Le management international à l'écoute du local

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La globalisation se manifeste comme une dynamique qui dessine des convergences à l’échelle planétaire : elle rapproche producteurs et consommateurs ; elle encourage le dialogue entre régulateurs nationaux et internationaux ; elle tend à abolir les frontières physiques et mentales, en s’appuyant sur des moyens de communication, de traitement et de transmission de l’information qui laissent entrevoir un « village mondial » en voie de constitution.

Mais ce village est encore en gestation et la confrontation des organisations aux particularités locales souligne des réalités contrastées, contradictoires, suscitant des processus d’ajustement, mais aussi des blocages et des conflits. Les organisations opérant sur la scène internationale doivent trouver les moyens de gérer ces forces divergentes émanant, d’une part, des pressions globales et, d’autre part, d’un éventail de pressions locales relevant de la variété de leurs théâtres d’opération.

Cet ouvrage rassemble une sélection des meilleures recherches francophones traitant de la gestion de ces tensions entre global et local : ces contributions s’appuient sur de multiples exemples d’organisations de toute taille, qu’elles soient entreprises privées, acteurs publics ou organisations non gouvernementales.


Les auteurs : Martine Boutary, Céline Bouveret-Rivat, Magdalena Brunel-Godek, Olivier Brunel, Thierry Burger-Helmchen, Maroussia Chanut, Patrick Cohendet, Sonia Couprié, Anne Cournac, Laure Dikmen Gorini, Jalal El Fadil, Christophe Falcoz, Pauline Fatien Diochon, Bouthaina Fekih, Fabienne Fel, Anne-Laure Gatignon-Turnau, Éric Griette, Victor Harison, Valéry Krylov, Thi Kim Yen Le, Ulrike Mayrhofer, Catherine Mercier-Suissa, Annie Puyo, Nebojsa Radojevic, Asma Riahi Ben Raies, Josée St-Pierre, Jérôme Rive, Jean-Pierre Segal, Marc Valax, Philippe Very.


Atlas-Association francophone de management international regroupe enseignants-chercheurs, responsables institutionnels et dirigeants d’entreprise. L’association a pour ambition de faciliter le développement de concepts, de grilles de lecture et d’outils d’aide à la décision originaux à partir des réalités observées, dans et entre les économies matures et les économies émergentes. Pour suivre les travaux de l’association : www.atlas-afmi.com.

Publié le : lundi 1 juillet 2013
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EAN13 : 9782297038508
Nombre de pages : 352
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Introduction
Ulrike Mayrhoferest Professeur des universités en sciences de gestion à lIAE Lyon, Université Jean o Moulin Lyon 3, Directrice du centre de recherche Magellan (équipe daccueil n 3713) et VicePrésidente du réseau Atlas/AFMIAssociation Francophone de Management International. Elle enseigne le management international, le management stratégique et le marketing interna tional. Spécialiste des stratégies dinternationalisation des entreprises, elle a publié plusieurs ouvragesdontLe management des firmes multinationales, Vuibert, 2011 (sous sa direction) et Management international. Des pratiques en mutation, Pearson Education, 2011 (avec Sabine Urban, Prix de lAcadémie des Sciences Commerciales 2012)et études de cas, et de nombreux articles dans des revues scientifiques et professionnelles. Philippe Veryest professeur de stratégie à lEDHEC. Il est lauteur de nombreuses publications (livres, articles dans des revues académiques francophones et anglophones, presse profession nelle) et interventions dans les médias (radios, blogs, WebTV). Il a été élu Président 20092010 de lAIMS, lAssociation des chercheurs francophones en management stratégique, et nommé «Robert Reynolds Distinguished Lecturer» par lUniversité du Colorado à Denver (ÉtatsUnis). Il est membre du conseil dadministration dAtlas/AFMI. Ses recherches portent sur les stratégies internationales, les fusionsacquisitions et le management des risques criminels.
