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Débuter sous Linux avec Mandriva

De
572 pages
A la découverte de Linux et des applications libres

La qualité des distributions Linux fait de GNU/Linux une alternative plus que crédible sur le poste de travail, grâce à des distributions telles que Mandriva, Ubuntu, Debian, Knoppix, Fedora... qui concurrencent désormais Microsoft Windows - en libre et gratuit.


Elles proposent l'indispensable arsenal bureautique : traitement de texte (OpenOffice. org...), agenda et mail (Mozilla Thunderbird, Kmail, Kontact), Web et chat (Mozilla Firefox, Gaim, etc.), retouche d'images (the Gimp...), jeux


Goûtez GNU/Linux au quotidien !



  • Utiliser Linux en nomade avec Mandriva 2006 Free (live)

  • Choisir une distribution et installer un système GNU/Linux Mandriva

  • Naviguer sur le Web et gérer son courrier électronique

  • Traitements de texte, tableurs, logiciels de présentation

  • Son, image et vidéo, dessin et retouche d'images, graver des CD-Rom

  • Transférer des fichiers : peer-to-peer, FTP, SSH

  • Partager en réseau avec des machines Windows

  • Sécurité, utilisateurs et groupes

  • Commander son système grâce au shell

  • Installer et mettre à jour des applications, configurer le noyau


Sur le CD-Rom offert avec cet ouvrage : Mandriva Linux 2006 Free (en français), distribution Linux complète prête à l'emploi (Web, mail et agenda, bureautique, jeux, chat, retouche d'image...), s'amorçant directement sur CD-Rom (pas d'installation nécessaire, ne modifie pas le disque dur). Pour PC, 128 Mo de RAM.


Cette version libre est diffusée avec l'aimable accord de Mandriva (http://www.mandrivastore.com - http://www.mandriva.com pour les téléchargements).


À qui s'adresse cet ouvrage ?



  • Particuliers et professionnels souhaitant découvrir et essayer GNU/Linux

  • Utilisateurs Windows voulant un environnement convivial et leurs applications habituelles en équivalent libre et gratuit

  • Tous ceux qui souhaitent comprendre le logiciel libre



  • Introduction aux distributions GNU/Linux

  • Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva Linux

  • Installer un système GNU/Linux sur son ordinateur

  • Optimiser sa configuration : impression, réseau et Internet

  • Les bureaux et l'environnement graphique sous GNU/Linux

  • Applications bureautiques : traitement de texte, tableur, comptabilité personnelle

  • Communiquer par Internet : Web, e-mail, chat et news

  • Partager des fichiers à travers l'Internet

  • Multimédia : son, image et vidéo

  • Les applications métier : dessin, sciences, éducation... et développement

  • Les applications domestiques et ludiques

  • Ce qui change : de Windows à GNU/Linux

  • Maîtriser la ligne de commande

  • Installer de nouvelles applications et entretenir son système

  • Administrer son système

  • Le réseau local

  • Trouver de la documentation sur GNU/Linux

  • Dépannage

  • Ce qu'est vraiment le logiciel libre

  • A : Glossaire

  • B : Contenu du CD-Rom : Free Mandriva Linux

  • Annexes publiées sur le site Web d'accompagnement

  • C : Emulation et interopérabilité

  • D : Chiffrer et signer des fichiers et courriers

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11689_Linux3eEdition_XP 13/12/05 13:18 Page 1
Pour que l’informatique
soit un outil
et non un ennemi !
Goûtez GNU/Linux au quotidien !Débuter
Utiliser Linux en nomade avec Mandriva 2006 Free (live)
sous Linux Choisir une distribution et installer un système GNU/Linux
Mandriva
Naviguer sur le Web et gérer son courrier électronique
Traitements de texte, tableurs, logiciels de présentation...
Son, image et vidéo, dessin et retouche d’images, À la découverte de Linux
graver des CD-Romet des applications libres
Avec la contribution de Jean-Marie ThomasTransférer des fichiers : peer-to-peer, FTP, SSHLa qualité des distributions Linux fait de
GNU/Linux une alternative plus que Partager en réseau avec des machines Windows
crédible sur le poste de travail, grâce à des Sécurité, utilisateurs et groupes
distributions telles que Mandriva, Ubuntu,
Commander son système grâce au shellDebian, Knoppix, Fedora… qui concurren-
Installer et mettre à jour des applications, configurer le noyaucent désormais Microsoft Windows – en
libre et gratuit.
Elles proposent l’indispensable arsenal bu- Sur le CD-Rom offert avec cet ouvrage : Mandriva Linux 2006 Free Débuter sousreautique : traitement de texte (OpenOffice. (en français), distribution Linux complète prête à l’emploi (Web, mail
org…), agenda et mail (Mozilla Thunderbird, et agenda, bureautique, jeux, chat, retouche d'image...), s’amorçant
Kmail, Kontact), Web et chat (Mozilla directement sur CD-Rom (pas d’installation nécessaire, ne modifie
Firefox, Gaim, etc.), retouche d’images (the pas le disque dur). Pour PC, 128 Mo de RAM.
Gimp…), jeux Cette version libre est diffusée avec l’aimable accord de Mandriva
(http://www.mandrivastore.com - http://www.mandriva.com
pour les téléchargements).
Sébastien Blondeel est un ancien élève de l’École À qui s’adresse cet ouvrage ?Normale Supérieure de Lyon, département informa- Linuxtique. Actif dans diverses associations et structures
■ Particuliers et professionnels souhaitant découvrir et essayerrelatives au logiciel libre ou à GNU/Linux depuis 1998
en France et dans le monde, il est spécialisé dans les GNU/Linux
formats et outils de documentation et les transforma-
tions automatiques de documents. ■ Utilisateurs Windows voulant un environnement
convivial et leurs applications habituelles Daniel Cartron a été président et animateur d’un club avec Mandriva
d’informatique pendant 10 ans, et, à ce titre, il répondit en équivalent libre et gratuit
aux très nombreuses questions que se posent les
débutants, tant sous Windows que sous Linux. ■ Tous ceux qui souhaitent comprendre
Sans connaissance technique préalable, Juliette Risi fut le logiciel libre
enthousiasmée par le monde du libre et par la possibi-
lité de maîtriser sa machine de fond en comble ; elle uti-
lise Linux depuis plus de 4 ans.
www.editions-eyrolles.com 32 €
Code éditeur : G11689
ISBN : 2-212-11689-6
9 7 82 2 1 2 1 1 6 89 2
Conception : Nord Compo
S. Blondeel
D. Cartron
avec Mandriva
sous
Débuter Linux
J. Risi
Sébastien Blondeel
Daniel Cartron
Juliette Risi

