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Brésil : un système agro-alimentaire en transition

232 pages

Sont rassemblés dans ce livre une série de travaux réalisés dans le cadre d’un programme de recherche du CREDAL, qui réunit des chercheurs et des enseignants français et brésiliens. Les textes ont été effectués dans le cadre d’un accord CAPES-COFE-CUB qui réunit ces équipes. Ceci est la suite d’autres travaux déjà réalisés, qui ont donné lieu à la publication d’articles et de livres en France et au Brésil. L’accumulation des travaux et des discussions réalisée, tout au long des trois dernières années, nous permet d’avancer dans une réflexion plus homogène, qui trouve ici une concrétisation explicative essentielle.


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Brésil : un système agro-alimentaire en transition
Roseli Rocha Dos Santos et Raúl H. Green (dir.)
Éditeur : Éditions de l’IHEAL Année d'édition : 1993 Date de mise en ligne : 20 mai 2016 Collection : Travaux et mémoires ISBN électronique : 9782371540088
http://books.openedition.org
Édition imprimée ISBN : 9782907163361 Nombre de pages : 232
Référence électronique ROCHA DOS SANTOS, Roseli (dir.) ; GREEN, Raúl H. (dir.).Brésil : un système agro-alimentaire en transition.Nouvelle édition [en ligne]. Paris : Éditions de l’IHEAL, 1993 (généré le 01 juin 2016). Disponible sur Internet : . ISBN : 9782371540088.
Ce document a été généré automatiquement le 1 juin 2016. Il est issu d'une numérisation par reconnaissance optique de caractères.
© Éditions de l’IHEAL, 1993 Conditions d’utilisation : http://www.openedition.org/6540
Sont rassemblés dans ce livre une série de travaux réalisés dans le cadre d’un programme de recherche du CREDAL, qui réunit des chercheurs et des enseignants français et brésiliens. Les textes ont été effectués dans le cadre d’un accord CAPES-COFE-CUB qui réunit ces équipes. Ceci est la suite d’autres travaux déjà réalisés, qui ont donné lieu à la publication d’articles et de livres en France et au Brésil. L’accumulation des travaux et des discussions réalisée, tout au long des trois dernières années, nous permet d’avancer dans une réflexion plus homogène, qui trouve ici une concrétisation explicative essentielle.
SOMMAIRE
Introduction Raúl H. Green et Roseli Rocha Dos Santos
Économie de réseau et chaîne agro-alimentaire Raúl H. Green et Roseli Rocha Dos Santos Les changements du système productif Demande alimentaire et pilotage par l'aval Vers une conceptualisation de la notion d’entreprise réseau et d’économie de réseau Entreprise réseau et rapports inter-industriels Entreprise réseau et dynamique spatiale de la production Homogénéité sociale et fonctionnement en réseau
Nouvelles technologies et fonctionnement en réseau Raúl Green et Manuel Rodríguez Zúñiga Le développement des nouvelles formes organisationnelles Le fonctionnement juste-à-temps L’importance croissante de la logistique Les technologies de l’information au cœur des nouvelles formes organisationnelles La grande distribution, quelle approche théorique ?
Les biotechnologies dans la croissance : une lecture des évolutions passées Pascal Byé Le déplacement du domaine d’analyse : l’intégration des variables explicatives du changement technique Des bilans d’abord justifiés par des visions de politiques globales A la diversité des réalités industrielles Ouverture du domaine d’analyse : dynamique et obstacles au développement des biotechnologies Biotechnologies et régimes de croissance Les obstacles actuels à la diffusion des biotechnologies La production industrielle et l’innovation Protection des découvertes et appropriation de la Nature Les réticences des consommateurs et le “greenisme” Conclusion
Système alimentaire et organisation du travail José Miguel Rasia Le rôle de l’innovation technique L’économie de réseau A la recherche d’une nouvelle organisation du travail Le travail flexible : de nouveaux métiers, un nouvel apprentissage
Acteurs et consommateurs : Valeurs et stratégies Anamaria Aimoré Bonin Les redéfinitions sociales Les changements et la consommation d’aliments : France Tradition et innovation : le Brésil Distribution et consommation : réseaux et stratégies Conclusion
Agriculture et réseau agro-alimentaire : Le rôle de la contractualisation Angela Duarte Ferreira La fin de l’agriculture et la fin des agriculteurs L’agriculture contractuelle dans le réseau alimentaire. La contractualisation de l’agriculture : éléments pour une définition de son rôle économique Agriculteurs et agro-industries : les acteurs sociaux et leurs stratégies La production contractualisée de viandes dans le sud du Brésil Le contrat entre agriculteurs et agro-industries : conclusions
Changement de l’environnement réglementaire dans l’industrie du blé au Brésil Ana Maria Kirschner La période 1967/ 1990 L’ouverture d’une période de changements rapides Effacement du rôle de l’État et nouvelles formes de fonctionnement Nouvelle articulation entre les producteurs de blé et l’industrie ? Vers une nouvelle forme de fonctionnement de la filière Le problème de la qualité du blé Le développement de la sous-traitance L’impact sur l’évolution des équipements techniques Une préoccupation accrue du suivi de la demande Conclusion
