Vers une didactique du français en milieu Créole

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Publié le : lundi 1 janvier 2007
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EAN13 : 9782296161429
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Études créoles
Cultures, langues, sociétés

VERS UNE DIDACTIQUE DU FRANÇAIS EN MILIEU CRÉOLOPHONE
Actes du Colloque du Cap-Vert

Numéro coordonné

par Dominique

Fattier

Volume :XXVIII, numéros 1 et 2
Organisation Internationale de la Francophonie

L'Harmattan 5-7, rue de l'École-Polytechnique FRANCE
L'Hannattan Hongrie Konyvesbolt Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest Espace L'Harmattan Kinshasa Fac..des Sc. Sociales, Pol. et Adm. ; BP243, KIN XI Université de Kinshasa

; 75005 Paris
Italia L'Harmattan Burkina Faso

L'Harmattan

Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

1200 logements villa 96 12B2260 Ouagadougou 12

- RDC

Etudes créoles
Cultures, langues, sociétés

Directeur de publication Robert Chaudenson robert.chaudenson@wanadoo.ft

Rédacteur en chef Lambert-Félix Prudent Lambert-Félix Prudent@univ-reunion.fr

Secrétariat de rédaction Laurent Hoarau laurent.hoarau@univ-reunion.ft

www.librairieharmattan.com harmattan 1@wanadoo.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr (Ç) L'Harmattan, 2006 ISBN: 2-296-01962-5 EAN : 9782296019621

SOMMAIRE
RAPPORT GENERAL DU COLLOQUE DU CAP-VERT
Liste des colloques organisés par le CIEC

Compositiondu crnc
Revue Etudes créoles Thématique du XIè Colloque Programme général Séance inaugurale: Allocution de M. Veiga Allocution de J. Kilanga-Musinde (AIF) Allocution de M. Gendreau-Massaloux (AUF) Allocution de X. North (DGLFLF) Allocution de R. Chaudenson (CIEC) Conférence inaugurale (M. Gendreau-Massaloux) Assemblée générale de l'APRODEC

Réunion du crnc
Séance de clôture Liste des participants (avec adresses courriels)

6 7 8 9 Il 19 29 33 35 41 45 61 68 70 74

VERS UNE DIDACTIQUE DU FRANÇAIS
EN MILIEU CREOLOPHONE
Coordination D. Fattier Manuel Veiga. Allocution en français Robert Chaudenson. « De la coexistence au partenariat Des langues dans l'espace francophone. Un cas exemplaire: créoles (français et portugais) et langues européennes (français et portugais) » Robert Chaudenson. Projet « Didactique du français en milieu créolophone » 3 79

89 129

Dominique Fattier. « Linéaments d'une synthèse contrastive à propos du couple créole haïtien-français à l'intention des enseignants» Arnaud Carpooran. « De la lexicographie créole unilingue: le cas du (créole) mauricien» Guillaume Fon Sing. «Naviguer dans les textes anciens en créole mauricien: présentation d'un projet de concordancier à usage scientifique et pédagogique» Lambert-Félix Prudent. « Pratiques interlectales et résurgences puristes. Les modalités et les fruits d'une politique linguistique Outremer ». Robert Chaudenson. Compte rendu de l'ouvrage de Lambert-Félix Prudent, Frédéric Tupin et Sylvie Wharton (éds), Du plurilinguisme à l'école Vers une gestion coordonnée des langues en contextes éducatift sensibles. Peter Lang, 2005. L'Organisation internationale de la Francophonie

137 167

191

209

227 249

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COMITE INTERNATIONAL

DES ETUDES CREOLES

Onzième Colloque International des Etudes Créoles Praia, Santiago, République du Cap Vert 31 octobre - 6 novembre 2005 Dans le cadre des commémorations du trentième anniversaire de l'Indépendance Nationale du Cap-Vert.

RAPPORT GENERAL

Avec le concours du Ministère de la Culture de la République du Cap-Vert de l'Ambassade de France au Cap-Vert de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie de l'Agence Universitaire de la Francophonie de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.

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Liste des colloques organisés par le CIEC depuis 1976 1976 : Nice, Colloque de fondation du CIEC.
1979 : Mahé, Seychelles (Etudes créoles et développement).

