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Energie et transport

De
189 pages
L'analyse méthodique des énergies fossiles et l'évolution de leur consommation montrent que leur remplacement doit être achevé dans une vingtaine d'années seulement.
Cette étude propose des solutions pratiques et en particulier un principe nouveau pour le transport des marchandises. Il faut transformer un naufrage annoncé en victoire sur l'énergie avec des conséquences très importantes pour la société, l'environnement, la croissance et l'emploi. La France a de bons atouts, il faut qu'elle se réveille!
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ÉNERGIE ET TRANSPORT
Deux révolutions indispensables

Questions Contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland
Chômage, exclusion, globaIisation... Jamais les « questions contemporaines» n'ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines» est d'offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Dernières parutions Cyril LE TALLEC, Les Sectes ufologiques 1950-1980, 2005. Henri GUNSBERG, L'Ogre pédagogique. Les coupeurs de têtes de l'enseignement, 2005. Michel ADAM, L'association image de la société, 2005. J.P. SAUZET, La personne en fin de vie. Essai philosophique sur l'accompagnement et les soins palliatifs, 2005; Victor COLLET, Canicule 2003. Origines sociales et ressorts contemporains d'une mort solitaire, 2005. Nicole PERUISSET-FACHE, La modernisation de l'Ecole, 2005. A. Léon COL Y, Vérité de l'histoire et destin de la personne humaine,2005. Bernard SERGENT, La Guerre à la culture, 2005. Frédéric COUSTON, L'écologisme est-il un humanisme ?,2005. Harold BERNAT-WINTER, Prométhée déchaîné. Qui a peur de l'individu?, 2005. Stéphane RULLAC, Et si les SDF n'étaient pas des exclus ? Essai ethnologique pour une définition positive, 2004. Thierry DEBARD et François ROBBE (sous la dir.), Le caractère équitable de la représentation politique, 2004. Jacky CHATELAIN, Pourquoi nous sommes européens, 2004. Bonnie CAMPBELL (dir.), Qu'allons-nous faire des pauvres?, 2004. Jacques BRANDIBAS, Georguis GRUCHET, Philippe REIGNIER et al., La Mort et les Morts à l'île de la Réunion, dans l'océan indien et ailleurs, 2004 Philippe BRACHET, Evaluation et démocratie participative, 2004. Raphaël BESSIS, Dialogue avec Marc Augé, 2004.

Daniel CUISINIER

ÉNERGIE ET TRANSPORT
Deux révolutions indispensables
La pénurie d'énergie: une chance pour la France

L'Harmattan 5-7,rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris FRANCE

L 'Harmattan

Hongrie

Kossuth L. u. 14-16 1053 Budapest

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino ITALIE

HONGRIE

<Q L'Harmattan, 2005 ISBN: 2-7475-8307-4 EAN : 9782747583077

SOMMAIRE Préambule Le poids des traditions Les unités de mesure d'énergie Les conteneurs Energie Ressources en énergie Energies fossiles Nucléaire Croissance des besoins Energies de substitution De nombreuses énergies Techniques utilisables Evolutions Gain social Coût des produits pétroliers Tableau des coûts Méthode comptable traditionnelle Autre méthode Conditions pour le remplacement Equipements et contraintes Energie consommée en France Consommation en France La réduction de consommation d'énergie Pollution et effet de serre Les solutions Généralités Ecologiste à 100 % Ecologiste à 50 %
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9 13 23 27

29 38 40

41 43 59 63 69 74 76 77 78 80

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99 102 105

Projets de l'Union Européenne Méthode habituelle Méthode préconisée Procédures administratives Transport des marchandises L'exemple du transport maritime Augmentation considérable de productivité Importants gains possibles Cas particulier de Fos-sur-Mer Cabotage maritime et navigation fluviale Transport routier de marchandises La situation actuelle et son évolution Contraintes Transport ferroviaire des marchandises Situation et évolution Longueur des trains Disponibilité des voies Le transport combiné Solutions pour le transport Un principe différent Réalisation techniquement possible Concurrence indispensable Conclusions Schémas 1 Navire - quai

