Rencontres en sciences du langage et de la communication

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Dans ce livre de Mélanges se rencontrent, pour témoigner à Henri Boyer de leur considération intellectuelle et de leur amitié, une trentaine d'universitaires qui développent leurs recherches dans deux grands domaines disciplinaires : les sciences du langage et les sciences de la communication. Ce sont les champs dans lesquels Henri Boyer a développé ses activités d'enseignement et de recherche durant sa carrière d'universitaire.
Publié le : vendredi 15 avril 2016
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EAN13 : 9782140006869
Nombre de pages : 502
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CarmenALÉNGARABATO, Ksenija DJORDJEVICLÉONARD, Patricia GARDIES, Alexia KISMARCKet Guy LOCHARD(Éds.)
Rencontres en sciences du langage et de la communication
Mélanges offerts à Henri Boyer par ses collègues et amis
Rencontres en sciences
du langage et de la communication
Mélanges offerts à Henri Boyer par ses collègues et amis
Illustration de couverture Joan-Pere Viladecans,Aspectes, Pintura
mixta sobre roba decolorada, 42 x 61 cm, 2013
(reproduite avec l’aimable autorisation de l’auteur, que les éditeurs remercient vivement)
Carmen Alén Garabato, Ksenija Djordjevic Léonard, Patricia Gardies, Alexia Kis-Marck et Guy Lochard (Éds.)
Rencontres en sciences
du langage et de la communication
Mélanges offerts à Henri Boyer par ses collègues et amis
AVEC LE SOUTIEN DULaboratoire DIPRALANG – EA 739 (Université Paul-Valéry, Montpellier 3)
© L'HARM ATTAN, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-09034-4 EAN : 9782343090344
Carmen ALÉN GARABATO Ksenija DJORDJEVIĆLÉONARD Patricia GARDIES Alexia KIS-MARCK Guy LOCHARD Présentation Dans ce livre deMélanges serencontrent, pour témoigner à Henri Boyer de leur considération intellectuelle et de leur amitié, une trentaine de ses collègues qui développent leurs recherches au cœur des deux grands champs disciplinaires dans lesquels se situent ses activités d’enseignement et de recherche : lessciences du langageet lessciences de la communication. LaBibliographiequi ouvre cet ouvrage rend compte de l’ancrage de la production scientifique d’Henri Boyer dans ces deux champs et montre l’évidence non seulement du nombre important d’ouvrages et d’articles publiés, mais aussi des différents terrains et objets auxquels il s’est intéressé tout au long de sa carrière (à l’Université Autonome de Barcelone à ses débuts, à l’Université Paul-Valéry ensuite pour plusieurs décennies).
Nous avons choisi de réunir les différentes contributions à cet ouvrage en 7 parties, qui recouvrent par ailleurs les grands axes de recherche qu’Henri Boyer a développés dans sa production scientifique.
I. Les imaginaires : idéologies, représentations, stéréotypes
Les questions articulées des identités, des représentations et de leur figement en stéréotypes parcourent, on le sait, l’ensemble du travail d’Henri Boyer. Cinq contributions viennent comme le rappeler dès la première partie. Ainsi Sanda-Maria Ardeleanu souligne-t-elle l’apport qu’ont constitué les interventions et les contributions d’Henri Boyer pour comprendre la situation de la francophonie en Roumanie et elle s’interroge à ce titre sur « l’imaginaire linguistique francophilophone », très vivace dans cette espace est-européen. Patrick Charaudeau revient sur une expérience partagée avec Boyer de l’apprentissage du FLE en insistant sur la nécessaire maitrise chez l’apprenant des compétences situationnelle et discursive, indissociables de la compétence proprement linguistique. Car, souligne-t-il fort justement, apprendre une langue c’est simultanément s‘approprier une culture. Peut-on et comment échapper au processus de stéréotypisation qui menace toute représentation collective ; marquée culturellement ou non ? Telle est l’interrogation liant les trois composantes suivantes de cette partie d’ouverture. Historien du discours, Jacques Guilhaumou se penche
sur un corpus de mots d’ordre du mouvement révolutionnaire français de 1793 et en examinant les jeux de langage de ses acteurs politiques, il pose plus largement les bases d’une « approche grammaticale de la stéréotypie ». Marie-Anne Paveau et Jean-Bruno Renard s’intéressent quant à eux à des discours iconiques et verbaux plus contemporains et transmédiatiques. Analysant les figures stéréotypiques des « femmes masculines » la première expose les entreprises très affirmées aujourd’hui de « dégenrage des codes » mais elle en vient au final à les questionner, autrement dit à mettre en doute la possibilité de s’affranchir des stéréotypes, utiles socialement et cognitivement. Jean-Bruno Renard aide de son côté à penser dans sa complexité une autre figure mythologique sujette à de multiples formes de traitement fictionnel. C’est celle, liée à un moment de vie d’Henri Boyer, du « gorille blanc du zoo de Barcelone ».