11689_Linux3eEdition_XP 13/12/05 13:18 Page 1
Pour que l’informatique
soit un outil
et non un ennemi !
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Installer et mettre à jour des applications, configurer le noyaucent désormais Microsoft Windows – en
libre et gratuit.
Elles proposent l’indispensable arsenal bu- Sur le CD-Rom offert avec cet ouvrage : Mandriva Linux 2006 Free Débuter sousreautique : traitement de texte (OpenOffice. (en français), distribution Linux complète prête à l’emploi (Web, mail
org…), agenda et mail (Mozilla Thunderbird, et agenda, bureautique, jeux, chat, retouche d'image...), s’amorçant
Kmail, Kontact), Web et chat (Mozilla directement sur CD-Rom (pas d’installation nécessaire, ne modifie
Firefox, Gaim, etc.), retouche d’images (the pas le disque dur). Pour PC, 128 Mo de RAM.
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(http://www.mandrivastore.com - http://www.mandriva.com
pour les téléchargements).
Sébastien Blondeel est un ancien élève de l’École À qui s’adresse cet ouvrage ?Normale Supérieure de Lyon, département informa- Linuxtique. Actif dans diverses associations et structures
■ Particuliers et professionnels souhaitant découvrir et essayerrelatives au logiciel libre ou à GNU/Linux depuis 1998
en France et dans le monde, il est spécialisé dans les GNU/Linux
formats et outils de documentation et les transforma-
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d’informatique pendant 10 ans, et, à ce titre, il répondit en équivalent libre et gratuit
aux très nombreuses questions que se posent les
débutants, tant sous Windows que sous Linux. ■ Tous ceux qui souhaitent comprendre
Sans connaissance technique préalable, Juliette Risi fut le logiciel libre
enthousiasmée par le monde du libre et par la possibi-
lité de maîtriser sa machine de fond en comble ; elle uti-
lise Linux depuis plus de 4 ans.
www.editions-eyrolles.com
Conception : Nord Compo
S. Blondeel
D. Cartron
avec Mandriva
sous
Débuter Linux
J. Risi
Sébastien Blondeel
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� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Remerciements à Soazic Gély (et Claire), à Leticia, à Cédric Dussere
et Perrine Cartron pour les illustrations, ainsi qu’à Hermantino Singodiwirjo.
erLe code de la propriété intellectuelle du 1 juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans
autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les établissements d’enseignement,
provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres
nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage,
sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20,
rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2006, ISBN : 2-212-11689-6À mes enfants, Perrine et Mathurin.
Puissent-ils encore avoir le droit de choisir une informatique libre
le jour où ils seront en âge de le faire.
Et à Albert qui m’a mis le pied à l’étrier il y a bien longtemps.
DanielAvant-propos
De plus en plus de particuliers choisissent d’installer GNU/Linux sur leur
machine personnelle. Avant eux, les grandes universités ont fait ce choix et
d’innombrables serveurs fonctionnent déjà sous ce système d’exploitation dans
les administrations et ailleurs. Explorons les conditions et les implications d’un
tel choix.
Pourquoi choisir GNU/Linux ?
Cette aventure rassemble potentiellement des utilisateurs d’horizons et motiva-
tions fort différents. Voici quelques-unes de ces motivations.
La curiosité : de plus en plus de gens et de revues en parlent, et donnent envie
de découvrir ce dont il s’agit.
L’économie : le prix trop élevé de certains logiciels pousse à explorer ce que pro-
pose la concurrence.
DANGER Installer SP2,
La résistance : assez des données personnelles prises en otage par des éditeurs
c’est un peu renoncer à ses données
sans scrupules et au passif chargé ! Les ordinateurs et leur espace de liberté
gênent les industriels du show-business qui poussent depuis quelques années,Tristan Nitot, responsable marketing de Mozilla
Europe, a pris la peine de lire le contrat de licence sous des prétextes fallacieux, à la mise en place d’un verrouillage de l’électro-
d’utilisateur final (CLUF) de Windows XP Service nique pour contrôler tout ce qui y transite.
Pack 2. Sa conclusion : installer SP2 c’est donner à
L’éthique : la portée de l’exception pour copie privée du Code de la Propriété
Microsoft les moyens légaux et techniques de con-
Intellectuelle (lois françaises régissant le droit d’auteur) est peu connue et
trôler l’accès et l’utilisation de certains fichiers
encore floue. Dans le doute, de nombreux particuliers et entreprises sont gênés
stockés sur son propre disque dur.
de copier des logiciels sous le manteau. Le logiciel libre fait oublier le piment de
B http://standblog.org/blog/2004/09/03/ l’interdit…
Voir aussi en fin d’avant-propos l’encadré de cul- La stabilité : il n’est ni normal ni fatal qu’un ordinateur plante ou perde des
ture générale sur les droits numériques et la breve- données. Les systèmes GNU/Linux (ou plus généralement, Unix) sont si sta-
tabilité des logiciels. bles qu’il est très rare, sauf panne matérielle, de les voir planter. On trouve des
machines, notamment des serveurs, allumées pendant des mois et des années
sans discontinuer.
© Groupe Eyrolles, 2005La sécurité : nous ne connaissons pas de virus, espions (spyware), chevaux de
Troie ou autres sévissant sous GNU/Linux. Le « marché » est moins porteur ;
et ils seraient en outre plus difficiles à concevoir et à propager.
La confidentialité et la convivialité : plusieurs utilisateurs peuvent cohabiter sur
une même machine sans qu’aucun d’eux ne puisse détériorer le système ou les
VACCIN AUTOMATIQUE S’ils existaient, données des autres. Dans un environnement domestique sans administrateur
les virus seraient bénins professionnel pour le tenir à jour, un vandale cherchant à nuire trouvera proba-
blement toujours la faille (les trous de sécurité sont d’ailleurs recensés, centra-Un virus ciblant un système GNU/Linux ne pourrait
lisés et publiés). Cette organisation protège au moins contre les erreurs depas facilement fonctionner sur tous les systèmes,
manipulation fortuites ou accidentelles.et ils sont nombreux (plusieurs dizaines). Pour être
nocif, il doit être exécuté ; or les habitudes de tra- L’ergonomie et l’esthétique : GNU/Linux est à tous les plans hautement confi-
vail sous GNU/Linux sont différentes et aucun pro- gurable et personnalisable (du cœur du système aux plus infimes détails de
gramme douteux ne s’exécute à l’insu de
l’interface graphique).
l’utilisateur (comme certaines pièces jointes des
La liberté, l’entraide et le partage : les logiciels libres aident à construire uncourriers électroniques, par exemple). Enfin, même
monde meilleur, et nous sommes tous libres de les utiliser, étudier, recopier,s’il est exécuté, un virus est confiné en général par
les droits de l’utilisateur qui l’a démarré. Il pourra modifier et diffuser. Aucune contrainte, aucune condition d’accès ; le prix mar-
détruire ou perturber ses fichiers, mais parviendra ginal est presque nul (coût d’un CD-Rom gravé ou vendu à prix coûtant, d’une
difficilement à dégrader le système. connexion Internet, d’un verre pour remercier le copain de vous avoir donné un
coup de main, etc.). Pas non plus de contrainte de gestion des licences, de
crainte de voir un membre, employé ou stagiaire, mettre en danger leur struc-
ture par une bourde ou un oubli.
L’égalité : seules la motivation et la curiosité comptent. Toutes les documenta-
tions, toutes les informations sont accessibles. À bien des égards le monde du
logiciel libre est une méritocratie où un inconnu modeste hier sera apprécié
demain pour la qualité de son travail.
La fraternité : GNU/Linux est encore peu répandu, et ses utilisateurs se sentent
souvent solidaires. Le logiciel libre dispose d’une communauté nombreuse et
active de passionnés toujours prêts à aider le nouveau venu dès le moindre pro-
blème – à charge pour celui-ci de renvoyer l’ascenseur quand il aura la fierté de
constater qu’il en est capable.
MÉFIANCE Où est le piège ?
Nous avons l’habitude des offres mirobolantes accompagnées de petits caractères faisant
vite déchanter. Presqu’aucune entreprise ou activité n’est désintéressée ou innocente ; la
plupart n’interagissent et ne contractualisent avec leurs clients que pour dégager des pro-
fits, et il est souvent facile de deviner où est leur intérêt derrière des campagnes allé-
chantes. Le consommateur n’est pas idiot et sait cela.
Le logiciel libre semble si incroyable et parfait que faute de détecter où est le piège, cer-
tains se méfient et craignent d’entrer dans une secte ou quelque monde interlope et
louche. Pourtant, les clubs de cuisine ou de bricolage où tout le monde échange astuces
et recettes sont-ils des lieux douteux ? Il s’agit un peu du même phénomène, étendu à
l’échelle mondiale grâce au formidable vecteur de communication qu’est l’Internet.
© Groupe Eyrolles, 2005VIII
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxPourquoi ne pas choisir GNU/Linux ?
Malgré tout, GNU/Linux n’est pas l’herbe du Pantagruélion qui résoudra tous
les maux d’un coup de baguette magique. Nous avons recensé quelques élé-
ments qui doivent faire réfléchir avant de se lancer tête baissée dans l’étude de
ce nouveau système.
Le besoin d’être productif instantanément : la bureautique et l’informatique ne
sont pas des activités faciles, a fortiori quand il s’agit de modifier certaines habi-
tudes difficilement acquises. Une phase minimale d’apprentissage et d’adapta-
tion sera nécessaire (grandement facilitée par la lecture de ce livre).
Le besoin de logiciels disponibles uniquement sous un autre système d’exploita-
tion (Windows ou Macintosh) : il est parfois possible d’utiliser de tels produits
sous GNU/Linux mais c’est souvent moins pratique et performant. On pourra
toutefois installer plusieurs systèmes conjointement ou recourir à des émula-
teurs d’autres systèmes.
Le jeu vidéo : très peu d’éditeurs de jeux proposent une version de leur produit
pour GNU/Linux. Pour ce type d’usage, rien de tel que de rester sous le système
original.
Un matériel trop désuet : GNU/Linux est généralement moins gourmand et plus
performant que les systèmes propriétaires, mais à l’impossible nul n’est tenu…
Sur des machines trop peu puissantes, il fonctionnera sans problème mais son
interface plus fruste déroutera d’autant plus le débutant que celui-ci aura con-
tracté d’autres habitudes. Un matériel de gamme moyenne et de cinq ans d’âge
peut convenir.
NOUVELLE JEUNESSE Les vieux clous font de la résistance !
Pour donner un exemple, un auteur a récemment installé un système convivial et complet
(avec l’environnement de bureau KDE) sur une vieille machine assemblée à partir d’élé-
ments épars sauvés du rebut : Pentium III à 450 MHz, disque de 20 Go, 512 Mo de RAM
(barrettes pillées sur diverses carcasses ; moins de mémoire aurait sans doute suffit), carte
vidéo ATI Rage Pro de 16 Mo. Seul l’écran, élément de confort important, était neuf (écran
plat de 17 pouces acheté 130 euros et capable d’une définition de 1280 × 1024).
Des blocages psychologiques irrationnels : il faudra peut-être, parfois, saisir des
commandes. Le pilotage d’une interface graphique à la souris n’est en rien qua-
litativement meilleur ou plus moderne que la saisie de commandes au clavier
(certains argumenteraient plutôt en sens contraire). Les interfaces homme-
machine sont désormais agréables et jolies (et nous expliquerons principalement
cet aspect des choses). Cependant, il restera nécessaire, parfois, de revenir sur
cette grosse souris à 105 touches qui prend tant de place sur le bureau. Les pro-
grammeurs d’interfaces graphiques ne peuvent prévoir tous les cas particuliers
ou exceptionnels…
L’avis des auteurs est sans doute un peu biaisé, mais nous ne pensons pas avoir
sciemment oublié d’éléments dans cette deuxième liste. Avant de découvrir ce
nouvel univers, ils n’avaient pas de préjugés dans un sens ou dans l’autre. Tout
cela n’est pas si terrible ni difficile : quand on veut, on peut, et de nombreux
pionniers vous ont précédé qui sauront vous donner la main.
© Groupe Eyrolles, 2005 IX
Avant-proposDécouvrir GNU/Linux
Vous pouvez découvrir GNU/Linux de plusieurs façons :VIE ASSOCIATIVE Un joyeux bazar
? dans un club ou une association locale, où cours et séances d’initiation sontUne install-party est généralement un événement
souvent donnés ;ouvert au public, organisé par une association locale
? votre milieu professionnel dispose peut-être déjà de postes de travail souset mêlant conférences, ateliers et configuration ou
GNU/Linux : cela vous permettra d’en découvrir l’aspect ;réparation des ordinateurs personnels apportés sur
place. Un auteur se rappelle une install-party mémo- ? dans une install-party (que vous trouverez souvent dans l’actualité des LUG),
rable tenue en octobre 1998 à l’issue de la semaine vous pourrez faire installer par des bénévoles une distribution GNU/Linux sur
«Science en Fête»: toute l’activité du bâtiment votre machine ; c’est sans doute la manière la plus sûre de démarrer.
était concentrée sur un petit stand où l’on avait la
On peut aussi faire ses premiers pas seul, assisté d’un manuel adapté et avec unestupeur de voir des adultes mûrs exerçant des pro-
distribution récente, simplifiant et automatisant les premières étapes. C’est lafessions traditionnellement respectables (ex : méde-
raison pour laquelle le CD-Rom de Free Mandriva Linux est fourni.cins) ramper sous les tables à la recherche d’une
multiprise libre, se dire « passe-moi ton câble, je te Ce livre cible autant les débutants que les habitués de Windows qui souhaitent
prête ma disquette », etc. se familiariser avec les outils disponibles sous GNU/Linux et la manière d’y
accéder. On y expliquera et comparera fréquemment les notions, concepts et
modes opératoires afin que l’utilisateur s’y retrouve grâce à des aspects familiers
et s’y sente plus à l’aise.
GLOSSAIRE Un lexique utile et complet
Un glossaire regroupe en annexe A les définitions
des termes techniques ou culturels utilisés dans
CLUBS EN FRANCE Les LUG ou GULcet ouvrage ; il mentionne aussi ceux qu’il nous a
paru utile de préciser.
Les clubs d’utilisateurs de GNU/Linux s’appellent GUL ou LUG (Linux User
Groups). Les annuaires et listes en sont nombreux.
LinuxFr.org, site de nouvelles spécialisé dans l’actualité du logiciel libre,
tient leur agenda :
Bhttp://linuxfr.org/topics/Lug.html
L’Association francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels libres
maintient elle aussi une liste de ces groupes :
Bhttp://www.aful.org/gul
C’est aussi le cas de Linux.org, site international :
Bhttp://www.linux.org/groups/france.html
LinuxFrench en propose une carte à l’adresse :
Bhttp://www.linuxfrench.net/Carte/
Léa-Linux, site d’informations et de présentation très complet, n’est pas
en reste :
Bhttp://lea-linux.org/docs/lugs.html
Les lecteurs plus isolés ou rarement disponibles trouveront peut-être
leur bonheur sur Prosélux. On y entre en contact avec un volontaire de
sa région pour convenir d’un rendez-vous à domicile :
Bhttp://www.linux-france.org/article/proselux/proselux.html
© Groupe Eyrolles, 2005X
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxQue faut-il pour commencer ?
Le mot « débuter » dans le titre de cet ouvrage peut le laisser deviner : les prére-
AUTRES ARCHITECTURES Je n’ai pas de PC !quis sont peu contraignants. Le lecteur qui souhaitera mettre en pratique les
leçons apprises ici devra disposer d’un ordinateur personnel de type PC suffi- GNU/Linux est disponible sur de nombreux types
samment récent (vieux de quelques années au plus). d’ordinateurs différents (Macintosh, etc.). Nous
nous bornerons dans cet ouvrage à décrire le cas
Il n’est pas nécessaire de disposer d’une partition ou d’un disque dur pour pou-
de l’ordinateur personnel de type PC, Intel x86 et
voir y installer Linux car la version vive (live) de Mandriva Free livrée avec cet
compatibles. Tous les aspects logiciels qui ne
ouvrage est capable de fonctionner sans accéder au disque dur (pour les ordina-
dépendent pas directement de la machine seront
teurs sachant amorcer sur le lecteur de CD-Rom, ce qui est le cas de tous les évidemment valables sur d’autres ordinateurs. Les
ordinateurs depuis quelques années). Évidemment, les performances et fonc- associations d’utilisateurs de GNU/Linux sauront
tionnalités s’en ressentiront un peu, mais cela devrait donner à plus d’un l’envie vous encadrer pour l’installation et la configura-
d’aller plus loin. tion initiale de votre ordinateur. Vous pourrez
ensuite communiquer avec les gens travaillant sur
PC sans incompatibilités de formats.
CD-ROM Mandriva Free et KDE 3.4
Le CD-Rom offert avec cet ouvrage contient la version vive (live) de la
distribution Mandriva Free, comportant notamment l’un des environne-
ments de bureau les plus aboutis : KDE 3.4.2. Nulle installation n’est
requise : ce disque fera directement démarrer l’ordinateur sans passer
par le disque dur.
De même, les comparaisons avec Microsoft Windows mettent en évidence le
fait que nous nous adresserons aussi à ses utilisateurs, faux débutants (ou plus).
Le lecteur qui n’a jamais pratiqué aucun système informatique (en existe-t-il
encore ?) ne sera pas complètement perdu mais appréciera moins les comparai-
sons et les parallèles dont nous avons émaillé le texte.
NOMADISME Free Mandriva Linux
On trouve normal, en voyage, en déplacement, en visite chez un ami… de trouver des
appareils, des voitures de location… nous permettant de nous sentir un peu comme à la
maison. Ainsi, un téléphone est d’utilisation facile et standardisée, et permet d’interroger
son propre répondeur. De même, la Mandriva live transforme temporairement tout ordi-
nateur (au bureau, invité chez un ami, à la fac, en déplacement, au cybercafé) en système
rassurant et connu. On emportera ses données personnelles sur des médias de stockage
amovibles comme clé USB ou disquette…
Le CD-Rom offert avec ce livre contient une distribution dite vive ou live, conçue pour une
utilisation nomade. Elle vous mettra le pied à l’étrier en quelques minutes. Elle permettra à
tous d’utiliser et de tester GNU/Linux sans installation préalable ni danger pour tout système
d’exploitation existant déjà sur le disque dur, et ne laissera nulle trace de votre passage.
Pour aller plus loin avec GNU/Linux, on prendra évidemment soin d’installer un système
complet sur sa machine habituelle. C’est aussi l’objet de ce livre que d’amener le lecteur
à une certaine maîtrise, et nous nous attacherons à décrire en particulier l’installation et
la configuration de la distribution Mandriva 10.2 (version 2005).
© Groupe Eyrolles, 2005 XI
Avant-proposStructure de l’ouvrage
Ce livre expose d’abord comment accéder à un système GNU/Linux (en l’ins-
VOCABULAIRE Distribution tallant ou non sur le disque dur), dresse un rapide catalogue des distributions
Ensemble de logiciels réunis et compilés pour fonc- disponibles et expose comment manipuler simplement la machine, avant de se
tionner le mieux possible ensemble. Chaque distri- pencher sur des aspects un peu plus poussés.
bution apporte sa touche personnelle (utilitaires
L’introduction évoque ainsi la multiplicité des distributions GNU/Linux dispo-
de configuration, facilité d’utilisation, taille
nibles et passe en revue leurs principaux aspects, avant de traiter au chapitre 1
réduite, etc.) voire cible un usage particulier (distri-
