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Comprendre la comptabilité en 10 leçons

De
176 pages

Ce livre présente en 10 leçons la comptabilité financière (comptabilité générale).

La première leçon porte sur l’entreprise, entité dont on tient la comptabilité : l'auteur insiste sur les caractéristiques communes à toutes les entreprises et sur les différences entre l’entreprise individuelle et l’entreprise sociétaire (société). La deuxième leçon est une présentation du fonctionnement des comptes qui sont les instruments d’enregistrement et de classement des flux comptables. Après la leçon 3, qui expose l’organisation chronologique et logique du travail comptable, les leçons 4, 5, 6, 7 et 8 s’enchaînent selon cet ordre : journal, grand-livre, balance, bilan, compte de résultat. Les leçons 9 et 10 concernent respectivement les opérations courantes et les opérations d'inventaire.


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Couverture

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Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-24389-6

 

© Edilivre, 2016

Exergue

 

 

Tout l’art du pédagogue est de faire comprendre à ses élèves ce qu’il est parvenu lui-même à comprendre. Pour réussir, il doit comprendre, à travers leurs questions et leurs erreurs, pourquoi parfois ils ne comprennent pas.

Avant-propos

Cet ouvrage est une méthode pour comprendre la comptabilité financière dite comptabilité générale. Il s’adresse à tout public, notamment élèves, étudiants et chefs d’entreprises. Il consiste en une suite de 10 leçons claires et présentées sous forme de fiches synthétiques.

La première leçon porte sur l’entreprise, entité dont on tient la comptabilité. On insiste dans cette leçon sur les caractéristiques communes à toutes les entreprises et sur les différences entre l’entreprise individuelle et l’entreprise sociétaire (société). La deuxième leçon est une présentation du fonctionnement des comptes qui sont les instruments de classement et d’enregistrement des flux économiques. Après la leçon 3, qui expose l’organisation chronologique et logique du travail comptable, les leçons 4, 5, 6, 7 et 8 s’enchaînent selon cet ordre : journal, grand-livre, balance, bilan, compte de résultat. Enfin, les leçons 9 et 10 concernent respectivement les opérations courantes et les opérations d’inventaire.

Cet ouvrage n’a pas vocation à faire de ceux qui l’utiliseront de parfaits techniciens de la comptabilité financière, capables de passer au journal n’importe quelle écriture comptable ! Son but est de permettre une bonne compréhension du modèle comptable, en tant que construction logique, finalisée et basée sur des règles.

 

 

L’ouvrage s’organise ainsi :

• 10 leçons sous forme de fiches synthétiques.

• Chaque leçon est suivie d’applications sous forme d’exercices corrigés et de jeux solutionnés.

• Trois tests de connaissances portant sur l’ensemble des leçons.

• Trois jeux de synthèse.

• Un résumé des leçons en guise de conclusion.

• Trois annexes.

• Un lexique détaillé qui donne la définition de plus d’une centaine de termes.

Je vous souhaite un joyeux apprentissage de la comptabilité !

L’auteur

Leçon 1
L’entreprise

Les entreprises sont des unités de production qui créent l’essentiel des richesses (biens et services, revenus) et des emplois qui nous font vivre. Elles sont multiples (plus de 3 millions en France), la plupart sont petites (2/3 n’ont aucun salarié, 95 % ont moins de 10 salariés !) et diverses (extractives, agricoles, industrielles, commerciales ou prestataires de services).

Au plan économique et sociologique, l’entreprise est définie comme une organisation qui combine des moyens1 pour produire et vendre des biens et des services afin de réaliser un bénéfice. En revanche, le droit ne définit pas l’entreprise mais définit les personnes. Il distingue les personnes physiques (individus) et les personnes morales (sociétés notamment). Si un individu crée une entreprise, on parle d’entreprise individuelle. Si plusieurs individus s’associent (associés) et créent une société, on parle d’entreprise sociétaire et, en pratique, on confond la société et l’entreprise.

L’organisation, le fonctionnement ainsi que les obligations comptables, fiscales, juridiques et sociales de l’entreprise dépendent de sa forme juridique : individuelle ou sociétaire. Le tableau ci-dessous compare les caractéristiques essentielles de ces deux formes juridiques.

L’ENTREPRISE INDIVIDUELLE

• Un seul propriétaire : l’exploitant individuel.

• Au moins deux propriétaires : lesassociés2.

• L’entreprise n’est pas unepersonnedistincte de l’exploitant; ainsi, celui-ci répond desdettesde son entreprise sur ses biens professionnels et personnels (maison, voiture, …).

