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Introduction
« Voudriezvous me dire, s’il vous plaît, quel chemin je dois prendre pour m’en aller d’ici ? – Cela dépend beaucoup de l’endroit où tu veux aller, répondit le chat. – Peu m’importe l’endroit... dit Alice. – En ce cas, peu importe la route que tu prendras, répliquatil. – ...pourvu que j’arrive quelque part, ajouta Alice en guise d’expli cation. Oh, tu ne manqueras pas d’arriver quelque part, si tu marches assez longtemps. » Alice au Pays des Merveilles –Lewis Carroll Bien longtemps, l’informatique décisionnelle a été réservé e à des secteurs d’activité friands dereportingfinanciers et d’analyse marketing, tels que les banques, les assurances et plus généralement les grands comptes. Ces organisati ons étaient les seules à tirer parti d’investissements lourds aussi bien en t ermes d’équipes projet qu’en termes d’infrastructures matérielles et logicielles. Le coût d’un pr ojet décisionnel n’était jamais inférieur à 0,5 mEet dépassait fréquemment 1,5 mE. Dès le début des années quatrevingtdix, partant du constat que les ERP (ou progiciels de gestion intégrés, PGI) étaient dans l’incapac ité de fournir des éditions et rapports synthétiques personnalisés, de nouveaux acteurs tels que Hy perion, Business Objects et Cognos, ont apporté une réponse en matière de rest itution de l’information. Un nouveau type d’organisation des données appeléeshypercubes OLAP, et de nouvelles interfaces ont permis aux managers d’accéder à leurs do nnées. Cependant, la complexité de mise en œuvre dudatawarehouseet la création des cubes multidimen sionnels demeurait forte. Si bien qu’un certain nombre de gra nds éditeurs ont tenté de développer des applications analytiques « métier ». Celles ci ont eu tendance, comme les ERP quelques années plus tôt, à faire entrer l’entreprise d ans un schéma analytique standard tout en faisant de nouveau exploser la facture finale. Le véritable lifting de l’informatique décisionnelle a eu lieu en 2000, lor sque Microsoft, qui n’était alors que challenger, rendit disponible la version SQ L Server 2000. Outre le fait que l’éditeur cherchait à s’imposer sur le marché des SGB D face à Oracle et IBM, le leader mondial des logiciels introduisait le germ e de laBusiness Intelligencepar l’ajout d’un composant décisionnel appelé Analysis Service s.
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Business Intelligence avec SQL Server 2008
L’organe d’observation indépendant OlapReport a mesuré la pro gression fulgurante de Microsoft en termes de parts de marché OLAP. Dès 2002, l’éd iteur de Redmond a pris la place de leader mondial pour ne jamais plus la quitter. L’arrivée de SQL Server 2005, mise à disposition le 8 novembre 2005, a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans le monde la Business Intel ligence. Cette nouvelle version intégrait déjà les développements les plus récents en matière de Business Intelligence. Les développeurs et administrateurs de base s de données ont été entendus et disposaient déjà d’outils complets à tous les niveaux de la fabri cation de la chaîne de valeur de l’information. Le 3 octobre 2008, Microsoft mettait à disposition une nouvelle version de son SGBD phare. SQL Server 2008 apportait son lot d’innovations aussi bien dans le moteur SQL que dans les outils BI. Les nombreuses formations que nous avons assurées depuis 2005 ainsi que les missions de consulting ont montré la forte pénétration des n ouveaux outils de Business Intelligence non seulement auprès de Grands Comptes mais également a uprès des PME. Pendant cette période nous avons observé un mouvement qui visait à effe ctuer de nombreuses migrations d’applications BI vers les outils Microsoft. L’éditeur de Redmond étaitil à l’origine de ces nombreuses acquisitions o bservées dans le domaine des concepteurs de solutions de Gestions de la Perform ance ? En mars 2007, Oracle annonce le rachat d’Hypérion pour 3,3 millia rds de dollars. En mai 2007, SAP rachète Outlooksoft pour 200 millions de dollars puis lance une OPA amicale sur Business Object pour une valeur de 6,7 milliards de dollar s. BO venait à peine de terminer son acquisition de Cartesis. En novembre 2007, c’est au tour d’IBM de procéder à l’acquisition du Canadien Cognos pour 5 M$. Ce dernier venait de fusionner avec Applix l e leader de l’analyse financière. Malgré tous ces rachats, et selon le Gartner, Microsoft conserve sa pos ition de référence. La plateforme de Business Intelligence compte parmi le s « leaders » aux côtés de Cognos et BO, Oracle, SAS et Microstrategy. (Figure 1) Microsoft avait développé son propre outil de performance p ar le rachat de sociétés diverses telles que Proclarity. Performance Point Server 2007 Monitori ng, Analytics et Planning) devait s’imposer comme l’outil de gestion de la perform ance. Bill Baker, directeur général BI annonçait qu’à partir d’avril 2009 Perfor man cePoint server 2007 serait dorénavant intégré à Sharepoint server Enter prise (14) annoncé pour le premier semestre 2010. Selon Lionel Billon (chef de produit SQL Server chez Microso ft France) Microsoft prépare de« nouvelles technologies d’analyse décisionnelle « en libreserv ice » » et « des capacités améliorées en référentiels de données pour les gra ndes entreprises »permettant de « généraliser l’usage de l’analyse décisionnelle à tous les emplo yés ». Ces nouvelles fonctions d’« analyse en libreservice », connues sous le nom de code «Projet Gemini», constituent l’un des points importants du futur SQL Server dit « Kilimanjaro ». Il sera largement dédié à l’analyse décisionnel le.