1981 : Vieux Fort, Sainte Lucie (Continuité et créativité dans le monde créole). 1983 : Lafayette, Louisiane (Créoles et français régionaux) 1986 : Saint Gilles, La Réunion (Dix ans d'études créoles: vers un bilan). 1989 : Cayenne, Guyane (Créolisation linguistique, créolisation culturelle ). 1992 : Flic en Flac, Maurice (Créoles, éducation et information). 1996 : Pointe-à-Pitre, Guadeloupe (Créolisation et métissage).
1999 : Aix-en-Provence (Le point sur les études créoles).

2002 : La Réunion (Langues et cultures créoles: description, analyse, promotion). 2005 : Praia, Cap-Vert (Les créoles face aux défis de l'éducation pour tous et de la mondialisation).

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Comité International

des Etudes Créoles

Marlyse BAPTISTA, Université de Georgie Christian BARAT, Université de la Réunion Annegret BOLLEE, Université de Bamberg Jean Luc BONNIOL, Université d'Aix Marseille ill Arnaud CARPOORAN, Université de Maurice Robert CHAUDENSON, Université d'Aix Marseille I (Président) André Marcel d'ANS, Université de Paris VU Michel DEGRAFF, Massachussetts Institute ofTechnology Robert FOURNIER, Carleton Université, Ottawa Serge HARPIN, AMEP, Fort-de-France, Martinique Jean Pierre JARDEL, Université de Nice Thomas KLINGLER, Université de Tulane, Nouvelle-Orléans Jean Claude Carpanin MARIMOUTOU, Université de la Réunion Isabel MARTINEZ GORDO, Instituto de Literatura y Linguistica, Cuba Salikoko MUFWENE, Université de Chicago Ingrid NEUMANN-HOLZSCHUH, Université de Regensburg Lambert Félix PRUDENT, Université de la Réunion Albert VALDMAN, Indiana University, Bloomington (Viceprésident) Manuel VEIGA, Institut National de la Culture Cap-Vert (Viceprésident) Daniel VERONIQUE, Université de Provence

La composition du CIEC présentée ici est celle qui est issue du
Colloque de la Réunion en 2002.

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Revue Etudes créoles « Culture, langue, société ». Publication semestrielle Paraît depuis 1978 avec le concours de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique et désormais de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Directeur de la publication: Robert Chaudenson Rédacteur en chef: Lambert-Félix Prudent
Numéros récents d'Etudes Créoles

2001 : Volume XXN numéro 1 : «CAPES créole(s) : le débat» (Lambert-Félix Prudent, éd.) 2001 : Volume XXN numéro 2 : «Des fables créoles », (Jean Claude Carpanin Marimoutou, éd.) 2002 : Volume XXV numéro 1 : « Théories de la créolisation. A chacun sa vérité» (A. Valdman, éd.) 2002 : Volume XXV, numéro 2 : « Les contes créoles» (Alex L. Tessonneau, éd). 2003 : volume XXVI, numéro 1 : « Communications médiatisées et territoires insulaires» (J. Simonin et E. Wolff; éds.) 2003 : volume XXVI, numéro 2 : « Créoles de l'Océan indien: éclairages et perspectives» (A. Bollée, éd.) 2004 : volume XXVI, numéros 1 et 2 : « Littératures et fondations» (J.C.C. Marimoutou et V. MagdelaineAndrianjafmitrimo, éds.) 2005 : volume XXVIII, numéro 1 : « Contacts de créoles, créoles en contact» (L. Goury, I. Léglise, T. Klingler, éds.). 2005 : volume XXVIII, numéro 2 : « Le créole dans l'école: paroles nomades» (S. Wharton, éd.).