• La société est une personne distincte desassociéset a donc unpatrimoinepropre ; ainsi, le plus souvent, les associés ne répondent des dettes de la société qu’à hauteur de leursapports.

• Lesbénéfices(oupertes) de l’entreprise s’ajoutent aux autres revenus de l’exploitant et sont soumis à l’IR(cf. déclaration annuelle des revenus).

• Les bénéfices de la société sont soumis, le plus souvent, à l’IS(cf. déclaration annuelle desrésultats).

Au plan comptable, quelle que soit sa forme juridique, l’entreprise est une entité qui a l’obligation légale de tenir une comptabilité. Toutefois, la petite entreprise (au regard de son chiffre d’affaires) individuelle est autorisée à tenir une comptabilité simplifiée. Si la petite entreprise sociétaire n’est pas autorisée à tenir une comptabilité simplifiée, elle peut cependant présenter des comptes annuels simplifiés.

La taille de l’entreprise est un critère important car il influe sur les obligations légales (voir seuils sociaux) et la marche de celle-ci. Elle se mesure notamment par l’effectif et le chiffre d’affaires de l’entreprise. Le tableau ci-après donne quelques indications sur l’incidence qu’a la taille de l’entreprise sur la gestion de celle-ci.

DOMAINE CONCERNÉ

OBLIGATIONS LÉGALES

Domaine social

Il y a des seuils sociaux :

– à partir de 11 salariésdélégués du personnel

– à partir de 20 salariésrèglement intérieur

– à partir de 50 salariéscomité d’entreprise, CHSCT

– à partir de 300 salariésbilan social

Domaine fiscal

– la TVA à reverser augmente avec la valeur ajoutée

– l’imposition des résultats augmente avec les bénéfices

– la contribution à la formation professionnelle continue augmente avec le nombre de salariés

Domaine comptable

– petite entreprise individuellepossibilité de tenir une comptabilité simplifiée

– à partir de 50 salariésparticipation des salariés aux résultats

– à partir de 300 salariéscomptes annuels prévisionnels

Par ailleurs, l’accroissement de la taille augmente les coûts de coordination, de communication et d’administration au sein de l’entreprise.

Pour exister et se développer, l’entreprise doit se financer : tout d’abord auprès de ses propriétaires et de prêteurs (banques notamment) ; elle peut éventuellement recevoir des aides financières publiques (subventions). Elle devra investir ces sommes (cf. investissements), de sorte à pouvoir les rembourser, augmentées de dividendes pour les propriétaires et d’intérêts pour les prêteurs.

Les démarches administratives nécessaires à la création de l’entreprise sont regroupées auprès d’un « guichet unique » : le CFE.

Remarque

En comptabilité, il faut « faire comme si l’entreprise était une personne » afin d’interpréter correctement le poste « Capital social ou individuel » qui est la première ligne du passif du bilan de l’entreprise. Dans le cas d’une entreprise individuelle, ce poste est le montant de la « dette » (dette fictive en l’occurrence) de l’entreprise à l’égard de l’exploitant individuel, en contrepartie de son apport inscrit à l’actif du bilan. Dans le cas d’une entreprise sociétaire, ce poste est le montant de la dette de la société (personne morale) à l’égard de ses associés, en contrepartie de leurs apports inscrits à l’actif du bilan. Cette fiction comptable est la conséquence de l’application de la règle de comptabilisation en partie double (Leçon 3).

EXERCICES DE LA LEÇON 1

Exercice 1

Quelle est la principale fonction d’une entreprise ?

Exercice 2

En vous aidant d’un tableau et en donnant des exemples précis d’entreprises existantes, classez les entreprises selon la nature de leur activité.

Exercice 3

Quelles sont les entreprises les plus nombreuses ?

Exercice 4

Quelles sont les deux principales formes juridiques que peuvent prendre les entreprises ?

Exercice 5

Est-ce que toutes les entreprises ont les mêmes obligations comptables ?

Exercice 6

De quelles caractéristiques dépend la comptabilité d’une entreprise ?

Exercice 7

Du point de vue juridique, une entreprise individuelle n’est pas une personne ; quelles conséquences cela peut-il avoir ?

CORRIGÉS DES EXERCICES DE LA LEÇON 1

Exercice 1

Quelle est la principale fonction d’une entreprise ?

C’est de « produire des produits » ! C.-à-d. de produire des biens et services marchands. Quand on parle de l’activité d’une entreprise, on évoque le plus souvent son activité productive, donc la nature de sa production : agricole, industrielle, commerciale ou de prestation de services.

