Les Carrés DCG 7 - Management 2014-2015 - 5e édition

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Publié le : lundi 1 septembre 2014
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EAN13 : 9782297044301
Nombre de pages : 228
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Le management et le manager
FICHE1
1฀♦LE MANAGEMENT, UN ENSEMBLE DE TECHNIQUES ET DE SAVOIRFAIRE Le management estl’ensemble des techniques qui sont mises en œuvre pour administrer une organisation.On distingue : – lemanagement stratégiquequi s’intéresse aux actions ayant un effet durable, à long terme et vital; – lemanagement opérationnelqui consiste à la mise en œuvre des décisions prises au niveau du management stratégique. La notion de management n’est plus exclusivement liée à la notion d’entreprise mais c’est une réalité qui concerne tous les types d’organisations. Le management est né du développement des organisations et notamment des organisations soumises à la concurrence et ayant conscience de la précarité de leur existence. On peut se demander à son sujet s’il s’agit d’une science. De nom breux auteurs, qui font référence en la matière, préfèrent évoquer un art ou même un artisanat plus fondé sur le savoirfaire et l’intuition que sur une démarche rationnelle. Le management des organisations est au carrefour de plusieurs champs disciplinaires, ce qui en explique le contenu extrêmement dense : microéconomie, sociologie, psychosociologie, théories de l’information, théorie des conventions, cybernétique…
2฀♦LE MANAGER ESTIL UN PLANIFICATEUR ? Peter Druckerest considéré comme l’un des pères des théories modernes en management. Pour lui, un dirigeant efficace doit fixer des objectifs, organiser le travail, motiver et impliquer, établir des normes de performances.
ger a pour mission de mettre en œuvre les moyens techniques, financiers et humains G LESCARRÉSDUDCG7– MANAGEMENT 8 Tout mana dont il dispose pour atteindre ses objectifs. Il y parvient en assumant des fonctions dedirection, deplanification, d’organisationet decontrôle. Ces activités sont les bases du management. Ainsi, pour Peter Druckerle manager est une sorte d’horlogerqui construit et pilote en per manence l’entreprise. PourHenry Mintzberg, le manager est presque exclusivement orienté vers l’action et très peu vers la réflexion. Il n’est pas un planificateur systématique et réfléchi car il est plongé dans l’action et n’a pas le temps de mener une réflexion approfondie. Il est submergé de tâches routinières et doit traiter des événements imprévisibles. C’est avant tout un communicant. Ainsi, pour lui, le manager a 3 types de rôles : un rôle de relations interpersonnelles, un rôle lié à l’information et un rôle décisionnel. PourMichel Crozier, l’organisation est un construit social fruit des stratégies des acteurs dans leur quête du pouvoir pour conserver ou accéder à une situation dans l’entreprise. Le manager devient alors celui qui doit comprendre et gérer les tensions mais aussi conclure des alliances pour permettre à l’organisation de survivre. Il est alors confronté à de multiples résistances ou devient le bénéficiaire de diverses alliances.
3฀♦LE DILEMME ENTRE LE MANAGEMENT FINANCIER ET LE MANAGEMENT ENTREPRENEURIAL Le développement des investisseurs institutionnels (SICAV, FCP, assureurs, fonds de pension) a contribué à la déréglementation des marchés financiers.L’émergence d’un capitalisme de masse a mécaniquement augmenté la pression financière sur les entreprises. En effet, les investisseurs institutionnels ont pour but la satisfaction de leurs mandataires et non un projet industriel. Les actionnaires demandent aux dirigeants de garantir les retours financiers de court terme. Cela peut conduire à des dérives néfastes (fraudes, falsification des comptes, perte de vue des finalités réelles de l’entreprise) pour une recherche de profit à tout prix et à court terme. Ces contraintes ont une conséquence majeure sur la stratégie de l’entreprise : innovation et recherchedéveloppement doivent impérativement conduire à un retour sur investissement rapide et élevé. Ce modèle est peu adapté à la compétition contemporaine qui nécessite à la fois stabilité et prospective pour pouvoir pérenniser l’entreprise. À l’inverse, le capitalisme entrepreneurial vise à soutenir un régime de compétition fon dée sur l’innovation tout en assurant la pérennité de l’organisation. La distribution du profit n’intervient que lorsque toutes les autres finalités (prestation, pérennité, recherche) sont réalisées.