Le constructeur automobile BMW cherche à commercialiser ses voitures et motos partout dans le monde ; il nest donc pas étonnant que le groupe ait implanté une filiale en Argentine. Mais savez-vous que cette filiale argentine de BMW exporte hors du pays du cuir, du jus de raisin et du riz ? Tout ça à cause dune politique mise en place en 2011 par le gouvernement argentin, qui oblige les entreprises importatrices dans certains secteurs à équilibrer importations et exportations. Ces faits illustrent la mise en tension des entre-prises internationales entre deux forces divergentes : la globalisation qui tend à luniformisation des pratiques, et la localisation qui incite à différencier les pratiques en fonction des particularismes locaux. La globalisation se manifeste comme une dynamique qui dessine, depuis déjà trois décennies, des convergences tangibles et intangibles : elle rapproche producteurs et consommateurs à léchelle planétaire ; elle encourage le dialogue entre régulateurs nationaux et internationaux ; elle tend à abolir les frontières physiques et mentales, en sappuyant de plus en plus sur des moyens de commu-nication, de traitement et de transmission de linformation qui laissent entrevoir un « village mondial » ou une « petite planète » en voie de constitution. Laccroissement des flux déchanges et dinvestissements est là pour en témoi-gner (UNCTAD, 2012) ; tout comme le raccourcissement des temps de trans-port et de transmission, des hommes, des biens, des services, des capitaux, des données, des idées, etc. (Hanoune et Very, 2011 ; Lemaire, 2013).
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Le phénomène dintégration des marchés remet en question lorganisation mondiale de la recherche, de la production et de la distribution. Les unités fonctionnelles, réparties à travers le monde, doivent contribuer à la chaîne de valeur globale et, pour ce faire, les entreprises sont amenées à tisser des liens avec des acteurs locaux (Hennart, 2009 ; Meier et Meschi, 2010). Le modèle de « l» (usine mondiale global factory) permet de comprendre les systèmes de production flexibles que les entreprises mettent en place pour répondre aux évolutions, parfois contrastées, des marchés locaux. Lusine mondiale est orga-nisée autour de plusieurs fonctions centrales qui sont souvent contrôlées par le siège de lentreprise : ledesign, lingénierie, la stratégie de marque et le marke-ting. Certains aspects liés à ces fonctions centrales peuvent être sous-traités à dautres entreprises. La fonction de production est externalisée à des fournis-seurs qui fabriquent différents composants du produit et lassemblage des produits finaux peut être effectué par lentreprise ou sous-traité. Dans ce système, les produits sont fabriqués à proximité des clients finaux et adaptés aux exigences locales (Buckley et Ghauri, 2004 ; Buckley, 2011). Cet éclate-ment croissant des fonctions appelle un renouvellement des relations entre le global et le local. Lintégration des marchés redéploye lactivité des entreprises et des organisa-tions dans un espace géographique élargi. Les statistiques concernant les inves-tissements directs à létranger (IDE) mettent en relief la dispersion géogra-phique des activités (UNCTAD, 2012). Le tableau 1 présente les vingt premiers pays investisseurs dans le monde en 2011. Il révèle que les États-Unis occupent la première place (23,4 % des sorties dIDE), devant le Japon (6,8 %) et le Royaume-Uni (6,3 %). Le tableau 2 indique les vingt premiers pays qui ont accueilli des IDE en 2011. Il montre que les États-Unis (14,9 % des entrées dIDE) figurent au premier rang, suivis de la Chine (8,1 %) et de la Belgique (5,8 %). Si, dans le passé, les flux dIDE concernaient principalement les pays de la Triade (Amérique du Nord, Europe occidentale, Japon), on peut observer que les pays émergents partici-pent aujourdhui de manière plus significative aux mouvements dIDE, à la fois comme pays émetteurs et comme pays daccueil. Ainsi, la Chine et la Russie figurent désormais dans les deux classements. On peut aussi noter le poids du Brésil, de lInde, du Mexique, de lIndonésie et du Chili comme pays daccueil. La diversification géographique des investissements montre que les entreprises opèrent aujourdhui dans des marchés qui sont plus éloignés, mais aussi plus hétérogènes tant sur le plan économique que culturel et institu-tionnel (Chevrier et Ségal, 2011 ; Davel, Dupuis et Chanlat, 2009). Cette tendance nécessite la mise en place de mécanismes de coordination et de contrôle appropriés (Cohendet et Gaffard, 2012 ; Jaussaud,Mizoguchi,Naka-mura et Schaaper, 2012) afin de préserver une cohérence interne et déviter les risques déclatement des organisations.