Exercice 2

En vous aidant d’un tableau et en donnant des exemples précis d’entreprises existantes, classez les entreprises selon la nature de leur activité.

Des exemples concrets d’entreprises existantes peuvent être trouvés dans le tissu économique immédiat, local, régional, national, européen ou mondial. Le tableau de classification des entreprises selon leur activité pourrait être le suivant :

PRODUCTION DE :

BIENS

SERVICES

ACTIVITÉ :

Extractive

Mines, carrières, compagnies pétrolières (Total, Shell, ExxonMobil, etc.), …

 

Agricole et de la pêche

Agriculteur, éleveur, pêcheur, conchyliculteur, apiculteur, sylviculteur, …

 

Industrielle

Renault, Michelin, Airbus Sanofi, ArcelorMittal, Rhodia, Fleury Michon, scierie, …

 

Commerciale ou de la distribution

 

La Redoute, Amazon, Auchan, Carrefour, épicerie, buraliste, enseigne de prêt-à-porter, …

De prestataire de services

 

La Poste, France Télécom, SNCF, Axa, BNP, Havas, coiffeur, chauffeur de taxi, expert-comptable, …

Remarques

1. Normalement, les entreprises vendent ce qu’elles produisent, sauf les entreprises de la distribution (La Redoute, Auchan, Carrefour, petits commerces, …) qui produisent des services commerciaux en achetant, stockant, exposant et revendant des biens produits par d’autres (marchandises) !

2. Les entreprises qui produisent des services appartiennent au secteur tertiaire dans lequel on distingue les entreprises prestataires de services (assurance, banque, conseil, coiffure, …) et les entreprises de la distribution (commerce, restauration) qui produisent des services commerciaux.

3. Les activités agricoles et de la pêche sont assurées par des exploitations agricoles telles que les fermes, les marins-pêcheurs, les pêcheries, etc.

4. Les entreprises agroalimentaires ont une activité industrielle car elles transforment les produits agricoles.

Exercice 3

Quelles sont les entreprises les plus nombreuses ?

En France comme ailleurs, les entreprises les plus nombreuses sont des TPE (Très Petites Entreprises qui emploient moins de 20 salariés et représentent plus de 98 % des entreprises !), du secteur tertiaire (activités de services) et individuelles (affaires personnelles). Dit autrement, une entreprise-type est une TPE individuelle du secteur tertiaire.

Exercice 4

Quelles sont les deux principales formes juridiques que peuvent prendre les entreprises ?

Les entreprises peuvent être individuelles (affaires personnelles dans laquelle l’exploitant individuel – chef d’entreprise – est un travailleur indépendant agissant en son nom propre et pour son compte) ou sociétaires (société constituée d’associés).

Exercice 5

Est-ce que toutes les entreprises ont les mêmes obligations comptables ?

Toutes les entreprises doivent obligatoirement tenir une comptabilité car elles doivent pouvoir justifier le résultat annuel qu’elles déclarent auprès du fisc. Toutefois, les petites entreprises individuelles sont autorisées à tenir une comptabilité simplifiée dont les règles sont moins contraignantes.

Exercice 6

De quelles caractéristiques dépend la comptabilité d’une entreprise ?

La comptabilité d’une entreprise est essentiellement influencée par les paramètres suivants :

– sa forme juridique (individuelle ou sociétaire) ;

– son activité (extractive, agricole, industrielle, commerciale ou prestataire de services) ;

– sa taille (petite, moyenne ou grande).

Ainsi, par exemple, une petite entreprise individuelle peut être autorisée à tenir une comptabilité simplifiée.

Exercice 7

Du point de vue juridique, une entreprise individuelle n’est pas une personne ; quelles conséquences cela peut-il avoir ?

Le fait qu’une entreprise individuelle ne soit pas une personne juridique a les conséquences suivantes :

– elle n’a pas de patrimoine propre : elle n’est qu’un élément du patrimoine du chef d’entreprise ;

– de ce fait, le chef d’entreprise répond personnellement des dettes professionnelles (dettes inscrites au passif du bilan de son entreprise) sur tous ses biens (biens professionnels inscrits à l’actif du bilan de son entreprise et biens personnels privés, mêmes si certaines dispositions permettent de mieux les protéger les biens personnels des créanciers de l’entreprise comme par exemple la déclaration d’insaisissabilité de la résidence principale) ;

– les bénéfices de l’entreprise doivent être déclarés avec l’ensemble des revenus du foyer fiscal du chef d’entreprise (transparence fiscale) ;

– il faut distinguer les biens/dettes professionnels des biens/dettes personnels ; il en va de même des dépenses/recettes (d’où la nécessité d’ouvrir un compte bancaire professionnel pour faciliter la tenue de la comptabilité).