107 107 108 111

113 118 123 126

132 136

149 152 155 156

161 167 171 175

2 Transfert péniche - train
3 Gare de triage 4 Engin de manutention
8

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PRÉAMBULE

Avec la disparition progressive des ressources en pétrole et en gaz exploitées actuellement ou prochainement, on compte beaucoup sur les réserves "ultimes" supposées dont les coûts d'exploitation seront de plus en plus élevés. Il est utile de savoir que déjà, en ressources "prouvées", l'extraction du pétrole coûte jusqu'à quinze fois plus en Mer du Nord qu'en Arabie Saoudite. Combien coûtera celle d'une réserve "ultime"? Au rythme actuel de progression de la consommation des produits pétroliers dans le monde, on aura épuisé les ressources prouvées à partir d'une vingtaine d'années seulement. Même en ignorant les problèmes de pollution qui rendent la majorité de nos énergies fossiles actuelles plus chères, celles de remplacement, renouvelables, deviendront de moins en moins coûteuses, certaines le sont déjà si elles sont produites en grandes quantités. Le changement se fera inévitablement à partir du moment où la différence de prix sera notable et les moyens de production suffisants. Les réserves "ultimes" et même une partie des réserves dites "prouvées" deviendront alors sans utilité en période normale. Malheureusement bien des pays attendent plutôt la fin des réserves prouvées sans préparer l'avenir. Cette "révolution" inéluctable a commencé, elle donnera un coup de fouet et relancera l'économie des pays qui sauront l'accompagner, elle affaiblira ceux qui n'auront pas réagi sérieusement et ils paieront une énergie de plus en plus coûteuse. 9

«

L'énergie joue un rôle essentiel dans le développement

d'une civilisation... à moins de découvrir de nouvelles sources d'énergie, la chute de la civilisation est inévitable ». Ce jugement de l'économiste Jeremy Rifkin s'appliquait déjà à l'Empire Romain: Rome avait préféré l'emploi d'esclaves à l'évolution de la technique, ce qui nécessitait des opérations militaires continues et de moins en moins efficaces pour tenter de renouveler cette" énergie", les rendements agricoles avaient baissé, les terres et les forêts étaient surexploitées. Les énergies comme le charbon du Royaume-Uni au 19ème siècle puis le pétrole aux Etats-Unis au 20ème siècle ont placé ces pays en tête des puissances économiques à ces moments-là. Cette grande mutation technologique devra se réaliser en utilisant des énergies renouvelables ou peu polluantes, elle sera bénéfique du point de vue écologique et économique. Dans une première partie du livre, nous étudierons d'abord les ressources en énergies existantes, puis leur remplacement et les différentes solutions envisageables. Avant toute chose, il faudra réduire la consommation d'énergie: Cela a été réalisé dans la majorité des grosses industries. C'est relativement plus facile pour les habitations. Des économies très importantes sont possibles dans le domaine des transports de marchandises qui représente environ le quart des énergies importées et la principale nUIsance. Les améliorations futures des moteurs à explosion, après un siècle de recherches, ne seront probablement pas suffisantes. 10

Une "révolution" dans la méthode et les moyens de transport est indispensable pour réduire la consommation d'énergie. Il n'y a pas à ce jour, pour les prochaines années et pour le carburant, de solution économique pour le transport routier de marchandises à plus d'une centaine de kilomètres, certaines communément admises sont inapplicables à grande échelle ou d'un coût prohibitif.

Dans une seconde partie nous étudierons le transport terrestre de marchandises pour aboutir à deux problèmes très importants qui sont liés et doivent être résolus aussi rapidement que possible: - Le premier et principal obstacle est politique: TIfaut supprimer les blocages actuels et montrer une réelle volonté de développer le transport par le rail bien moins vorace en énergie. - Le second était technique, il est résolu: Il faut pouvoir transférer un conteneur de 40 tonnes entre un engin routier, le sol, un wagon ou un autre véhicule sans prendre appui sur ces derniers, il a été étudié et est techniquement réalisable avec des composants standard et des investissements réduits.

Après avoir montré l'exemple du transport maritime qui a très largement bénéficié de la conteneurisation et peut y gagner encore, nous montrerons que la solution terrestre nécessite aussi l'emploi des conteneurs. Pourquoi ne pas appliquer sur terre la révolution qui a été très bénéfique sur mer?
Il

Nous étudierons la situation et les contraintes des transports routiers et ferroviaires puis un nouveau principe de transport terrestre des marchandises et le moyen de manutention nécessaire. Nous expliquerons qu'au niveau national ou même de la Communauté Européenne les mesures prises pour le transport de marchandises sont très insuffisantes, trop tardives et quelquefois contre-productives ou inutiles quand elles veulent favoriser une solution qui disparaîtra. Comme un Etat peut avoir des idées et peu de moyens, les solutions proposées ne font pas appel à des fonds publics et elles entraînent des économies considérables. Le but de ce document est de soulever des problèmes très importants pour amorcer des discussions sérieuses en secouant des idées préconçues et des traditions quand cela est indispensable. Cette étude est réalisée comme le fait un ingénieur chargé de résoudre un problème avec les moyens les plus économiques et écologiques possible. Il faut être pragmatique pratiques simples. et surtout proposer des solutions