INTRODUCTION
Tableau 1 : Les vingt premiers pays investisseurs dans le monde en 2011 (en milliards de dollars US)
Pays 1. ÉtatsUnis 2. Japon 3. RoyaumeUni 4. France 5. Chine, Hong Kong 6. Belgique 7. Suisse 8. Fédération de Russie 9. Chine 10. Îles Vierges britanniques 11. Allemagne 12. Canada 13. Italie 14. Espagne 15. PaysBas 16. Autriche 17. Suède 18. Singapour 19. Danemark 20. Corée du Sud Autres pays TOTAL
Valeur des IDE 396,7 114,4 107,1 90,1 81,6 70,7 69,6 67,3 65,1 62,5 54,4 49,6 47,2 37,3 31,9 30,5 26,9 25,2 23,4 20,4 222,1 1 694
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% des sorties dIDE 23,4 % 6,8 % 6,3 % 5,3 % 4,8 % 4,2 % 4,1 % 4,0 % 3,8 % 3,7 % 3,2 % 2,9 % 2,8 % 2,2 % 1,9 % 1,8 % 2,8 % 1,6 % 1,4 % 1,2 % 11,8 % 100 %
Source : À partir des chiffres fournis par lUNCTAD (2012), p. 169-172.
Tableau 2 : Les vingt premiers pays daccueil des IDE dans le monde en 2011 (en milliards de dollars US)
Pays Valeur des IDE % des entrées dIDE 1. ÉtatsUnis 226,9 14,9 % 2. Chine 124,0 8,1 % 3. Belgique 89,1 5,8 %                                  
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                                            4. Hong Kong, Chine 83,2 5,5 % 5. Brésil 66,7 4,4 % 6. Singapour 64,0 4,2 % 7. RoyaumeUni 53,9 3,5 % 8. Îles Vierges britanniques 53,7 3,5 % 9. Fédération de Russie 52,9 3,5 % 10. Australie 41,3 2,7 % 11. France 40,9 2,7 % 12. Canada 40,9 2,7 % 13. Allemagne 40,4 2,7 % 14. Inde 31,6 2,1 % 15. Espagne 29,5 1,9 % 16. Italie 29,1 1,9 % 17. Mexique 19,6 1,3 % 18. Indonésie 18,9 1,2 % 19. Luxembourg 17,5 1,1 % 20. Chili 17,3 1,1 % Autres pays 382,6 25,2 % TOTAL 1 524 100 %
Source : À partir des chiffres fournis par lUNCTAD, p. 169-172. Dautres phénomènes sont venus accélérer cette évolution au cours de ces trois décennies que nous venons de vivre. Ils continueront, selon toute vraisem-blance, de le faire au cours des prochaines années : la prise en compte de limpact des activités humaines sur lenvironnement, une indispensable gestion plus juste et mieux coordonnée des ressources rares, la nécessité de rendre compatibles des systèmes de valeur et des règles du jeu, par nature, diffé-rentes (Mayrhofer et Urban, 2011). Ils pourraient avoir un effet dharmonisa-tion et de renforcement dun système de gouvernance mondial, dans lequel les équilibres entre puissances, mais également les orientations qui se dégageront et les cadres qui se dessineront pour leur mise enœuvre renouvelleront ceux qui peuvent être encore observés aujourdhui. Mais ces réalités du futur sont encore en gestation et les acteurs qui y opèrentorganisations supranationales, États, Régions, Organisations non-gouvernementales (ONG), entreprises de toute taille, engagés dans un processus douverture, doivent prendre en compte les réalités du présent : contrastées, contradictoires, suscitant des processus dajustement, mais aussi, des blocagesvoire des conflits (Hadjikhani, Elg et Ghauri, 2012 ; Milliot et Tournois, 2009 ). Parmi celles-ci, les uns et les autres doivent trouver leur voie, en tenant compte des multiples différences qui peuvent
INTRODUCTION