La notion d’organisation
FICHE2
1฀♦DES DÉFINITIONS DE L’ORGANISATION PourGeorges Lapassade etRené Lourau, «la notion d’organisation présente deux significa tions : elle désigne, d’une part, des ensembles pratiques tels que les usines, les syndicats, les banques, des associations diverses (…) d’autre part le même terme sert encore à désigner certaines conduites sociales, certains processus sociaux : l’acte d’organiser ces activités diverses, l’agence 1 ment de moyens pour atteindre des buts collectifs» . Chester Barnardconsidère l’organisation comme un «système coopératif»auquel ses membres participent tant qu’ils en retirent un avantage.Pour lui, l’organisation est caractérisée par un réseau de fonctions et de tâches définies ; ce qui entraîne une division du travail et un système de responsabilités. L’autorité y est acceptée parce qu’elle contribue au bon fonctionnement de l’orga nisation. Le gestionnaire a l’obligation d’établir et de respecter un code moral et de résoudre les conflits qui découlent de la mise en œuvre de ce code. PourTalcott Parsons, l’organisation est «une unité sociale en vue d’atteindre des buts spéci fiques». Il définit les organisations par l’activité d’organiser : élaborer une structure, des procé dures, un ordre propre au système, un cadre c’estàdire une structure, une culture et une institu tion sociale en tant que système organisé. Audelà de ces définitions,Arnold Tannenbaumdéfinit une typologie des organisations en fonc tion des modalités de structuration et de fonctionnement : – lesorganisations formellesdes structures volontaires et réfléchies ayant un but et un sont mode de fonctionnement, une répartition des taches et une hiérarchie clairement définie ;
1. Leur approche présente certaines similitudes avec l’analyse d’Etzioni (cf.infrafiche 34).
1G0 LESCARRÉSDUDCG7– MANAGEMENT – lesorganisations informellesexistent du fait qu’une organisation formelle n’est jamais réelle ment réalisée dans le comportement de ses membres. À partir d’une somme de prescriptions, les individus et les groupes vont développer une organisation informelle, une autre somme de comportements non prescrits par l’organisation formelle. SelonHenry Mintzberg l’organisation est «un ensemble relativement stable d’acteurs tournés vers des objectifs généraux communs et qui, en vue de leur réalisation, recourent à une division du travail (spécialisation des tâches) et à des modalités de coordination et de contrôle».
2฀♦L’ORGANISATION, UNE ALTERNATIVE AU MARCHÉ ? Ronald Coaseque la firme est un considère arrangement institutionnel alternatif au marché. Le choix de l’organisation trouve son explication dans lescoûts d’accèsau marché que la théorie économique classique n’avait pas pris en compte. Il y a une firme lorsque les coûts d’organisation sont inférieurs aux coûts d’accès au marché et vice versa.Oliver Eaton Williamson poursuit l’analyse de Coase. Il postule queles agents économiques ne sont dotés que d’une rationa lité limitée. Pour diminuer l’incertitude de leurs décisions, ils doivent obtenir des informations ou pratiquer des arrangements entre eux, qui ont des coûts, lescoûts de transaction. Ce sont les coûts de transaction qui déterminent pour Williamson soit le recours au marché, soit l’intégration 2 de l’activité dans une organisation . Ils correspondent à la mise en place de procédés réservant l’usage du bien ou du service à ceux qui acceptent d’en payer le prix, c’estàdire à exclure les nonpayeurs 2 Coûts d’exclusionet les « passagers clandestins » . Ce sera par exemple le cas avec la mise en œuvre et d’exécutionde DRM (Digital Rights Management – Gestion des droits numériques) qui per mettent d’interdire la reproduction numérique afin de garantir la protection des droits d’auteur.
Coûts de recherche et d’information
Coûts de taille
Ils représentent la somme des dépenses liées au stockage, au traitement et à la diffusion de l’information. Lorsque la barrière des asymétries d’informations est trop coûteuse à franchir, les acteurs ont recours à des organisations.
