introduit pas de changements ni de modifications dans la structure représentative. Deux énoncés qui s'opposent seulement sur le plan informatif signifient et disent la même chose, mais ils n'informent pas de la même chose. 5. Les dimensions informatives que les langues organisent le plus souvent sont au nombre de trois:

.

. .mise en relief, .encadrement.
information

connue/information

nouvelle,

6. Même si l'on peut citer quelques procédés très répandus, chaque langue ordonne à sa manière le niveau informatif. Il n'existe rien qui ne puisse changer d'une langue à une autre. Chaque langue a ses propres contraintes et sa façon particulière d'organiser les messages. 7. En règle générale, le niveau représentatif a prééminence sur le plan informatif. Par exemple, l'ordre des mots est un moyen très utilisé par les langues pour montrer la différence: information connue / information nouvelle. Mais comme par exemple en français, la relation sujet-verbe se manifeste par l'ordre, de telle façon que dans des circonstances normales le sujet précède le verbe, par conséquent, les modifications d'ordre que peut utiliser la langue pour manifester des fonctions informatives sont plus restreintes qu'en espagnol, par exemple. 8. Dans les descriptions et les théories qui traitent du niveau informatif on n'est pas encore arrivé à une standardisation terminologique. Par exemple, la dénomination thème est utilisée pour désigner plusieurs sens: la base d'ablatifs absolus, le terme qui apparaît à la première position dans la phrase, l'information qui se présente comme déjà connue et aussi les segments qui sont topicalisés. 9. On n'est pas arrivé non plus à une délimitation conceptuelle bien définie des phénomènes de nature informative. On mêle partout la notion de « mise en relief» avec celle d' «information nouvelle» sous le terme mal défini de focus.

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LA FOCALISATION DANS LES LANGUES

IO.Dans cet article, j'ai essayé d'étudier le comportement des fonctions informatives en espagnol. Je suis parti d'une description et délimitation conceptuelles très nettes et, après, j'ai cherché des régularités formelles dans leurs manifestations linguistiques. J'ai tenté aussi d'ébaucher des lignes d'influence entre les fonctions informatives et le fonctionnement des structures syntaxiques et même textuelles.
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2 Focus in the Meta-informative
André WLODARCZYK 1 and Hélène

Centering Theory
WLODARCZYK 2

Université Paris-Sorbonne Centre de Linguistique Théorique et Appliquée

1. Theoretical framework The theoretical framework of this approach is the structural theory of language, stemming from the European tradition and based upon the study of various languages. Despite the distinction usually made between functional 3 and formal linguistics, the formalisation of structural (mostly functional) linguistic theories is feasible. In order to achieve this task the logical reconstruction of concepts, objects and methods underlying structural theories must be undertaken, Le. formal models of these theories must be built. Our Meta-Informative Centering Theory is a formal model of linguistic information, that is to say the way information is linearised and expressed in human languages. In this model, as will be explained below, an important distinction is made between informative and meta-informative levels. 1.1 Grammar as interface between form and content A significant achievement of structurallinguistics consists in the comprehension of the multi-dimensional character of language structure which underlies the linear order of utterances. As a matter of fact, the distinction between Form and Content (as in Saussure's and Hjelmslev's works) corresponds to different levels of language structure. In the framework of the present theory, Content comprises both semantics and pragmatics. Semantics is multi-dimensional because it reflects complex situations of the real world. Pragmatics concerns the way speakers represent situations, creating centres of attention and using what they suppose to be the common knowledge shared by the addressee. Form comprises phonology, morphology and "grammar". We call grammar (and not syntax) the

1. Professor at Université Charles-de-Gaulle (Lille 3). 2. Professor at Université Paris-Sorbonne (Paris 4). 3. The functional view of language as a communication means should not be confused with the functional approach to human behaviour in psychology.

28

LA FOCALISATION

DANS LES LANGUES

device enabling the speaker to build "meaningful" messages out of "formal" elements in order to show that linearising morphemes into messages takes place not only in the syntactic dimension but also in the paratactic one. Needless to say that phonological and morphologicallevels of language are also structured in the two dimensions which were called syntagmatic and paradigmatic axes by Saussure.
Centres of attention Honorific treatment of persons Relations between speaker and hearer, etc. Participants with their semantic features

Pragmatics CONTENT (signified) Semantics

Situations and roles, etc. Constituency relations Dependency relations Paradigmatic relations, etc.