L’innovation agricole Bernard Bret Transformations de la carte agricole : mobilité des cultures et mobilité des hommes. Innovations organisationnelles. Innovations dans la consommation Conclusion
Introduction
Raúl H. Green et Roseli Rocha Dos Santos
Sont rassemblés dans ce livre une série de travaux réalisés dans le cadre d’un programme de recherche du CREDAL , qui réunit des chercheurs et des enseignants français et brésiliens. Les 1 textes ont été effectués dans le cadre d’un accord CAPES-COFE-CUB qui réunit ces équipes. Ceci 2 est la suite d’autres travaux déjà réalisés, qui ont donné lieu à la publication d’articles et de livres en France et au Brésil. L’accumulation des travaux et des discussions réalisée, tout au long des trois dernières années, nous permet d’avancer dans une réflexion plus homogène, qui trouve ici une concrétisation explicative essentielle. Certains points d’accords fondamentaux sont à la base du travail en commun. Le premier est la perception d’un changement profond connu au niveau du secteur agro-alimentaire à l’échelon mondial. Evolution qui résulte de facteurs multiples, qui vont de l’amélioration des connaissances techniques, du changement des politiques et des formes de régulation publique, à la modification des comportements des consommateurs.Notre objectif est de suivre ces changements, ainsi que les effets qu’ils produisent aux divers niveaux de la chaîne alimentaire, au Brésil et en France. Ceci mène à la réalisation de divers types de travaux, qui pourront nous permettre de percevoir la complexité des évolutions connues les dernières années. Une deuxième préoccupation qui sert d’axe organisateur au travail est le besoin, dans le cadre international actuel, de réfléchir conjointement entre des chercheurs qui travaillent en Europe, et d’autres au Brésil. C’est seulement après une discussion commune que l’on pourra arriver à mieux cerner l’impact des nouvelles configurations sociales tant dans les pays développés, que dans ceux en voie de développement. Ainsi, malgré des spécificités que l’on peut trouver dans chaque pays, nous nous sommes concentrés sur des réflexions de type transversales, qui sont représentatives aussi bien en Europe qu’au Brésil. Nous partons de l’idée, que le système hiérarchisé international présente à la fois la double facette d’unité et de diversité. Unité dans le système dominant qui sert de référence pour la hiérarchisation ; diversité, dans les divers systèmes plus ou moins périphériques, que représentent des modèles d’accumulation différemment construits. La difficulté à travailler en forme transversale nous a mené dans chaque chapitre, à signaler les spécificités générales, pour signaler dans un deuxième temps les différences perceptibles au Brésil. Ainsi, nous nous sommes préoccupés de bien cerner les nouvelles tendances émergentes, pour ensuite réfléchir à leurs impacts sur le Brésil. Une troisième caractéristique du travail est l’approche interdisciplinaire, au niveau des sciences sociales, qui caractérise l’équipe de recherche. Ceci permet de réfléchir à l’intersection des divers apports théoriques, entre autres, de l’économie industrielle, de l’économie alimentaire, de la sociologie des organisations, de la sociologie de la consommation et de l’anthropologie sociale. Le recours à des apports théoriques multiples retrouve sa cohérence dans un débat descriptif de l’évolution, où la validité des diverses approches est soumise au jugement de sa pertinence explicative. Le chapitre de GREEN et ROCHA dos SANTOS se concentre sur les nouvelles formes organisationnelles que prennent actuellement la production, la circulation et la consommation des produits alimentaires. Celles-ci se conceptualisent avec deux définitions clés nécessaires à la compréhension de l’ensemble du texte, la notion d’entreprise réseau et celle d’économie de
réseau.Il finit avec une réflexion sur les problèmes que présente l’hétérogénéité sociale caractéristique du Brésil, pour des entreprises qui sont en concurrence avec des entreprises des pays développés, qui travaillent dans un contexte social de modernisation plus homogène. Dès le départ nous nous trouvons ainsi confrontés au constat de l’émergence d’un nouveau modèle dominant de production, qui opère dans deux contextes sociaux différents, celui de l’Europe : économiquement et socialement stable, avec une bonne diffusion de sa modernité ; celui du Brésil : économiquement et socialement instable, avec une sorte de modernisationpatChwork. Le chapitre de GREEN et RODRIGUEZ ZÚÑIGA présente à un niveau plus spécifique, l’impact des nouvelles technologies au niveau des formes actuelles de fonctionnement de la chaîne alimentaire. L’importance prise par les techniques organisationnelles juste-à-temps, ainsi que le poids croissant de la grande distribution sont aussi mis en évidence. Nous retrouvons ici un facteur transversal de première importance qui lie l’évolution de pays aussi différents que la France et le Brésil : un système de commercialisation dominé par des acteurs de plus en plus concentrés et fortement internationalisés. La grande distribution apparaît ainsi comme un acteur qu’il faut suivre, ici et ailleurs, pour mieux comprendre les évolutions actuelles et futures de la chaîne alimentaire. Pascal BYE nous présente, à travers une réflexion sur la capacité des biotechnologies à répondre aux problèmes posés par la croissance économique, une recension des diverses études réalisées sur l’apport des techniques à l’évolution du secteur alimentaire. Il met en évidence le fait que seulement une modification profonde des fonctions assurées par l’agriculture peut entraîner un changement radical des techniques productives. Il nous aide ainsi à comprendre d’une manière plus équilibrée la complexité du progrès technique et à nuancer l’idée d’une modification radicale du système alimentaire, basé exclusivement sur l’apport des techniques. Le chapitre écrit par Anamaria BONIN, nous présente des réflexions sur le problème de l’évolution des formes de consommation, facteur clé de compréhension des évolutions connues ces dernières années. Au-delà des différences de modes de consommation dominants dans chaque pays, l’évolution des comportements des consommateurs, utilisateurs finaux de la production alimentaire, permet de comprendre certains processus tels que les diversifications des gammes de produits alimentaires, la volatilité de la demande, facteurs qui ne font sinon qu’augmenter l’incertitude sur laquelle doivent opérer les divers acteurs de la chaîne alimentaire. L’importance prise par ces évolutions de la demande nous permet d’expliquer les nouvelles formes organisationnelles signalées dans le premier chapitre, ainsi que le rôle croissant de la distribution, qui est présenté au deuxième chapitre. Le chapitre développé par Angela FERREIRA, nous présente, au niveau d’une filière spécifique, fort importante au Brésil et en France, la forme que prennent les évolutions organisationnelles au niveau de l’articulation des agriculteurs et des abattoirs. Cette forme contractuelle est à la base des fonctionnements en réseau qui ont été signalé au début de notre texte, et a pour finalité de mieux gérer les incertitudes que représente l’évolution actuelle du marché alimentaire, tant au niveau national qu’international. Le travail de José RASIA, avec une réflexion centrée sur la production agricole, nous montre comment les formes de fonctionnement en réseau évoluent vers une nouvelle forme de perception et de gestion de la main d’œuvre agricole. Il présente des concepts importants pour travailler sur l’organisation du travail dans le système alimentaire, tout particulièrement dans les unités de production de matières premières. Ceci aide à mieux comprendre ce qui est le travail dans les unités familiales de production, dans le cadre d’un système fortement lié à la transformation industrielle. Sa démarche s’organise autour des rapports entre le travail et le progrès technique, ainsi qu’avec le développement d’un fonctionnement en réseau.
AnaMaria KIRSCHNER apporte une réflexion plus spécifique sur l’évolution du secteur des farines, suite au changement du cadre réglementaire qui l’organisait. Ceci nous permet de percevoir d’une manière très concrète comment la mutation globale du système alimentaire brésilien commence à se réaliser. La configuration d’une filière change radicalement dès que l’Etat se retire. Les acteurs privés réorganisent les rapports interindustriels. Ils sont guidés par des principes auparavant peu importants, tel que le critère de qualité. La nouvelle configuration nous montre aussi l’émergence de nouvelles formes organisationnelles, qui se rapprochent des critères dominants dans les pays les plus avancés. Finalement, Bernard BRET nous présente le problème de la diffusion de l’innovation agricole, dans le cas particulier du Brésil, ce qui introduit une dimension supplémentaire à notre travail, à savoir l’approche spatiale. Il nous présente donc une lecture du problème de l’innovation technique et organisationnelle, en liaison avec de multiples variables de type économique, spatial et social. Nous remercions les diverses institutions qui nous ont permis de travailler en collaboration et de publier nos travaux, en particulier le CREDAL et la CAPES-COFECUB. Nous voulons aussi remercier le secrétariat du Laboratoire d’Economie Industrielle Agro-alimentaire de l’INRA-Economie, pour l’aide apportée et tout particulièrement à Catherine CANSOT et Liliane LAMPENOIS, qui ont assuré l’homogénéisation et la mise en page du texte. Nous remercions aussi Ana Carolina GREEN, qui a assuré la dure tâche de la traduction de certains chapitres, ainsi que la correction et révision de l’ensemble de l’ouvrage. La réalisation de ce livre nous conforte dans l’intérêt à continuer à travailler avec nos collègues brésiliens dans la suivie des changements techniques et organisationnels, dans des contextes sociaux différents. Ceci se présente comme une problématique de plus en plus intéressante, dans un monde caractérisé par un processus de globalisation.