8

DES ETUDES CREOLES Cap-Vert(31 octobre-6 novembre

2005)

« Les créoles face aux défIS de l'éducation pour tous et de la mondialisation »

THEMATIQUE

Le thème proposé est le suivant: « Les créoles face aux défis de l'éducation pour tous et de la mondialisation ». Ce thème répond à une triple préoccupation: en compte les objectifs de l'Etat-hôte, le Cap-Vert, qui, dans son programme de gouvernement, fait de l'éducation l'une de ses zones prioritaires d'intervention, dans la mesure où les ressources humaines sont une des richesses nationales essentielles. La perspective de la mise en place d'une Université au Cap-Vert donne aussi une importance particulière à la grande manifestation scientifique internationale que constitue ce Onzième Colloque International des Etudes Créoles qui réunira des dizaines de chercheurs venus du monde entier (une trentaine de pays seront représentés); le rôle et la place des études sur les langues, cultures et sociétés créoles dans les systèmes éducatifs 9

- prendre

- souligner

comme dans la réponse globale aux défis de la mondialisation. Les thèmes des colloques du CIEC, dont la perspective demeure résolument interdisciplinaire, doivent permettre de couvrir la plupart des champs de recherches en sciences humaines et sociales;

- décrire et analyser les langues, cultures et sociétés créoles; marquer et définir leur place et leur rôle dans tout processus de développement, tant au plan du renforcement légitime des identités nationales qu'à celui de l'ouverture aux autres cultures et à la modernité.

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Onzième Colloque International des Etudes Créoles Praia, Santiago, République du Cap Vert 31 octobre - 6 novembre 2005 Dans le cadre des commémorations du trentième anniversaire de l'Indépendance Nationale du Cap- Vert.

PROGRAMME
Lundi 31 octobre 2005 : arrivée à Praia. Hôtel Praia Mar. Accueil et enregistrement des participants; remise des dossiers. Soirée: dîner de bienvenue offerte par le crnc.
Mardi 1er novembre 2005.

9 heures 30. Ouverture officielle du Colloque. Allocution d'ouverture prononcée par Monsieur Manuel Monteiro da Veiga, Ministre de la Culture de la République du Cap Vert, Président de la Commission Exécutive des Commémorations. Allocution de Monsieur Julien Kilanga Musinde, Directeur des Langues et de l'Ecrit de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, Allocution de Madame Michèle Gendreau-Massaloux, Recteur de l'Agence Universitaire de la Francophonie, Allocution de Monsieur Xavier North, Délégué Général à la Langue Française et aux Langues de France,

Il

Allocution de Robert Chaudenson, Président du Comité International des Etudes Créoles. Pause Il heures Conférence inaugurale de Madame Michèle GendreauMassaloux. Débat. Déjeuner Mardi 1er novembre 2005 : 14 heures 30 -17 heures 30 Séance plénière: Education Introduction: R. Chaudenson : « Créoles et langues européennes: pédagogies parallèles ou convergentes? » M. Daff (U. de Dakar, Sénégal): « Expériences d'enseignement bilingue en Afrique et propositions de partenariat en milieu plurilingue africain » L.F. Prudent (U. de la Réunion): «Résurgences prescriptives et dérives puristes dans l'équipement pédagogique des créoles» N. Faraclas (Université de Porto Rico) et Régine Croes (Département d'Éducation, Aruba): « La transition du néerlandais au papiamento comme langue de scolarité en Aruba: Un grand pas en avant pour l'enseignement dans les langues créoles ». D. Fattier (U. de Cergy-Pontoise, France): « Linéaments d'une synthèse contrastive à propos du couple créole haïtien/français à l'intention des enseignants» M. Baptista (D. de Géorgie, Cap-Vert/Etats-Unis): « Le créole cap-verdien : étude multidialectale et problématique de production de matériaux didactiques» M.F. Joachim (Haïti, D. de Paris 3) «Bilan de la réforme Bernard: vingt ans après»
1 novembre 2005 : 19 heures 30 : dîner offert par l' APRODEC
er

Mercredi 2 novembre 2005 : 9 heures 30-12 heures 30 Séance plénière: Linguistique D. de Robillard (U. de Tours) : « Variation, changement, genèse: une linguistique marronne? » 12

