20 clés pour mieux réussir professionnellement

De
Publié par


Avez-vous remarqué que certaines personnes autour de vous réussissent mieux que vous alors que vous avez des compétences apparemment identiques ? Que ces personnes obtiennent plus facilement la motivation de leurs collaborateurs, la satisfaction de leur hiérarchie, des promotions ? Ne souhaiteriez-vous pas faire partie de ce cercle d'initiés, devenir un gagnant qui dirige sa vie, plutôt qu'un suiveur qui se laisse entraîner par les événements ?


En 72 pages, vous allez découvrir comment, avec un peu de savoir faire applicable facilement, vous pourrez mieux vous positionner professionnellement. Organisé sous forme de 20 fiches pragmatiques à lire et à relire, ce livre vous permettra d'optimiser votre carrière et de progresser plus rapidement dans la hiérarchie.


Diplômé de 3e cycle de l'ISG Paris, Pascal Chauvin a exercé des fonctions de direction au sein de groupes internationaux dans toute l'Europe. Il dirige actuellement l'agence de communication Xyloon.

Publié le : vendredi 1 janvier 2010
Lecture(s) : 152
Tags :
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782297015080
Nombre de pages : 72
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
CHAPITRE 1 Être
remiers consommateurs d’antidépresseurs dans le P monde, de nombreux salariés français souffrent réelle ment au sein des entreprises qui les emploient. Ce n’est pas juste une question de salaire, certes capitale dans certains secteurs d’activité, mais des angoisses sont engendrées par manque de reconnaissance et par une vision floue de leur avenir professionnel. Tout au long de leurs formations, ils ont acquis des techniques pour valoriser leurs compétences, mais n’ont pas été amenés à réfléchir sur leurs valeurs, leur identité. Or chacun a son identité propre, sa propre vision du monde à travers des valeurs familiales qui lui ont été transmises et des valeurs personnelles qui le caractérisent. La mécon naissance de son identité peut amener à des souffrances psychologiques. Réfléchir sur soimême semble n’être réservé qu’à ceux qui font une « analyse » avec le soutien des psychiatres. Pourtant, sachant que nous allons passer plus de 40 ans au travail, il serait plus qu’utile de déterminer ses propres valeurs et son identité. Ce sont celleslà qui vous ont amené à exercer telle ou telle profession, à avoir envie ou non d’exercer des responsabilités, à vous sentir ou non en affinité avec l’entre prise dans laquelle vous travaillez. Par exemple, préféreriezvous être employé par une entre prise fabriquant des mines destinées aux enfants et être payé 6 000/mois, ou par une ONG avec un salaire trois fois
7
20 Clés pour mieux réussir professionnellement
moins élevé ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, mais une seule : la vôtre, qui est déterminée en fonction de vos valeurs propres.
Ce chapitre va mettre en évidence tout d’abord que vous êtes unique, puis va vous faire réfléchir sur les différents modes de positionnement mental au sein de l’entreprise. Vous découvrirez aussi comment être différent de la masse et pourquoi vous devez réfléchir sur le long terme avec une vision de votre vie professionnelle.
8
1. Être unique
Être
Vous venez d’acquérir cet ouvrage. Vous souhaitez donc sûrement progresser professionnellement. Mais avant d’aller plus loin, il vous faut répondre à une question apparemment simple : «Qui êtesvous professionnellement ?» Nous avons conscience que cette question n’est pas si élémentaire qu’elle y paraît. Pourtant, nous vous demandons d’y répondre de façon professionnelle, en prenant une feuille de papier et un crayon. Il ne suffit pas de quelques minutes pour y réfléchir. Prenez votre temps, revenez ici plusieurs fois, amendez, corrigez, rayez, réécrivez plusieurs fois avant de poursuivre la lecture de cette page. Nous vous donnons juste une piste : supprimez le verbeavoirde votre écrit, c’est le verbeêtrequi vous définit, qui décrit vos valeurs. Vous avez écrit ? Bravo. Une ligne, deux lignes ? Plus ? Cela vous correspondil vraiment ? Êtesvous «une personne sérieuse, qui aime apprendre, tournée vers les autres, honnête, qui aime le travail bien fait, sensible aux problè mes écologiques dans son travail» ? Dans votre texte, faitesvous mention de l’entreprise dans laquelle vous travaillez, comme si celleci faisait partie intégrante de vos valeurs ? En fait, et vous nous excuserez pour cette question,ne seriez vous qu’un clone parmi tant d’autres ? Avec votre définition de vousmême, peuton en déduire vos aptitudes professionnelles, découvrir si vos valeurs sont compatibles avec l’entreprise dans laquelle vous travaillez ? Avezvous été surprenant, différent, unique ? Non ! Et pourtant, vous êtes quelqu’un d’unique, avec vos propres valeurs qui vous différencient des autres. Et ces valeurs sont différentes, pour certaines, de vos valeurs personnelles (on peut par exemple être très fidèle au niveau personnel et être à l’écoute du marché au niveau professionnel). Première règle: éviter les valeurs « à la mode », « bateaux », qui ne vous définissent absolument pas, mais font de vous une personne manipulée par la pensée unique. Et même si l’écologie ne fait pas partie de vos valeurs, en quoi estce mal ? Qui oserait dire qu’elle n’est «pas une personne sérieuse, qu’elle n’aime pas apprendre, qu’elle n’est pas