de la prise en main de la Mandriva Free fournie. Cette diversité pourra sur-
bution tournée vers l’éducation).
prendre en comparaison du monde Windows, mais elle ne doit pas effrayer
pour autant, comme nous aurons souvent l’occasion de le constater.
Le chapitre 2 suit pas-à-pas la procédure d’installation de la distribution
Mandriva 10.2. Les autres distributions s’installeront de manière comparable,
mais le lecteur débutant aura avantage à faire ses armes dans ce domaine en sui-
vant la procédure que nous allons exposer.
Le chapitre 3 traite de la configuration du réseau et de l’impression : votre nou-
velle machine est désormais prête à vous rendre tous les services.
Le chapitre 4 s’adresse aux lecteurs plus impatients de pratiquer que de s’ins-
truire, et présente des manipulations concrètes de l’interface graphique installée
par défaut. Rien de tel qu’une expérience alléchante pour inciter à approfondir
les choses.
Le chapitre 5 enchaîne sur les applications bureautiques, besoin classique et
important pour la majorité de nos lecteurs.
BIEN CHOISIR Quel matériel pour GNU/Linux ?
Nulle limitation arbitraire, nulle course à la puissance et à la nouvelle version. Vous
pouvez donner une nouvelle vie à un ancien ordinateur, vieux parfois de nombreuses
années ou utiliser un matériel neuf à prix raisonnable.
Si vous avez la chance de choisir la machine sur laquelle vous utiliserez GNU/Linux, ne man-
quez pas de vous renseigner sur les matériels et périphériques les plus recommandés. Les
lecteurs situés près des grandes agglomérations y trouveront sans doute des assembleurs
capables de vendre des machines à la carte sans imposer de système préconfiguré (quelle
que soit le discours commercial, c’est toujours le consommateur qui paie la licence in fine).
De cette manière, on peut assembler des configurations correctes pour 200 euros…
Un moteur de recherche vous renseignera plus précisément sur les compatibilités et leur
évolution. Les liens qui suivent ne constituent donc qu’une première sélection de sites de
conseil à ce sujet.
Guide pratique de la compatibilité des matériels sous GNU/Linux (et sa traduction
en français) :
B http://www.tldp.org/HOWTO/Hardware-HOWTO/
B http://www.linux.org/docs/ldp/howto/Hardware-HOWTO/
Site consacré à la compatibilité des ordinateurs portables et autres matériels nomades :
B http://tuxmobil.org/
Base de données de compatibilité des imprimantes et de leurs pilotes :
B http://www.linuxprinting.org/
© Groupe Eyrolles, 2005XII
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxLe chapitre 6 évoque les problèmes d’accès à l’Internet et au Web : pas vraiment
indispensables, ces réseaux seront cependant utiles dans la suite du livre pour
GUERRE DES NAVIGATEURS accéder ou consulter certaines des ressources évoquées. On abordera aussi
Firefox et Internet Explorerl’usage des salons de discussions et autres chats ou échanges en ligne : IRC,
MSN, AIM… Firefox (le nom du programme est mozilla-
firefox sur la Mandriva) est le nom du naviga-Le chapitre 7 s’intéresse aux outils disponibles pour les transferts de fichiers,
teur web libre le plus en vogue et l’un des plus per-
sécurisés ou non : peer-to-peer, FTP, SSH…
formants du moment :
Le chapitre 8 présente l’offre multimédia sous GNU/Linux: retouche B http://www.mozilla.org/products/firefox/
d’images, son, vidéo, gravure de CD-Rom…
Internet Explorer est le navigateur web de
Le chapitre 9 aborde le cocktail un peu hétéroclite des applications « métier » : Windows. Il n’a pas significativement évolué
dessin, sciences, éducation... et développement, domaines dans lesquels les sys- depuis plusieurs années et c’est de l’avis des spé-
cialistes en création de sites, l’un des programmestèmes Unix (comprenant GNU/Linux) s’illustrent particulièrement.
les plus bogués et pénibles en matière de compati-
Le chapitre 10 recense une faible partie de toutes ces applications qui ne sont ni
bilité avec les standards. Devant le succès ren-
bureautiques ni professionnelles, mais qui ont pourtant une grande utilité, à
contré par Firefox, Microsoft s’est remis au travail
savoir les applications domestiques : création de cartes de visite, de pochettes de et a prévu de sortir prochainement une nouvelle
CD-Rom, gestion de cave à vin ou de bibliothèque, de recettes de cuisine, et les version d’Internet Explorer.
jeux, qui existent, même s’ils restent un des points faibles de l’offre GNU/Linux.
Ce premier tour d’horizon est l’occasion de faire le point, et le chapitre 11 expose
ce qui change de Windows à GNU/Linux. Ces points de détail vite oubliés par
ceux qui adoptent de nouveaux systèmes rassureront les lecteurs soucieux de faire NAVIGATEURS Bon à savoir
le lien avec leurs habitudes actuelles.
Firefox existe aussi sous Windows alors que
Le chapitre 12 présente ensuite ce que l’on pourrait comparer à l’invite de com- Internet Explorer n’existe pas sous GNU/Linux.
mandes MS-DOS, en beaucoup plus puissant : le shell. Peu amène, il séduira
ceux qui savent dépasser les apparences et les premières impressions par sa sou-
plesse et son expressivité.
Le chapitre 13 aborde le sujet de l’installation de nouvelles applications et de la
mise à jour d’un système ; il vous permettra de maintenir et de mettre à jour le
vôtre sans difficulté.
Conventions typographiques
Tout au long du livre nous aurons recours à certaines polices de carac- liaison et ne doivent pas être saisis. La situation se complique
tères pour dénoter des enrichissements particuliers : quand la touche + intervient dans le raccourci clavier…
(Ctrl+Alt++).? Menu>Sous-menu>Choix final donne une succession de choix
dans des menus successifs jusqu’à parvenir à l’action recherchée. ? Dans un raccourci clavier, la casse des lettres n’a pas d’importance.
On utilise par convention les lettres majuscules pour augmenter la? Cette police dénote un nom de programme ou une com-
lisibilité. Sauf mention explicite contraire, Ctrl + A ne fait doncmande à saisir. Parfois, il ne s’agit pas de recopier la consigne litté-
intervenir ni la touche Maj ni la touche Verr Maj. Selon le cla-ralement, mais de remplacer un argument par sa valeur. Nous
vier, il peut parfois être nécessaire d’utiliser plus de touches queutiliserons alors la syntaxe commande <argument>.
mentionnées explicitement pour réaliser un raccourci. Sur un cla-
? Un raccourci clavier ou une combinaison de touches aura l’allure vier français, on saisira ainsi Ctrl+[ en enfonçant Ctrl puis
suivante : Ctrl + Alt + F1. On interprétera cette séquence Alt Gr puis 5 ; on saisira Ctrl + ? en enfonçant Ctrl puis
comme suit : enfoncer l’une des touches Ctrl et la maintenir Maj puis ,. En effet, AltGr+ 5 et Maj+, produisent res-
enfoncée (c’est en effet une touche passive) ; enfoncer l’une des pectivement les caractères [ et ?. Sur d’autres claviers, la situation
touches Alt et la maintenir enfoncée (pour la même raison) ; sera sans doute facilitée.
enfoncer la touche F1. Les signes + intermédiaires servent de
© Groupe Eyrolles, 2005 XIII
Avant-proposLe chapitre 14 est consacré à l’administration du système, c’est-à-dire aux tâches
SUR LE WEB Site d’accompagnement
telles que gérer la présence de plusieurs utilisateurs sur un même système, mais
Le site d’accompagnement de l’ouvrage proposé aussi la mise au point des fichiers de configuration ou la gestion des partitions.
par les Éditions Eyrolles contient des documents Ces tâches sont réservées à celui qu’on appelle le super-utilisateur, ou root.
complémentaires.
Le chapitre 15 explique comment mettre en place un réseau local, notamment
B http://www.editions-eyrolles.com/ comment y intégrer des postes fonctionnant sous le système Windows.
Pour accéder à la page du livre, rechercher les Le chapitre 16 explore les sources d’informations disponibles et la manière d’y
mots « débuter linux ». accéder et de les interpréter. Lire la documentation est un réflexe que peu de
débutants aiment prendre, mais que tout le monde recommande pourtant…
Ne nous voilons pas la face : tout ne fonctionne pas toujours sans heurts, surtout
quand on débute et que l’on fait quelques erreurs. Le chapitre 17 donne donc
quelques conseils de dépannage, pour les situations les plus courantes.
Le chapitre 18 enfin est conçu comme une mini-présentation sur le sujet du
logiciel libre : sa définition formelle et technique, ses conséquences, et en parti-
culier les avantages qu’il apporte à tout un chacun, même non-informaticien.
En outre, de fort utiles annexes sont fournies : en annexe A, un glossaire des
termes à connaître et leurs définitions. L’annexe B décrit le contenu du CD-
Rom. Un encart détachable propose un aide-mémoire des raccourcis clavier les
plus usuels et des principales commandes du shell.
Sur le site d’accompagnement, le lecteur trouvera des compléments qui n’ont pu
être publiés dans l’ouvrage, faute de place, et des informations connues après la
mise sous presse. L’annexe C présente quelques rappels sur les architectures des
ordinateurs et l’interopérabilité entre Windows et GNU/Linux. L’annexe D
enchaîne en présentant le fonctionnement et l’intérêt du chiffrement des don-
nées ou de la correspondance personnelle.
HUMEUR Libérez-vous ! Pourquoi ce livre ?
Activiste reconnu et acteur apprécié du logi-
Le logiciel libre, qu’on le connaisse sous ce nom, celui de « Linux » ou d’« Openciel libre en France, Samuel Tardieu a rédigé
Source », est ancien en tant que réalité puisqu’il a pratiquement toujours existéen octobre 2005 cette énergique invitation à
de manière informelle dans les laboratoires, depuis les débuts de cette jeunetous les utilisateurs d'ordinateurs.
science qu’est l’informatique. Des jalons évidents de son développement sont lesRevenant sur les attentes principales en
dates 1983 (création du projet GNU), 1991 (première version du noyau Linux),matière d’informatique, il fait le point sur
1998 (institution du concept « Open Source »).l’offre en logiciels libres, propose une migra-
tion progressive, et conclut qu’il n'y a plus Ces dernières années, toutefois, il est sorti des cercles de spécialistes (notam-
vraiment de raison valable de ne pas oser faire ment dans sa variante GNU/Linux) pour conquérir l’espace économique et
le grand saut... grand public. Les institutions, gouvernements, publications qui abordent le
sujet sous une forme ou sous une autre se multiplient.B http://www.rfc1149.net/blog/2005/10/
26/liberez-vous/ Il est désormais possible de réaliser la plupart des besoins domestiques en infor-
matique avec du logiciel libre, que l’on soit ou non un professionnel. Ce livre seVoir aussi le chapitre 18.
propose d’en faire l’exposé et la démonstration.
© Groupe Eyrolles, 2005XIV
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxRemerciements
Les auteurs tiennent à remercier pour leur patiente et active collaboration (et
indéfectible optimisme) Muriel Shan Sei Fan, plus impliquée qu’elle ne l’aurait
toujours souhaité, Anne Possoz, responsable de l’Espace logiciel libre à l’École
polytechnique fédérale de Lausanne pour sa relecture et ses conseils avisés,
Odile Bénassy, David Decotigny, Laurent Godard, Guillaume Lederer,
Corinne Luiggi, Thierry Stauder et Stéphane Teletchéa pour leurs précieuses
relectures et ajouts, Massimo Caboara pour son appréciable soutien logistique,
et bien sûr Leticia, Cédric Dusserre, Soazic Gély et Perrine Cartron pour leurs
illustrations d’introduction de chapitre qui concourent, nous l’espérons, à en
inciter la lecture.
Sébastien Blondeel Contacter les auteurs
Daniel Cartron Bdebutersouslinux@eyrolles.com
Juliette Risi
LUMIÈRE SUR WIKIPÉDIA UN BON RÉFLEXE Wikipédia, projet d’encyclopédie libre
Histoire de l’informatique
Cet ouvrage abordera régulièrement des notions ou acronymes peu connus ou non maî-
La vision de l’informatique que les nouveaux
trisés par le débutant. Nous ne pourrons pas toujours tous les exposer de manière aussi
utilisateurs peuvent en avoir est sans doute très
claire et complète qu’ils le méritent. N’hésitez pas ; ayez le réflexe Wikipédia. En français
étrange et biaisée. Vous accéderez à l’article en
(ou en anglais), il est presque sûr que vous pourrez trouver une introduction et des élé- saisissant « Histoire de l’informatique » dans la
ments d’information sur la plupart des termes techniques ou culturels abordés. C’est aussi boîte de recherche :
une excellente source d’informations pour tous les domaines de la vie et de la connais-
B http://fr.wikipedia.org/wiki/sance. Après l’avoir consultée, vous serez peut-être tenté d’y participer…
Histoire_de_l%27informatique
B http://fr.wikipedia.org/
Cet article dresse la liste des machines qui ont
B http://en.wikipedia.org/
permis à l’homme d’améliorer le traitement
Nous donnerons de temps à autre un coup de projecteur sur des articles particulièrement automatique de l’information, de l’abaque au
riches ou intéressants de Wikipédia, pour vous inciter à explorer cet oracle collaboratif et super-calculateur. On découvre notamment que
universel. Les articles estimés de qualité sont regroupés sur une page particulière dans l’ordinateur personnel n’apparaît que tardive-
chaque langue. Pour les projets d’encyclopédies français et anglais, vous suivrez les liens ment, et que son nom complet «micro-
ordinateur » est une référence à la taille dessuivants :
premiers « ordinateurs », mastodontes de plu-
B http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Articles_de_qualité
sieurs tonnes occupant plusieurs dizaines de
B http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Featured_articles
mètres carrés au sol. Les machines de taille
Ils sont mentionnés sur les pages d’accueil respectives, sous les noms «Articles de intermédiaires ont été appelées «mini-
qualité » et « More features articles ». Environ un article sur mille reçoit un tel label ; leur ordinateurs ».
nombre est plus important dans la version anglaise. En le lisant, vous saurez enfin à quoi se réfèrent
Le projet d’encyclopédie anglais a démarré, à la rentrée 2005, une catégorie transversale les différentes «générations» d’ordinateurs,
d’images de qualité ; comme pour les articles de qualité, une nouvelle « Featured picture » dont vous avez peut-être déjà entendu parler.
est proposée en page d’accueil tous les jours. Les lecteurs anglophones consulteront avec
profit la version anglaise de cet article.B http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Featured_pictures
© Groupe Eyrolles, 2005 XV
Avant-proposCULTURE GÉNÉRALE
Contrôle des contenus et droits numériques
L’économie et les loisirs se tertiarisent et deviennent immatériels. Une
fraction sans cesse croissante des échanges et de la valeur ajoutée pro-
duite prennent la forme d’informations : textes, musiques, images… Les
enjeux d’argent et de pouvoir suivent, et les puissants du domaine cher-
chent en permanence à imposer ou acheter leurs lois.
Bhttp://www.eucd.info
Tant qu’une œuvre est lisible sur ordinateur, rien n’empêche de la copier
ou de la dupliquer – c’est un droit garanti pour les Français dans le cadre
de l’exception pour copie privée. Cette faille n’a pas échappé aux ayants
droit qui font pression depuis quelques années pour blinder et ver-
rouiller toute la chaîne, du processeur à l’écran ou haut-parleur, en pas-
sant par le système d’exploitation. Dans le cadre de la norme TCPA,
l’ordinateur ne jouera plus que des contenus « autorisés », et l’utilisa-
teur perdra la maîtrise et le contrôle de ses propres fichiers.
Ces débats techniques ennuient ou effraient le public non averti, alors
même qu’il s’agit de brider toujours plus leur liberté d’action. Le logiciel
libre est l’un des remparts qui nous protègent contre ces Big Brothers des
temps modernes ; c’est encore une raison de lui accorder sa préférence.
Brevets logiciels et vraie innovation
Cela faisait quelques années que des lobbies faisaient pression sur le
Parlement européen pour faire voter en Union Européenne le principe
des brevets logiciels. Après plusieurs rebondissements donnant une
mauvaise image de l’état de la démocratie en Europe, cette directive fut
rejetée en juillet 2005. Nous sommes donc revenus dans la situation
antérieure, un peu floue (brevets officiellement interdits mais cepen-
dant accordés par l’Office Européen des Brevets)… jusqu’à la prochaine
attaque des lobbies, d’ici quelques années. Le premier coup de boutoir a
été porté en septembre 2005.
Bhttp://www.ffii.fr
Toutes les analyses économiques indépendantes ont conclu au caractère
nocif du brevet logiciel. Il s’agit d’accorder à une personne physique ou
morale l’exclusivité d’une idée dans le cadre d’un programme d’ordina-
teur. Dans la pratique, ces idées sont simples voire simplistes, presque
jamais une véritable innovation, et le but du déposant, loin du dévelop-
pement de l’innovation, est la fraude fiscale ou le terrorisme industriel
pour intimider des concurrents dynamiques dont la trésorerie plus faible
ne leur permettra pas de survivre à un procès, même gagné d’avance.
Bhttp://www.gnu.org/philosophy/fighting-software-patents.fr.html
Le brevet logiciel est un retour à la loi de la jungle, une régression qui
n’a aucun apport positif ni aucun intérêt pour le public. Il ne sert que
quelques intérêts particuliers, qui n’hésitent pas à frapper bas pour
asseoir toujours plus fermement leurs intérêts, au mépris de ceux du
plus grand nombre.
© Groupe Eyrolles, 2005XVI
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxTable des matières
INTRODUCTION AUX DISTRIBUTIONS GNU/LINUX .............. 1 Autoriser l’écriture sur la partition ? 32
Retrouver le bon répertoire ? 34Histoires de famille : Linux, POSIX et Unix ? 2
Sauvegarder ses données dans une application ? 34L’ancêtre Unix, toujours actuel ? 2
Imprimer ses documents ? 36GNU (GNU N’est pas Unix) ? 2
De l’utilité d’avoir toujours un CD vif de Linux sur soi ? 36Linux ? 3
En résumé… ? 36Tux, la mascotte de Linux ? 4
Le jargon Unix et GNU/Linux ? 5
2. INSTALLER UN SYSTÈME GNU/LINUX SUR SON ORDINATEUR....39Normalisation : certification POSIX ? 5
Choix de la distribution Mandriva ? 40Les distributions GNU/Linux ? 6
Travaux préliminaires ? 41Choisir sa distribution ? 6
Collecte des informations nécessaires ? 41Ubuntu ? 8
Sauvegarder ses données ? 41Mandriva ? 9
Faire cohabiter Windows et GNU/Linux ? 41SUSE ? 10
Préparer le matériel ? 42Fedora Core ? 10
Notions à connaître pour installer un système GNU/Linux ? 42MEPIS ? 10
LILO, le chargeur historique de Linux ? 43Debian ? 11
GRUB, le nouveau chargeur universel ? 43Knoppix ? 13
Les partitions ? 43Gentoo ? 13
Le système de fichiers ? 44Damn Small ? 14
À utilisateurs différents, autorisations différentes ? 45Slackware ? 14
Installation ? 46En résumé… ? 15
Les différents modes d’installation ? 46
1. UTILISER GNU/LINUX SANS INSTALLATION Démarrer à partir du CD-Rom ? 46
Démarrage à partir de Windows ? 47AVEC FREE MANDRIVA LINUX....................................... 17
Création d’une disquette de démarrage Mandriva ? 47Une distribution vive pour être partout chez soi ? 18
Installation ou mise à jour ? ? 49Démarrer Free Mandriva Linux sans risque sur un système Windows ? 19
L’installation pas à pas de Mandriva ? 49Un environnement graphique comme un autre : bureau, menus,
Premier démarrage de GNU/Linux ? 61icônes… ? 22
Chargeur d’amorçage ? 61Applications de Free Mandriva Linux ? 23
Le login ou identification ? 61Bureautique : traitement de texte, tableur, dessin, graphiques,
Modification du système amorcé par défaut ? 62PAO... ? 23
Arrêter GNU/Linux ? 63Internet ? 24
En résumé… ? 63Applications multimédias ? 27
Système 28