GRAMMAR (interface)

Syntax and Paratax

Morphology FORM (signifier) Phonology and Prosody

Lexical morphemes Grammatical morphemes Phonemes Intonemes, etc.

Table 1. Grammar as interface betweenform and content

Moreover, syntax uses at the same time both constituency and dependency relations, in spite of the fact that they were considered as two possibly distinct models of syntax 4. The constituency model provides the concepts of global and local scope (the first noun phrase on the left of the constituency structure is the global constituent, the noun phrase which is part of the verb-phrase is the local one) while the dependency model uses the concepts of main and dependent member of the syntactic structure. Both kinds of relationships can be encountered in linguistic expressions. 1.2 Information and meta-information Most linguists refer to the problem of conveying "information" in utterances as the problem of information structure 5, but in fact it should be rather called "meta-information". Indeed, the semantic content of the utterance can be seen as the information itself, and the different forms that may be chosen to convey this information should be properly considered as meta-information. Although meta-information is expressed by linguistic markers inside the boundaries of the utterance, it cannot be properly described unless the utterance is considered as part of a complete discourse unit, taking into account what precedes and what follows. In other words, the meta-informative structure of
4. Constituency was first used by Harris and Chomsky in generative grammar while the term Dependency has become known through the works of Tesnière and Mel'cuk. 5. Also called communicative structure.

FOCUS IN THE META-INFORMATIVE

CENTERING

THEORY

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each utterance depends on its position within a discourse and is related to the coherence and cohesion of this discourse. Moreover, the extra-linguistic context in which a sentence is uttered also gives shape to the meta-informative structure of this utterance.
INFORMATIVE LAYER (O-order)
META-INFORMATIVE LAYER

typical semantic unit: schemata linguistic unit uttered in a context: (1) simple utterances (2) extended utterances organised set ofutterances: texts, dialogs

(]st order) COGNITIVE LAYER (2"d order)

Table 2. Three layers of linguistic information

1.3 Hierarchical model of utterances Let us consider the following utterance: #1. Mary treatsPeter. The semantic content of this utterance, its information, can be represented by the following schema 6:

SIT: treat = "treats" (treater: "Mary") (treatee: "Peter")

In such a schema, there is no hierarchy between the participants of the situation. But even such a simple utterance as #1 does not consist exclusively of information: it also comprises meta-information. Indeed, the informative content of utterances is always enriched by meta-informative pointers indicating the speaker' s centres of attention (henceforth CA). Attention is that salient chunk of knowledge to which epistemic agents are attuned by periods oftime. Whenever a speaker decides to communicate, usually he partitions his representation space into its Centre and Periphery. Such partitioning is necessary in order to linearise the salient information. As regards utterance #1, the choice of "the treater" as SUBJECTof an active verb makes it the global CA of the message, i.e. this already belongs to the metainformative level. Since no judgment may be built without selecting at least one CA, a linguistic utterance is always at least made up of both information and
6. Such schemes are sometimes called "logical forms" of sentences but this term is extremely confusing because the logical theory of predicates, although originally derived by Aristoteles from the study of human language, should not be considered as a model of language but rather as a model of reasoning; it belongs to logic, not to linguistics.

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LA FOCALISATION

DANS LES LANGUES

meta-information. Consequently, syntax must be considered as a form not only for semantics (relations between situation participants or information) but .àlso for pragmatics (indirect reference to semantic situations or meta-information) 7. The difficulty of analysing utterances comes from the heterogenous and compound nature of what is usually called "syntax" (assemblage of varied means). Indeed, in our theory, syntax (which works together with paratax) is the interface between Form and Content. Some parts of it are used by the speaker who selects linguistic items and organises them according to his centres of attention. Thus, syntax is first of all a device to put semantic information (which most probably is not always sequential) in an inevitably sequential order and at the same time add meta-informative pointers to it. Consequently, the utterance schema called valence covers a complex heterogeneous bag of varied relations which must be analysed on different levels of interpretation. For example, let us consider the following utterance: #2. Mary treatsPeter with aspirin. As concerns its form, this utterance can be analysed on many successive levels: phonology, morphology and grammar. Because of this multi-level structure, models of utterances must be hierarchical. Leaving aside the phonological level, we recognise on the level of morphology a verb and three nouns with their specific morphemes. On the level of grammar we recognise syntactic and paratactic relations. The syntactic structure can be seen both (1) as the constituency structure
S(NP}(PN(Mary)), VP(V(treats), NP2(PN(Peter)), PP(Prep(with), NP(N Dun(aspirin)))))