II. Communauté et variation linguistiques
La partie II réunit 4 contributions qui ont comme point commun de traiter la question complexe des normes et des évaluations qui habitent la communauté linguistique ainsi que ses rapports avec les usages, et donc avec la variation. Les deux premiers articles proposent des comparaisons entre deux terrains, le terrain français et le terrain hispanique. Carmen Alén Garabato, à partir des études récentes d’Henri Boyer sur l’accent du Midi, analyse le fonctionnement des accents (et des stéréotypes intercommunautaires) dans l’Espagne du XXIe siècle. Anne-Marie Chabrolle-Cerretini compare les conceptions différentes des notions de norme et d’usage au sein de l’Académie Royale Espagnole et de l’Académie française. Les 2 derniers travaux de cette partie se situent dans d’autres contextes géolinguistiques : Jean Léo Léonard nous amène au Mexique pour nous livrer une analyse multifocale de ce qu’il appelle « l’archipel vertical mazatec » ; Marinette Matthey, offre à Henri Boyer, enavant-première, une analyse de l’ouvrage d’un notable neuchâtelois de l’Ancien Régime, Alphonse Guillebert, témoignage sociolinguistique venu d’un espace situé à la frontière des langues romanes et germaniques, où le francoprovençal est encore présent, à côté du français.
III. Des contacts/conflits de langues et de leurs dynamiques (en synchronie / en diachronie)
Dans un ouvrage offert à Henri Boyer les notions de contact et de conflit ne pouvaient pas être absentes. La sociolinguistique du conflit est bien présente dans la contribution de Francesc Bernat, qui revient sur les circonstances de l’introduction historique du castillan dans les territoires catalanophones. Ksenija Djordjevic Léonard nous amène sur « un terrain rêvé », celui des langues tchouktches-kamtchadales, qui se trouvent dans une situation de diglossie extrême face à la domination de la langue russe. Mais le contact peut aussi être source d’enrichissement comme le montre Mzaro Dokhtourichvili dans son étude de l’intégration dans la langue géorgienne des emprunts aux langues romanes (français, espagnol, italien). Deux contributions sur le terrain occitan clôturent cette partie. Philippe Gardy nous fait découvrir un intermède théâtral plurilingue, écrit à l’occasion de l’entrée à Montpellier du nouveau gouverneur du Languedoc 8
(septembre 1633). Toujours en domaine linguistique occitan, François Pic nous propose une esquisse de typologie de « ces petits riens », « ceschoseshabituellement jugées comme mineures, sans importance, insignifiantes, futiles, de peu de valeur et d’estime » qui ont servi à travers les siècles desupportmatériel et d’espaced’inscription à l’occitan.
IV. Glottopolique(s)
Sur le terrain des Glottopolitique(s), illustré dans la partie IV par cinq contributions – de Chrystelle Burban, Lise Carrel-Bisagni, Sabine Ehrhart, Hedy Penner et Marielle Rispail –, l’apport des travaux d’Henri Boyer n’est plus à démontrer. Au-delà de la définition et de l’illustration des principaux objets et méthodes de la sociolinguistique, il a toujours été soucieux de les mettre à l’épreuve du/des terrain(s). Deux des articles de cette partie concernent précisément lesterrainschers à Henri Boyer, sur lesquels il a personnellement travaillé : la Catalogne et le Paraguay. Dans le premier cas, il est question de la transmission intergénérationnelle du catalan au sein des couplesmixtilingues(Chrystelle Burban), dans le deuxième cas, de l’application de la Loi sur les langues de 2010 au Paraguay, destinée à normaliserl’usage du guarani (Hedy Penner). Les articles de Lise Carrel, de Marielle Rispail et de Sabine Ehrhart, en revanche, traitent des situations qui peuvent sembler au premier abord éloignées des préoccupations d’Henri Boyer de par le terrain d’étude : l’Irlande (Lise Carrel-Bisagnil), le domaine francique (Marielle Rispail) et les îles du Pacifique, avec une digression vers le monde du travail (Sabine Ehrhart). Cependant, dans les trois études, l’appareil conceptuel mobilisé (notions de diglossie, d’idéologie, decontact/conflit sociolinguistique(s), pour ne citer que ces quelques exemples) est directement inspiré par les travaux d’Henri Boyer. V. Epistémologie (linguistique / sociolinguistique) La partie V sera épistémologique et largement illustrée par sept contributions. Linguistique tout d’abord avec le traitement morphosyntaxique de la forme–antqui ébranle la notion de système sous la plume de Teddy Arnavielle et bien sûr sociolinguistique, domaine privilégié d’Henri Boyer avec six riches contributions à l’épreuve du terrain. Peter Cichon nous entraîne ainsi à Melilla, enclave espagnole en territoire marocain à la rencontre de l’espagnol et du tarifit mais aussi à la Martinique où le créole demande une codification avec unPlaidoyer pour une sociolinguistique engagéeJames Costa revient quant à lui sur 60 anset responsable. desociolinguistique occitaneen s’interrogeant sur l’avenir de cette dernière. C’est de situations decommunicationil s’agit chez Georg Kremnitz, des sociétés dont archaïques et modernes à l’épreuve de ladémarcation identitaire.Fragile équilibre qui ne doit pas nous faire oublier nos capacités plurilingues. Christian Lagarde offre à Henri Boyer, « Chantre de la sociolinguistique du conflit », une belle démonstration du rôle de l’Histoire territoriale sur les pratiques scientifiques à travers le cas de la Catalogne. C’est l’Afrique subsaharienne francophone que Marie Désirée Sol aborde avec le concept de diglossie, qui se voit remis en question à la lumière de la multitude des langues en présence (officielles, véhiculaires et vernaculaires) mais également des pratiques des individus. Émerge ainsi le concept detriglossie, plus nuancé et 9
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