3. OPTIMISER SA CONFIGURATION : IMPRESSION,
Autres applications ? 28
RÉSEAU ET INTERNET....................................................65Travailler sur un périphérique externe ou sur le disque dur ? 29
Devenir administrateur ? 66Enregistrer ses données sur disquette, clé USB… ? 29
Ouvrir une console root en mode graphique ? 66Disquette ? 29
Ouvrir une console root en mode texte ? 66Clé USB ? 29
Lancer une application en tant que root ? 67Enregistrer et retrouver ses données sur le disque dur ? 30
L’impression ? 67Trouver la bonne partition ? 30
Installation avec CUPS ? 68Monter les partitions Windows ? 32
© Groupe Eyrolles, 2005 XVIIInstallation avec le gestionnaire d’impression de KDE ? 69 La souris ? 116
Configuration de l’impression ? 70 Clavier multimédia ? 117
Maintenance des imprimantes ? 72 L’apparence du bureau ? 119
Se connecter à Internet ? 72 Le tableau de bord et la barre des tâches ? 120
Connexion avec l’ADSL ? 72 Configurer les menus (le menu Démarrer) ? 120
Scénario catastrophe : « Je n’ai pas d’interface graphique » ? 74 Changer les icônes ? 121
Connexion via le câble ? 75 Configurer l’explorateur de fichiers Konqueror ? 121xion en Wi-Fi ? 77 Les barres d’outils ? 121
Sécurité ? 77 Le fond d’écran ? 122
Configuration ? 78 Comportement de l’explorateur ? 122
Connexion avec un modem sur port série ? 79tement du navigateur web ? 122
X.org, le serveur graphique ? 82 Organisation des signets ? 122
Configuration du serveur X ? 84 Des signets vers vos dossiers ? 123
Les services ? 90 Les profils d’affichage ? 124
Démarrer ou arrêter un service ? 91 Les raccourcis clavier ? 124
En ligne de commande ? 91 Les polices de caractères ? 124
Linuxconf ? 93 KCharSelect ? 125
KSysV ? 93 Le centre de configuration de KDE ? 125
En résumé… ? 93 Konqueror et KFontView ? 126
En résumé… ? 127
4. LES BUREAUX ET L’ENVIRONNEMENT GRAPHIQUE
5. APPLICATIONS BUREAUTIQUES : TRAITEMENT DE TEXTE, SOUS GNU/LINUX....................................................... 95
Quelques équivalences Windows et GNU/Linux ? 96 TABLEUR, COMPTABILITÉ PERSONNELLE….....................129
Qu’est-ce qu’un environnement graphique ? ? 96 La suite bureautique complète OpenOffice.org ? 130
Le bureau ? 97 Les barres d’outils ? 133
Les icônes du bureau ? 98 Les menus ? 134
Le tableau de bord et la barre des tâches ? 98 Les outils pour l’ergonomie ? 134
Autres bureaux ? 98 Le navigateur ? 134
Le concept des bureaux virtuels ? 102 Le styliste ? 134
Le navigateur de KDE ? 103 La boîte de dialogue des hyperliens ? 135
L’organisation des fichiers ? 103 La galerie d’images ? 135
Les répertoires ? 104 L’affichage des sources de données ? 135
Copier ou déplacer des fichiers ou des dossiers ? 104 L’export direct au format PDF ? 136
Effacer des fichiers ou des dossiers ? 105 Le module de traitement de texte ? 136
Accéder aux partitions Windows ? 105ule tableur ? 137
Associer une application à un type de fichier ? 106 Le module de présentations ? 138
Démarrer ses applications ? 109 Le module de dessin vectoriel ? 138
Notions sur les applications fonctionnant sous GNU/Linux ? 109 Le module de formules ? 142
Démarrer une application ? 110 Les bases de données ? 142
Avec le menu K ? 110 Imprimer sous OpenOffice.org ? 142
Avec la mini-ligne de commande ? 110 KOffice ? 144
Avec une icône du bureau ? 112 La suite GNOME ? 147
En ligne de commande dans une console ? 112 Les systèmes de gestion de bases de données ? 147
Raccourci clavier ? 113 Carnets d’adresses, courriels et agendas ? 148
Démarrage automatique ? 113 Kontact ? 149
Configuration avancée ? 114 Evolution ? 150
Tâche programmée ? 114 Importer son carnet d’adresses ? 150
Utiliser une application Windows ? 115 Importer son courrier électronique ? 151
Personnalisation de KDE ? 115 Mise en page avec LaTeX ? 152
Personnaliser le clavier et la souris ? 116 Les logiciels de gestion de projets ? 155
Configurer le clavier ? 116 En résumé… ? 155
© Groupe Eyrolles, 2005XVIII
Accès libre – Débuter sous GNU/Linux6. COMMUNIQUER PAR INTERNET : WEB, E-MAIL, CHAT ET NEWS...157 7. PARTAGER DES FICHIERS À TRAVERS L’INTERNET ...........197
Navigation sur le Web ? 158 Le partage de fichiers par peer-to-peer ? 198
Le navigateur Konqueror ? 158 MLDonkey, polyvalent mais un peu gourmand ? 198
Les navigateurs Mozilla et Mozilla Firefox ? 159 Et les autres… ? 198
Le navigateur de GNOME, Galeon ? 160 Transférer des fichiers par FTP ? 200
Autres navigateurs ? 161 Konqueror ? 200
Visualiser un document PDF ? 163 KBear ? 201
Les outils d’aspiration de sites ? 164 gFTP ? 203
wget ? 164 Les clients FTP en mode texte ? 204
KGet, un wget sous KDE ? 165 Créer son serveur FTP ? 206
Autres aspirateurs de sites ? 165 Connexion distante sécurisée avec SSH ? 207
Créer son site web ? 165 Transférer des fichiers de manière sécurisée ? 209
Les sites statiques ? 166 Copier des fichiers à distance avec scp ? 209
Quanta+ ? 166 FTP sécurisé : sftp ? 209
Bluefish ? 167 Le serveur sécurisé sshd ? 210
NVU ? 168 Synchroniser et sauvegarder des arborescences de fichiers ? 210
Et les autres... ? 168 En résumé… ? 211
Les systèmes de gestion de contenu ? 169
8. MULTIMÉDIA : SON, IMAGE ET VIDÉO...........................213Les wikis ? 170
Le son sous GNU/Linux ? 214Les blogs ? 171
Prise en charge du son ? 214Envoyer et recevoir des courriers électroniques ? 172
Écouter ? 214Présentation de KMail ? 172
XMMS ? 215Configuration de l’identité ? 173
KsCD ? 216Configuration de la réception des messages ? 174
Noatun ? 216ation de l’envoi des messages ? 175
Konqueror ? 216Configuration de l’éditeur ? 175
Easytag ? 219Configuration des filtres ? 177
AmaroK ? 220Rédiger un message ? 177
Kmid ? 220Répondre à un message ? 177
Créer et retoucher ? 220Envoyer et recevoir une pièce jointe ? 179
Audacity ? 220Mozilla Mail et Mozilla Thunderbird ? 180
Rosegarden ? 221Ximian Evolution ? 180
L’image sous GNU/Linux ? 222Et les autres… ? 180
Voir et retoucher des images ? 222Les webmails ? 182
KView ? 223Discuter par messagerie instantanée (chat) ? 183
Kuickshow ? 223Communiquer et s’informer grâce au protocole IRC ? 183
ImageMagick ? 224Qu’est-ce que l’IRC ? ? 183
Kim ? 225Comment obtenir et utiliser un client IRC ? ? 183
Gimp ? 226Discuter avec le protocole MSN ? 185
La photo numérique ? 228Les protocoles ICQ et AIM ? 187
L’ancêtre des logiciels de photo numérique : Gphoto ? 228GAIM, client universel tous protocoles ? 187
Gestion des appareils photo numériques avec digiKam ? 228Kopete ? 189
Konqueror ? 229Autres logiciels de messagerie instantanée ? 189
Indexer ses photos avec KimDaBa ? 229Participer aux news ? 191
Numérisation de documents avec un scanner ? 230La visioconférence ? 193
Sane et Xsane ? 230Téléphoner… ? 194
Numériser sous KDE : Kooka ? 232Autres outils… ? 195
Faire des copies d’écran ? 233En résumé… ? 195
La vidéo et la radio sous GNU/Linux ? 234
Regarder des vidéos ? 234
Mplayer et Kmplayer ? 234
© Groupe Eyrolles, 2005 XIX
Table des matièresXine et Kaffeine ? 234 Kate 267
Konqueror ? 235 GEdit ? 268
Et les autres… ? 235 Vim et Emacs ? 269
Monter ses vidéos ? 235 Les environnements de développement (IDE et RAD) ? 269
Graver sous GNU/Linux ? 236 KDevelop ? 269
Graver une image ISO avec K3B ? 237 QtDesigner ? 269
La télévision sous GNU/Linux ? 238 En résumé… ? 271
En résumé… ? 239
10. LES APPLICATIONS DOMESTIQUES ET LUDIQUES ...........273
9. LES APPLICATIONS MÉTIER : DESSIN, SCIENCES, La gestion de collections ? 274
Tellico ? 274ÉDUCATION… ET DÉVELOPPEMENT.............................. 241
Impression ? 275Le dessin ? 242
Cartes de visite et étiquettes ? 276Dessin vectoriel ? 242
GLabels ? 276SodiPodi ? 242
OpenOffice.org ? 277Dia ? 242
Jaquettes de CD et DVD ? 278Inkscape ? 244
GtkCDLabel ? 278Et les autres... ? 244
Kover ? 279Dessin technique ? 244
KCDLabel ? 280Qcad ? 244
OpenOffice.org ? 281Dessin 3D ? 246
Et les autres… ? 282Blender ? 246
La généalogie ? 283KPovModeler ? 247
GeneWeb ? 283Et les autres… ? 247
Gramps ? 284Les autres dessins ? 248
La comptabilité personnelle ? 284Les sciences ? 249
GnuCash ? 284Les mathématiques ? 249
KMyMoney ? 285KmPlot ? 249
Grisbi ? 285Kig ? 249
Divers ? 287L’astronomie ? 250
Gourmet Recipe Manager ? 287KStars ? 250
Krecipes ? 287Celestia ? 250
L’astrologie ? 289Et les autres… ? 251
Les jeux ? 290Publication assistée par ordinateur ? 252
Pour les enfants ? 290Scribus ? 252
Autres jeux ? 290PageStream ? 252
Frozen Bubble ? 291L’enseignement 253
Les échecs ? 292AbulÉdu ? 253
Pour les plus grands ? 294GCompris ? 255
Cedega ? 294Les logiciels du Terrier ? 256
Freeduc-games ? 295Skolelinux ? 258
Un sélection de jeux sous GNU/Linux ? 296Freeduc-CD et Ofset ? 259
Les sites dédiés ? 299Le pôle de compétences du réseau Scérén ? 260
En résumé… ? 299Freeduc-Sup ? 262
Plates-formes pour la formation ? 262
11. CE QUI CHANGE : DE WINDOWS À GNU/LINUX...........301Autres projets de serveurs d’établissement ? 263
Les périphériques de pointage ? 302MutuaLibre ? 264
Le clavier ? 302KDE Edu ? 265
Comportement général ? 304Et les autres… ? 266
La touche de verrouillage des majuscules ? 304Outils pour le développeur ? 267
La touche Maj ? 304Les éditeurs de texte ? 267
Changement de type de clavier ? 305Konqueror ? 267
La souris ? 306
© Groupe Eyrolles, 2005XX
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxLe copier-coller ? 306 Les pages de man ? 340
Les utilisateurs ? 307 Organisation des pages de man ? 340
Définition d’un utilisateur ? 307 Affichage des pages de man dans Konqueror ? 341
Le super-utilisateur ? 308 Les pages d’info ? 342
L’identification des utilisateurs ? 308 L’aide des commandes ? 343
Connexion en mode graphique ? 308 L’ergonomie du shell ? 344xion dans une console en mode texte ? 309 La saisie assistée ? 344
Connexion root ? 309 L’historique des commandes ? 346
Les droits ? 310 En résumé... ? 348
Le système de fichiers ? 311 Les raccourcis clavier ? 348
L’aspect physique du disque dur ? 311 Initiation aux scripts ? 350
L’aspect logique du disque dur ? 312 Premier script ? 350
Le partitionnement ? 312 Le pseudo-code ? 352
Le formatage ? 313 Arguments et variables ? 353
Les différents systèmes de fichiers ? 314 Interactivité ? 354
Le système de fichiers sous GNU/Linux ? 314 Les procédures conditionnelles ? 355
L’arborescence des fichiers ? 314 if ? 355
Le montage ? 317 case ? 358
Lecteurs de disquettes et CD-Rom ? 317 Les boucles ? 359
Les volumes distants ? 318 for ? 359
Les fichiers ? 318 while et until ? 360
Les types de fichiers ? 319 Compteurs ? 362
De l’intérêt des liens ? 320 Imbrication et indentation ? 363
Fichiers et répertoires cachés ? 321 Ne rien faire ou sortir... ? 367
Chemins d’accès aux fichiers ? 321 Aller plus loin ? 368
L’écriture sur les disques ? 323 Griffon ? 368
La fragmentation ? 323 Quelques bonnes adresses... ? 369
Les processus ? 324 En résumé ? 369
La console ? 325
13. INSTALLER DE NOUVELLES APPLICATIONS ET La conception modulaire de GNU/Linux ? 325
ENTRETENIR SON SYSTÈME..........................................371La gestion de la mémoire ? 326
Installer une nouvelle application ? 372La communauté du logiciel libre ? 326
Installation en mode graphique ? 372Le mode de développement des logiciels libres ? 326
GuRPMi ? 372Débogage et amélioration des logiciels libres ? 327
KPackage ? 373Traduction des logiciels ? 328
Outils spécifiques à Mandriva, Debian et Gentoo ? 375Autres contributions ? 328
Installation dans une console en mode texte ? 376En résumé… ? 329
URPMI ? 377
12. MAÎTRISER LA LIGNE DE COMMANDE ........................ 333 Compiler une application ? 378
L’interpréteur de commandes ou shell ? 334 Compilation en mode texte ? 378
Le terminal ? 334 Décompression de l’archive de code source ? 378
Petite histoire du shell ? 334 Préparation et choix des options pour la compilation ? 379
Les commandes de Bash ? 336 Construction de l’application ? 379
Fichiers et répertoires ? 336 Installation de l’application ? 379
Processus ? 337 Compilation en mode graphique ? 380
Recherches et informations ? 337 Décompression de l’archive de code source ? 380
Divers ? 338 Préparation et choix des options pour la compilation ? 380
Caractères spéciaux ? 338 Construction de l’application ? 381
Répertoires spéciaux ? 339 Installation de l’application ? 381
Commandes ? 339 Désinstallation d’une application compilée ? 381
La documentation des commandes ? 340 Installer un programme non libre ? 381
© Groupe Eyrolles, 2005 XXI
Table des matièresLa mise à jour par Internet ? 382 Partager des fichiers Windows avec Samba ? 427
En résumé… ? 383 SSH et les connexions graphiques à distance ? 428
Plusieurs GNU/Linux sur une même machine ? 429
14. ADMINISTRER SON SYSTÈME .................................... 385 En résumé… ? 429
La gestion des utilisateurs ? 386
Ajouter ou modifier un utilisateur ? 386 16. TROUVER DE LA DOCUMENTATION SUR GNU/LINUX ....431
Supprimer un utilisateur ? 388 La documentation locale ? 432
Ajouter ou supprimer un groupe ? 388 L’aide de la distribution ? 432
Personnalisation ? 389 Les HOWTO ? 432
La gestion des droits ? 389 L’aide de l’environnement de bureau ? 432
Voir et changer les droits ? 389 L’aide des logiciels ? 433
Changer le propriétaire ou le groupe ? 392 La documentation sur le Web ? 433
Modifications multiples et récursives ? 393 Le moteur de recherche ? 434
Automatiser des tâches ? 393 Les sites web réputés ? 434
Bien choisir votre éditeur de texte ? 394 La presse et les livres ? 435
Vi (ou Vim) ? 395 Les associations d’utilisateurs de GNU/Linux ? 435
Midnight Commander ? 396 Wikipédia : une nouvelle bibliothèque d’Alexandrie ? 436
Naviguer avec MC ? 397 Présentation et principes ? 436
Modifier un texte avec MC ? 397 Développement et croissance ? 436
Kate ? 397 Projections et prévisions initiales ? 437
Les fichiers de configuration ? 398 Revers de la médaille ? 437
Où sont-ils ? ? 398 Tout est consigné : l’historique des modifications ? 437
Comment les modifier ? ? 399 Rançon du succès et financement ? 438
Les périphériques de stockage ? 399 Critiques ? 438
Formater une disquette ? 399 Projets apparentés ? 439
Formater une clé USB ? 400 Projets proches ? 439
Vérifier l’espace disque disponible ? 400 Quelques sites web incontournables… ? 440
Créer et utiliser une archive ZIP, tar.gz... ? 400 En résumé… ? 441
Le centre de contrôle Mandriva ? 401
17. DÉPANNAGE...........................................................443Modifier les partitions des disques durs ? 404
Problèmes de démarrage ou de fonctionnement ? 444Précaution indispensable ? 404
Windows ne démarre plus ? 444Modifier et créer des partitions ? 406
Modifier LILO avec le centre de configuration de KDE ? 444Modifier la partition /home avec Drakconf ? 408
Modifier LILO en mode texte ? 444En résumé… ? 411
Modifier GRUB ? 445
15. LE RÉSEAU LOCAL ................................................... 413 LILO ne charge plus ? 447
Le réseau local ? 414 Restaurer le système de fichiers avec FSCK ? 448
Définitions préliminaires ? 414 L’interface graphique ne démarre pas ? 449
Noms de machine et noms de domaine ? 414 Mon application est bloquée ? 450
L’installation du réseau ? 415 Assassinat en mode graphique ? 450
La carte réseau ? 415 Assassinat en mode texte ? 450
Configuration de la carte réseau ? 416 Assassinat en mode jeu ? 452
Le câblage ? 418 Le surveillant système de KDE ? 452
Tester le réseau ? 419 Mon application ne démarre pas ? 453
Attribuer une adresse IP aux machines Windows ? 421 Trouver les messages d’erreur ? 453
Partager sa connexion Internet ? 422 Les processus fous font de la résistance ? 453
Configurer la passerelle sous GNU/Linux ? 423 Une seule instance… ? 454er la passerelle sous Windows ? 423 GNU/Linux est bloqué : redémarrer le serveur X ? 454
Partager des fichiers par FTP ? 423 La souris et le clavier répondent ? 455r des NFS ? 424 La souris ne répond plus ? 455
Configurer le serveur NFS ? 424 Le clavier ne répond plus : les touches magiques ? 455client NFS ? 426 Problèmes de réseau et d’Internet ? 456
© Groupe Eyrolles, 2005XXII
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxCheck-list Internet ? 456 FSF et OSI ? 483
État du réseau ? 456 Les licences copyleft ? 483
État des interfaces ? 456 Les autres licences ? 484
Le routage ? 457 La liberté selon la FSF ? 484
La résolution de noms (DNS) ? 458 Les types d’œuvres et les conséquences ? 485
Configuration du modem ? 459 Aspects humains et psychologiques ? 485
Modem Alcatel SpeedTouch Ethernet ? 459 La motivation, la concurrence ? 486
Modem Sagem Fast 800 ? 461 Les communautés ? 486
Problèmes d’impression ? 463 Aspects industriels ? 486
L’imprimante perd les pédales ? 463 Les business plans ? 486
L’imprimante ne veut plus imprimer ? 465 Libérez-vous ! ? 488
Problèmes de matériel ? 465 Les logiciels libres ? 488
Tester les barrettes mémoire ? 465 Mais comment faire ? ? 489
Réinstaller ou supprimer ? 465 La navigation WWW ? 489
Réinstaller GNU/Linux ? 465 Le courrier électronique ? 489
Le mode rescue de la distribution ? 466 L’édition de documents ? 489
Réinstaller LILO manuellement ? 466 La dernière étape : s’affranchir totalement de Microsoft ? 489
Supprimer GNU/Linux ? 467 Intérêts du logiciel libre ? 490
Perte des mots de passe ? 467 En résumé… ? 490
Mot de passe utilisateur ? 467
A. GLOSSAIRE ..............................................................491Mot de passe root ? 468
Trouver de l’aide sur Internet ? 469
B. CONTENU DU CD-ROM : FREE MANDRIVA LINUX .........505Les listes de discussion et les forums ? 469
Configuration requise ? 505Savoir trouver la bonne liste ou le bon forum ? 469
Apports de la Free Mandriva Linux ? 506Savoir poser les bonnes questions ? 469
En résumé… ? 506Trouver l’information sur une panne ? 470
Envoyer le résultat d’une commande par courrier
INDEX ......................................................................507électronique ? 470
Lire les journaux du système ? 471
Identifier le matériel ? 471
Compiler son noyau ? 472 ANNEXES PUBLIÉES SUR LE SITE WEB D’ACCOMPAGNEMENT
Pourquoi compiler son noyau ? ? 472
C. ÉMULATION ET INTEROPÉRABILITÉ ...................................1Comment compiler son noyau ? ? 473
Cadre ? 2En résumé… ? 475
Émulation au niveau processeur ? 3
18. CE QU’EST VRAIMENT LE LOGICIEL LIBRE .................... 477 système ? 7
Aspects techniques ? 478 Compatibilité de formats de fichiers ? 8
Code source et compilation ? 478 En résumé… ? 10
Système d’exploitation, applications ? 481
D. CHIFFRER ET SIGNER DES FICHIERS ET COURRIERS............11Aspects juridiques ? 481
Qu’est-ce que le chiffrement ? ? 12Aux États-Unis ? 481
De l’importance de chiffrer et signer ? 12Limites ? 482
La théorie ? 13Les grandes familles de licences ? 482
Le chiffrement dans KDE ? 16Le logiciel privé ? 482
Chiffrer ou signer des documents ? 23Le logiciel propriétaire ? 482
Chiffrer ou signer des courriers électroniques ? 24Le logiciel libre ? 482
© Groupe Eyrolles, 2005 XXIII
Table des matières© Groupe Eyrolles, 2005Introduction aux
distributions GNU/Linux
SOMMAIRE
B Linux ou Unix ?
B Les distributions et leurs Les produits et solutions estampillés de la mention « Linux »
différencessont nombreux et variés, tant sur les étagères des commerces
B Les licences de logiciel libreque sur Internet. Ce chapitre se propose de faire un état des
lieux et de présenter au novice dans leurs grandes lignes toutes
MOTS-CLÉS
ces solutions en précisant en quoi elles diffèrent, ainsi que de
B Copyleft
situer GNU/Linux par rapport à Unix.
B Fedora Core
B Debian
B Knoppix
B Mandriva
B POSIX
B BSD
© Groupe Eyrolles, 2005Au sens strict du terme, GNU/Linux est un système d’exploitation comme