in which the first NP} is global, the second NP2 is local (being a constituent of the VP), and (2) as the dependency relationship of the main noun phrase (SUBJECT: Mary") with the two dependent noun phrases (direct OBJECT:"Peter", " and indirect OBJECT:"with aspirin"). Though not immediately observable, the paratactic relations concern the identification that takes place in each noun constituent of the utterance: "Mary" as an element of the set of persons of feminine gender known to both the Hearer and Addressee, etc. The content of the utterance #2 is made up of (semantic) information and (pragmatic) meta-information. Information concerns the situation type (an action: "to treat"), its participants (two persons "Mary" and "Peter" and a substance "aspirin") playing roles in the situation (Treater, Treatee and Means for treating), its spatial and temporal anchors, modality, truth-value etc. On the level of meta-information, we consider this utterance as predication with three CAs (SUBJECTand OBJECTS). Actually, we decided to reserve the use of the term "predication" for the pragmatic level 8. This, indeed, matches the etymological meaning of "predication": before being formalised by logicians, this term
7. Gutiérrez Ordonez S. (1997) names these two concepts "representar" (to represent) and "informar" (to inform) respectively. 8. In logic, the term predicate is used as a synonym of a relation with n arguments and linguists often use this meaning of the term predicate in semantic theories (cf. Wlodarczyk A. 2004).

FOCUS IN THE META-INFORMATIVE

CENTERING

THEORY

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referred to what we defined as the meta-informative structure of utterances. As the matter of fact, the "predication" is what is being said about the "subj ect" of a message. We therefore explain that the Subject-Predicate relationship is a metainformative bipartition of an utterance. 2. Centres of Attention 2.1 Simple and extended utterances It must be stressed that no utterance is informatively neutral inasmuch as it occurs as a message and is part of a text or discourse (as short as it may be). Any utterance always contains at least one CA, although the CA may sometimes be only implicit 9. We call CAs those components of the semantic situation which are singled out by a pragmatic, meta-informative operation establishing a hierarchy between them. This hierarchy is expressed in linguistic utterances by different markers. One of the most important is the linear order of syntactic constituents: the global CA is usually at the beginning of the utterance. As a matter of fact, as soon as an utterance contains more than one CA one of them is global and the other(s) local. But not every utterance contains a TOPIC or a FOCUS.Thus, we distinguish two types of utterances which we call simple and extended (cf. table 2 above). On the first level, the level of simple utterances, SUBJECTand OBJECTserve as CAs. On the second level, the level of extended utterances, two other CAs - TOPICand FOCUS may be added to the first ones. Moreover, simple and extended utterances are part of texts. On the level of texts or discourses, we refer to CAs as GENERAL or PARTICULAR THEMES which play an important role in the coherence of the whole 10.Thus, it must be stressed that, in our theory, TOPIC (of an utterance) and THEME (of a text) are not synonymous terms (Table 3):
CENTRES OF ATTENTION TYPE OF EXPRESSION

GLOBAL
1.1 Simple 1.2 Extended UTTERANCE UTTERANCE SUBJECT TOPIC GENERAL THEME

LOCAL OBJECT FOCUS PARTICULAR THEME

2. TEXT / DIALOG

Table 3. Pivots of discourse

In the present theory, utterances are called simple if they are not divided into new and given information, if they are either entirely new or entirely given. In other words, in such utterances, SUBJECT PREDICATE and refer to the same kind
9. In so called impersonal sentences the global CA is implicit as "anonymous subject" (Wlodarczyk H. 1996, Wlodarczyk A. and H. to appear in 2006). 10. In this paper, we shall not dwell on the concepts of general and particular themes of a text, as an example, these concepts were used by H. Wlodarczyk 2003 in the analyses of a scene of a drama by Slawomir Mrozek.

