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LA DÉMOCRATISATION DE LA VIDÉO AVANCÉE
En 1995 est apparue la vidéo numérique avec le lancement du format DV (Digital Video) qui ouvrait déjà les portes d’accès à des outils de production, jusqu’alors réser vés à une élite, et surtout amenait le montage « virtuel » sur ordinateur. Dix ans plus tard, en 2005, YouTube devient une fenêtre ouverte sur le monde entier pour diffuser des films gratuitement. Parallèlement, la haute définition ringardise la télévision que l’on connaît depuis des décennies. Ce savant cocktail d’évolutions technologiques et de baisses de prix successives a permis de faire en sorte que tout un chacun puisse produire des métrages, et qu’il ait, surtout, les moyens de créer des films de plus en plus proches qualitativement du monde professionnel.
L’apparition de nouvelles caméras Autre source de cette explosion d’images, le fait que les outils à notre disposition offraient des possibilités inimaginables il y a encore quelques années. D’ailleurs, à cette époque, une gamme entière de camescopes est née, à michemin entre le ma tériel grand public et le monde du broadcast : la gammeProsumer, contraction de ProfessionaletConsumer. Autrement dit, une gamme qui se veut professionnelle dans l’ergonomie et la qualité d’image produite,etamateur dans l’accessibilité et le tarif. Sony est l’un des pionniers avec des références stars dont l’illustration est symboli sée par le couple VX2000/PD150, des camescopes à la fois à la portée d’amateurs passionnés, mais aussi de petites structures naissantes qui ne pouvaient pas avancer plus de 40 000matériels. L’accessibilité financière ne fut pas le seul critère. de La maniabilité aussi. Il est en effet nettement plus facile de s’immiscer en solo en territoire hostile avec un camescope de poing qu’avec une grosse épaulière et une armée d’assistants. En témoigne le fait que des sociétés aussi prestigieuses que CAPA Télévision soient majoritairement équipées de camescopes de ce genre, en plus de l’artillerie lourde. Les chaînes nationales n’hésitent plus non plus à recourir à ce type de matériel : un véritable adoubement par l’élite professionnelle. Ce segment s’est encore développé avec l’arrivée de la HD. Sony a une fois de plus été le premier à tirer avec son fameux Z1, premier camescope Prosumer HD aborda ble utilisant le format HDV (High Definition Video). Un appareil qui comme la lignée précédente, s’est vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires dans le monde.
INTRODUCTION
La nécessité de se former à son matériel Contrairement au monde de la photo qui a muté quasiment du jour au lendemain de l’argentique au numérique, le monde de la vidéo est nettement plus complexe. En effet, la vidéo, c’est 25 « photos » par seconde dans notre zone (PAL), ce qui entraîne bien plus de contraintes de stockage, mais aussi de réglages de prises de vues à la volée. Pire, si le monde de la photo est relativement « normé » avec des formats de captation et de diffusion identiques (le RAW et le JPEG puis l’impression ou la mise en ligne), celui de la vidéo fait là encore le distinguo entre ce qui est enregistré, ce qui peut être monté et ce qui sera diffusé. D’où le fait que bien plus qu’ailleurs, les outils aient profondément muté dans l’électronique qui est embarquée mais aussi dans la manière de filmer. En témoigne tout simplement, sans même entrer dans la technique, le passage du format 4/3 au format 16/9. Aussi, si dans l’absolu les règles de cadrage afférentes à la lumière ou à la composition font appel aux mêmes notions élémentaires (l’image 16/9 offrant simplement plus d’espace et donc plus de possibilité que l’image 4/3), tout le reste nécessite un apprentissage voire même un réapprentissage de l’outil de prise de vues. D’où l’intérêt de cet ouvrage basé sur une gamme de caméras Prosumer à succès qui constitue un excellent exemple de toutes ces mutations et des nouvelles possibi lités offertes. Cette gamme s’adresse aux amateurs passionnés qui las de ne pas avoir accès à tous les réglages en gamme grand public en veulent plus, comme aux cadreurs expérimentés qui se retrouvent confrontés à des outils surdéveloppés. C’est un peu comme passer du compact au reflex pour les premiers et évoluer de l’analogique vers l’informatique pour les seconds. Pour résumer, si l’on s’en tient aux réglages entière ment automatiques de ces caméras, on n’a guère de chance d’obtenir de meilleures images qu’avec un appareil grand public bien utilisé. De même que si l’on est un cadreur professionnel se contenant d’exploiter les fonctions de base des appareils en se privant des possibilités avancées, on perd en productivité, en efficacité et en créativité.