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exister et qui existeront encore longtemps, entre niveaux dinfrastructures, cadres légaux et institutionnels, pratiques daffaires, comportements, etc. Les particula-rismes nationaux, voire régionaux, sont nombreux et variés, et sont parfois difficiles à comprendre pour létranger (Mayrhofer, 2011 ; Prime et Usunier, 2012 ; Schmid et Kotulla, 2011). Dans un contexte en mutation accélérée, de nouveaux défis sont posés à la fois pour les acteurs de la scène économique et pour les chercheurs en management international. Ainsi, les organisations opérant sur la scène internationale doivent trouver les moyens de gérer ces forces divergentes émanant, dune part des pressions globales, dautre part dun éventail de pressions spécifiques locales lié à la variété de leurs théâtres dopération. Il ne sagit pas de juxtaposer des modes dorganisation et de gestion, mais plutôt de trouver le moyen de conjuguer standardisation et adaptation des chaînes de valeur et des produits, intégration et différenciation des structures organisationnelles et des pratiques managé-riales. En effet, cest grâce à une conjugaison appropriée que les organisations pourront tirer avantage concurrentiel de leur présence internationale. Pour la recherche en management international, Lemaire, Mayrhofer et Milliot (2012) ont identifié quatre nouvelles perspectives : (1) ladoption dune démarche intégrant de nouvelles logiques de diagnostic et de prise de décision, (2) la prise en compte du décloisonnement entre espaces économi-ques et entre activités ainsi que des déséquilibres qui en résultent, (3) la remise en cause des rapports de force entre ces espaces et entre la diversité croissante des acteurs qui y opèrent, (4) lanalyse de la diversité des cultures et des rela-tions quintensifie entre elles le développement des activités internationales. Les auteurs soulignent quil est nécessaire de privilégier des démarches de recherche qui permettent de comprendre les ajustements qui simposent dans un contexte incertain et, parfois, de rupture. Pour répondre à ces nouvelles interrogations managériales et conceptuelles, le présent ouvrage propose une sélection des meilleurs travaux de recherche présentés lors de la deuxième conférence annuelle de lAssociation franco-phone de management international Atlas/AFMI, association qui rassemble les chercheurs travaillant sur les problématiques internationales. Tous ces travaux sont consacrés à la gestion de ces tensions multiples entre lapproche globale et les approches territoriales. La compréhension des enjeux et la façon de les aborder sont en effet primordiales pour faciliter la gestion du présent et ménager les meilleures voies de transition vers le futur. Les enjeux étant divers, nous avons organisé les contributions des chercheurs selon trois problématiques d(1) la localisation géographique desentreprise : investissements, (2) lorganisation et le contrôle des activités locales et (3) lintégration des pratiques managériales locales. Nous avons pris le parti de ne pas dédier une partie spécifique aux économies émergentes, mais le lecteur constatera que de nombreuses recherches présentées abordent leur montée en puissance dans le commerce mondial et soulignent le poids de leurs entreprises, localement et sur la scène internationale. Dans le même ordre didées, le
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lecteur découvrira des chapitres dédiés aux PME, dautres aux grandes entre-prises, aux coopératives ou encore aux organisations non-gouvernementales. Certains textes font état de recherches centrées sur un secteur dactivité, dautres traitent une variété dles entreprises objets de rechercheindustries ; sont aussi de nationalités diverses. Nous espérons que ce large éventail de contextes détude permettra au lecteur de dénicher dans ce livre le chapitre qui lintéresse en matière de problématique, territoire, industrie et/ou type dorganisation. Il pourra se rapporter au tableau 1 qui décrit les principales caractéristiques de chaque contribution. Chacune des trois parties de louvrage est organisée en cinq chapitres relatant chacun une recherche.