JEUX DE LA LEÇON 1

Jeu 1

Dites, en cochant la bonne colonne, si les notions dans le tableau ci-dessous se rapportent à l’entreprise individuelle ou à l’entreprise sociétaire.

NOTIONS

ENTREPRISE INDIVIDUELLE

ENTREPRISE SOCIÉTAIRE

Chef d’entreprise

 

 

Gérant

 

 

Associé

 

 

Artisan-boulanger

 

 

Responsabilité limitée aux apports

 

 

Responsabilité totale et indéfinie sur ses biens personnels

 

 

Compte de l’exploitant

 

 

Distribution de dividendes

 

 

Personne morale

 

 

Salon de coiffure indépendant

 

 

Conseil d’administration

 

 

Impôt sur les bénéfices

 

 

Déclaration d’insaisissabilité de la résidence principale

 

 

Parts sociales

 

 

Actionnaire

 

 

Bénéfice non commercial (BNC)

 

 

Obligataire

 

 

Bénéfice industriel et commercial (BIC)

 

 

Assemblée générale ordinaire

 

 

Capital social

 

 

Jeu 2

Des lettres et des chiffres ! Complétez les phrases du texte ci-dessous en y remplaçant chaque chiffre encerclé par une des expressions prises dans la liste suivante :

Bénéfice

Entreprise individuelle

Facteurs de production (capital, travail, …)

Imposition (IR, IS, …)

Biens et/ou des services

Revenus (salaires, intérêts, loyers, dividendes, …)

Entreprise sociétaire

Marchés

Une entreprise est une organisation qui produit des Image 5 Pour cela, elle combine différents moyens appelés par les économistes Image 9. Elle vend ses produits sur des Image 10 afin d’y réaliser un Image 11. C’est également un centre de distribution de Image 12. Sa forme juridique varie : si le propriétaire de l’entreprise est une personne physique, il s’agit d’une Image 13 ; si plusieurs personnes s’associent pour la créer, il s’agit alors d’une Image 14. Son bénéfice est soumis à Image 15.

Jeu 3

Résolvez la charade suivante :

Mon premier est la 11ème lettre de l’alphabet.

Mon second est un nombre qui permet de calculer la circonférence du cercle.

Mon troisième est la dernière syllabe d’un établissement où l’on soigne les gens.

Mon quatrième qualifie certaines aides que reçoivent les gens.

Mon tout est le premier poste au passif du bilan d’une société.

SOLUTIONS DES JEUX DE LA LEÇON 1

Jeu 1

Dites, en cochant la bonne colonne, si les notions dans le tableau ci-dessous se rapportent à l’entreprise individuelle ou à l’entreprise sociétaire.

NOTIONS

ENTREPRISE INDIVIDUELLE

ENTREPRISE SOCIÉTAIRE

Chef d’entreprise

images1

 

Gérant

 

images2

Associé

 

images3

Artisan-boulanger

images4

 

Responsabilité limitée aux apports

 

images5

Responsabilité totale et indéfinie sur ses biens personnels

images6

 

Compte de l’exploitant

images7

 

Distribution de dividendes

 

images8

Personne morale

 

images9

Salon de coiffure indépendant

images10

 

Conseil d’administration

 

images11

Impôt sur les bénéfices

 

images12

Déclaration d’insaisissabilité de la résidence principale

images13

 

Parts sociales

 

images14

Actionnaire

 

images15

Bénéfice non commercial (BNC)

images16

 

Obligataire

 

images17

Bénéfice industriel et commercial (BIC)

images18

 

Assemblée générale ordinaire

 

images19

Capital social

 

images20

Jeu 2

Des lettres et des chiffres ! Complétez les phrases du texte ci-dessous en y remplaçant chaque chiffre encerclé par une des expressions prises dans la liste suivante :

Bénéfice

Entreprise individuelle

Facteurs de production (capital, travail, …)

Imposition (IR, IS, …)

Biens et/ou des services

Revenus (salaires, intérêts, loyers, dividendes, …)

Entreprise sociétaire

Marchés

Une entreprise est une organisation qui produit des Image 17 Pour cela, elle combine différents moyens appelés par les économistes Image 18. Elle vend ses produits sur des Image 19 afin d’y réaliser un Image 20. C’est également un centre de distribution de Image 21. Sa forme juridique varie : si le propriétaire de l’entreprise est une personne physique, il s’agit d’une Image 22 ; si plusieurs personnes s’associent pour la créer, il s’agit alors d’une Image 23. Son bénéfice est soumis à Image 24.