S. Mufwene (U. de Chicago, RDCongo /EU) : «Pourquoi le CapVert a-t-il développé un créole et pas le Brésil? » J. Lang (U. Erlangen, RFA) : «Héritage et création .Le créole de Santiago entre l'Europe et l'Afrique» G. D. Véronique (paris 3):« Quelques aspects de la détermination nominale en créole mauricien et dans quelques autres créoles français ». J.L. Rougé et E. Schang (U. d'Orléans) : « Entre créoles, langues africaines et portugais: la langue des Tongas de Sao Tomé» I.Neumann-Holzschuh (U. de Regensburg, RFA) : «Le «patois» de Güiria (Venezuela) revisité » Mercredi 2 novembre 2005 : 14 heures 30-17 heures 30 Atelier N° 1 Education; états des lieux E. Adelin (U. de La Réunion): «L'évaluation des compétences langagières en début de scolarisation à la Réunion». S. Rapanoël (U. de la Réunion) : «Les représentations des langues et les pratiques déclarées des élèves de cycle 3 de différentes écoles primaires de la Réunion ». C. Boyer et M-J Hubert-Delisle (la Réunion): «Problèmes de l'enseignement élémentaire à la Réunion». S. Najac (U. de Montréal, Haïti/Québec): «Attitudes et enseignement des langues en Haïti» F. Tupin (U. de la Réunion) : «Les enseignants face au créole en classe: entre stratégies d'évitement et modes d'adaptation» G. Dammers (Chargée d'affaires pour l'éducation, Bonaire) et Iveth Anthony (Comité pour la promotion du papiamentu comme langue d'enseignement à Bonaire), M. Gonçalves, N. Faraclas : « La transition du néerlandais au papiamento comme langue d'alphabétisation initiale à Bonaire ». Atelier N° 2, Textes anciens G. Staudacher-Valliamée (U. de la Réunion) : Présentation de la problématique générale. G. Fon Sing (U. de Paris 3; Maurice) : « Naviguer dans les textes anciens mauriciens: présentation d'un concordancier à usage scientifique et pédagogique» 13

A. Bollée (U. de Bamberg) : «Deux textes religieux de Bourbon au XVIIIe siècle et le bourbonnais ». J. Holm (U. de Coimbra, Portugal) et D. Swolkien De Souza (U. de Coimbra, polonaise/portugaise): «Inflections in the 19th.c. Upper Guinea Creole texts ». N. Quint (CNRS, France): «Les Apontamentos de A. de Paula Brito (1887) ou la naissance d'une tradition grammaticale autochtone» J.P. Jardel (U. de Nice, France) : «Editions originales et rééditions des textes anciens créoles: le cas des Fables de Marbot» Repas offert par le CIEC Jeudi 3 novembre. Journée libre. Visite de Praia et de Santiago Vendredi 4 novembre 2005, 9 heures 30-11 heures 30 Séance plénière: Littératures J.C.C. Marimoutou (U. de la Réunion): «Deuil des langues et langage littéraire: les jeux littéraires et langagiers de Jean Louis Robert dans A l'angle malang. Les maux d'ici». V. Corinus (Martinique, U. de Paris N/INALCO): «Félix Modock ou un conteur martiniquais à l'école de la République ». F. Helias (U. de la Réunion) : «Les nouvelles formes de la poésie réunionnaise d'expression créole ». V. Magdeleine-Andriajafitrimo (U. de la Réunion): «La recherche d'une mémoire et d'un lieu perdus: Le silence des Chagos de Shenaz Patel ». J. C. Martin (U. de Barcelone, Catalogne): «Polyphonisme et dialogisme en question dans le roman antillais ». Vendredi 4 novembre 2005, Il heures 30-12 heures 30

Atelier n° 1. Musiques B. Des Rosiers (U. de Montréal, Québec) : « Du « Je » au « Nous ». L'expérience d'un renouveaumusical à l'île Rodrigues»

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H. Schnepel ( RISM New-York, Etats Unis) «Le hip-hop et l'expérience identitaire chez les enfants des immigrés haïtiens à Brooklyn, New-York» Ch. Barat (U. de Réunion), Danseurs-musiciens de Ting-Kapela : Traces du Mozambique, du Cap vert et du Brésil aux Seychelles. En collaboration avec J.C. Mahoune (Patrimoine National, Seychelles). Projection d'un film de 26 minutes. Vendredi 4 novembre 2005, Il heures 30

Atelier n° 2. Linguistique C. de Féral (U. de Nice) : «Pidgin English et langues officielles au Cameroun: fonction identitaire, représentations et problèmes de
description })