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LA FOCALISATION

DANS LES LANGUES

of information which is either new or old. On the other hand, extended utterances consist in two contrasting parts: a CA and what is said about it, each pointing to information of different type. A TOPICcorresponds to given and is a CA of a new COMMENT. Conversely, FOCUS corresponds to new and is a CA of a given BACKGROUND.Thus, in our view, TOPIC is not a mere synonym of given information, nor is FOCUSsynonymous of new information. As we have stated, a whole simple utterance may be either give n or new (all the parts of its PREDICATION refer to the same kind of information) but an extended utterance always contains as well given as new reference to information (one part of its PREDICA TION refers necessarily to given while the other part refers to new information). The extension of the utterance consists namely in that the Speaker intends to join, in the same utterance, a given chunk of information with a new chunk of it. The distinction between the TOPICand the FOCUSis dependent on the kind of information as expressed in the other part of an utterance (COMMENT or BACKGROUND). shall see below that the notions of new and old information, We as they were first introduced into linguistics by the Theory of Functional Sentence Perspective (also known as the Prague School Theory of Information Structure), need to be redefined and further divided into two different types of givenness and newness. Centering of Attention can be defined as a function. The first of its operands (the predecessor) is present in the expression, while the other (the successor) is absent. For this reason, it is said that the same segment may be a member oftwo relations (syntagmatic and paradigmatic) since the predecessor operand term of a paradigmatic relation is always a phrase (a syntagma). From a set-theoretical point of view, CAs are distinguished (selected, marked) elements of sets (or members of set families). From a topological point of view, CAs can be modelised as distinguished places in the Information Space, i.e. as Me taInformation: (a) SUBJECTand OBJECT are single topological spaces which represent terms referred to and (b) TOPICand FOCUS are homotopies 11 from points to spaces (broadening) and from topological spaces to points (narrowing) respectively. From a logical point of view, CAs express both reflexive identity (as defined in predicate calculus) and relative (analogical) identity based on set theoretical relations 12. CAs should therefore be defined with respect to both paradigmatic and syntagmatic dimensions at the same time, i.e. as (1) entities the identity of which is established on a given paradigmatic level and as (2) constituents of the syntagmatic level (syntactically determined) which correspond either to the SUBJECTor the OBJECTof the analysed utterance. The presence of an OBJECT(as local and dependent CA) in an utterance presupposes that of a SUBJECT global and main CA) 13.In the same way the presence of a (as
Il. Cf. Wlodarczyk A. 2003a. 12. For more details on this point see Wlodarczyk A. 2005. 13. That is one of the reasons why we refuse to consider as a SUBJECT dative OBJECT the in a so called impersonal utterance in Slavonic languages, e.g. in Polish: Starszej pani zrobilo si~ niedobrze. (lit. "to the old-lady it became bad, The old lady felt bad."). Such utterances contain what we call an anonymous subject of zero form in Polish, of the form it, in English called "dummy subject" in Generative syntax (cf. Wlodarczyk

FOCUS IN THE META-INFORMATIVE

CENTERING

THEORY

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FOCUS presupposes that of a TOPIC. In other words, SUBJECT implies OBJECT, and TOPIC implies FOCUS. As a consequence, utterances containing a FOCUS often contain also a TOPIC. In such a case, TOPIC, as global, always precedes FOCUS because it is local (examples in frame 1 below). It must be emphasized once more that utterance extension has nothing to do with compound syntactic sentences: an extended utterance contains at least a TOPIC or a FOCUS or both. As will be shown below, (focalising) utterance extension may be marked by different prosodic, morphological and syntactic devices.