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LE POIDS DES TRADITIONS

Cette étude peut bousculer des traditions et usages qui contrairement à ce que l'on peut penser sont très fréquents sans que l'on s'en rende compte. On peut citer des exemples: Pour transporter deux tonnes de marchandises on déplace dix tonnes!
Les marchandises sont placées dans un wagon, puis ce dernier est aiguillé vers sa destination dans une gare de triage. Au lieu de déplacer la marchandise seule, on le fait avec un wagon de poids relativement très élevé, cela se comprenait au début du chemin de fer où il y avait très peu de grues à vapeur pour soulever de lourdes caisses, on les laissait sur le wagon. Vacances, on arrête tout! Un exemple de tradition bien établie en France est l'arrêt des usines un mois par an, soit un douzième de l'activité (presque comme les 35 heures décriées par certains patrons !). Il suffirait de prévoir un roulement du personnel et de conserver pour le mois supplémentaire des travaux simples. Certains salariés préféreraient sans doute prendre leurs congés pendant des périodes creuses et une bonne organisation permettrait d'éviter l'embauche de personnel supplémentaire. Cela vient de l'idée qu'une entreprise ne peut pas fonctionner quand son chef est en vacances, c'est souvent inexact et le personnel pendant cette période peut être plus motivé et produire mieux si on lui fait confiance. 13

Quand le personnel est intéressé, bien motivé par son travail et particulièrement en France, les résultats peuvent être excellents, ceux qui ont utilisé du personnel de pays où l'argent seul est roi voient vite la différence de mentalité et de rendement. Enfin, dans une usine, les re-démarrages après une longue période d'arrêt sont toujours laborieux pour les machines comme pour le personnel. II est bien préférable de répartir la production, donc la consommation d'énergie, sur toute l'année et de mieux utiliser les moyens de production.
Le plaisir de la mise en boîte: Dans une usine, les produits fabriqués sont d'abord rangés dans un carton, celui-ci est chargé sur un chariot pour l'amener à un service expédition. Ce dernier le range d'abord dans une caisse, puis charge celle-ci dans un camion et l'expédie. Une fois arrivée, dans un service réception, on déballera cette caisse puis les cartons. Pourquoi ne pas effectuer un chargement direct des pièces (éventuellement dans des cartons, si cela est vraiment indispensable) dans un conteneur placé dans l'atelier? Cela réduirait la consommation de bois et de cartons. Les financiers à la barre raisonnent à court terme!

Au début de l'industrie, un technicien créait un produit puis cherchait à le développer, il raisonnait à long terme plus intéressé par la technique que par la gestion. Par la suite, son entreprise pouvait passer dans d'autres mains, bien des grandes entreprises industrielles françaises comme Renault, Citroën, Berliet... ne sont plus aux mains des créateurs ou de leurs descendants.
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Le pouvoir, surtout dans les grandes entreprises, est passé

avec l'aide des banques - qui ne représentent qu'une partie des actionnaires - entre les mains de financiers.
Ils sont jugés et raisonnent généralement à court terme. Les gros actionnaires et particulièrement certains fonds de pension demandent des profits élevés et rapides. Ils veulent des rentabilités très élevées, des bénéfices importants pour la somme investie ("Return On Equity" ou Résultat net / Fonds propres de 15 %). Pour tenter d'arriver à ce résultat très supérieur à l'évolution normale d'une action, vers 7 % à long terme, ils exigent des restructurations, des délocalisations, des fermetures des secteurs moins rentables à court terme sans se préoccuper du coût social ou de l'avenir de l'entreprise puis ils passent à d'autres proies, ce sont des prédateurs. Le dynamisme de l'entreprise en souffre, ils ne lancent surtout pas des produits innovants qui pourraient créer des problèmes, ils ne font pas progresser le pays. Il est peut-être temps de trouver une autre solution de financement et éventuellement de choix des dirigeants des grosses entreprises s'ils ne les développent pas dans leur pays. Les énergies renouvelables demandent des investissements importants qui grèvent les résultats des premières années avant d'être très profitables après, on ne peut donc pas raisonner à court terme. Il a bien travaillé, il a fait beaucoup d'heures!