N. Arsenec (Martinique, U. de Provence) : «Indices de personnes dans les créoles de Jamaïque et Martinique: pronoms personnels et déterminants possessifs. Vendredi 4 novembre 2005, 14 heures 30 Atelier N° 1. Education. Actions et perspectives S. Wharton (U. de la Réunion) : «Eveiller la conscience linguistique et sociolinguistique pour développer une compétence méta-pragmatique» J. Marimoutou (Académie, Réunion) : « Le traitement du langage par les maîtres de maternelle à la Réunion }) D. Pereira (U. de Lisbonne, Portugal) : «Le lexique du créole capverdien face aux défis du statut de « langue d'enseignement ». » G. Gonsalves (Boston, EU), «Capeverdean Bilingual Education: the Key is in the Context». D. Ittner, (Université d'Erlangen-Nümberg), «La construction de l'identité à travers le créole dans le contexte de la théorie de la « transdifférence})- une étude de la minorité capverdienne aux Etats-Unis ». I. Martinez-Gordo (U. de la Havane, Cuba), « Enseigner le créole haitien à et depuis Cuba»

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Atelier N° 2. Linguistique M. Allesaib (U. Paris 8; Maurice) : «Le morphème bann du créole mauricien: syntaxe et interprétation ». D. Catala Guitard (U. de Barcelone, Catalogne) : « Formalisation des expressions figées en CBLF ». M.E. Paul (Paris 3, Haïti): «Ressemblances et dissemblances entre le créole haïtien et le créole guadeloupéen » D. Cothière (U. de Paris 3, Haïti) « Quelques propriétés lexicales et syntaxiques de « ale, vini, soli, rive» dans les constructions sérielles en créole haïtien ». K. Gadelii (U. de Goteborg; Suède) : «La construction ditransitive dans les créoles français: influences externes et innovations internes» A. Bartens et N. Sandstrom (U. d'Helsinki): «Le marquage redondant est-il plus ou moins complexe? Application du modèle 4-M ». Vendredi 4 novembre. Réception offerte par l'Ambassade de France Samedi 5 novembre 2005; 9 heures 30-12 heures 30 Séance plénière: Sociolinguistique et aménagement linguistique A. Carpooran (U. de Maurice): «L'aménagement du créole mauricien en vue de sa standardisation: projet de lexicographie unilingue ». Présentation du dictionnaire monolingue du créole mauricien (t.l) T. Klingler (U. de Tulane, Louisiane) : « Le rôle de la description linguistique et sociolinguistique dans le renouveau culturel en Louisiane ». P. Brasseur (U. d'Avignon) : «Le Dictionnaire étymologique des créoles de l'Océan Indien: quelques hypothèses étymologiques pour des mots d'origine inconnue ». A. Falkert (U. de Regensburg et d'Avignon) : «Continuum acadien, français marginaux et créoles: analyse de quelques aspects grammaticaux à partir d'un corpus des lIes de la Madeleine ». 16

P. Choppy (Institut Créole, Seychelles): « Les études sur les langues, cultures et sociétés créoles dans les systèmes éducatifs et les défis de la mondialisation: la situation des Seychelles ». Samedi 5 novembre 2005; 14 heures 30-15 heures Séance plénière: Anthropologie générale J.L. Bonniol (U. Aix-Marseille 3) : Présentation de la problématique générale «La transmission mémorielle dans les sociétés créoles» Samedi 5 novembre 2005; 15 heures 15-18 heures Atelier. Anthropologie D. Bégot (U. des Antilles de la Guyane) : «La mémoire sans tain : histoire « de couleur» en Guadeloupe et en Martinique ». S. Carmignani (D. de Lausanne, Suisse): « Le Morne, territoire marron! Enjeux identitaires et politiques de la commémoration à Maurice ». A. Tessonneau (U. de Paris 8): « L'identité haïtienne: le passé peut-il nous aider à mieux comprendre le présent? » A.M. D'Ans (U. de Paris Vil), «La présence haïtienne à Cuba. Incidences sur l'élaboration des identités culturelles ». A. Julliard (CNRS, U. d'Aix-Marseille): « Traces du passé, valeurs des origines et normes morales.. .Les Diolas adamat ». U. Fleishmann (U. de Berlin): «Insularité, créolisation et modernité. Réflexions sur l'histoire des îles du Cap-Vert». Atelier. Sociolinguistique 15 heures 15-17 heures 30 G. Cifoletti (U. d'Udine, Italie): «La communauté tabarquine: exemple de vitalité d'une langue minoritaire». I. Sabine (U. de la Martinique): «L'intuition de la graphie du créole martiniquais dans le paysage commercial» B. Migge (University College Dublin, Irlande): « Variation dialectale, variation sociale et nouveaux styles communicationnels dans le « Eastern Marron Créole» (créole à base anglaise parlé en Guyane) » 17