2.2 Centres of Attention of Simple Utterances and Semantic Roles Most linguists consider that SUBJECTand OBJECTbelong only to the syntactic structure and that the information structure exists only when the utterance includes a TOPICand or a FOCUS.This approach differs radically from current linguistic theories because we claim that the so-called "syntactic" or "grammatical" notions of SUBJECTand OBJECTbelong to the pragmatic level as CAs of non-extended utterances. Consequently, there is no hierarchy between arguments as parts of the semantic level but rather between CAs on the pragmatic level. SUBJECT is "higher" in the hierarchy than OBJECT because it is global. Nonetheless, in Indo-European (non-ergative) languages, there is a tendency to choose as SUBJECT(global CA) the active animate, most frequently human, participant of a situation. However, this is only a tendency, because the semantic level remains independent of the meta-informative structure. It is always possible to express the human agentive participant as an (indirect) object in a passive structure, or to keep it implicit in the passive, e.g. this book is beautifully written (no matter by whom) or in an utterance with what we call an "anonymous subject" 14,e.g. napisano ksiqik~ (lit. "was written a book"). In each language, syntax provides the speaker with different formal devices (diathesis, linear order etc.) making it possible to map in diverse ways the pragmatic CA onto semantic participants. These mapping possibilities are chosen in order to keep the text coherence. A story teller who chooses cats as his general theme will probably prefer the active utterance: cats chase mice. But if his story is about mice, he will prefer the passive form: mice are chased by cats. Thus, semantic roles are of very different nature than centres of attention (such as SUBJECTS OBJECTS)hey belong to two different, respectively informative and t and meta-informative, levels. Although there is no clear-cut distinction between semantic and pragmatic parts of linguistic content, we adhere to the widespread opinion that it is good to distinguish between some parts of content as semantic and other parts as pragmatic. Consequently, it should be stressed that the organisation of semantic roles 15 does not depend on the hierarchical arrangement of pragmatic CAs (which are syntactically global and local).
H. 1996 and Wlodarczyk A. and H. to appear in 2006). 14. So called "impersonal" Sentences in Indo-European languages as a matter of fact always contain an "anonymous" (zero or dummy) subject. In Japanese, subject may remain implicit, cf. Wlodarczyk A. and H. (to appear in 2006). 15. Wlodarczyk A. (to be published in 2006) defines semantic roles differently than Charles Fillmore in his deep cases theory. Instead of using such roles as agent,

34 3. Centres

LA FOCALISATION

DANS LES LANGUES

of Attention

of Extended

Utterances the

Let us now consider the utterances #3 and #4 below where successively SUBJECTand the OBJECTofutterance #2 have been replaced by a TOPIC: #3. As regards Mary, she treats Peter with aspirin. #4. As regards Peter, Mary treats him with aspirin. the the by the

Utterances #3 and #4 consist oftwo parts: a TOPIC and a COMMENTwhich has form of a simple sentence. In English extended utterances, the participants of semantic situation which are introduced as TOPICS must be further referred to anaphoric pronouns in the simple sentence that follows (eg. she in #3 refers to TOPIC Mary, and him in #4 refers to Peter). On the other hand, in utterances #5 and #6 below, the SUBJECT and the OBJECTofutterance #2 have been replaced by a FOCUS. #5. It is Mary who treats Peter with aspirin. #6. It is Peter whom Mary treats with aspirin. The focalisation (or topicalisation) of a constituent of the simple utterance produces an extended utterance consisting of two parts: a FOCUS and a BACKGROUND (or a TOPIC and a COMMENT). In utterances #5 and #6 FOCUS is marked by cleaving which - on the level of syntax - splits the utterance into two parts: the FOCUS (as main clause) and the BACKGROUND expressed as a dependent clause beginning with a relative pronoun. However, we must emphasize that focalisation or topicalisation always produces extended utterances even when the latter remain syntactically simple. As a matter of fact, in English (as in many other languages), it is possible to mark FOCUS only by intonation, as in #7: #7. Mary treats Peter with aspirin. In #7, Mary is a FOCUS as an answer to the question Who treats Peter with aspirin? or when it serves to deny utterance #8: #8. The doctor treats Peter with aspirin. Just as utterance #5, utterance #7 is made up oftwo contrasting parts of metainformation: a FOCUS (new information) and a BACKGROUND (old information): what is supposed to be known to both speaker and hearer is that somebody treats Peter with aspirin. Thus, CAs of the second level (TOPIC and FOCUS) differ from those of the first level (SUBJECTand OBJECT) in that their meta-informative value contrasts with that of the COMMENTor BACKGROUND.

3.1 Two kinds of given / new distinction Let us now consider with more detail the problem of information value. Meaning
patient, experiencer, etc. Wlodarczyk 2006 uses terms representing elementary concepts that can be combined in different configurations: entities (divided into agents and figures) may particpate in situations in ACTIVE, EDIAN PASSIVE M or roles. Moreover, each participant (a named entity which fills a semantic role) of a situation may be described according to that situation by one or several semantic features (control features: purpose andfeedback, emotive features: desire and intention, epistemic features: belief and communication).

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