NOTES DE FIN 1.“Dynamique du changement technique et restructuration de l’industrie alimentaire en Projet Argentine et au Brésil” de l’axe Innovations Technologiques et Mutations Industriels du CREDAL, qui réunit des enseignants et chercheurs du CREDAL, de l’INRA-Économie et du Groupe d’Études Agriculture et Société -GEAS- de l’Université de Paraná. 2. Accord CAPES-COFECUB 116/90, Agro-industries, Politiques Agricoles et Exportation, entre l’Université de Paris III-Sorbonne Nouvelle -IHEAL et l’Université de Paraná - GEAS.
Économie de réseau et chaîne agro-alimentaire
Raúl H. Green et Roseli Rocha Dos Santos
Les changements du système productif
La décennie des années 80 a été marquée par de profondes transformations dans le système de production, circulation et consommation des biens des services dans les pays développés. Progressivement, si bien que pas toujours d’une façon systématique, les expériences vécues par l’Allemagne et le Japon dans la décennie précédente se sont progressivement généralisées vers d’autres pays développés de l’Europe et aux États-Unis. En même temps, trois grandes révolutions techniques ont été progressivement intégrées au niveau social : l’informatique dans les services : divers apports techniques qui ont facilité le développement de l’automation dans la production industrielle, et le génie génétique qui a permis la manipulation des produits vivants. Toutes ces connaissances se sont diffusées, avec une intensité différente selon les cas, mais avec une certaine homogénéité, à l’ensemble du système productif. De nouvelles formes organisationnelles, plus adaptées aux nouveaux outils techniques disponibles, ont été ainsi mises en marche. Ces nouvelles formes organisationnelles se sont diffusées tant à l’intérieur des unités productives que dans les rapports entre elles. Le système appelé flux tendu, par exemple, est caractérisé par le développement de nouveaux produits, réalisés avec des outils techniques différents et surtout, avec de nouvelles formes d’organisation. Ces transformations mettent en cause la valeur opératoire des concepts traditionnels tels que celui de la productivité, face à d’autres concepts nouveaux tels que la “flexibilité” et “compétitivité” (ALTER, 1986). Par l’intermédiaire d’un système complexe d’apprentissage, défini au niveau technologique par DOSI (1984) comme “apprendre en faisant” (learning by doing), les différents acteurs du monde de la production ont progressivement intégré les nouvelles formes techniques et organisationnelles. Les structures engendrées par ce processus ont obligé les acteurs à développer d’autres formes de rapports de production, en déplaçant les règles du jeu dominant précédemment. De cette façon, de nouveaux rapports inter-industriels orientés par un système plus solidaire, défini par des règles spécifiques, établies de façon contractuelle, commencent à se développer. Ceci oriente la recherche pour une logique productive plus partenariale. Ce processus du changement productif a été accompagné par l’émergence de nouvelles valeurs sociales, qui produisent des changements dans le comportement des consommateurs ainsi que dans le genre de produits consommés. Des valeurs telles que le respect de la qualité de l’environnement ont été progressivement intégrées au monde de la production, lequel ne peut pas risquer de contrarier la demande. L’importance prise par ces nouvelles valeurs est telle que les rapports offre - demande tendent à être l’un des éléments d’accumulation émergeants les plus importants, nettement différencié du modèle de consommation de masse caractéristique de la période fordiste. A cette image du consommateur de masse, il apparaît aujourd’hui un consommateur fortement individuel qui consomme aussi de façon différenciée, plus personnelle, tout en expérimentant de nouvelles valeurs socialement partagées, telle que le respect des grands équilibres écologiques. Ce processus, ouvre donc de nouveaux micro-marchés et oblige aussi à
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