Tableau 3 : Description des recherches présentées dans louvrage
Chapitre
1
2
3
4
5
6
7
8
Auteurs
Magdalena BrunelGodek et Olivier Brunel
Bouthaina Fekih Soussi et Asma Riahi Ben Raies
Fabienne Fel et Eric Griette
Jalal El Fadil, Josée StPierre et Martine Boutary
Catherine Mercier Suissa et Céline BouveretRivat Patrick Cohendet, Nebojsa Radojevic et Thierry Burger Helmchen Sonia Couprie
Anna Cournac et AnneLaure GatignonTurnau
Thème de recherche
Localisation des investissements directs à létranger
Efforts des pays pour attirer les investissements étrangers Approvisionne ment à létranger Délocalisation de la production
Relocalisation
Innovation inverse
Métissage culturel
Responsabilité sociale et territoires dimplantation
Type dorganisation ou autre objet détude
Flux dinvestissements américains
Nature des investissements accueillis par régions dun pays PME et grandes entreprises françaises PME manufacturières québécoises PME
Tout type dentreprise
ONG
Grandes entreprises françaises
Pays concernés
Investissements en Asie du Sud Est et Europe de lEst Tunisie
Tout pays fournisseur
Tout pays sous traitant
De divers pays vers la France
Transfert des pays émergents vers les pays développés
Divers pays dimplantation
Divers pays dimplantation
Type de recherche
Quantitative
Quantitative
Quantitative
Quantitative
Qualitative
Revue de littérature et questions théoriques Qualitative
Quantitative et qualitative
9 Laure Dikmen Gouvernance Coentreprises Turquie (et pays Quantitative Gorini des internationales de leurs coentreprises partenaires)                                  
INTRODUCTION
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                                                                                   ————————————————————————————————— 10 Annie Puyo, Marc Exportation du Coopérative Du pays basque Qualitative Valax et modèle basque vers lAmérique Jérôme Rive coopératif latine 11 JeanPierre Segal Cultures locales Régie de métro France et Qualitative Allemagne 12 Maroussia Coaching Coachs Divers pays Qualitative Chanut, Pauline interculturel Fatien Diochon et Christophe Falcoz 13 Valéry Krylov Pratiques Salariés Russie Quantitative managériales dentreprises locales russes 14 Victor Harison La responsabilité Implantations Madagascar Qualitative sociale dans les locales pays émergents dentreprises 15 Thi Kim Yen Le Stratégies Groupe Pays tropicaux Qualitative sociétales pharmaceutique (émergents ou innovantes GSK pauvres)
B i b l i o g r a p h i e
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JAUSSAUDJ.,MIZOGUCHIS.,NAKAMURAH.,SCHAAPERJ. (2012), « Coordination et contrôle des filiales à lune enquête qualitative auprès de filiales françaises etétranger : o japonaises en Chine »,Finance Contrôle Stratégie, vol. 15, n 1-2, en ligne (http://fcs. revues.org/110). LEMAIREJ.-P. (2013),Stratégies dinternationalisation. Nouveaux enjeux douverture des e organisations, des activités et des territoires, 3 éd., Dunod, Paris. LEMAIREJ.-P., MAYRHOFERU., MILLIOTDe nouvelles perspectives pour laE. (2012), « o recherche en management international »,Management International,vol. 17, n 1, p. 11-23. MAYRHOFERU. (éd.) (2011),Le management des firmes multinationales, Vuibert, Paris. MAYRHOFERU., URBANS. (2011).Management international. Des pratiques en mutation, Pearson Education, Paris. MEIERO., MESCHIP. X. (2010), « Approche intégrée ou partielle de linter-nationalisation des firmes : les modèles dUppsala (1979 et 2009) face à lapproche "Inter-national New Ventures" et aux théories de la firme »,Management International,vol. 15, o n 1, p. 11-18. MILLIOTE., TOURNOISN. (éds.) (2009),Les paradoxes de la globalisation des marchés, Vuibert, Paris. PRIMEN., USUNIERJ.-C. (2012),Marketing international. Marchés, cultures et organisa tions,Pearson Education, Paris. SCHMIDSt., KOTULLATh. (2011),50 years of Research on International Standardiza-tion and AdaptationFrom a Systematic Literature Analysis to a Theoretical Frame-o work,International Business Review, vol. 20, n 5, p. 491-507. UNCTAD (2012),World Investment Report. Towards a New Generation of Investment Poli cies, United Nations Conference on Trade and Development, New York/Genève.