Plus le marché est étendu, plus les échanges y sont impersonnels, et plus il est néces saire de développer des mécanismes institutionnels spécifiant la nature des contrats, les règles de leur application.
2. La théorie du passager «free rider» a été développée par Mancur Olson. Un individu rationnel, soucieux de ses intérêts, ne contribuera pas volontairement à la réalisation de l’intérêt commun ou du groupe ; au lieu de cela, il préfère laisser les autres payer le coût de biens qui vont profiter à tous.
G FICHE2La notion d’organisation 11 Ce sont des coûts engendrés par l’aléa moral de type tricherie ou nonrespect des Coûts de engagements. Ces coûts représentent les frais de surveillance, d’assurance, d’arbi comportements trage, de justice, de recours à des tiers pour limiter les risques. Pour minimiser les coûts de transaction, les acteurs économiques font donc des contrats qui impliquent la constitution d’institutions pour gérer et contrôler les transactions résultant de l’échange. La forme et la structure de l’institution dépendent de la nature des contrats, des caracté ristiques des transactions et des relations bilatérales qui s’établissent entre les agents et des formes organisationnelles qui s’établissent lors de la constitution du contrat. L’activité du manager réside dans sa capacité à réguler et réduire les coûts d’organisation ou à choisir le marché si ce dernier est plus efficace.
3฀♦LES ORGANISATIONS À BUT LUCRATIF L’adjectif « lucratif » signifie «qui procure un bien, des profits (pécuniaires ou matériels), des bénéfices ; qui procure des avantages financiers» (Le Trésor de la Langue Française, http://atilf. atilf.fr). Une organisation lucrative est une organisation qui procure un avantage à ses membres. Cependant, l’usage réserve ce terme à des organisations qui tirent de leur activité un avantage économique pour leur propriétaire. Pour l’essentiel, ces organisations seront commerciales avec quelques cas d’entreprises non commerciales, le plus souvent pour les professions libérales.
4฀♦LES ORGANISATIONS COMMERCIALES : LES ENTREPRISES Le terme « entreprise » correspond au sens large au faitd’entreprendrequelque chose, c’està dire de mettre à exécution un projet nécessitant la réunion de moyens, de longs efforts, et la mise en œuvre d’une coordination. Selon l’INSEE, «l’entreprise est une unité économique, juridiquement autonome, organisée pour produire des biens ou des services pour le marché. On distingue : – l’entreprise individuelle (personne physique) qui ne possède pas de personnalité juridique dis tincte de celle de la personne physique de son exploitant ; – l’entreprise sociétaire, par exemple la Société Anonyme (SA), la Société à Responsabilité Limitée (SARL)». Une entreprise au sens économique sera donc une structure économique et sociale dans laquelle une ou plusieurs personnes travaillent de manière organisée en combinant divers moyens pour
G LESCARRÉSDUDCG7– MANAGEMENT 12 fournir des biens ou des services à des clients dans un environnement qui peut être concurrentiel, le marché, ou non concurrentiel dans le cas d’un monopole.
5฀♦LES PROFESSIONS LIBÉRALES RÉGLEMENTÉES ET LES ACTIVITÉS EXIGEANT UNE GARANTIE FINANCIÈRE ET UNE RESPONSABILITÉ CIVILE PROFESSIONNELLE Le professionnel libéral est, selon l’Union nationale des professions libérales, «celui dont la fonc tion est d’apporter, à des personnes physiques ou morales qui l’ont librement choisi, des services sous formes juridiquement, économiquement et politiquement indépendantes et qui, dans le cadre d’une déontologie garantissant le respect du secret professionnel et d’une compétence reconnue, demeure personnellement responsable de ses actes». L’activité libérale est par nature civile. Les activités libérales sont classées dans le domaine libéral par la loi, soit : – celles qui sont organisées enordres professionnels: architectes, avocats, expertscomptables, géomètresexperts, infirmiers, médecins, chirurgiensdentistes, sagesfemmes, vétérinaires ; – celles qui ont unstatut particulier: administrateurs judiciaires et mandataires liquidateurs, agents généraux d’assurances, professions paramédicales ; – lesofficiers publics ou lesofficiers ministériels auxquels l’État délègue une partie de son autorité : avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation, avoués près les cours d’appel, commissairespriseurs, huissiers de justice, notaires. Les membres des professions libérales réglementées doivent respecter des règlesdéontologiqueset sont soumises au contrôle d’instances professionnelles, ordre, chambre ou syndicat. Certaines professions doivent obtenir une licence ou une carte professionnelle portant la mention des activités exercées, l’exemple le plus courant étant la gestion immobilière. S’il exerce en société, celleci doit obligatoirement prendre la forme de société civile et en aucun cas avoir un statut commercial.