Windows XP ou Mac OS X. En revanche, on trouve dans le commerce des dis-
tributions GNU/Linux – autrement dit, une suite de logiciels pour tous types
d’utilisations. Le système d’exploitation, c’est l’ensemble des programmes qui
permettent de donner vie au matériel. C’est lui qui prend en charge les échanges
entre l’utilisateur et le matériel. Il gère aussi les opérations de base du système.
Histoires de famille : Linux, POSIX et Unix
L’ancêtre Unix, toujours actuel
À la fin des années 1960, les constructeurs d’ordinateurs proposaient chacun deINTEROPÉRABILITÉ Pas de vraie concurrence
leur côté un système d’exploitation propre à leur machine et incompatible avecen présence de barrières artificielles
les autres. C’est dans ce contexte qu’aux Bell Labs (laboratoires de recherche de
Récit de la manière dont Unix, par ses standards la société Bell) de New York, une poignée de chercheurs a entrepris de réfléchir
ouverts, a écrasé ses concurrents. à leur système d’exploitation idéal. Leurs réflexions les ont conduits à concevoir
B http://www.linux-france.org/article/these/ un produit qui a rapidement relégué ses concurrents au rang de curiosités et qui
lastdino/fr-lastdino-5.html est encore abondamment utilisé de nos jours dans les applications industrielles
ou parfois domestiques, sans vraiment avoir pris de rides : Unix.
Indépendamment des innovations techniques et du nouveau langage de pro-
grammation conçu sur mesure pour Unix (le langage C), une raison du rapide
VOCABULAIRE Les logiciels propriétaires développement d’Unix fut la distribution de son code source à certaines
universités : chacune d’entre elles pouvait ainsi l’étudier et le modifier ou pro-Est dit propriétaire un logiciel dont les termes de
poser des améliorations. Ces pratiques ayant malheureusement pour consé-distribution (la licence) ne proposent pas les
quence de réintroduire des incompatibilités entre les divers systèmes Unixquatre libertés des logiciels libres, telles que défi-
nies par la Free Software Foundation. rapidement apparus, il a semblé nécessaire de normaliser le comportement du
Voir le chapitre 18, « Ce qu’est vraiment le logiciel système Unix. La norme POSIX était née.
libre ».
GNU (GNU N’est pas Unix)
Les systèmes Unix étaient encore, au début des années 1980, propriétaires : ils
étaient proposés par des grands constructeurs pour leurs machines.
Cette situation était frustrante pour les étudiants et techniciens qui ne pou-
vaient s’offrir une licence ou travailler avec toute la liberté qu’ils auraient sou-CULTURE Que signifie GNU ?
haitée sur ces systèmes. Le besoin a pour ainsi dire suscité des initiatives
En anglais, gnu est un mot d’origine hottentot alternatives, dont la première fut en 1983 le lancement du projet GNU par
désignant une grande antilope d’Afrique du sud.
Richard Stallman (dit « RMS »). En 1984, ce dernier a créé la Free Software
En français, c’est évidemment le gnou.
Foundation (FSF, fondation du logiciel libre), cadre juridique au projet GNU.
L’objectif était titanesque : il s’agissait d’écrire un système Unix complet en
repartant de zéro, de manière compatible avec les systèmes existants, et sous
forme de logiciel libre (notion développée en annexe). Développeur talentueuxVOCABULAIRE Pluriel d’Unix
et émérite, ancien chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du MIT,
On trouve souvent le pluriel d’Unix écrit l’une des universités les plus réputées des États-Unis d’Amérique, RMS a rapi-
« Unices », surtout en anglais. Dans un texte fran- dement été rejoint par des collaborateurs et volontaires du monde entier. Pièce
çais, nous avons opté pour une convention respec- après pièce, ligne de code après ligne de code, l’édifice prenait forme.
tant le génie de notre langue.
© Groupe Eyrolles, 20052
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxHUMOUR D’INFORMATICIEN Les acronymes récursifs
Les informaticiens ont un sens de l’humour assez particulier, qu’ils aiment cultiver. L’une
de ses manifestations est la recherche d’acronymes amusants pour désigner des pro-
grammes. Ainsi, de nombreux programmeurs ont développé dans les années 1970 des
clones d’Emacs, un célèbre éditeur de texte imaginé par RMS.
Ils ont rapidement choisi des acronymes auto-référents pour désigner leur logiciel en
forme de clin d’œil complice au programme qui les avait inspirés. Le suffixe « INE » ter-
minant de nombreux mots de quatre lettres en langue anglaise et pouvant signifier « Is
Not Emacs » (n’est pas Emacs), on a vu fleurir SINE (SINE Is Not Emacs), FINE (FINE Is Not
Emacs), etc. Les jeux de mots atteignaient parfois des sommets : ainsi EINE (Eine Is Not
Emacs), mot allemand signifiant « un », fut suivi de ZWEI, mot allemand signifiant
« deux », ou encore « ZWEI Was EINE Initially » (ZWEI était d’abord EINE).
Figure 1
Aucun mot de langue anglaise de quatre lettres ne finissant par « INU » (Is Not Unix), Le logo du projet GNU
RMS a opté pour le mot GNU (GNU’s Not Unix – GNU N’est pas Unix). C’est de plus le mot
le plus drôle de la langue anglaise car c’est une exception de prononciation employée
dans de nombreux calembours. Ce « gnou » était donc un choix évident.
Linux
Au début des années 1990, tous les éléments du système GNU étaient prêts :
compilateur, débogueur, éditeur de textes, manipulation du système de fichiers,
interpréteurs de commandes, filtres de transformation de texte… Seul manquait
le noyau, cœur assurant la liaison de l’ensemble, couche intermédiaire entre le
matériel et les éléments du système.
C’est alors que la FSF a commis une erreur tactique en faisant un mauvais choix
technologique pour ce composant. Elle a opté pour l’idée d’un micro-noyau Figure 2 Le logo du projet Hurd
entouré d’une horde de modules spécialisés chacun en un périphérique particu-
lier. Élégant d’un point de vue théorique, ce type de noyau s’est révélé si difficile
B http://www.gnu.org/software/hurd/à développer et déboguer que le Hurd (c’est son nom) n’est pas encore vraiment
hurd.htmlterminé en 2005.
Entre-temps, un étudiant finlandais qu’indisposait la faible disponibilité de l’ordi-
nateur serveur Unix de l’université d’Helsinki, entreprit d’écrire un «macro- Les micro-noyaux:
noyau » Unix, gros programme regroupant toutes les fonctionnalités qu’il était une escroquerie intellectuelle?
prévu de répartir en autant de composants sous Hurd. Linus Torvalds (c’est son
Dans cet article (en anglais), François-René Rideaunom) a lui aussi rapidement été rejoint et son projet, initié en 1991, est vite
dénonce le principe des micro-noyaux comme
devenu fonctionnel – bénéficiant sans doute du développement d’Internet qui a
introduisant nécessairement inefficacité et surtout
facilité la collaboration internationale sur ce projet.
complexité dans l’architecture des systèmes infor-
Dès 1993, les premières solutions complètes intégrant le noyau Linux et le sys- matiques, malgré l’idée commune allant en sens
tème GNU, ainsi que quelques applicatifs, ont vu le jour. Elles n’ont depuis pas contraire et propagée par un effet de mode.
cessé de se développer en volume, qualité et base installée. B http://cliki.tunes.org/Microkernel
Par la suite, RMS et la FSF ont demandé qu’on rende hommage à leur travail de
préparation (Linux ne représente en volume de code qu’environ 3% d’un système
GNU) en réservant le mot « Linux » au seul noyau et en utilisant l’expression CULTURE Linus Torvalds
« GNU/Linux » ou « GNU-Linux » pour le système complet. RMS fut peu suivi
B http://www.linux-france.org/article/these/
et souvent raillé pour cette requête, contre-intuitive et contraire à l’esprit de
guide_linux/02_chapitre_03_section.html
paresse d’une langue. Mais peu n’en chaut à ce visionnaire tenace.
B http://fr.wikipedia.org/wiki/Linus_Torvalds
© Groupe Eyrolles, 2005 3
Introduction aux distributions GNU/LinuxTux, la mascotte de Linux
HISTOIRE Quel manchot? La mascotte de Linux est Tux, un attachant manchot. Son nom a été suggéré
par James Hughes en jouant sur l’acronyme Torvalds UniX, même si on aime àUn concours avait été mis en place pour trouver un
croire qu’il dérive du terme anglais tuxedo (smoking). Beaucoup pensent à tortmanchot adéquat, et il semble que le manchot de
que la mascotte de Linux, penguin en anglais, est un pingouin. La précisionLarry Ewing ait gagné par acclamations. Vous
scientifique nous contraint à dire la vérité : il s’agit d’un manchot pygmée.pouvez trouver l’image originale et les explications
de Larry à l’adresse suivante : Vers le milieu des années 1990, les abonnés de la liste de discussion kernel
B http://www.isc.tamu.edu/~lewing/linux/ (consacrée au noyau Linux) discutaient de l’intérêt d’avoir un logo ou une mas-
cotte pour Linux. Parmi les très nombreuses propositions, beaucoup étaient desLe petit manchot nommé Tux a depuis fait pas mal
parodies d’autres systèmes d’exploitation ou des animaux nobles et forts commede chemin. Si vous voulez connaître toute l’histoire
les aigles ou les requins. À un moment donné, Linus Torvalds indiqua qu’il pré-dans ses moindres détails, elle est à cette adresse
férait les manchots, ce qui eut pour effet de clore le débat. (en anglais) :
B http://sjbaker.org/tux/index.html
Pourquoi un manchot?
La réponse se trouve dans cet e-mail de Linus :
«Les manchots sont amusants. Pourquoi utiliser un manchot comme
mascotte ? Aucune raison en réalité. Mais une mascotte n’a pas à signifier
quelque chose. C’est l’association d’idées qui importe. Et je peux penser à beau-
coup de choses bien pires que l’association de Linux et d’un manchot.
Utiliser un manchot comme mascotte donne plus de liberté aux personnes dési-
rant créer un produit dérivé : au lieu d’être bloqué par un logo spécifique comme
un triangle, ou Linux 2.0 ou un autre objet abstrait, l’utilisation d’un manchot
lui donne la possibilité de faire des modifications tout en gardant le logo recon-
naissable.
Alors vous pouvez mettre la photo d’un vrai manchot vivant sur la jaquette d’un
CD, par exemple, et les gens feront l’association. Ou vous pouvez avoir un
manchot faisant quelque chose de particulier (un manchot utilisant
WordPerfect pour le CD Linux WP, peu importe, vous comprenez l’idée). »
Bien d’autres projets de logiciel libre utilisent aussi des manchots pour signe de
reconnaissance: Mandriva, Knoppix, LinuxFr.org, Léa-Linux, AbulÉdu…
sans compter les projets qui reprennent la même image en la dotant d’attributsFigure 3
divers (Slackware…). Tux de Larry Ewing
À CONSTRUIRE Un Tux sur votre bureau
VOCABULAIRE Mascotte ou logo ?
Pour placer un beau Tux sur le bureau, imprimez le document dont l’adresse figure ci-Une mascotte est souvent un être animé, réel ou
dessous. Les instructions sont écrites en anglais mais les manipulations sont intuitives.symbolique, parfois anonyme (le coq français). Un
logo est un emblême abstrait et stylisé. B http://www.premiumink.com/penguin/penguin.pdf
© Groupe Eyrolles, 20054
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxLe jargon Unix et GNU/Linux
LUMIÈRE SUR WIKIPÉDIA Toute spécialité a son jargon et l’informatique n’y déroge pas. Les origines uni-
GNU/Linux naming controversyversitaires d’Unix puis de GNU/Linux ont consacré de nombreux termes inha-
bituels, désormais passés dans l’usage. En voici quelques-uns. Les informaticiens sont souvent passionnés –
ce qui peut expliquer le comportementPar exemple: le nom des programmes fonctionnant en permanence, dans
étrange qu’ils ont la réputation d’avoir. Leurl’attente d’un événement particulier. La terminologie Windows les appelle TSR
culture a la mémoire longue, et les nouveaux(Terminate and Stay Resident, rend la main et reste en arrière-plan). Unix (qui
arrivants dans le monde riche des systèmescomprend GNU/Linux) a opté pour l’expression Disk and Execution Monitor,
Unix ne connaîtront pas toujours l’historiqueabrégé en daemon (démon) – c’est une forme de serveur sur une machine, qui la
des évolutions, leurs tenants et aboutissants.plupart du temps attend d’éventuelles connexions ; on parle de « tâche de
Cet article évoque la discussion portant sur lefond ».
nom du système dont nous traitons dans cet
Les termes associés brodent sur ce champ sémantique. Démarrer un tel pro-
ouvrage: «Linux» ou «GNU/Linux»? Il
gramme, c’est « invoquer un démon ». Y mettre fin, c’est « tuer le démon » – par
tente d’adopter un point de vue neutre et pré-
extension, on « tue » tout programme quand on lui envoie le signal provoquant
sente les arguments des deux parties.
la fin de son exécution. Quand un programme plante sans disparaître totale-
Vous l’aurez remarqué, nous avons dans cet
ment de la mémoire, on parle de « zombie ».
ouvrage opté pour « GNU/Linux » sauf quand
Autre mot déroutant : troll. Les amateurs de mythologie nordique ou de jeux de nous parlions spécifiquement du noyau du
rôle connaissent cette grande créature au mauvais caractère et semant la zizanie. système (Linux).
Dans le cadre de la communication sur Internet, c’est un provocateur ou une Vous accèderez à cet article en saisissant
provocation. «GNU/Linux naming controversy» dans la
boîte de recherche de la page d’accueil deSelon son comportement, le débutant peut se faire qualifier de newbie : c’est-à-
Wikipédia en anglais. À l’heure où nous écri-dire le paresseux naïf, passif, qui pose des questions simples sans faire aucun
vons ces lignes, il n’existe pas encore en fran-effort ni respecter les usages. Nous verrons plus en détail comment bien se com-
çais – mais ce sera peut-être le cas quandporter sur les forums et listes de discussion dans le chapitre 11, « Ce qui
vous le lirez.change : de Windows à GNU/Linux ».
B http://en.wikipedia.org/wiki/GNU/Ce n’est là qu’un aperçu du jargon et des spécificités de langage du nouvel uni-
Linux_naming_controversyvers que nous nous apprêtons à explorer ensemble. Vous retrouverez ces termes
et d’autres encore dans le glossaire de fin d’ouvrage. Pas d’inquiétude : nous
expliquerons aussi au fur et à mesure les notions et concepts introduits.
Normalisation : certification POSIX
Linus Torvalds est resté chef de projet de Linux jusqu’à nos jours, tranchant
chaque différend et prenant chaque décision d’orientation. Il a rapidement émis
le souhait de se conformer autant que possible à la norme POSIX, même si cette
dernière est difficile à obtenir car fort onéreuse. Le gouvernement de Bill
Clinton a pris sur lui de faire financer la certification POSIX de Linux par le
AVANCÉ POSIXTrésor américain (http://fr.wikipedia.org/wiki/POSIX).
Portable Operating System for ComputerPOSIX (à l’origine Portable Operating System Interface) est une collection de spé-
Environment : il s’agit de la norme Unix decifications décrivant de façon très précise chaque service que doit assurer un sys-
l’IEEE, numérotée « 1003.1 », et qui spécifietème Unix ainsi que la façon de l’obtenir. Ces documents ne traitent pas de la
le noyau du système.façon de programmer le système mais uniquement de ses fonctionnalités (ce qu’il
B http://www.linux-france.org/prj/assure) et de ses apparences (en particulier les commandes et les messages). Un
jargonf/P/POSIX.htmllogiciel développé sur un système globalement conforme à POSIX sera d’autant
plus facile à adapter à un autre système que ce dernier est lui-même POSIX.
Cette disposition rencontra un si vif succès qu’à présent presque tous les systèmes
de la famille Unix sont conformes à POSIX et que les autres disposent de sous-
ensembles conformes à POSIX (par exemple Microsoft Windows).
© Groupe Eyrolles, 2005 5
Introduction aux distributions GNU/LinuxLes distributions GNU/Linux
La possibilité d’employer un système Unix libre sur les ordinateurs personnels
UN PEU D’HISTOIRE Les exécutions batch les moins coûteux du marché (les compatibles PC) fut une révolution dans le
Il fut un temps où les ordinateurs étaient de puis- petit monde des techniciens ou des étudiants en informatique, confiné jusque-là
sants et coûteux serveurs partagés entre de nom- à de trop rares tranches de temps sur de gros serveurs.
breux chercheurs et étudiants. Ces derniers
Parallèlement à cela, le Web est apparu et Internet est sorti des universités et des
préparaient longuement des tâches ou pro-
entreprises pour entrer dans les foyers. Cette révolution, qui a d’abord pris place
grammes à exécuter, et s’inscrivaient pour les faire
aux États-Unis avant de toucher l’Europe, n’a pas concerné que les services en
fonctionner en asynchrone (batch) sur le gros
ligne ou les forums de discussion. Elle a permis à des mordus d’informatique ducentre de calcul. Ce temps est maintenant révolu ;
monde entier de se regrouper par centres d’intérêt et de développer les pro-on peut comparer cette situation au partage des
grammes qui leur tenaient à cœur.fenêtres d’observation sur les télescopes.
Ces codes sont pour la plupart couverts par des licences dites « de logiciel libre »
(que nous détaillerons plus loin, notamment au chapitre 18, « Ce qu’est vrai-
ment le logiciel libre »). Les sites web se proposant de centraliser ces développe-
ments comptent désormais des dizaines de milliers de projets et des centaines
de milliers d’utilisateurs enregistrés. C’est ainsi qu’au cours des années 1990, les
systèmes Unix libres se sont progressivement étoffés. Initialement très techni-
LUMIÈRE SUR WIKIPÉDIA PaX
ques et réservés aux techniciens, développeurs ou administrateurs système pour
Le noyau Linux peut être modifié, amélioré, con- un usage serveur, ils disposent désormais de navigateurs web, de suites bureauti-
figuré de manière spécialisée, pour être mieux ques, de logiciels de dessin, d’environnements de bureau intégrés, de jeux, etc.
adapté à un système précis et à un besoin parti-
Pour faciliter la diffusion et l’installation de ces systèmes, des projets et sociétésculier. PaX est un correctif du noyau Linux met-
ont vu le jour qui proposaient des « distributions Linux », offres intégrées com-tant l’accent sur la sécurité. Cet article très
prenant le noyau, le système et un certain nombre d’applicatifs. Ces distribu-technique donne un aperçu intéressant des pro-
tions sont légion et diffèrent principalement par leurs méthodes d’installation,blèmes qui peuvent se poser et du fonctionne-
de mise à jour et par les choix par défaut qu’elles font. Mais toutes utilisent lar-ment interne d’un système d’exploitation
gement les mêmes codes informatiques (c’est-à-dire les mêmes textes de pro-moderne.
grammes) et les mêmes projets logiciels.Vous accèderez à cet article en saisissant
« PaX » dans la boîte de recherche de la page
d’accueil de Wikipédia en anglais. À l’heure où
CALEMBOUR Copyleftnous écrivons ces lignes, il n’existe pas encore
en français – mais ce sera peut-être le cas Le copyleft, inventé par Richard Stallman, est une astucieuse utilisation du droit du copy-
quand vous les lirez.
right visant à garantir un certain nombre de libertés aux utilisateurs. Le copyright original,
B http://en.wikipedia.org/wiki/PaX notion de droit anglo-saxon correspondant à notre droit d’auteur français, vise générale-
ment à spolier le public au profit des ayants-droit.
C’est un jeu de mots qu’on peut traduire en français par « gauche d’auteur ». Le copyright
est souvent accompagné de la mention « all rights reserved » (tous droits réservés). Un
correspondant de Richard Stallman avait noté au dos d’une enveloppe « copyleft : all
rights reversed » (tous droits renversés).
B http://www.gnu.org/copyleft/copyleft.fr.html
VOCABULAIRE Le jargon français
Choisir sa distributionLes définitions inscrites au glossaire en annexe A