M. Lebon - Eyquem (U. de la Réunion) : «L'identité d'un quartier créole à travers son paysage graphique» L. Souprayen-Cavery (U. de la Réunion) «Contacts créolefrançais dans le journal télévisé « Komsaminn » de la Réunion» Dans le cadre des Commémorations de l'Indépendance Nationale, dîner et soirée culturelle offerts par le Ministre de la Culture, Président de la Commission Exécutive des Commémorations (Hôtel Tropico). Dimanche 6 novembre 9 heures
9 heures. Assemblée générale de l'APRODEC.

10 heures 30. Réunion du CIEC. Elections du nouveau Comité. Il heures 30 Séance de clôture du Onzième Colloque International des Etudes Créoles présidée par Manuel Veiga, Ministre de la Culture de la République du Cap-Vert.

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SEANCE INAUGURALE

Intervençao de Manuel Veiga, Ministro da Cultura

Senhores Membros do Govemo Senhores Embaixadores e Representantes do Corpo Diplornatico Senhor Julien Kilanga Musinde - Directeur des Langues et de l'Écrit de l'Agence Intergouvernamentale de la Francophonie Senhor Xavier North, Délégué Général à la Langue Française et aux Langues de France Senhora Michèle Gendreau-Massaloux - Recteur de l'Agence Universitaire de la Francophonie Senhor Robert Chaudenson, Président du Comité International des Études Créoles Senhores Conferencistas e Participantes Minhas Senhoras, Meus Senhores

A Naçao Caboverdiana acolhe, de braços abertos e corn a morabéza que Ihe é apanagio, a realizaçao, no solo patrio, deste XIo Congresso Intemacional de Estudes Crioulos. A presença de varias dezenas de linguistas, investigadores, de professores e de estudiosos da crioulistica, nosso pais, representani, sem duvida, urn exercicio fecundo valorizaçao da diversidade cultural e do diâlogo de culturas, 19 de no de de

onde todos nos sairernos mais enriquecidos, mais fortalecidos e mais globalizados. Este coloquio é, para os caboverdianos, uma espécie de prenda, no ano do 30° Aniversario da Independência Nacional. Ninguém 0 previa para esta data, mas 0 destino assim quis e Cabo Verde so tern que agradecer. Outra coincidência: 0 coloquio se realiza numa altura em que urn dos Vice-Presidentesdo CIEC nào so é anfitriao da efeméride mas também é Ministro da Cultura e Presidente da Comissao Executiva da Organizaçao das Comemoraçoes do Aniversârio da Independência (a OCAl XXX). Por isso, nessa qualidade, eu também me sinto grandemente recompensado e agradeço ao Presidente do CIEC, Professor Robert Chaudenson, e a todos os participantes deste coloquio pela lufada de oxigénio que vieram trazer à problematica do estudo e da valorizaçao do Crioulo, em Cabo Verde. Vma palavra muito especial vai para todos os caboverdianos e os estrangeiros que se têm dedicado ao estudo do crioulo caboverdiano. Como govemante, e em nome do povo de Cabo Verde, eu vos agradeço. A nossa lingua nao estaria hoje no patamar em que se encontra sem 0 valioso contributo da vossa parte. Mas voltemos ao enquadramento deste coloquio no 30° aniversârio da Independência Nacional. Como é do vosso conhecimento, a Independência de Cabo Verde aconteceu em Julho de 1975. De urn pais sem recursos naturais, com uma taxa de analfabetismo que, na altura rondava os 60%, corn urn indice de desenvolvimento humano baixissirno, com urn produto intemo bruto de menos de $300 dolares por pessoa, hoje 0 nosso pais reduziu a taxa de analfabetismo para menos de 25%, tern urn indice de desenvolvimento humano dos mais altos na Africa subsariana, 0 PIB pas sou para mais de $1585 por pessoa, e de PMA passamos a PDM. Cabo Verde nao so foi 0 primeiro classificado em Africa pelo Millenniun Challenge Account, 20