6฀♦LES ORGANISATIONS PUBLIQUES ET LES SERVICES PUBLICS À BUT NON LUCRATIF Une organisation publique est une structure qui est soumise au pouvoir politique, relève d’un système juridique particulier, participe au service public, est financée, en totalité ou en partie, par des ressources budgétaires affectées par une autorité ou prélevées par les pouvoir publics pour son compte.
G FICHE2La notion d’organisation 13 Les «services publics» se définissent comme toutes activités d’intérêt général assurées par un organisme public ou privé sous le contrôle de la puissance publique. Ils ont essentiellement pour mission d’assurer la sécurité ou la souveraineté (défense, police, justice) et de satisfaire certains besoins économiques, généralement non rentables ou d’intérêt général (travaux publics, commu nications, urbanisme, éducation, santé, culture, sports, aide sociale). Les organisations publiques ont pour caractéristiques d’avoir généralement une activité de service, le plus souvent dans un secteur non marchand, d’avoir une structure de grande taille, de subir un contrôle externe par son organisme de tutelle (État, collectivité, institution internationale). Autour d’un noyau d’activités clairement de service public, assurées par des organisations stricte ment publiques, gravitent une multitude d’activités dont le statut est moins clair. Soit très schéma tiquement des activités : – de service public assurées par des entreprises privées (régie, concession, soustraitance) ; – de service public assurées par des associations de droit privé (enseignement privé sous contrat d’association avec l’État, assistance aux personnes âgées ou handicapées) ; – de service public assurées par des associations de droit public (Sécurité sociale, assurance chômage); – des activités mixtes comme par exemple les sociétés d’économie mixte.
7฀♦LES ORGANISATIONS NON LUCRATIVES PRIVÉES : LE TIERS SECTEUR Mutuelles, coopératives et associations forment l’économie socialeet ces dernières composent ce qu’on appelle le « tiers secteur » (ou « nonprofit sector »). On regroupe sous ce terme tout une partie de l’activité économique qui n’est ni une entreprise capitaliste, car ses finalités et ses modes de fonctionnement internes sont différents, ni une entreprise publique, puisqu’elles dépendent du secteur privé. Ainsi, on désigne par l’appellation de tiers secteur des activités qui sont : organisées, c’estàdire des organisations faisant preuve d’une certaine pérennité et de structure stable ; privées, c’estàdire institutionnellement distinctes du gouvernement ; sans distribution des bénéficesqui doivent être entièrement réinvestis dans leur mission de base ; autonome, c’estàdire qu’elles doivent disposer d’un degré significatif d’autonomie par rapport aux institutions publiques ou privées auxquelles elles sont liées ; volontaire, c’estàdire que l’adhésion n’est est pas exigée par la loi.
G LESCARRÉSDUDCG7– MANAGEMENT 14 En France, les organisations à but non lucratif sont présentes sous différentes formes : lesassocia tions, lessyndicats, lesfédérations, lesfondations. À cela nous pouvons ajouter lesorganisa tions internationales non gouvernementales(ONG). En règle générale, les dirigeants sont élus par les adhérents devant lesquels ils sont responsables comme devant la loi. Ils s’expriment dans le cadre d’une assemblée générale qui regroupe tous les adhérents de l’association. Elle définit les missions de l’association, prend les décisions importantes et élit les dirigeants. Le plus souvent les statuts répartissent les pouvoirs entre le bureau, le conseil d’administration et l’assemblée générale pour assurer la mise en œuvre des missions de l’association. Les organisations les plus importantes ont généralement une double structure : une structure représentative permettant l’expression des adhérents et une structure opérationnelle qui peut intégrer des agents bénévoles et des salariés.
Structure schématique d’une grande organisation nonlucrative
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