Partie 1 La localisation géographique des investissements
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Limpact de la crise de 2007 sur les IDE américains en Europe de lEst et en Asie du SudEst Analyse spatiale des déterminants de localisation des IDE en Tunisie et leur impact sur les disparités régionales Linfluence de la taille des entreprises sur les décisions dapprovisionnements internationaux Que cherchent les dirigeants de PME dans la soustraitance internationale ? La RSE : déterminant de la relocalisation ou outil de communication ?
Cette première partie traite de stratégie, et en particulier des motivations et du choix du lieu dinvestissement sur notre planète. La sélection dun pays et celle dun mode dimplantation sont des décisions importantes, qui influencent fortement le dévelop pement ultérieur des entreprises, et en particulier des PME. Développement commer cial, recherche dapprovisionnement à létranger, délocalisation de la production, relocalisation dans le pays dorigine : à travers ces décisions, les entreprises déploient leur stratégie sur léchiquier géographique. Dans le premier chapitre, Magdalena BrunelGodek et Olivier Brunel font une analyse macroéconomique et longitudinale de la localisation des flux américains dinvestissement à létranger, comparant cette localisation avant et après la crise des « subprimes » en 2007. Étudiant deux régions géographiques particulières, lAsie du SudEst et lEurope de lEst, les auteurs montrent que la crise a affecté la localisation intrarégion. Après la crise, les entreprises américaines se sont réorientées vers des
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pays plus riches et mieux notés par les agences de notation, alors quelles nhésitaient pas à investir dans des pays plus risqués avant 2007. Pendant que les entreprises développent leur réseau dimplantations, les pays quant à eux tentent dattirer ces investisseurs. Dans le chapitre 2, Bouthaina Fekih Soussi et Asma Riahi Ben Raies étudient cette autre facette de linternationalisation, en comparant les choix de localisation des investissements étrangers entre deux zones de développement régional instituées en Tunisie pendant le règne de Ben Ali. Les auteurs identifient une connexion forte entre le secteur dactivité de linvestisseur et les facteurs dattractivité de chaque zone, montrant ainsi la nécessité pour les gouver nements de cibler clairement les industries à attirer, puis de mettre en place les condi tions qui satisferont les entreprises opérant dans ces secteurs. Fabienne Fel et Éric Griette étudient dans le chapitre 3 les modalités dapprovision nement à létranger, à partir dun échantillon dentreprises françaises. Leur étude fait apparaître que les PME sapprovisionnent à létranger autant que les grandes entre prises. Néanmoins, elles le font auprès dun nombre plus limité de pays, en disposant dun accès plus restreint à des informations de qualité au sujet des marchés fournis seurs, ce qui les conduit à moins bien préparer leurs délocalisations que les grandes entreprises. Ces délocalisations des PME seffectuent davantage sous la pression des clients que celles des grandes entreprises, rendant leurs stratégies plus réactives que proactives. Dans le chapitre 4, Jalal El Fadil, Josée StPierre et Martine Boutary analysent les motivations des PME québécoises à soustraiter leur production à létranger. Les auteurs montrent que la motivation nest pas purement liée à la recherche de produc tion au moindre coût. Les PME sélectionnent souvent leur partenaire pour son expertise. Au final, les motivations à la soustraitance internationale sont liées à la localisation du soustraitant, à lavantage concurrentiel de lentreprise et au type de produit fabriqué. La responsabilité sociale est au cœur des préoccupations du chapitre 5, dans lequel Catherine MercierSuissa et Céline BouveretRivat enquêtent sur le rôle de la responsabilité sociale, et en particulier des considérations demploi, dans les décisions de relocalisation des PME. Elles constatent que les PME relocalisent tout ou partie de leurs activités pour des raisons économiques plutôt que pour développer lemploi sur leurs terres dorigine.
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