9
20 Clés pour mieux réussir professionnellement
tournée vers les autres, qu’elle est malhonnête, qu’elle n’aime pas le travail bien fait et qu’elle n’est pas sensible aux problèmes écologiques dans son travail» ? Deuxième règle : auriezvous autant de mal à rédiger si la question avait été «quelles sont vos compétences ? ». Comme il est précisé dans la présentation, la connaissance de vousmême est impérative pour avoir une vie profession nelle intéressante, autant que le savoirfaire professionnel. Troisième règle : si vous avez du mal à formaliser vos valeurs, demandez à vos proches quelles sont les valeurs qu’ils perçoivent en vous. À vous de voir ce qui est cohérent et ce qui ne vous correspond pas du tout. De quoi aussi vous intéresser à la partie « Paraître » de cet opus. Voici, à titre d’exemple, un début de présentation à la question «qui êtesvous ?». «Qui suisje ? Un homme qui aime faire savoir le savoir faire. Un homme passionné qui aime transmettre : transmet tre ce que j’ai appris par l’écriture de livres professionnels ou en tant que conférencier, transmettre le savoirfaire des entreprises, celles dans lesquelles je suis associé. Ce savoirfaire, je l’entretiens. Tout d’abord par l’écoute des autres, qui est pour moi une source perpétuelle d’appren tissage. Mais aussi par la lecture, la veille technologique, l’étude des bonnes pratiques, les expériences. Et comme tous les passionnés, je suis curieux et j’ai une grande imagination créatrice. Réfléchir à des solutions, à des problèmes qui semblent insurmontables me motive. Heureusement, ces forces sont managées par un sens inné de l’organisation, ce qui fait de moi un homme pragmati que, etc.» Avezvous compris la méthode ? C’est parler de soi, définir le fil rouge de sa vie professionnelle, en définissant en premier ses valeurs et éventuellement parler de son métier comme une conséquence de cellesci. Cela peut même expliquer vos changements de fonctions lors de votre carrière. Dans cet exemple, il apparaît qu’un homme aimant transmet tre, curieux, inventif, en perpétuel apprentissage… ne peut exercer un métier comme celui de comptable qui demande d’autres valeurs, elles aussi tout à fait estimables. La connaissance de soimême au niveau professionnel est l’une des bases même de la réussite au travail.En connais sant vos valeurs, vous vous donnez de la valeur. En vous
10
Être
connaissant, en sachant verbaliser quelles sont vos valeurs, vous n’aurez plus peur du regard des autres, de leurs suppo sés jugements. En étant unique, cela vous évitera par exemple : – de craindre une prise de parole en public ; – de stresser quand vous ferez une présentation devant un comité de direction ; – d’avoir peur d’être jugé par vos pairs ; – de vous sentir « petit » face à d’autres personnes. Dans la vie professionnelle, nous sommes toujours amenés à nous présenter. Dans certains cas, il suffit de donner sa fonction et le nom de l’entreprise dans laquelle on travaille. On compte alors sur l’image de la fonction ou de l’entre prise, perçue par son interlocuteur comme suffisante. Mais il existe d’autres moments où bien se présenter est important, comme lors d’un entretien d’embauche, d’une évaluation de fin d’année ou d’une rencontre avec un employeur potentiel. Imaginezvous devant un recruteur pour un nouvel emploi. En général, après deux ou trois questions pour mettre à l’aise le candidat, le recruteur demande à ce dernier de se présenter. Il y a alors deux types de postulants : – ceux qui reformulent leur CV, oubliant que la convocation à l’entretien a été motivée par l’adéquation des compé tences par rapport aux besoins de l’entreprise ; – ceux qui parlent de leurs valeurs, de leur Être. D’après vous, quels sont ceux qui ont le plus de chances d’obtenir le poste à compétences égales ?
Travail à faire •฀Je rédige une page sur le thème « qui je suis », afin de définir mes valeurs. •฀J’apprends ce texte par cœur. •฀Je prends conscience d’être unique, afin de ne plus avoir peur du regard de l’autre.
11
20 Clés pour mieux réussir professionnellement
2. Raison et passion
Pour mieux vous connaître, répondez aux questions de ce petit test, en cochant la case « oui » si vous êtes en adéqua tion, dans le domaine professionnel, avec ces affirmations.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
J’aime l’entreprise dans laquelle je travaille
Nous vendons tels et tels produits (ou services) dans mon entreprise
J’apprécie mes collègues de travail
Je suis fier/fière de travailler pour ma société
Le travail dans mon entreprise est fondé sur le stress
Je déteste mon chef (ou un collègue de travail)
Quand mon entreprise recrute, j’en parle à mon entourage