assistência finance ira americana baseada em mérito combinado, como foi considerado, em 2004, pelo Banco Mundial, 0 pais melhor govemado em Africa nos 61timos tempos. Além disso, 0 pais ganhou a classificaçao da Categoria 1, da Aviaçao Civil Intemacional, e recebeu da cooperaçao europeia a ajuda orçamental, reforçando a confiança e a credibilidade intemacional de Cabo Verde, alias sentida pelo incremento do volume de investOOentos estrangeiros nos 61tOOosanos. É tudo isto que nos levou a celebrar 0 30° aniversârio da Independência Nacional com orgulho do caminho andado, mas também com certeza de que podemos transformar 0 futuro para melhor. Com muita propriedade, 0 lema escolhido foi: «Kabuverdi: Nos Orgulhu, Nos 8ertéza». «Orgulhu» porque temos vindo a veneer a batalha do desenvolvOOento; «8ertéza» porque sabemos que 0 futuro é possivel, urn futuro com melhor qualidade de vida, melhor sanidade ambiental e melhor humanismo. 0 Caminho andado e por andar dao-nos 0 «Orgulhu» e a «8ertéza». Ora, esse Caminho andado e por andar é economico, é politico, é cultural e é social, mas também é linguistico. Na altura da Independência de Cabo Verde, em 1975, 0 crioulo de Cabo Verde nem sequer era considerado lingua. Diziase que era urn dialecto. Outros nem nisso acreditavam, e diziam que se tratava de uma algaraviada, sem regras, sem gramatica. Porém, os que vieram da luta armada diziam que 0 crioulo caboverdiano foi a lingua de luta, a lingua que projectou e que conquistou a Independência. A grande massa do povo, também, resistia aos qualificativos atribuidos ao crioulo e usava a sua lingua nos mais diversos aspectos do seu quotidiano, a ponto de Jorge Amado, 0 celebrado escritor brasileiro, em visita ao nosso pais, ter declarado, apos observaçao atenta, que em Cabo Verde «a vida decorre em crioulo». 21

o primeiro grande passo, na esteira da Independência, para afmnaçao do crioulo caboverdiano, aconteceu com 0 coloquio linguistico de 1979. 0 mesmo reuniu linguisticas, professores e escritores, nacionais e estrangeiros, à volta da «problematica do estudo e da valorizaçao do crioulo caboverdiano». Nessa altura, 0 estatuto do crioulo passou de simples algaraviada e de dialecto para 0 de lingua nacional e materna. 0 coloquio nao so evidenciou a necessidade de se promover 0 estudo e a afirmaçao do crioulo, mas também acabou por aprovar uma proposta de alfabeto de base fonético-fonologica. Aqui e agora, gostaria de render uma profunda homenagem ao falecido linguistica, belga, Professor Jean Donneux, que deu urn contributo cientifico inestimavel ao col6quio de 1979 e à problematica da escrita do crioulo caboverdiano. Devo referir que, no seguimento desse coloquio, houve posicionamentos a favor e contra 0 modelo de alfabeto proposto, modelo este que se afastava consideravelmente da escrita, à maneira antiga, corn base no português, escrita esta que «pecava» sobretudo por falta de sistematicidade e de economia. Convencionou-se chamar a proposta apresentada como «alfabeto de Mindelo», na medida em que foi no Mindelo que 0 colOquio teve lugar. Esse alfabeto por ser de base fonol6gica, era profundamente sistematico, funcional e econ6mico. Tinha como fonte de inspiraçao 0 IPA ( Alfabeto Fonético Intemacional) e 0 lAI (Instituto Africano Internacional). o «alfabeto de Mindelo» teve urn percurso de dez anos. Foi utilizado por alguns escritores em ensaios, poemas e obras romanescas; foi utilizado na recolha e divulgaçao das tradiçoes orais; serviu de suporte no ensino da lingua na Escola de Formaçao de Professores do Ensino Secundano, em Cabo Verde; foi adoptado nas estruturas do Programa do Ensino Bilingue em Boston, nos Estados Unidos da América da América. 22