Les correspondances entre les chiffres et les expressions sont les suivantes :

Image 25 = Biens et/ou des services

Image 26 = Facteurs de production (capital, travail, …)

Image 27 = Marchés

Image 28 = Bénéfice

Image 29 = Revenus (salaires, intérêts, loyers, dividendes, …)

Image 30 = Entreprise individuelle

Image 31 = Entreprise sociétaire

Image 256 = Imposition (IR, IS, …)

Jeu 3

Résolvez la charade suivante :

Mon premier est la 11ème lettre de l’alphabet.

Mon second est un nombre qui permet de calculer la circonférence du cercle.

Mon troisième est la dernière syllabe d’un établissement où l’on soigne les gens.

Mon quatrième qualifie certaines aides que reçoivent les gens.

Mon tout est le premier poste au passif du bilan d’une société.

La réponse est la suivante :

Mon premier est la 11ème lettre de l’alphabet = K.

Mon second est un nombre qui permet de calculer la circonférence du cercle = PI.

Mon troisième est la dernière syllabe d’un établissement où l’on soigne les gens = TAL car hôpital.

Mon quatrième qualifie certaines aides que reçoivent les gens = SOCIAL car aides sociales.

Mon tout est le premier poste de passif du bilan d’une société = CAPITAL SOCIAL.

Dans le cas d’une entreprise sociétaire (société), le capital social représente la dette de la société (personne morale) à l’égard des associés (propriétaires), dette qui est la contrepartie de leurs différents apports inscrits à l’actif du bilan.


1. Moyens humains (personnels), matériels (équipements, stocks) et financiers. Les économistes parlent de facteurs de production (capital, travail). Une entreprise, c’est une équipe et des équipements !

2. L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) sont par exception des sociétés à unique associé.

Leçon 2
Les comptes

L’entreprise échange avec ses partenaires (clients, fournisseurs, banques, …), ce qui génère des flux économiques externes entrants et sortants. Il y a trois sortes de flux : les flux réels (mouvements de biens et services : matières premières, marchandises, matériels, prestations, …), les flux monétaires (règlements en argent : encaissements, décaissements), les flux monétaires différés (engagements contractuels : créances, dettes). Ils affectent le patrimoine et/ou l’activité de l’entreprise. La comptabilité financière a pour mission de classer, d’évaluer et d’enregistrer ces flux externes (et parfois internes, comme l’usure des matériels) dans des comptes. Un compte est un instrument de classement et d’enregistrement de flux. Schématiquement, on peut représenter un compte sous la forme d’un T (« compte en T ») : DébitN°. IntituléCrédit

Débit

N°. Intitulé

Crédit

 

 

Chaque compte est spécialisé dans l’enregistrement d’un type de flux : la partie gauche (débit) enregistre les flux entrants (emplois = ce que « reçoit » l’entreprise) et la partie droite (crédit) enregistre les flux sortants (ressources = ce que « donne » l’entreprise). Ainsi, par exemple, le compte « caisse » de l’entreprise n’enregistre que les mouvements d’espèces (pièces et billets) : les entrées/sorties d’espèces sont respectivement enregistrées au débit/crédit de ce compte. Une présentation élaborée d’un compte (« compte à colonnes mariées ») est donnée ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le PCG fournit la liste intégrale des comptes3 que peuvent utiliser les entreprises. L’annexe 1 (p. 174) fournit la liste complète des comptes à deux chiffres hors classe 8. Les comptes sont rangés en 8 catégories ou classes. On examinera ici que les sept premières classes :

Classe 1. Comptes de capitaux qui enregistrent des dettes longues, c.-à-d. exigibles à plus d’un an.

Classe 2. Comptes d’immobilisations qui enregistrent les investissements de l’entreprise.

Classe 3. Comptes de stocks et en-cours qui enregistrent la valeur des stocks et des en-cours de production restant en fin d’année.

Classe 4. Comptes de tiers qui enregistrent des créances/dettes courtes, c.-à-d. exigibles à moins d’un an.

Classe 5. Comptes financiers qui enregistrent principalement des règlements en argent.

Classe 6. Comptes de charges qui enregistrent les montants des biens et services « consommés » par l’entreprise.