Introduction
Figure 1— Magic Quadrant for Business Intelligence Platforms (Source Gartner)
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En parallèle, Microsoft proposera aussi unréférentiel de donnéesprésentant des fonctionnalités évoluées, sous le nom de code «Madison». « Ces nouveaux outils permettront aux entreprises d’étendre les avant ages de l’analyse décisionnelle à un large panel d’employés, sans nécessiter une inter vention lourde des services informatiques ». Il s’agit des entreprises,« transformer la façon d’utiliser l’analyse décisionnelle dans le grâce à la mise en place d’outils familiers et intuitifs ; chacun p ourra ainsi accéder à la puissance et aux avantages de l’analyse décisionnelle (...) Si vous sa vez utiliser Word et Excel, vous serez capable d’utiliser notre solution d’analyse décisionnelle. C’est notre engagement envers les clients. » Après une"version préliminaire", via une version CTP (Community Technology Preview), prévue fin 2009, le géant de Redmond devrait présenter une version définitive au cours du premier semestre de 2010. Après que l’informatique ait engendré inutilement de la comp lexité et son cortège d’Experts assurés de missions longues et rémunératrices, Microsoft sem ble vouloir fournir une technologie au service de l’utilisateur.
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Business Intelligence avec SQL Server 2008
Par temps de crise, les entreprises sont devenues moins dispendieuses et l ’expé rience acquise depuis des années a apporté aux dirigeants son lot de réalisme .À qualité égale, le coût est devenu un critère majeur. La simpl icité de mise en œuvre et d’intégration des couches technologiques a aujourd’hui toute son im portance. Gageons que Microsoft, avec sa solution SQL Server 2008 inté grant nativement la Business Intelligence trouvera une nouvelle fois un écho fa vorable auprès d’un public exigeant. Cet ouvrage a pour ambition d’offrir une vision méthodologi que de la fabrication de la chaîne décisionnelle, un état de l’art des outils disponibles, ainsi qu’un mode opératoire permettant de réaliser vousmême le déploiemen t de fonctions de Business Intelligence au service du métier de votre entreprise.
Public concerné
La Business Intelligence en tant qu’outil de pilotage s’adresse essen tiellement aux décideurs confrontés chaque jour à des choix stratégiques et tactiques dans le ur entreprise. Il est donc bien naturel que les dirigeants (direction généraleetdirections opérationnelles) disposent d’un langage commun partagé avec les techniciens de l’information. Cet ouvrage leur est particulièrement destiné car il pr ésente une méthodologie de valorisation de l’information à des fins stratégiques. Les contrôleurs de gestion, directions financières, commerciales, ma rketing, res sources humaines, production verront les aides que peut app orter la Business Intelli gence à leurs tâches quotidiennes. Lesdirecteurs informatiquest, responsables informatiques et bureautiques, disposeron d’une méthode de mise en œuvre de la chaîne décisionnelle au service des ac teurs opérationnels de l’entreprise. Les consultants, architectes et urbanistes en systèmes d’informa tion, assistants à maîtrise d’ouvrage, chef de projet informatique, étudiants en informatiqu e de gestion disposeront d’un outil méthodologique basé sur des cas concrets d’entreprise. Il s disposeront d’une panoplie d’outils leur permettant de réaliser rapideme nt des projets décisionnels. Les SSII soucieuses d’apporter des prestations nouvelles à leurs clients, l es orga nismes de formation, les sociétés de VPC, les hébergeurs d’a pplications sur Internet, les banques et assurances, les sociétés de service, les sociétés fiduciai res, les sociétés industrielles quelle que soit leur taille découvriront avec intérêt le potent iel de la Business Intelligence.
Objectifs à atteindre
L’objectif de cet ouvrage est de fournir aux dirigeants la culture nécessai re à la compréhension des méthodes et outils nécessaires à la mise en œuvre du ta bleau de bord de l’entreprise. Il permet également de comprendre les mécanisme s sousjacents qui participent à la fabrication de la chaîne décisionnelle . L’informatique décisionnelle se fonde sur des concepts spécifiques et un vocabulaire appro prié détaillés en annexe.
Introduction
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Il a également pour objectif d’aider à définir les étapes clés d ’un projet décisionnel, identifier les processus métier, modéliser les données métier, identi fier les outils qui participent à la conception dudatawarehouse, comprendre les outils d’analyse et de restitution. Communiquer avec ses partenaires grâce à un portail décision nel.
Quelles sont les qualités et compétences requises pour être un bon chef de projet décisionnel ? Calculer le retour sur investissement et faire une offre concrète sont souvent évoqués dans la littérature décisionnelle mais rarement expl icités.
L’auteur de cet ouvrage espère participer au mouvement de la démocratisation du décisionnel dans les petites et moyennes entreprises. Les séminai res de formation qu’il anime sur le sujet montrent bien l’intérêt croissant que tous les ac teurs de l’entreprise portent à ce domaine. L’auteur espère qu’à traver s cet ouvrage, un dialogue constructif s’établira entre les deux mondes, parfois éloi gnés, qu’il rencontre dans ses consultations : les informaticiens et les managers d’entreprise.