Porém, se alguns acolheram favoravelmente este modelo de alfabeto, muito outros rejeitaram-no abertamente. Em 1989, dez anos apos 0 coloquio de 1979, num forum sobre a alfabetizaçao bilingue, a problematica do alfabeto e da escrita do crioulo foi longamente discutida, tendo-se chegado à conclusao de que 0 «alfabeto de Mindelo» nao reunia consenso e, por isso, haveria a necessidade de uma nova proposta. Nesse mesmo forum, onde a linguista Dulce Pereira tinha apresentado uma proposta de escrita e de gramatica, foi constituida urna «Comissao Consultiva» com a missao de dar urn parecer técnico sobre que modelo de alfabeto para a escrita do crioulo caboverdiano. Essa Comissao chegou à conclusao de que 0 «alfabeto de Mindelo», sem perder 0 seu caracter fonologico, deveria fazer concessoes, aceitando 0 principio da correspondência urn grafema / urn fonema, mas permitindo a aeeitaçao de alguns digrafos para a representaçao de sons palatais. Este posicionamento foi ganhando corpo e, cinco anos depois, isto é em 1994, foi criada a Comissao para a Padronizaçào da Lingua caboverdiana. A mesma, euja constituiçao integrava linguistas, professores, eseritores e jomalistas, trabalhou num horizon te temporal de seis meses, findo os quais apresentou urn estudo que, para além de abordar a problematiea da eserita do crioulo desde 0 século XIX a essa parte, apresenta ainda urn trabalbo sobre as «Bases do Alfabeto Unificado para a Escrita do Crioulo Caboverdiano», cuja sigla é ALUPEC. Quatro anos ap6s 0 trabalbo do Grupo de Padronizaçao, isto é em 1998, 0 Govemo aprova, a titulo experimental, 0 ALUPEC. Esta experiência deveria ter urn horizonte temporal de 5 anos, 0 que signifiea que em 2003 deveria assumir em caraeter defmitivo, ou enta~ se deveria escolher urna outra altemativa. Dada a importância de urn alfabeto para a eserita de uma lingua, 0 Governo estendeu que 0 periodo de experiêneia deveria 23

ser mais longo, apesar da aceitaçao do ALUPEC ter sido, de longe, maior que a do «alfabeto de Mindelo}}.Hoje ja se sabe que este periodo experimental é objecto de uma proposta para que 0 mesmo seja prolongado até 2008, altura em que 0 ALUPEC seria aprovado, corn possiveis ajustes, ou entao substituido, caso venha a surgir urn outro modelo cientificamente mais consistente e sociolinguisticamente mais consensual. De se referir que hoje, mais do que a padronizaçao do alfabeto e da escrita, fala-se também da oficializaçao do crioulo caboverdiano. Alias, é a propria constituiçao da Republica de Cabo Verde que, no seu artigo 90 2, diz: «0 Estado promove as condiçoes para a oficializaçao da lingua caboverdiana, em paridade com a lingua portuguesa». Do mesmo modo, 0 programa do Governo desta VI legislatura diz, em matéria de politica linguistica: «No dominio da lingua, 0 Governo aprofundara a politica de promoçao e valorizaçao do crioulo, lingua caboverdiana, tendo em vista a sua oficializaçao. Em concomitância, tomara igualmente medidas no sentido de fazer com que 0 pais caminhe, progressivamente, para urn bilinguismo assumido». Esta claro que a oficializaçao, como meta, é urn dado adquirido. Ha que programar as etapas, ja que a oficializaçao nao pode ser apenas uma decisao politica e administrativa. Ela é urn processo que deve ter em conta 0 grau de funcionalidade da lingua, a nivel formal e informal, a padronizaçao do alfabeto e da escrita, a problematica das variantes, 0 grau de aceitabilidade social, 0 universo de estudos cientificos e de materiais didâcticos existentes. Tudo isto para dizer que a oficializaçao é urna construçao, é urn processo. É ciente deste facto que 0 Governo acaba de aprovar, neste ano do 300 aniversario da Independência Nacional, urn diploma que define as medidas para a «estratégia de afJIIl1açào e de valorizaçao do crioulo caboverdiano». 24

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