Pour qu'un employé travaille bien, il faut qu'il additionne beaucoup d'heures de présence et qu'il soit surveillé en permanence. En France, il y a deux à trois fois plus de chefs qu'en Allemagne.
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Un très bel exemple était celui d'une société bien connue de Saint-Etienne où, dans la même grande salle (ce hangar à bureaux a été réinventé sous le nom plus poétique de "bureau paysagé"), les employés subalternes étaient en bas, les sous-chefs sur des gradins un peu plus haut, les chefs encore plus haut et le grand chef tout à fait en haut. Tous étaient surveillés, cette société a disparu, ce ne devait pas être la bonne méthode! De son bureau André Citroën surveillait la sortie des chaînes et pouvait intervenir rapidement.
La surveillance est illusoire, certains ont une technique tout à fait au point pour faire croire qu'ils sont débordés de travail, ils occupent tout leur temps quel que soit le travail (principe de Peter), leurs bureaux sont surchargés de dossiers. Dans une grande société multinationale où il y a beaucoup d'heures de présence, l'encadrement se réunit tous les jours, pour le "five a' clock tea", cela détend l'atmosphère même s'il arrive que l'on y parle de travail. Pour les cadres il est souvent impératif de partir après l'heure tout en commençant plus tard: 1 Tu arrives tard au bureau, c'est ton privilège, et les problèmes urgents ont été réglés par tes collaborateurs. 20 Tu t'entoures de collaborateurs compétents qui régleront les problèmes à ta place puisque: - Tu n'es pas arrivé. - Tu as un déjeuner d'affaires. - Tu es en déplacement ou en réunion. 30 Tu es craint, ton personnel va trouver tout seul des solutions et des idées pour surtout ne pas te déranger. 40 Tu restes plus tard, on ne soulèvera plus de nouveau problème.
0

Le temps de travail correspond à de l'énergie consommée pour les transports, les encombrements routiers avec trop 16

souvent les mêmes horaires, l'éclairage des bureaux, le chauffage.. . Enfin, si cela est possible, compte tenu des capacités des ordinateurs et de leurs liaisons entre eux, une solution à essayer consiste à laisser l'employé travailler chez lui. TI peut effectuer plus de travail dans de bien meilleures conditions, on peut aussi compenser le temps de transport gagné, on lui demandera cependant de passer de temps en temps au bureau pour faire le point, montrer qu'il n'est pas en vacances et qu'il n'a pas sous-traité son travail, les mères de famille apprécieront particulièrement. Le nombre d'heures passées n'est pas une bonne mesure de Ia quanti té de travail réalisée, sauf s'il s'agit d'une machine qui détermine la cadence, dans ce cas, il faut penser à automatiser. Il suffit de définir la quantité de travail à réaliser et de le contrôler. Ailleurs, c'est mieux et moins cher!

Pour réduire les coûts de fabrication de produits manufacturés, un industriel cherchera à les faire fabriquer dans des pays à bas salaires. Cela s'est réalisé aux Etats-Unis où l'industrie classique est plutôt moins mécanisée qu'en France, en particulier dans l'automobile, les aciers, les textiles, les télévisions. .. Les sous-traitants ont vite compris qu'ils pouvaient fabriquer tout seuls ces produits et malgré les mesures protectionnistes les ont exportés aux Etats-Unis. La part de produits importés y est passée de 14 % en 1969 à 45 % en 1986 et elle a continué à s'accroître. Des industries importantes ont beaucoup souffert de cette concurrence, par exemple il n'y a plus de constructeurs nationaux de téléviseurs.
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Les constructeurs automobiles européens ont réagi différemment, alors que la construction d'une voiture fait appel à des milliers de pièces manufacturées, la majorité des composants des voitures européennes est réalisée et assemblée sur place grâce à une automatisation poussée. Les composants d'automatisation comme les petits ordinateurs industriels (automates programmables), les vérins, les moteurs, les capteurs, les appareils de mesure et de contrôle ont bien évolué. Dans de nombreux cas, on peut réaliser un automatisme amorti en moins d'un an, il permet en plus une meilleure qualité, une cadence de production supérieure, moins de rebuts et finalement une économie importante d'argent, d'énergie et de matières. Les dirigeants d'entreprises sont rarement au courant de l'évolution et des possibilités de l'automatisation. Bien des techniciens d'usines sont conscients de ce problème mais il est plus simple et moins fatigant pour eux de faire appel à un ouvrier très éloigné et moins bien payé que d'avoir à réfléchir. Enfin des délocalisations (un quart pour l'Europe selon certains) se passent très mal, la qualité baisse et des productions sont rapatriées; maintenant, le coût du transport va augmenter avec la pénurie d'énergie. Pour les secteurs d'activité, progressivement, le primaire se réduit fortement, le secondaire diminue avec les délocalisations, le tertiaire qui ne nécessite pas toujours le regroupement vers les lieux de production augmente (il représente 70 % des emplois aux Etats-Unis en 2002) mais il peut par la suite se réduire aussi avec les délocalisations

possibles dans certains secteurs, enfin il ne permet que peu de gains de productivité. On peut se poser la question de l'évolution future quand primaire, secondaire et tertiaire auront été en grande partie délocalisés, il ne restera plus dans le pays que les artisans, 18