sont en partie inspirées du « Jargon français » du
Le choix d’une distribution est à la fois anodin et lourd de conséquences. C’estsite Linux-France. Si une information vous manque,
aussi un sujet pris très à cœur par les tenants de l’une ou de l’autre. Il est difficilen’hésitez pas à le consulter :
d’obtenir un avis circonstancié et objectif sur le sujet ; c’est ce qu’on appelle
B http://www.linux-france.org/prj/jargonf/ avoir affaire à une « guerre de religion ».
© Groupe Eyrolles, 20056
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxLes autres Unix libres
Parallèlement au développement de Linux, les années 1990 ont vu, Mascotte de FreeBSD
suite à une bataille juridique entre les détenteurs de droits, l’appa-
rition d’autres systèmes Unix libres : les systèmes BSD. Ils sont
actuellement au nombre de trois (FreeBSD, NetBSD, OpenBSD),
tous issus d’un ancêtre commun. Leur différence principale avec
les distributions GNU/Linux tient à l’organisation de leurs équipes
de développement et à la licence qui couvre leur noyau et leur
système : ils font appel à la licence BSD plutôt qu’aux licences
copyleft de la FSF. Mais les applicatifs développés pour Linux peu-
vent aussi être construits et installés pour ces systèmes, qui sont
également de type Unix.
ACRONYME BSD Logo de NetBSD
L’université de Californie à Berkeley fut le berceau de BSD Unix en
1977 (Berkeley Software Distribution).
POUR EN SAVOIR PLUS…
Cahiers de l’admin BSD : les dessous d’Unix
On trouve aux éditions Eyrolles un ouvrage très complet pré-
sentant les différents BSD libres et leur administration, écrit
Mascotte d’OpenBSDpar Emmanuel Dreyfus.
R E. Dreyfus, Cahiers de l’admin BSD, 2e édition,
Eyrolles 2004
C’est un choix apparemment sans conséquence notable car toutes les distribu-
tions sont globalement équivalentes une fois installées. Elles proposent les
mêmes programmes, qui sont souvent installés aux mêmes endroits car les dis-
tributions suivent désormais le « Filesystem Hierarchy Standard » (FHS, ou
« Hiérarchie standard du système de fichiers »), proposition de norme pour
décider de l’endroit où placer, sur un système Unix, chaque type de fichier.
Mais c’est aussi, par d’autres aspects, un choix lourd de conséquences : malgré
ASTUCE Obtenir une distribution leurs ressemblances, les diverses distributions diffèrent en des points qui pour-
sur CD-Rom par correspondanceront se révéler importants. Toutes n’ont pas la même capacité d’évolution, ne se
mettent pas à jour aussi facilement, n’ont pas la même politique de sécurité, ne Quasiment à prix coûtant, il est possible de se pro-
ciblent pas le même public, ni ne mettent l’accent sur les mêmes fonctionnalités. curer des distributions Linux sur CD-Rom. Une
Dans tous les cas, le lecteur disposant d’un ami connaissant déjà une distribu- recherche web sur les mots-clés pertinents vous
tion aura tout intérêt à opter pour celle-ci, l’aide d’un habitué pouvant être pré- fournira de nombreuses adresses; nous n’en
reprenons que quelques-unes ici :cieuse et rassurante : la meilleure distribution est celle qu’utilise et connaît bien
votre conseiller potentiel. B http://ikarios.fr
B http://www.mcd2-diff.fr/catalogcd.htmlQuand une distribution est développée indépendamment de toute autre, nous
précisons le cas échéant le nombre d’autres distributions connues qui reposent B http://www.osdisc.com/
sur elle. Cette information est évidemment à interpréter avec précaution car ce B http://www.cheapbytes.com/
n’est pas tant le nombre des distributions que leur popularité ou importance qui
compte…
© Groupe Eyrolles, 2005 7
Introduction aux distributions GNU/LinuxRÉFÉRENCE Fiches techniques et statistiques pour chaque distribution
Le site web DistroWatch propose à l’adresse
B http://distrowatch.com/dwres.php?resource=major
un guide de choix d’une distribution Linux, agrémenté d’un certain nombre de « hits-
parade » classés selon différents critères. Cette liste étant naturellement susceptible
d’évoluer plus rapidement que cette page imprimée, nous vous conseillons de vous y
reporter directement pour avoir des nouvelles fraîches sur cette question.
Les classements et statistiques sont effectués en mesurant le nombre de visites, sur le site
DistroWatch, des pages spécifiques à chaque distribution (fiches techniques très com-
plètes). C’est une mesure de « popularité » comme une autre, sachant qu’il est impossible
de connaître la véritable situation sur les machines des uns et des autres car tout un
chacun peut installer et recopier du logiciel libre sans en référer à personne.
La FAQ du site :
B http://distrowatch.com/dwres.php?resource=faq
explique son fonctionnement et ses limites, et la page de mesure de popularité :
B http://distrowatch.com/stats.php?section=popularity
donne quotidiennement des statistiques remontant à plusieurs mois. La base de données
du site comporte plusieurs centaines de distributions.
On trouve d’autres sources d’information sur cette question, par exemple sur le site web
The Linux Revolution à l’adresse :
B http://linux-distributions.thelinuxrevolution.net/
Les distributions GNU/Linux présentées dans la suite de ce chapitre sont les
dix premières dans l’ordre de popularité observé sur les 12 derniers mois en
octobre 2005 par le site DistroWatch. Cette liste est susceptible d’avoir évolué
au moment où vous lirez ces lignes.
RÉFÉRENCE Wikipedia
Il est également conseillé de consulter les articles de Wikipedia à propos des distributions
GNU/Linux : on y trouve des informations et des liens utiles.
Ubuntu
Ce nouvel acteur s’est très rapidement fait une place au soleil, puisque la pre-B http://www.ubuntulinux.org
mière version de cette distribution date d’à peine fin 2004. Cette distribution
est financée par un riche philanthrope sud-africain qui a défrayé la chronique en
devenant en 2002 l’un des premiers touristes de l’espace : Mark Shuttleworth.
Celui-ci avait fait fortune dans l’informatique dans la fin des années 1990.
B http://www.markshuttleworth.com/
Ubuntu s’appuie sur Debian, qui est sans doute la distribution la plus complète,
mais dont le fonctionnement bénévole et communautaire gêne parfois l’évolu-Logo d’Ubuntu
tion. Ubuntu « industrialise » Debian en s’engageant à sortir une version tous
© Groupe Eyrolles, 20058
Accès libre – Débuter sous GNU/Linuxles six mois et à corriger les bogues de chaque version pendant 18 mois. Cette
société propose même d’envoyer gratuitement des CD-Rom de sa distribution à
VOCABULAIRE Paquetagequiconque en fait la demande ! Évidemment, le prix des CD-Rom étant négli-
geable devant celui de l’affranchissement, on veillera à grouper les commandes. Ensemble compressé de fichiers comprenant les
fichiers binaires, les fichiers d’information et deSes paquetages sont plus récents que ceux qu’on trouve sur la version stable ou
configuration et les procédures nécessaires à l’ins-testing de Debian car Ubuntu travaille à partir des tous derniers paquetages de
tallation (ou l’éventuelle désinstallation) d’un logi-
Debian sid (la version instable de Debian, unstable). Ubuntu cible les machines
ciel.
de bureau comme les serveurs, et innove parfois en matière de sécurité. Certains
On trouve deux formats principaux de paquetages :
de ces comportements ou décisions font grincer des dents chez Debian, mais
DEB pour Debian et ses dérivés et RPM (Red Hat
cette émulation et concurrence, tout à fait dans l’esprit de « méritocratie » Package Manager) pour Fedora Core, Mandriva et
propre au monde du logiciel libre, ne peut qu’être bénéfique et intéressante à leurs dérivés.
long terme. La grande taille de sa communauté d’utilisateurs et développeurs
rassurera le débutant anxieux ou prudent.
Mandriva
Anciennement Mandrake, ce projet fondé par des Français a vu le jour en 1998
et s’appuyait à l’origine sur la distribution Red Hat. Depuis, elle a mûri et acquis
le statut de distribution complète. Près de 15 distributions reposent sur elle.
CHANGEMENT DE NOM Mandrake est devenu Mandriva
B http://www.mandrivalinux.comAttention aux différentes adresses concernant les sites de la Mandriva, le changement de
nom (Mandrake vers Mandriva), débuté mi-2005, n’est pas encore fait partout. Si une
adresse ne fonctionne pas (erreur HTTP 404), essayez d’y remplacer le mot « mandrake »
par le mot « mandriva ».
B http://www.mandriva.com/
Ciblant principalement l’ergonomie et l’installation (étape longtemps restée un
calvaire pour les débutants), elle se distingue par ses procédures d’auto-
détection du matériel qui réussissent parfois là où les autres échouent. L’électro- Logo de Mandriva
nique et les composants des PC évoluant en permanence, c’est un aspect impor-
tant d’une distribution.
La société travaille dans l’esprit du logiciel libre, dans la plus grande transpa-
rence (même si les nouvelles distributions sont d’abord réservées aux membres
d’un club payant). Le revers de la médaille : chercher à toujours proposer les
dernières versions les plus conviviales des différents logiciels (notamment de
bureautique) risque de poser des problèmes de stabilité. Mais ses listes de diffu-
sion très actives répondront probablement très vite à toute question ou pro-
blème que vous pourrez rencontrer.
ENTREPRISES Conseil en informatique
Mandriva a ouvert un pôle de conseil en informatique qui s’est notamment distingué en
2005, en migrant vers Mandriva le parc des serveurs Windows NT 4.0 du Ministère de
l’Agriculture et de la Pêche.
© Groupe Eyrolles, 2005 9
Introduction aux distributions GNU/LinuxSUSE
Société allemande rachetée par Novel fin 2003, SUSE (anciennement S.u.S.E.)
B http://www.opensuse.org/
propose elle aussi une distribution mettant l’accent sur la convivialité et l’environ-
nement de bureau. De nombreux points de détail y sont particulièrement soignés.
Son programme d’installation et ses outils de configuration de la famille YaST
(longtemps critiqués faute d’être un logiciel libre) lui ont valu des louanges. On
s’accorde également à reconnaître que sa documentation est de loin la plus
agréable, complète et détaillée.
Cependant, son développement se fait à huis clos, et SUSE laisse passer quel-
ques mois avant de fournir sur Internet les images des CD-Rom intégrant les
Logo de SUSE dernières versions de la distribution.
Fedora Core
Anciennement Red Hat Linux, l’une des premières et plus célèbres distribu-
B http://fedora.redhat.com tions (apparue dès 1995), elle a depuis acquis une certaine autonomie et un
statut « communautaire », la société mère se tournant vers des activités plus
lucratives (il n’a jamais été facile de faire de l’argent en vendant des boîtes de
logiciel libre en supermarché ; ce qui d’ailleurs est une gageure avec le haut débit
et la multiplication de l’offre de CD-Rom à prix coûtant). Plus de 60 distribu-
tions reposent sur elle.
Fedora Core est un compromis entre la nouveauté et la stabilité, car avant la
sortie de chaque nouvelle version, la distribution est « gelée » : les développeurs
Logo de Fedora Core
se concentrent alors sur le débogage, sacrifiant les mises à jour. Elle propose de
nombreux utilitaires maison très intéressants.
La renommée de cette distribution provient probablement du professionna-
lisme de sa société mère, qui vend de nombreux services. C’est une garantie
pour qui accepte éventuellement de débourser pour voir résoudre ses problèmes.
Red Hat a également créé le titre d’ingénieur certifié RHCE (Red Hat Certi-
fied Engineer).
Malgré quelques inquiétudes lors du passage de Red Hat Linux à Fedora Core
Linux, une faible durée de vie de la version gratuite et une prise en charge per-
fectible du multimédia, c’est une distribution très innovante et répandue, béné-
ficiant d’une excellente entraide communautaire.
MEPIS
C’est l’exemple de distribution jeune et dynamique, donnant corps à des fonc-
B http://www.mepis.org
tionnalités autorisées par les derniers progrès technologiques et logiciels.
MEPIS n’a vu le jour que mi-2003, mais on constate déjà une forte utilisation.
En effet, elle allie pragmatisme et souplesse en proposant des CD-Rom live,
c’est-à-dire utilisables sans installation sur disque dur, réunissant des paque-
tages de Debian sid et des éléments de Knoppix, l’une des distributions amorça-
bles les plus répandues.
Mandrake (désormais Mandriva) a rencontré un rapide succès en proposant par
défaut, dès 1998, l’environnement de bureau KDE (les autres distributions
Logo de MEPIS avaient opté pour GNOME, moins abouti, car KDE n’était pas alors vraiment
un logiciel libre). Les débutants préféraient la convivialité aux considérations
© Groupe Eyrolles, 200510
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxVITE ET BIEN CD-Rom live
Nous détaillons au chapitre 1 l’utilisation et en annexe le contenu du
CD-Rom vif (live) fourni avec cet ouvrage. Ce type de support permet
une installation nomade (en déplacement), une démonstration rapide
chez un ami curieux, tout ceci sans risque puisque les distributions sur
CD-Rom live n’écrivent normalement rien sur le disque dur.
éthiques… C’est la même raison qui explique le rapide succès de MEPIS car
CONVENTION CD-Rom vif ou live ?cette distribution prend le parti de proposer des composants logiciels absents de
la plupart de ses « concurrentes » faute d’être des logiciels libres. On trouve parfois l’anglais live CD traduit en
« CD(-Rom) vif ». Nous avons opté pour la traduc-Pourtant, le pilote accéléré pour les cartes graphiques NVIDIA, le greffon
tion « CD-Rom live », sans doute plus répandue et
(plug-in) Macromedia Flash, Java et divers codecs vidéo sont très utiles et les
mieux comprise.
nouveaux venus ne comprendraient pas facilement leur absence ou la difficulté à
les installer. Même des utilisateurs confirmés apprécient ce confort.
Signalons encore une excellente détection automatique du matériel et la pré-
sence de plusieurs utilitaires maison. Seuls les graphismes laissent éventuelle-
ment encore un peu à désirer…
LECTURE « Linux à portée de clic »
MEPIS sert de support à cet ouvrage de Robin Miller, publié chez Campus Press. Son
auteur est notamment célèbre en tant que rédacteur en chef de l’Open Source Technology
Group (OSTG, http://www.ostg.com). Voir aussi page 330.
Debian
Initiée en 1993, Debian est la distribution mère : 130 distributions pour la plu-
B http://www.debian.org/index.fr.html/part des plus récentes, reposent sur elle. Son nom rappelle celui de la petite amie
de son fondateur (Deborah) et du sien propre (Ian Murdock).
POUR EN SAVOIR PLUS … Cahiers de l’admin Debian
Raphaël Hertzog, l’un des premiers « développeurs » Debian français, a écrit le premier
ouvrage complet en français sur le sujet, publié aux éditions Eyrolles :
R R. Hertzog, Debian, Eyrolles 2005
Il maintient également une rubrique portant sur cet ouvrage sur son site personnel :
B http://www.ouaza.com/livre/admin-debian
Elle se distingue par son « contrat social » mettant l’accent sur le caractère libre Logo de Debian
des logiciels officiellement pris en charge. C’est la seule distribution majeure
cent pour cent logiciel libre (si on néglige évidemment les distributions qui
reposent sur elle) et entièrement non commerciale. Ceci garantit une certaine
indépendance, très peu de concessions sur la qualité.
© Groupe Eyrolles, 2005 11
Introduction aux distributions GNU/LinuxEn contrepartie, il n’est pas rare que les versions « stables » prennent plusieurs
mois ou trimestres de retard sur les premières dates annoncées…
À tout instant Debian existe en trois ou quatre « versions » : stable, testing,
unstable et experimental. Chaque version stable porte un nom de code inspiré
par les personnages du film Toy Story. La version stable actuelle, sarge (numéro
3.1), sortie en juin 2005, a remplacé woody après 3 ans environ. La version ins-
table s’appelle en permanence sid (Still in Development). D’autres distributions
adoptent de telles conventions; ainsi, l’équivalent de sid chez Mandriva
s’appelle cooker (en train de mijoter ?).
CLARIFIONS LES CHOSES… Version de Debian
Ce terme prête un peu à confusion car Debian travaille sur 15 000 paquetages logiciels
qui évoluent continuellement. Une « version » de Debian est donc à un moment donné,
l’ensemble des paquetages étiquetés de la même manière. Parfois leurs dépendances res-
pectives interdisent de sélectionner ponctuellement un paquetage d’une autre version (il
sera obligatoirement accompagné de plusieurs autres), mais chacune abrite un ensemble
cohérent de paquetages.
La version expérimentale est très risquée et réservée aux logiciels instables. La ver-
sion unstable porte mal son nom et opère un premier tri : c’est le lieu d’expérience
sur les nouvelles versions et les modifications du système de paquetages Debian.
La version testing est un très bon compromis pour toutes les utilisations normales,
car tout paquetage d’unstable ne faisant l’objet d’aucun problème grave y migre
après quelques semaines. C’est donc une distribution presque stable et suffisam-
ment à jour.
LOGICIEL LIBRE Debian developer VIVE LA PARITÉ ! Le projet Debian Women
Des centaines de volontaires répartis à travers le monde et souvent De jeunes filles dynamiques, remarquant que
très pointus techniquement font vivre plus de 15 000 paquetages le sexe féminin était largement sous-
conférant sans nul doute à ce projet la première place en termes représenté dans la communauté des déve-
d’offre logicielle. loppeurs Debian (moins de cinq pour mille,
Les procédures de cooptation des développeurs Debian sont lon- malgré des statistiques d’environ vingt pour
gues et de plus en plus difficiles. Cela explique le faible nombre de cent de femmes dans les études ou les métiers
développeurs officiels (près de 1000). Relativisons tout de même : de l’informatique), ont créé le projet Debian
nous ne connaissons aucun autre projet de logiciel libre disposant Women (Debian pour les femmes). Loin d’être
de 1000 bénévoles officiellement impliqués. du féminisme primaire, comme on pourrait le
craindre, ce projet justifie son action par des études sociologiques
ATTENTION Un Debian developer n’est pas toujours un et empiriques montrant que la présence de femmes dans un groupe
développeur d’hommes apaise les tensions et les prises de bec. De fait, les listes
de diffusion de Debian Women sont bien moins houleuses que les
Le terme anglais Debian developer est à prendre au sens figuré,
listes générales internes à Debian.
en quelque sorte avec une majuscule (Debian Developer). Ce n’est
Cette initiative gagne donc à être connue ; on ne la jugera pas sur
pas forcément un programmeur car ce titre abstrait dénote simple-
son titre ou des a priori. Tout le monde peut y participer, homme
ment une participation dans le projet et généralement la prise en
ou femme :
charge de plusieurs paquetages. En français, nous optons pour la
B http://women.alioth.debian.orgtraduction « développeur Debian ».
© Groupe Eyrolles, 200512
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxKnoppix
B http://www.knoppix.orgCe projet de l’Allemand Klaus Knopper, par ses innovations et sa qualité, a
révolutionné dès début 2003 bien des aspects des distributions GNU/Linux.
Cette distribution repose sur Debian et environ 50 distributions reposent sur
elle.
UN PEU D’HISTOIRE L’ancêtre de la Knoppix
Nous devons la première de toutes les distributions live à Roberto Di Cosmo, qui en 2000
créa la DémoLinux, véritable révolution à l’époque.
À l’origine CD-Rom live, Knoppix s’est notamment distinguée par une détec-
tion automatique du matériel bien plus efficace que celle des distributions clas-