Lors de dîners avec mes amis, je parle de temps en temps de mon entreprise
J’ai beaucoup d’estime pour mon supérieur hiérarchique
Ma société est importante à mes yeux
Je déteste mon patron
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Oui
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Non
Avezvous répondu oui à l’une des questions 2 – 4 – 5 – 7 – 8 ou 10 ? Si c’est le cas, alors soit vous ne faites pas partie de la généra tion Y, soit vous êtes le principal actionnaire de l’entreprise dans laquelle vous travaillez, soit vous risquez de graves déconvenues. En effet, seuls les dirigeants des entreprises, et encore, uniquement ceux qui en détiennent le capital, peuvent sans risque affirmer « c’est MON entreprise ». Pour les autres, nous avons le regret de vous informer que vous n’êtes pas propriétaire de l’entreprise et qu’en conséquence l’utilisa tion des pronoms possessifs est à proscrire.
12
Être
Avezvous répondu oui à l’une des questions 1 – 3 – 6 – 9ou 11 ? De la même manière, vous n’avez ni à aimer, ni à détester l’entreprise dans laquelle vous travaillez, ni les collègues avec qui vous partagez du temps au sein de cette société. L’amour, l’affection, les sentiments sont des émotions à partager dans la vie personnelle, mais cruelles dans la vie professionnelle. Comme la majorité des collaborateurs des entreprises, vous devez être un homme ou une femme qui vit au quotidien sous le mode « passion » pour l’entreprise pour laquelle vous travaillez. Or, si la passion donne des ailes, cellelà est réservée à la vie personnelle. Vous pouvez aimer votre maison, vos enfants, vos amis, détester votre voisin ou votre bellemère… mais en aucun cas cette structure dénommée entreprise. Imaginez, mais nous ne vous le souhaitons pas, que vous soyez licencié(e). Un homme ou une femme qui vit sous le mode « passion »ressentir cet acte de gestion pris par va l’entreprise comme une trahison de la part de cette structure aimée (ou détestée). C’est ce que les psychologues appel lent le surinvestissement professionnel ; cela ne recouvre pas le fait de travailler plus que le nombre d’heures légales ou de vous investir réellement dans votre travail, mais cette propension à intégrer l’entreprise comme un élément de votre vie personnelle. Au contraire, vous devriez être un homme ou une femme qui travaille sous lemode « raison », c’estàdire que vous devriez avoir conscience que vous échangez des compé tences dont l’entreprise a besoin, contre une rémunération mensuelle. Ainsi, si ces compétences ne sont plus en phase avec les besoins de la structure qui vous emploie, vous comprendrez qu’elle se sépare de vous. Cela ne sera certes pas agréable, mais vous l’intégrerez plus facilement et vous vivrez cette séparation plus aisément. Si, au contraire, vous recevez une prime ou un bonus, ne croyez pas non plus que c’est que vous êtes aimé par vos supérieurs hiérarchiques. C’est simplement que ceuxci ont considéré que le travail réalisé a apporté une plusvalue, souvent financière, à l’entreprise et qu’ils vous engagent à renouveler ce surplus de travail rentable pour cette structure.
13
20 Clés pour mieux réussir professionnellement
Travailler avec raison engendre des modifications de compor tement au sein de l’entreprise.Tout d’abord, cela vous permet tra de mieux définir vos priorités et donc d’être plus efficace, ensuite cela fera de vous une personne moins sensible aux petites phrases assassines des uns et des autres.
Et, si vous continuez à utiliser le monde des sentiments dans votre langage écrit ou oral, comme «j’aimerai» ou «cela me ferait plaisirvous aurez conscience que ces mots répon », dront à l’un de ces deux objectifs : manipuler vos correspon dants ou créer du lien social.
La seule chose que vous avez le droit d’aimer, et c’est ce que nous vous souhaitons, c’est votre travail. Bien évidemment, il faut prendre du plaisir à ce que l’on réalise au quotidien, sinon il faut changer de voie. Mais aimer son travail, c’est aussi comprendre que l’on peut avoir les mêmes satisfac tions en le réalisant dans une autre structure.
Ne pas « aimer » l’entreprise, mais considérer qu’elle commercialise de bons produits ou services, ne pas prendre possession de la structure tant que vous n’êtes pas actif dans son capital, ne font pas de vous un robot. Cela n’engen dre pas non plus un quelconque désintérêt ou désinvestisse ment de votre part à l’égard de l’entreprise ellemême et de votre travail en particulier. Mais cela vous préserve de toutes les émotions qui font de vous un être manipulable par ses chefs, et/ou un consommateur d’antidépresseurs.
Travail à faire •฀Je réfléchis de manière raisonnée et je ne me fais pas manipuler par ceux qui essaient de me prendre par les sentiments. •฀Je ne suis pas propriétaire de l’entreprise dans laquelle je travaille, et je supprime de mon vocabulaire tous les pronoms d’appartenance. •฀Je gère mon activité en prenant du plaisir, mais je reste sur le mode « raison » pour la définition de mes priorités.
14
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.