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Cet ouvrage a été composé par Edilivre 175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50 Mail : client@edilivre.com www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-332-60837-6
© Edilivre, 2016
Et si la grammaire était le plus beau, le plus drôle de tous les jeux de société ?
Notre langue n’est ni un musée, ni une statue. Elle est un pont, une main tendue, Ou, tout simplement,
Une porte qui s’ouvre sur la vie.
Ce Français qui me tient au cœur
Du fond de ma vie de ce vécu qui me précède et qui m’entoure Les mots s’appellent et se répondent,,,
Laisse-les… C’est ton âme qui, enfin, ose crier ose pleurer ose CHANTER
A vous que le seul mot de « grammaire » fait grincer des dents, à vous qui n’osez pas écrire à ceux que vous aimez par crainte de « faire des fautes », à vous qui vous excusez de ne pas parler bien le Français et renoncez du même coup à des rencontres, à des amitiés, et aussi à des professions qui vous faisaient rêver… A vous tous, je dis « Cessez de vous dire que le Français est trop difficile pour vous : c’est faux ! » On apprend à apprivoiser sa langue de la même façon qu’on apprend à marcher, à nager, … de la même façon qu’on apprend à découvrir les autres, ceux qui nous entourent, à les respecter et à les aimer. A chaque forme de vie correspond un mot, ou même plusieurs ; nous ne pouvons vivre sans les mots, ils ne peuvent vivre sans nous : ils sont le reflet de chacun d’entre nous, de chacun de nos groupes, de notre société et même de notre histoire.
Apprendre une langue, quelle qu’elle soit, c’est apprendre à parler, c’est-à-dire à vivre avec ceux qui la parlent, et c’est une découverte de chaque jour. En effet un même mot n’aura pas forcément la même signification, la même résonance pour un individu ou pour un autre. Inversement, d’une région à l’autre, on utilisera des mots différents pour un même sens : ainsi un « titi » à Paris, un « margat » dans le Pas-de-Calais, et un « gone » dans la région de Lyon, sera toujours « un gamin » en Français courant. Français national et Français local ne peuvent ainsi que se soutenir et s’enrichir mutuellement, car le Français national est plus rigoureux dans sa structure, dans sa prononciation, mais le vocabulaire du Français local est plus imagé, plus fort, enraciné qu’il est dans le vécu d’une population à la fois plus restreinte, plus soudée dans le temps et dans les traditions.
Mais la parole s’envole et disparaît : pour s’enraciner dans le temps et franchir les plus grands espaces, elle a besoin de l’écriture. Ecrire correctement, sur le plan pratique, c’est se faciliter toutes les démarches administratives, c’est aussi s’assurer une place « respectable » dans une société dont les fondements constitutionnels, légaux, administratifs,… appartiennent à la langue écrite. Mais au-delà de ces réalités quotidiennes, L’ÉCRITURE nous offre la possibilité de franchir les siècles, de découvrir le monde, de découvrir d’autres pensées… simplement en ouvrant un
livre. Le livre, cet objet magique, aux formes diverses, nous pouvons le feuilleter négligeamment, le lire attentivement, le relire et le relire encore, le ranger sur une étagère parmi d’autres puis l’oublier, ou au contraire le garder près de nous, comme un objet précieux qui nous apportera la connaissance, la sagesse ou le rêve… Ces petits caractères noirs qui emplissent ses pages porteraient-ils donc la vie ?
Il semble donc bien, tout simplement, que lorsque nous apprenons notre langue, nous apprenions la vie… et jamais, au grand jamais, cela ne doit devenir une corvée, ou pire, une muraille infranchissable.
Faut-il savoir pour vivre ? vivre pour savoir ? le savoir-vivre… Quoi qu’il en soit, le meilleur et le plus sûr de tous les critères, c’est le bonheur. Alors vivons heureux !
La vie est en nous, autour de nous ; elle est aussi plus loin, plus loin même que l’horizon. Mais qu’est-ce que la vie ?
Tout simplement, la vie est ce qui nous permet de dire : « JE SUIS ». La vie est ce qui nous permet de conjuguer ce simple verbe être ; ce verbe qui est le pilier de notre langue et que nous avons pourtant presque vidé de son sens.
Hierj’étais…
Aujourd’huije suis… tu es… nous sommes…
Demainje serai…
Conjuguer, c’est d’abord unir, marier. Ne parle-t-on pas du lien conjugal ?
Et c’est ainsi que nous rencontronsle langage. CommentÊTREle langage, et sans comment le faire reconnaître aux autres ? Le langage suit les mêmes règles de fonctionnement que la vie dont il est un des aspects. Or la vie est nécessairement undon,un héritage: on la reçoit et on la donne.Le recevoir doit être équilibré par le don.cet C’est équilibre harmonieux entre le donner et le recevoir, cet échange permanent, qui permet la circulation de la vie : de l’air, de l’eau, du sang,… Que cette pulsation s’arrête, et surgissent les maladies de toutes sortes, puis la mort.
Il en va de même pour le langage. La parole elle aussi, pour exister, doit alternativement être donnée et reçue, c’est-à-dire dite et écoutée, ou encore écrite et lue, bien que dans ce dernier cas les délais de communication soient extrêmement variables.
Ainsi, tout comme la vie, le langage est un héritage que nous recevons puis que nous léguons ; et lui aussi est fondamentalement VIVANT.
Comme la vie elle-même, il nous traverse, nous pénètre, nous façonne… et nous dépasse. C’est le langage qui nous structure et nous permet de construire notre vie ; c’est lui qui nous permet aussi de réfléchir, de comprendre les êtres et le monde qui nous entoure, mais aussi nous-mêmes avec toute la complexité de notre personnalité. Le téléphone nous donne les moyens de tenir une conversation d’un bout du monde à l’autre. Cependant depuis des siècles, la technique de l’écriture a permis au langage de nous faire communiquer au-delà de l’espace et du temps., et de ce fait elle a rendu possible la transmission du savoir. Mais qu’est-ce que le SAVOIR ?connaissances ? certitudes ?
Le savoir, c’est d’abord le fruit de multiples observations et de multiples réflexions sur un
sujet donné. Dans ces conditions, il nous faut admettre que le savoir n’est jamais ni...