siques (qui y recourent principalement lors de l’installation; cet aspect
Logo de Knoppiximportant est donc moins présent chez ces dernières, même s’il demeure cri-
tique car une mauvaise détection automatique pourra bloquer le débutant).
Elle proposait de très nombreux logiciels car elle était capable de décompresser à EXPLICATION 2Go sur un CD?
la volée. On peut même l’installer sur le disque dur… Cela en fait un couteau
Tous les logiciels de la Knoppix sont compresséssuisse idéal, potentiellement disque de sauvetage en cas de gros problème, disque
avant gravure sur le CD et décompressés à la volée
de démonstration chez des connaissances, disque de test avant l’achat d’un ordi-
à chaque demande d’utilisation. Ceci rend encore
nateur en magasin, ou encore distribution domestique, pare-feu, routeur…
plus flagrante la prouesse technologique que
représente une telle distribution, et explique aussi
sa relative lenteur.PROSPECTIVE L’avenir des distributions live
Une application qui se développera sans doute : le CD-Rom live en tant qu’ordinateur Version DVD
super-portable. Certains prédisent que les hôtels et autres lieux de séjour temporaire en Knoppix propose maintenant une version sur DVD
viendront à proposer des terminaux et un accès Internet aussi normalement que, de nos de 3 Go (version 4.02 disponible en allemand et en
jours, des téléphones et postes de télévision. Le voyageur muni de son CD-Rom live et de anglais). Le site Knoppix.org (Downloads) propose
son média de stockage portable (tel qu’une clé USB) pourra ainsi retrouver son environ- des liens pour le téléchargement via FTP, BitTorrent
nement familier partout. Qui dit mieux ? et eMule.
Gentoo
Sortie début 2001, cette distribution de Daniel Robbins propose une nouvelle
B http://www.gentoo.org
approche. Son créateur, ancien développeur FreeBSD, a eu l’idée d’appliquer aux
distributions GNU/Linux le concept de « ports ». Si l’on excepte les programmes
de base, les logiciels ne sont plus fournis sous forme binaire et déjà compilés,
mais sous forme de code source. Sa documentation est excellente, et plus de
10 distributions reposent sur elle.
L’avantage, c’est que chaque logiciel ainsi produit est optimisé pour la machine
Logo de Gentoosur laquelle il sera employé. De plus, il est très facile et rapide de mettre à jour
un port de la distribution : les nouvelles versions des logiciels (publiées par leurs
auteurs originaux) sont souvent reprises sur Gentoo après à peine quelques
CULTURE Code source et compilationjours, voire quelques heures ! D’un autre côté, la création d’un système complet,
doté des environnements de bureau dernier cri, impose une (très) longue procé- Vous trouverez au chapitre 18, « Ce qu’est vrai-
dure de construction. Il n’est plus question de prendre un café pendant que la ment le logiciel libre » des détails et des explica-
machine travaille : même sur les processeurs les plus rapides actuellement, cette tions sur la notion de «code source» et de
étape fastidieuse peut prendre plusieurs jours. Prévoyez donc quelques jours de «compilation ».
vacances…
© Groupe Eyrolles, 2005 13
Introduction aux distributions GNU/LinuxCULTURE Les ports
Une distribution rassemble un certain nombre de logiciels dans un la gamme des processeurs de la famille x86 – aux dépens de cer-
tout cohérent et propose des procédures automatiques ou semi- taines performances sur les Pentium, faute d’exploiter leurs spécifi-
automatiques (mise à jour, détection des conflits ou dépendances, cités.
etc.). Le concept de « port » est différent et c’est la technique générale-
Les distributions GNU/Linux classiques utilisent pour cela des ment retenue sur les systèmes BSD libres. L’archive ne comporte
« paquetages », qui sont généralement une archive de fichiers s’ins- que le code source des fichiers, qui n’est pas directement exploi-
tallant un peu partout sur le disque dur, et dont une base de données table sur la machine la plupart du temps (à l’exception évidem-
centrale garde la trace (notamment pour savoir quoi effacer si l’on ment des programmes écrits en langage de programmation
décide de désinstaller le paquetage). Les fichiers exécutables sont interprété, ainsi que de la plupart des fichiers de données). Ainsi,
livrés tout prêts ; ils ont été compilés par le distributeur de manière la même archive convient-elle à une plus large gamme d’ordina-
à fonctionner sur un large spectre de machines (ce qui empêchait teurs (par exemple : PC et Mac) mais c’est à ces derniers qu’échoit
parfois de bénéficier des nouveautés des machines les plus le travail de construction des binaires, lesquels seront mieux
récentes). Traditionnellement, Mandrake se limitait aux processeurs adaptés à chaque système.
de la gamme Pentium alors que Red Hat était exploitable sur toute
Damn Small
B http://www.damnsmalllinux.org
Cette micro-distribution date de mi-2003 et tient sur un CD-Rom au format
carte de crédit (ou clé USB de capacité modeste). On comprend dès lors qu’il ne
faut pas lui en demander autant qu’aux autres, et qu’elle cible un besoin très
précis. Elle est pourtant assez complète et fournit un environnement de bureau
suffisamment ergonomique, ainsi que des applicatifs serveur. D’autre part, ses
applications légères seront faciles à installer sur de vieilles machines (alors que
les distributions modernes, exigeant même pour une installation minimale des
ressources augmentant lentement mais sûrement, ne conviendront plus à des
machines trop anciennes).
Logo de Damn Small Linux
Slackware
Sa date de naissance (1992) fait d’elle la doyenne des distributions GNU/Linux
encore en vie. Son créateur Patrick Volkerding y travaille seul toutes ces années.
B http://www.slackware.com L’idée est de proposer une distribution simple, stable, proche de l’esprit Unix
des débuts, et dépourvue de gadgets et artifices graphiques d’installation ou de
configuration. Tout se règle en modifiant des fichiers au format texte ; on réser-
vera donc cette distribution aux mordus et aux débutants motivés pour
apprendre à fond GNU/Linux et y consacrer le temps nécessaire. Près de
30 distributions reposent sur elle.
Malgré cela, c’est une distribution populaire, dotée d’un certain charme magné-
tique. Les professionnels d’Unix apprécient d’y trouver des versions brutes des
logiciels (la plupart des autres distributions les retouchent ou modifient, ce qui
peut éventuellement produire de nouveaux bogues). Les logiciels y sont proposés
en versions très stables, et Slackware sort environ une fois par an. C’est donc une
distribution particulièrement indiquée pour ceux qui souhaitent apprendre à
Logo de Slackware fond le fonctionnement des entrailles et des coulisses d’un système GNU/Linux.
Inversement, si votre machine vous pose des problèmes insolubles, et quelle que
soit la distribution qui s’y trouve, un utilisateur de Slackware saura probablement
quoi faire. Il suffit donc d’en trouver un…
© Groupe Eyrolles, 200514
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxEn résumé…
Les systèmes Unix se sont multipliés depuis 30 ans. Un arbre généalogique sim-
plifié en a été dressé à l’adresse http://www.levenez.com/unix/. Malgré tout, ils ont
B http://www.levenez.com/unix/peu vieilli et la plupart des idées originales émises ont toujours toute leur force.
De plus, et surtout dans le monde du logiciel libre, les systèmes convergent len-
tement mais sûrement et s’inspirent les uns les autres. Les différences qu’ils pré-
sentent sont donc somme toute superficielles, et tout utilisateur rompu à une
version d’Unix s’adaptera facilement à une autre.
Il n’en demeure pas moins que les distributions GNU/Linux sont celles qui sont
les plus accessibles aux débutants, car elles sont davantage automatisées, tra-
duites et documentées. C’est la raison pour laquelle nous nous concentrerons
sur ces modèles, et en particulier sur la Mandriva et sa variante nomade, la
Mandriva Free live, distributions ciblant le grand public.
Distributions spécialisées pour l’enseignement
L’intérêt croissant pour le logiciel libre dans divers milieux ainsi PingOO
que les ressources et budgets dégagés ont permis l’émergence de
Le CRI 74 (Centre de Ressources Informatiques de Haute Savoie)
distributions spécialisées dans le domaine de l’enseignement.
développe, installe et maintient les systèmes PingOO.
Voici une présentation sommaire de quelques-unes.
B http://www.pingoo.org/
R Ces distributions font l’objet d'une section plus développée au
B http://www.cri74.org/
chapitre 9, « Les applications métier : dessin, sciences,
éducation… et développement ». SLIS : Serveur de communications Linux pour l’Internet
Scolaire
AbulÉdu
B http://slis.ac-grenoble.fr
AbulÉdu est la plus aboutie. Elle est destinée à faciliter l’implanta-
tion et l’usage d’un réseau informatique dans un établissement Distributions live pour l’enseignement
scolaire, et conçue pour être utilisée au quotidien par des ensei-
Bien que fonctionnant sur le même principe technique, ces deux
gnants sans compétences initiales en informatique.
distributions sont différentes, tant sur le mode de développement
B http://www.abuledu.org et les auteurs que sur le public ciblé. Leur point commun réside
dans le fait qu’elles sont adaptées et contiennent des applications
Skolelinux spécifiques prévues pour l’apprentissage.
Freeduc-ecole est développée par OFSET (association dontSkolelinux, autre distribution très prometteuse, propose des fonc-
l’objectif est de promouvoir le développement de logiciels librestionnalités similaires à AbulÉdu.
pour le système éducatif et l’enseignement). Elle est conçue pour
B http://www.skolelinux.org/fr
être utilisée dans les écoles primaires.
B http://www.ofset.org/freeduc-cd/Plusieurs autres distributions existent dans le domaine des ser-
veurs d’établissements, mais sans les logiciels pédagogiques des Freeduc-Sup concerne les formations supérieures.
précédentes. Citons entre autres : PingOO et SLIS.
B http://www.freeduc-sup.eu.org
© Groupe Eyrolles, 2005 15
Introduction aux distributions GNU/Linux1chapitre
© Groupe Eyrolles, 2005Utiliser GNU/Linux sans installation
avec Free Mandriva Linux
SOMMAIRE
B Démarrer le système depuis
un CD-RomLe CD-Rom fourni avec cet ouvrage contient la distribution
B Explorer et utiliser les Free Mandriva Linux 2006 (live). Cette forme particulière de
applications fournies
distribution GNU/Linux est capable de faire démarrer
B Sauvegarder son travaildirectement l’ordinateur sans utiliser le disque dur. Le PC est
donc inchangé et nullement affecté par la séance de découverte MOTS-CLÉS
ou de travail. Mandriva est une distribution plus classique, que B Mandriva
nous évoquerons au chapitre 2. Même si vous disposez déjà B BIOS
d’un ordinateur muni d’une distribution GNU/Linux, ce B Setup
B distribution vivechapitre vous donnera un aperçu d’ensemble des applications
B montage/démontagefournies, comme du système lui-même.
B périphériques de stockage
et partitions
B arborescence des répertoires
© Groupe Eyrolles, 2005Une distribution vive pour être partout
chez soi
La distribution Free Mandriva Linux s’amorce simplement depuis un CD-Rom
CHANGEMENT DE NOM et s’exécute sans toucher au disque dur, ce qui peut se traduire par une certaine
Mandrake devient Mandriva lenteur. Elle reconnaît automatiquement le matériel et prend en charge de
Rappelons que la société Mandrake a changé de nombreux périphériques tels que cartes graphiques ou audios, périphériques
nom en avril 2005 pour devenir Mandriva. Tous SCSI, imprimantes, etc.
les changements dans les documents et
Le choix proposé est chaque année plus riche et plus vaste ; il existe désormais
adresses web s’effectuent peu à peu. Nous nous
plusieurs centaines de distributions et variantes. Nous avons choisi de présenter
limiterons dans ce livre au nouveau nom Man-
la Mandriva car c’est la distribution la plus connue par les débutants français, ce
driva, mais vous pourrez encore rencontrer le
qu’on établit facilement en consultant les forums qu’ils fréquentent. Elle a parti-nom Mandrake ici ou là. En particulier, les
culièrement soigné la détection et la configuration automatique de matérielsadresses web en mandrake ne fonctionnent
récents et réussit là où d’autres échouent encore. Enfin, elle propose un centreplus ; remplacez-y ce mot par mandriva et
de contrôle convivial et interactif qui permet de régler facilement la plupart destout rentrera dans l’ordre.
paramètres du système et des applications, même sans connaître à fond les
arcanes d’un système Unix.
Pour le reste, cette distribution est semblable à toutes et ce que vous apprendrez
ici sera exploitable dans d’autres contextes.VOCABULAIRE Ordinateur et périphériques
Le cœur d’un ordinateur se compose d’une carte
mère, d’une mémoire et d’un processeur. Tous les DIDACTIQUE Ne brûlons pas les étapes
autres composants se branchent sur la carte mère
et sont qualifiés de périphériques. Ils comprennent
L’objectif de ce chapitre est de permettre rapidement la manipulation des divers compo-
moniteur, clavier, souris, circuits électroniques spé-
sants d’un système GNU/Linux plutôt que d’en faire comprendre en détail le fonctionne-
cialisés (cartes graphiques, audios, etc.), machines
ment interne. Le lecteur est sans doute impatient d’explorer les nouveaux territoires quisur port série, USB ou parallèle, lecteurs ou gra-
s’offrent à lui ! Le pourquoi et le comment seront traités aux chapitres suivants. veurs de disquettes, CD-Rom ou DVD-Rom, dis-
Rappelons que le glossaire en annexe A propose un lexique technique et culturel que l’onques durs et leurs partitions, etc.
peut toujours consulter en cas de doute.
Sur la plupart des ordinateurs modernes, configurés pour démarrer sur le CD-
Rom, ce type de produit donne un résultat surprenant et très parlant. On
TECHNIQUE Partition de swap
obtient en effet un environnement de travail récent et complet, doté de nom-
Une partition de swap (mémoire de pagination en breuses applications. À l’usage, les limitations imposées par l’exercice de style
français) est une zone réservée du disque dur. (travailler sans disque dur) nuiront évidemment aux performances et à la réacti-
Chaque application en cours de fonctionnement vité. Cependant, si une partition dite de swap est détectée à l’installation, elle
utilise une partie de la mémoire de l’ordinateur. sera automatiquement utilisée, ce qui améliorera les performances.
Quand l’ensemble de la mémoire requise dépasse
Ne comparez pas les performances d’un CD-Rom live avec celles d’un systèmela mémoire physique disponible (sous forme de
installé sur disque dur : ce n’est pas pertinent, ni honnête intellectuellement.barrettes de RAM), le système échange certaines
Faire démarrer un ordinateur à la volée et dans la seule mémoire vive est uneapplications. La zone mémoire des applications les
moins utilisées est stockée sur disque et repasse prouesse dont, à notre connaissance, seuls les Unix libres sont capables.
en mémoire centrale, quand celles-ci ont à nou- Un périphérique de stockage amovible (type clé USB), s’il est reconnu, per-
veau la main. Ce procédé ralentit considérable-
mettra de sauvegarder données et documents personnels. On peut ainsi utiliser
ment le changement de contexte, mais évitera, sur
Free Mandriva Linux en mode nomade, mais l’idéal pour un emploi continu et
une distribution live, de fermer une grosse applica-
régulier est quand même d’avoir un « port d’attache », c’est-à-dire un ordinateur
tion pour pouvoir en ouvrir une autre.
doté d’une installation sur disque dur.
© Groupe Eyrolles, 200518
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxCONFIGURATION REQUISE
Quel type de machine ?
Tout compatible PC avec processeur de famille x86 (Intel ou AMD), notamment les Intel
Pentium.
128 Mo de mémoire suffisent-ils ?
Oui. Il est recommandé de disposer de 256 Mo pour employer simultanément plusieurs
applications lourdes.
Retrouverai-je mon système comme au départ ?
Cette solution n’installe rien. Elle n’altère en rien le ou les systèmes d’exploitation déjà
présents sur le disque ; elle est donc idéale pour tester GNU/Linux.
Démarrer Free Mandriva Linux sans risque
sur un système Windows
Voici comment démarrer depuis le CD-Rom de la Mandriva :
? Insérez le CD-Rom fourni avec le livre dans le lecteur dès l’allumage de
votre ordinateur, avant le démarrage de Windows. Si vous n’y parvenez pas,
insérez le CD-Rom sous Windows puis redémarrez l’ordinateur.
? Attendez que l’écran de démarrage de Free Mandiva Linux s’affiche : il pro-
pose de choisir la langue puis d’autres options.
? Si Windows démarre comme d’habitude, reportez-vous à l’encart
« Comment démarrer depuis un CD-Rom », page 21.
? Si l’affichage à l’écran est morcelé, essayez le bouton d’ajustement automa-
tique du moniteur. Sinon, redémarrez l’ordinateur.
B.A.-BA Une distribution live, comment est-ce possible ?
Une distribution live (prononcez « laïve » à l’anglaise) comme la D’autres distributions, de plus en plus nombreuses, fonctionnent
Free Mandriva Linux s’amorce depuis un CD-Rom et charge le sys- sur ce principe : la Knoppix, la Morphix, la KLA ou Kaella du LUG
tème d’exploitation en mémoire sans toucher au disque dur. Aucun Linux Azur, entièrement francisée. On trouve encore Freeduc-
système d’exploitation déjà installé sur les disques durs du sys- ecole, destinée aux établissements scolaires.
tème ne sera affecté. On peut même expérimenter Free Mandriva
Linux sur un ordinateur dépourvu de disques durs (ou aux disques
B http://www.demolinux.org
débranchés).
B http://www.knoppixfr.org
L’ordinateur, n’ayant aucune mémoire de ce qui s’est passé aupa-
B http://kaella.linux-azur.org
ravant, demande à chaque démarrage quelques informations sim-
B http://www.morphix.orgples concernant la connexion et le clavier qu’il ne peut deviner
B http://www.ofset.org/freeduc-cdseul. Presque tous les autres périphériques et réglages sont auto-
matiquement détectés et configurés… si les pilotes correspon-
dants sont présents sur le CD-Rom.
© Groupe Eyrolles, 2005 19
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva LinuxAu cours du démarrage, il faudra définir différents paramètres : langue, clavier,
pays. Il faut aborder cette distribution comme une solution de démonstration
ou de dépannage et non un système de travail.
AVANCÉ Consoles virtuelles
Ces réglages n’étant pas inscrits sur disque dur, il faudra les reprendre à chaque
Par défaut, Free Mandriva Linux s’affiche sur la démarrage. Gageons que vous aurez pris le parti d’installer une distribution
console en mode graphique, affectée à la touche complète avant que cet inconvénient ne vous pèse. Free Mandriva Linux permet
F7. On peut se rendre dans des consoles en
déjà de découvrir de nombreuses fonctionnalités et applications d’une distribu-
mode texte avec les combinaisons de touches
tion GNU/Linux sous KDE.
Ctrl + Alt + F1 à Ctrl + Alt + F6.
Le bureau s’affiche enfin avec ses icônes, vous voici sous GNU/Linux ! UnePour revenir dans la console en mode graphique
depuis une console en mode texte, il suffira fenêtre de bienvenue présente les différents services proposés par Mandriva
d’enfoncer Alt+F7. ainsi que le centre de contrôle qui vous permettra de configurer votre ordina-
teur. On y accède encore par le menu principal de l’environnement de bureau
(KDE), qui correspond au menu Démarrer sous Windows et qui est situé par
défaut au même emplacement. Notez que le verrouillage du pavé numérique
n’est pas actionné par défaut au démarrage.
Figure 1–1
Écran d’accueil de
Free Mandriva Linux

© Groupe Eyrolles, 200520
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxDÉPANNAGE Comment démarrer depuis un CD-Rom ?
La plupart des machines sont configurées pour rechercher un sys- les touches idoines (probablement + et - ; parfois F5 et F6). On
tème d’exploitation sur les divers périphériques disponibles: peut aussi le placer en deuxième position derrière l’éventuel lec-
disque dur, disquette, CD-Rom… L’ordre d’exploration est crucial, teur de disquettes. Rendez-vous ensuite dans le menu EXIT (flèche
car il faut que le lecteur de CD-Rom soit testé avant le disque dur Droite) et choisissez de quitter en sauvegardant (SAVE & EXIT
si ce dernier est muni d’un système d’exploitation fonctionnel (ce SETUP).
qui est probablement le cas). Dans le cas contraire, il faudra confi-
BIOS anciengurer la machine.
L’ordre dans lequel se fait l’exploration en quête d’un système Sélectionnez l’option ADVANCED SETUP ou ADVANCED BIOS
d’exploitation est défini dans les paramètres du BIOS (Basic Input FEATURES avec la flèche Bas et validez avec la touche Entrée.
Output System) : système basique d’entrées-sorties. Ce petit pro- Les BIOS très anciens proposent souvent un paramètre BOOT
gramme contenu dans une mémoire non volatile de la carte mère SEQUENCE. On s’y rendra avec la flèche Bas pour y définir la
(alimentée par une pile bouton dédiée) s’exécute au démarrage de bonne séquence (CDROM, C, A ou A, CDROM, C). A représente
l’ordinateur et active les périphériques de base (lecteur de dis- le lecteur de disquettes et C le disque dur principal. La touche
quettes, disque dur, souris, clavier …). Entrée fera défiler les séquences possibles ou en affichera la liste.
Modifier cet ordre n’aura que peu d’impact sur l’ordinateur : si le Les BIOS moins anciens présentent souvent les trois paramètres
lecteur de CD-Rom ne présente pas de système d’exploitation, il FIRST BOOT DEVICE, SECOND BOOT DEVICE et THIRD
passera son tour et l’amorçage se fera comme d’habitude, depuis BOOT DEVICE (premier, deuxième et troisième périphérique
le disque dur. Cette manipulation n’est pas propre à GNU/Linux d’amorçage). En utilisant la touche Entrée et les flèches, vous
mais relève de la configuration d’un ordinateur de type PC ; nous ferez en sorte de faire apparaître CDROM avant HDD (Hard Disk
allons la détailler. Veillez toutefois à ne pas laisser un CD-Rom non Drive : disque dur) dans cette liste. FLOPPY représente alors le lec-
sûr dans le lecteur au démarrage de l’ordinateur ! teur de disquettes, et USB les périphériques de ce type.
À chaque démarrage, la machine laisse quelques secondes pour Votre choix fait, enfoncez la touche Échap pour revenir à l’écran
enfoncer la touche d’accès au programme de configuration du principal, puis quittez en sauvegardant les modifications effec-
BIOS (le SETUP). Cette touche dépend du BIOS (lequel est intégré tuées avec l’option SAVE & EXIT SETUP (la touche F10 lui cor-
à la carte mère), mais en général il s’agit de Suppr, F2 ou Inser. respond souvent). Confirmez.
Il vous faudra peut-être plusieurs essais pour repérer l’instruction
Il suffit dès lors de placer le CD-Rom de Free Mandriva Linux dans
indiquant comment procéder. Généralement en anglais et située
le lecteur lors de l’amorçage. Si on a oublié ce détail avant de faire
en bas de l’écran, elle sera par exemple Press DEL to enter
redémarrer l’ordinateur, on pourra accéder au BIOS le temps
SETUP (touche Suppr sur un clavier français).
d’ouvrir la trappe, et quitter ensuite le BIOS sans rien sauvegarder.
Le BIOS est un programme très proche du matériel, qui existe en Pour revenir au système d’exploitation installé, on démarrera sans
de nombreuses variantes. On observe deux grandes familles. Les CD-Rom (les distributions live libèrent le tiroir du lecteur pour que
BIOS plus anciens présentent en page d’accueil une liste des para- l’on puisse facilement en extraire la galette avant extinction totale
métrages possibles, regroupés par famille. Les BIOS plus récents de la machine).
proposent en haut de l’écran une barre de menus pour naviguer
entre les différentes options. Dans tous les cas, les touches de Démarrage depuis une disquette
déplacement et de sélection sont indiquées dans un encadré, en
Sur une machine au BIOS trop ancien, il n’est pas possible de
bas ou à droite de l’écran. On retrouve souvent dans ce rôle les flè-
démarrer sur CD-Rom. Parfois, les réglages du BIOS sont protégés
ches de direction, les touches + et -, différentes touches de fonc-
par mot de passe (qu’on remet à zéro par extraction de la pile
tion, Échap (pour sortir d’un menu) ; Entrée sert plus souvent à
CMOS pour vider la mémoire). Si la machine teste le lecteur de dis-
sélectionner qu’à valider.
quettes avant le disque dur (ou s’il est possible de la configurer pour
ce faire, en plaçant A ou son équivalent avant C ou son équivalentBIOS récent
dans les réglages du BIOS), tout n’est pas perdu. Dans ce cas, ren-
Sélectionnez le menu BOOT avec la flèche Droite. Le BIOS donne seignez-vous sur les distributions proposant encore des disquettes
alors l’ordre dans lequel il explore les différents périphériques à de démarrage permettant d’amorcer la lecture du CD-Rom.
l’amorçage. Sélectionnez le lecteur de CD-Rom ou de DVD-Rom
avec les flèches Haut et Bas, puis montez-le en tête de liste avec
© Groupe Eyrolles, 2005 21
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva LinuxATTENTION Menu K ou menu étoile ?
KDE est l’un des environnements de bureau les plus aboutis et utilisés par les distributions
GNU/Linux. Par défaut, son menu principal arbore la lettre K :
Figure 1–2
Le menu K classique
Mandriva a modifié ce réglage pour le remplacer par son logo, une étoile :
Figure 1–3
Le menu étoile de Mandriva
Toutefois la légende de l’icône respecte la tradition et utilise le terme de Menu K. Dans la
documentation, c’est l’aspect et non la fonction de ce menu qui sert à le nommer : menu K.
Dans la suite de ce chapitre, nous utiliserons la notation Menu K.
Un environnement graphique comme un
autre : bureau, menus, icônes…
L’environnement graphique est classique. En bas à gauche, le menu principal de
KDE (une étoile sous Mandriva, K partout ailleurs) donne accès aux applica-
tions et familles d’applications principales. Il correspond au menu Démarrer
sous Windows. Dans la partie Toutes les applications, le menu propose des
applications classées par domaine d’utilisation :
? Bureautique propose entre autres les modules de la suite KOffice ;
? Internet offre les navigateurs Konqueror et Mozila Firefox, un logiciel de
courrier électronique, KMail, et un outil de messagerie instantanée, Kopete ;POUR EN SAVOIR PLUS… Manipuler
l’environnement graphique ? Multimedia contient des applications pour le son, la vidéo et le graphisme,
notamment Gimp 2.2 ; Le fonctionnement d’un environnement graphique
? Système donne accès aux outils de configuration du bureau et de l’ordina-(tableau de bord, bureaux virtuels…) est expliqué
teur. Mandriva Free permet de configurer l’interface graphique de façon trèsau chapitre 4, « Les bureaux et l’environnement
graphique sous GNU/Linux ». poussée grâce au menu Menu K>Système>Configuration>Configurez votre
bureau.
? l’entrée de menu Autres applications regroupe notamment les éditeurs de
texte, les outils de bases de données, les jeux et la documentation.
Le tableau de bord (bande riche en icônes située en bas de l’écran) permet deVOCABULAIRE Bureau virtuel
modifier le nombre de bureaux virtuels (deux par défaut) : il s’agit de pages dif-
Le bureau virtuel est un concept qui permet de dis-
férentes du bureau, où l’on peut afficher et ranger des applications ouvertes sans
poser d’un bureau plus grand que l’écran physique
qu’elles ne se recouvrent ni se mêlent. On passe de l’une à l’autre à l’aide de la
sur lequel il est affiché. Il se décompose en pages
souris ou de raccourcis clavier. Quand vous en aurez pris l’habitude, vous nede la taille de l’écran, chaque page pouvant être
pourrez plus vous en passer… affichée à la demande. Pour simplifier, l’expression
« bureau virtuel » désigne l’une de ces pages. Nous donnons à la section suivante un aperçu des applications fournies dans le
CD-Rom.
© Groupe Eyrolles, 200522
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxApplications de Free Mandriva Linux
Free Mandriva Linux contient de nombreuses applications dans les domaines
de la bureautique, d’Internet, du multimédia, etc. Faute de place sur le CD-
Rom, chaque fonction n’est assurée que par une ou deux applications, même si
en général l’offre est bien plus variée. Les entrées du menu K donnent un aperçu
des possibilités d’une distribution GNU/Linux.
Bureautique : traitement de texte, tableur, dessin,
graphiques, PAO...
La plupart des applications présentées dans ce menu appartiennent à KOffice,
la suite bureautique de KDE incluant traitement de texte, tableur, présenta-
tions, dessin vectoriel, etc.
Figure 1–4
Menu Bureautique
K Word, K Spread, K Presenter
Respectivement traitement de texte, tableur et outil de création de présentation,
ces trois applications acceptent plusieurs formats de fichiers, dont OASIS
OpenDocument, le format de la suite OpenOffice.org2 (voir chapitre 5,
«Applications bureautiques: traitement de texte, tableur, comptabilité
personnelle… »). Ainsi vous pouvez créer de nouveaux documents et les enre-
gistrer dans le format d’une autre application.
Dessin
Ce sous-menu propose deux applications de dessin :
? Karbon 14 est un outil de dessin vectoriel qui peut enregistrer des images en
format vectoriel, comme OASIS, SVG, Métafichier Windows et dans de
nombreux autres formats dont PNG, XCF, le format natif de Gimp, et
PSD, le format d’Adobe Photoshop.
? Krita est un outil de dessin qui enregistre les images dans la plupart des for-
mats bitmap.
© Groupe Eyrolles, 2005 23
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva LinuxGraphiques
Deux applications sont présentées dans ce sous-menu :
? K Chart produit des graphiques de type histogrammes et autres.
? Kivio sert à créer des diagrammes ou schémas : organigramme, carte, dia-
gramme UML, diagramme informatique, etc. Il est similaire à Microsoft
Visio ou SmartDraw, disponibles sous Windows.
Édition PAO
On trouve ici des outils intéressants mais pas de réelle application de PAO :
? Kugar, un générateur de rapports utilisable pour présenter des informations
extraites d’une base de données.
? KGhostview qui permet de visualiser des documents au format PostScript et
PDF, et KPDF qui visualise les documents au format PDF.
Communications et accessoires
Deux sous-menus contenant quelques outils complémentaires dont KdeprintFax,
un logiciel de télécopie, Multisync, un outil de synchronisation de répertoires et
KThesaurus, un dictionnaire multilingue fourni avec un lexique anglais.
Internet
Si la connexion Internet a été configurée automatiquement, on peut naviguer
sur le Web ou utiliser un client de messagerie. Dans le cas contraire, il faut la
configurer à l’aide des outils du menu Système.
Figure 1–5
Menu Internet
© Groupe Eyrolles, 200524
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxConfiguration de la connexion
Utilisez le centre de contrôle : Menu K>Système>Configuration>Configurez
VOCABULAIRE Fournisseur d’accès à Internet
votre ordinateur. Cet ensemble d’outils permet la configuration de connexions
Opérateur de télécommunications : le FAI est laRNIS/ISDN, par câble et sans fil, mais nous ne détaillerons ici que les con-
société avec laquelle on contractualise un abonne-nexions par modem, ADSL et réseau local (LAN).
ment d’accès à Internet. Ce n’est pas toujours lui
Dans l’onglet Réseau & Internet, choisissez l’option Configurer une nouvelle qui héberge ou gère les sites web, le courrier élec-
connexion Internet (LAN, ISDN, ADSL,...). Une succession de boîtes de dialogue tronique, etc.
demandera tous les renseignements nécessaires.
Figure 1–6
Centre de contrôle Mandriva,
onglet Réseau et Internet
? Pour une connexion Internet passant par un modem téléphonique classique
(RTC ou réseau téléphonique commuté, c’est-à-dire le réseau ordinaire) sur
port série, cochez Connexion par modem, puis :
– Choisissez le modem à configurer s’il en existe plusieurs, ainsi que le port
sur lequel il est connecté (coché par défaut sur le premier).
– Si votre fournisseur d’accès Internet n’est pas proposé, cochez Non listé,
puis, dans les fenêtres suivantes, renseignez les paramètres de connexion
(identifiant, numéro de téléphone du FAI, mot de passe, DNS et nom de
domaine), en laissant les paramètres IP en Automatique.
– Enfin, répondez Oui pour vous connecter.
? Pour une connexion par modem ADSL ou routeur, cochez Connexion par
ADSL, puis :
– Choisissez le modem ou l’interface dans la liste. S’ils n’apparaissent pas,
c’est qu’ils ne sont pas reconnus; reportez-vous alors au chapitre 3,
« Optimiser sa configuration : impression, réseau et Internet ».
– Pour un modem ADSL USB, cliquez sur la croix correspondant à votre
pays dans la page des fournisseurs d’accès, choisissez le vôtre et rensei-
gnez les paramètres de connexion (serveurs DNS, nom d’utilisateur, mot
de passe).
–Cliquez sur Démarrer la connexion.
© Groupe Eyrolles, 2005 25
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva Linux
? Si vous vous connectez par l’intermédiaire d’un ordinateur faisant office de
passerelle, choisissez Connexion à travers un réseau local :
– Selon que vous utilisez un routeur ou non, choisissez entre les options :
Attribution automatique de l’adresse IP (BOOTP/DHCP), généralement
retenue dans le premier cas, ou Configuration manuelle, dans le second.
– Dans la configuration manuelle, renseignez l’adresse IP de l’ordinateur et
vérifiez que l’option Branchement à chaud est bien cochée (figure 1-7).
– Indiquez enfin le ou les DNS du fournisseur d’accès, éventuellement son
nom de domaine, et l’adresse IP de la passerelle. Dans le cas d’une utilisa-
tion live, il n’est pas nécessaire d’attribuer un nom à la machine (figure 1-8).
Figure 1–7 Renseignez l’adresse IP de la machine. Figure 1–8 Préciser l’IP du serveur DNS1 et l’IP de la passerelle.
Le masque de sous-réseau est ensuite rempli Effacez le champ Domaine recherché qui, par défaut, contient
automatiquement, sinon entrez 255.255.255.0. mandriva.com ou indiquez le nom de domaine de votre FAI.
? Pour une connexion par modem analogique (RTC), on peut faire appel à
KPPP: Menu K>Internet>Accès distant. Son utilisation est exposée au cha-
pitre 3, « Optimiser sa configuration : impression, réseau et Internet », que
vous pourrez aussi consulter si votre cas de figure n’a pas été évoqué.
Applications Internet
L’option Menu K>Internet propose des applications permettant d’accéder à dif-
férents services ou protocoles sur le réseau mondial.
? Navigateurs web propose Konqueror, un outil polyvalent (explorateur de
fichiers, transferts par FTP, etc.), ainsi que Mozilla Firefox, également dis-
ponible sous Windows.
? Courrier électronique lance KMail. Pour ne pas perdre tous vos messages à
l’extinction de l’ordinateur (rappelons qu’une utilisation live ne travaille
qu’en mémoire vive, média volatile), assurez-vous de conserver sur le serveur
tous les messages lus.
© Groupe Eyrolles, 200526
Accès libre – Débuter sous GNU/Linux– Pour configurer un compte dans KMail, déroulez le menu Configuration
et choisissez l’option Configurer KMail.
–Dans l’option Comptes, choisissez l’onglet Réception des messages et
cliquez sur le bouton Ajouter.
– Dans la boîte de dialogue de définition du compte, cochez la case Laisser
les messages récupérés sur le serveur.
Pour une utilisation sporadique, il est souvent plus facile de recourir à un
webmail (voir le chapitre 6, « Communiquer par Internet : Web, e-mail,
chat et news »).
? Kopete est outil de messagerie instantanée compatible avec plusieurs proto-
coles, dont MSN et Yahoo.
? Accès distant vous permettra de vous connecter au serveur de courrier élec-
tronique de votre FAI à l’aide d’une connexion par modem analogique
(RTC) via K PPP.
Applications multimédias
L’option Menu K>Multimedia offre plusieurs possibilités de transformer l’ordina-
teur en chaîne hi-fi ou en téléviseur.
Pour le son :
– Amarok, le lecteur audio de KDE, permet d’écouter des CD audio et de
composer des listes de médias ; citons en particulier l’intéressante fonc-
tion jukebox (voir au chapitre 8, la section « AmaroK », page 220).
– K-Mix mixe des sons à partir de sources diverses.
Pour la vidéo :
– Kaffeine, un lecteur multimedia pour visionner des fichiers vidéo et cer-
tains DVD (au lancement, Kaffeine effectue un contrôle des matériels et
des codecs disponibles et précise dans quelles conditions il fonctionnera) ;
– KDE_TV enfin permet de regardez la télévision.
Le sous-menu Menu K>Multimedia>Graphisme propose plusieurs applications :
? Reconnaissance optique de caractères (Kooka) : une application d’acquisi-
tion d’images qui donne accès au scanner et à ses fonctionnalités – à l’aide la
bibliothèque Sane (voir au chapitre 8, la section «Sane et Xsane»,
page 230) – et permet aussi la reconnaissance optique de caractères.
? digiKam : cette application sert à indexer des photos à l’aide de mots-clés,
pour les trier et les organiser en albums photos (voir au chapitre 8, la section
« La photo numérique », page 228). Elle permet aussi d’importer les photos
d’un appareil numérique (voir encadré page suivante).
? showPhotos permet la visualisation et la retouche d’images.
? The Gimp V2 : une puissante application de retouche d’images, équivalente à
Adobe Photoshop ; il est proposé ici dans sa version 2.2 (voir le chapitre 8,
section « Gimp », page 226).
© Groupe Eyrolles, 2005 27
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva Linux
UTILISATION PRATIQUE Importer et enregistrer ses photos numériques avec digiKam
digiKam, logiciel de gestion de photos numériques de
KDE, est inclus dans le CD-Rom de Free Mandriva Linux.
Nous l’évoquerons plus en détail au chapitre 8,
« Multimédia : son, image et vidéo ».
1. Démarrez digiKam à l’aide de l’option de menu
Menu K>Multimedia>Graphisme>digiKam.
2. Connectez votre appareil à l’ordinateur et sélectionnez
dans le menu Album>Importer>Appareil photo.
S’il est reconnu, l’appareil apparaît dans la liste déroulante
qui s’affiche alors, et il est possible d’importer les photos.
Pour les stocker sur disque dur ou sur clé USB, voir la sec-
tion «Travailler sur un périphérique externe ou sur le
disque dur », page 29.
digiKam propose encore d’autres fonctions : constitution
d’albums, diaporama, impression d’une ou plusieurs
photos par page, lien direct avec Gimp pour retoucher
chaque photo, etc.
Figure 1–9 Les options de configuration de digiKam
Système
Le menu Système donne accès à de nombreux outils. Citons notamment les
outils de configuration : le centre de configuration de KDE pour configurer le
bureau et certains aspects du fonctionnement du système lui-même, ainsi que le
Centre de contrôle Mandriva, dont plusieurs fonctionnalités sont communes
avec le centre de configuration de KDE.
Autres applications
Quelques jeux sont fournis dont Frozen Bubble. Nous laissons à votre curiosité
le plaisir de les découvrir. Nous verrons au chapitre 10, « Les applications
domestiques et ludiques », que l’offre de jeux commence à s’étoffer : on trouve
désormais de quoi satisfaire les goûts et les niveaux d’exigence du plus grand
nombre.
Certaines des autres applications disponibles seront vues au fil des chapitres de
cet ouvrage, parmi lesquelles les éditeurs de texte et les outils de base de don-
nées (voir au chapitre 5, la section « Les systèmes de gestion de bases de
données », page 147).
Pour approfondir l’utilisation de ces applications, nous vous recommandons de
consulter les chapitres correspondants.
© Groupe Eyrolles, 200528
Accès libre – Débuter sous GNU/LinuxTravailler sur un périphérique externe ou
sur le disque dur
On peut lire et écrire des données sur un périphérique externe (disquette, clé
USB, disque dur externe USB, etc.). De plus, même si une distribution live ne
modifie rien, il est possible d’accéder aux disques de l’ordinateur
Le bureau affiche une icône Dossier personnel, désignant le répertoire per-
sonnel de l’utilisateur. Un double-clic sur cette icône lance l’explorateur de
LUMIÈRE SUR WIKIPÉDIA Disquettefichiers Konqueror, qui s’ouvre sur ce répertoire. Le contenu de celui-ci n’existe
que dans la mémoire vive de l’ordinateur et disparaîtra irrémédiablement à Ce fidèle compagnon des premiers âges de
l’informatique, qui a connu plusieurs formats etl’arrêt du système. Pour garder une trace du travail effectué, il faut donc l’enre-
capacités, disparaît peu à peu au profit de péri-gistrer sur le disque dur ou tout autre périphérique de stockage.
phériques et médias de stockage plus compacts,
Abordons tout d’abord l’utilisation des périphériques amovibles.
robustes et fiables tels que les clés USB. C’est
donc avec une pointe de nostalgie que les plus
anciens consulteront l’historique de cet objet:Enregistrer ses données sur disquette, clé USB…
malgré toutes ses pannes et les travaux impor-
tants qu’il a fait disparaître chez ceux qui ne pre-
naient pas la peine de réaliser plusieursDisquette
sauvegardes, on ne peut s’empêcher d’y être
Sur le bureau, le système affiche en permanence une icône Périphériques. Si attaché sentimentalement…
l’on double-clique dessus, son contenu s’affiche dans une fenêtre de Konqueror
B http://fr.wikipedia.org/wiki/Disquette
et on y trouve les icônes du CD-Rom, de la disquette ainsi que celles des sys-
tèmes de fichiers distants, même si vous n’êtes pas dans cette configuration.
Il arrive que si l’on change de disquette, la fenêtre persiste à afficher le contenu
de la disquette précédente. Dans ce cas, remontez d’un niveau en cliquant sur le AVANCÉ Montage des supports amovibles
bouton en forme de flèche verticale pour retrouver l’icône de la disquette. Cli-
Les données de la disquette sont accessiblesquez droit dessus et choisissez Démonter. La petite flèche verte disparaît au
sous le répertoire /mnt/floppy de l’arbores-bout de quelques instants : double-cliquez sur l’icône de la disquette pour
cence générale du système. Le système monte
qu’elle soit lue à nouveau.
souvent la clé USB sous le répertoire /mnt/
D’autre part, le système n’écrit pas les données sur le support de façon continue, removable, et lui donne le nom de la clé si
ainsi ce que vous enregistrez sur la disquette reste provisoirement dans la elle en a un.
mémoire vive, et n’est physiquement écrit que lorsque le volume de données est
suffisant. C’est pourquoi il est recommandé de démonter la disquette systémati-
quement avant de la retirer, ainsi on s’assure que le système a bien synchronisé
les données et qu’elles sont effectivement écrites sur le support.
ATTENTION Périphériques amovibles et Les distributions installées sur le disque dur sont moins tributaires du risque de
risque de perte de donnéespertes de données de ce type, car elles utilisent des outils de montage et démon-
tage automatiques. Dans la plupart des cas, Mandriva monte et
démonte automatiquement les périphériques.
Pour les clés USB et les appareils photos numé-Clé USB
riques, une icône apparaît ou disparaît selon le
Dès son branchement, une clé USB reconnue provoque l’apparition d’une icône cas (voir à ce sujet le chapitre 11, « Ce qui
nommée Périphérique amovible dans la fenêtre des périphériques. Le retrait de change : de Windows à GNU/Linux »). Pour plus
la clé fait disparaître l’icône. Parfois, les difficultés de lecture ou d’écriture sur la de sûreté, démontez le périphérique avant de le
clé peuvent être éliminées en réinsérant la clé et en laissant quelques secondes au retirer (clic droit, choisir Démonter), afin
système pour prendre acte du débranchement, puis du rebranchement. Pensez, d’obliger le système à y écrire les données
situées encore en mémoire vive.comme dans le cas de la disquette, à démonter la clé avant de la retirer. Ici, le
message affiché par le clic droit propose Enlever en toute sécurité.
© Groupe Eyrolles, 2005 29
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva LinuxEnregistrer et retrouver ses données sur le disque dur
Cette partie est plus technique et minutieuse. Elle peut comporter certains ris-À QUI LA FAUTE ?
ques : toutefois ils sont limités si l’on est un peu méticuleux.Ne jetons pas la pierre à GNU/Linux
Précisons tout d’abord que Free Mandriva Linux ne permet pas d’écrire sur desL’absence de solution fiable pour travailler sur les
partitions Windows au format NTFS, le pilote correspondant n’étant paspartitions NTFS est imputable à son éditeur,
Microsoft, qui n’a jamais publié de documentation encore finalisé. Aucun problème en revanche pour lire ou écrire sur des parti-
sur le fonctionnement interne de NTFS, plutôt qu’à tions Windows à l’ancien format FAT32. Si le système contient des partitions
une faiblesse de GNU/Linux. La FAQ du projet FAT32, nous pourrons y écrire.
donne quelques informations à ce sujet.
B http://linux-ntfs.sourceforge.net/info/ Trouver la bonne partition
ntfs-fr.html
L’accès aux partitions du disque dur est possible via le centre de contrôle Man-
driva que l’on ouvre à l’aide du menu Menu K>Système>Configuration>Confi-
gurez votre ordinateur. Sélectionnez l’onglet Points de montage puis l’option
Créer, supprimer et redimensionner les partitions de disque dur. Attention !INTEROPÉRABILITÉ Le projet Linux-NTFS
Cette option est dangereuse car elle permet de supprimer ou de formater les par-
B http://linux-ntfs.sourceforge.net/ titions du disque dur, détruisant les données qui y étaient contenues. Une boîte
de dialogue vous suggère de sauvegarder les données avant toute modification
des partitions. Vous n’en aurez pas besoin car nous n’allons pas les modifier, mais
soyez attentifs aux boutons sur lesquels vous cliquez.
Figure 1–10
L’onglet Points de montage
du centre de contrôle Mandriva
1 Dans le centre de contrôle, choisir l’option Créer, supprimer et redimen-
sionner les partitions de disque dur.
2 À l’ouverture de la fenêtre de gestion des partitions, une boîte de dialogue
s’affiche simultanément, invitant à effectuer une sauvegarde des données.
© Groupe Eyrolles, 200530
Accès libre – Débuter sous GNU/Linux3 Le contenu du disque dur se présente sous forme d’un long rectangle. S’il ne
comporte qu’un seul morceau, cela signifie qu’il ne contient qu’une seule parti-
tion ; chacune des portions symbolise une partition.
4 Cliquez sur le rectangle d’une partition. Dans la case Détails, vous pouvez lire
le type de partition. Si vous en trouvez une de type FAT32, c’est gagné
Figure 1–11 Cette partie du centre de
contrôle Mandriva présente les périphériques
de stockage de la machine, et permet de modi-
fier leurs partitions. L’onglet hda désigne le
premier disque dur, hdb le second, sda la clé
USB qui est branchée sur le système. Les
couleurs symbolisent les différents types de
systèmes de fichiers des partitions, les boutons
permettent d’agir sur les partitions.
UN PEU DE TECHNIQUE Partitions et terminologie Le point de montage
Une partition est tout ou partie d’un disque dur, que le système Le point de montage est un répertoire de l’arborescence des
considère comme un disque dur indépendant. fichiers du système. C’est là qu’on branche (au sens logique)
l’arborescence des fichiers du périphérique temporairement con-Sous GNU/Linux, le nom des disques donne des indications sur leur
necté. Si on monte un CD-Rom sur /mnt/cdrom, c’est sous cetype et leur électronique : hd pour hard drive IDE, sd pour SCSI
dossier que l’on pourra accéder aux données de la galette.disk (ou, pour des raisons techniques, clés USB).
On prendra garde à bien distinguer :Les lettres a ou b correspondent à l’emplacement du branchement
du disque dur dénommé périphérique sur la nappe (câble large et ? Le nom du périphérique physique (ex : /dev/hda1).
plat) à l’intérieur de l’unité centrale. Le premier disque (périphé- ? Son point de montage, répertoire grâce auquel le système peut
rique IDE) portera ainsi le nom hda, le deuxième hdb. accéder aux données situées sur le périphérique (ex : /mnt/
Les partitions de chaque disque sont numérotées : hda1 désigne win_c).
donc la première partition du premier disque, hdb2 la deuxième Sur ces sujets, voir au chapitre 11 :
partition du deuxième disque, etc. Le nom du périphérique est
? « Le système de fichiers », page 311.
ensuite préfixé de /dev, répertoire technique du système rassem-
? « Le système de fichiers sous GNU/Linux », page 314.blant tous les fichiers spéciaux correspondant à des devices (péri-
phériques). Exemples : /dev/hda1, /dev/hdb2.
© Groupe Eyrolles, 2005 31
1 – Utiliser GNU/Linux sans installation avec Free Mandriva Linux