CE QU’ON PEUT FAIRE AVEC CES CAMÉRAS
Fondamentalement, les règles qui régissent la prise de vues avec le plus abordable des camescopes grand public ou avec la plus grosse des épaulières sont les mêmes. On
C e q u ’ o n p e u t f a i r e a v e c c e s c a m é r a s
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cherchera toujours à maîtriser la balance des blancs, la vitesse d’obturation, l’ouver ture, le gain d’image en plus du cadre et de la mise au point. Ce qui change ici et donc corse l’équation avec ces modèles de camescopes, c’est qu’ils sont capables de tourner en « toutauto » comme le plus basique des appareils, mais qu’ils peuvent aussi être entièrement contrôlés manuellement ou encore paramétrés pour tel ou tel utilisateur ou tel type de tournage. Autrement dit, au déballage du carton, il suffit de mettre sous tension et d’appuyer sur Record pour commencer à shooter exactement à la manière d’un appareil reflex qui n’est utilisé qu’en mode automatique.A contrario, un cadreur professionnel pas sera directement en manuel intégral, y compris pour la mise au point, sans même se soucier des assistances disponibles pour l’aider à travailler mieux et plus vite. Dans les deux cas, on se prive d’une grande partie des bénéfices de cette gamme. Il faut donc s’efforcer d’apprendre à les maîtriser le plus profondément possible pour que l’appareil de son choix colle au plus près de son utilisation. Voici pêlemêle quelques unes des possibilités offertes que nous aborderons dans ces pages. Elles démontrent l’intérêt de connaître son outil en dehors des sentiers battus. •฀Personnaliser l’image pour produire un rendu proche de la pellicule cinéma. •฀Rectifier manuellement à la volée une mauvaise mise au point automatique. •฀Contrôler la balance des blancs par pas de 100 K. •฀Passer d’un réglage à un autre sans àcoups. •฀Enregistrer des marqueurs de mise au point manuelle. •฀Se servir d’un histogramme pour contrôler précisément l’exposition. •฀Tourner à la fois pour les afficheurs (écrans, vidéoprojecteurs, etc.) 16/9 et 4/3. •฀Extraire une ou deux couleurs de l’image et laisser le reste en noir et blanc, retou cher sélectivement une couleur dans un cadre. •฀Monter directement sans avoir à numériser les bandes. •฀Enregistrer à vitesse variable pour produire des ralentis. •฀Personnaliser entièrement les touches d’accès rapide à telle ou telle fonction. •฀Choisir les automatismes actifs en mode manuel. •฀Sélectionner les informations qui seront affichées en cours de tournage.
INTRODUCTION
•฀Éradiquer le bruit en basse lumière. •฀Et la liste des fonctions offertes est encore longue.
La HD fait de nous des « assistés » !L’arrivée de la HD a poussé les fabricants à créer de nouvelles fonctions dites d’assis tance. Non pas que nos compétences se soient réduites, mais parce que la prise de ce type d’image est au moins deux fois plus exigeante. La faute à la richesse du nombre de pixels présents à l’image. La moindre imperfection, jusqu’alors non perceptible sur une image SD (Standard Definition), se voit désormais comme le nez au milieu de la figure. À commencer par un défaut de mise au point. Et comme les viseurs et autres écrans LCD qui permettent de contrôler l’image à la prise de vue ne peuvent pas être beaucoup plus grands qu’avant, que le monitoring peut être dégradé par la pleine lu mière du jour par exemple, on dispose donc d’outils comme lepeaking(contours nets renforcés), l’effet loupe (Expanded Focusqui double la focale) pour voir d’un clin d’œil si la mise au point est bonne. Il en va de même pour la maîtrise de l’exposition avec le Zebra ou l’histogramme.
LES PARTICULARITÉS DE LA GAMME Z Quatre caméras et un moteur Nous avons regroupé les quatre modèles de la gamme au sein d’un même ouvrage pour la bonne raison que les FX1000, Z5, Z7 et S270 partagent quantité de compo sants communs, à commencer par lescapteurs d’image (technologie CMOS), le DSP (Digital Signal Processor, le processeur de traitement d’image) et le reste de l’électro nique. Aussi, les fonctionnalités disponibles, l’ergonomie et les techniques à utiliser pour en tirer le meilleur parti sont très proches. Nous avons choisi aussi de baptiser la gamme par la lettre Z en référence à leur aînée, la Z1, que ces modèles remplacent, mais aussi car les deux références phares de la série sont les Z5 et Z7. Les quatre caméras de la gamme reprennent le même cœur technologique mais répondent chacune à une gamme d’utilisations précise : la Z5 est la plus compacte et succède directement à la Z1, la Z7 ajoute l’optique interchangeable et le module Compact Flash en série, la S270 se porte à l’épaule. La FX1000, plus grand public, est une Z5 « light ».
L e s p a r t i c u l a r i t é s d e l a g a m m e Z
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Un maître mot : la polyvalence À l’heure où paraît cet ouvrage, il faut être conscient qu’il n’existe plus aucun « mau vais modèle » dans la gamme Prosumer chez un constructeur ou un autre. Le rapport qualitéprix offert par les machines n’a jamais été aussi intéressant. Il n’en reste pas moins que telle référence correspond plus ou moins à tel ou tel type d’utilisation (news, reportage, fiction…). Cela étant, là où les machines Sony sont remarquables, c’est dans la polyvalence qui les caractérise. À ce niveau de prix, la Z7 est le premier appareil à offrir à la fois une optique interchangeable (comme sur un appareil photo reflex) et la possibilité d’enregistrer sur bande et sur carte mémoire. Ceux qui lisent ces lignes et qui proviennent du monde grand public peuvent penser que l’innova tion est modeste. Après tout, les petits camescopes se passent de bandes depuis des années maintenant. C’est compter sans le fait que pour les professionnels, la bande constitue encore le moyen d’archivage le plus sûr et le moins onéreux : à 3 de l’heure de vidéo pérenne pendant des années, on ne fait pas encore mieux, même si cette suprématie arrivera un jour à son terme. Aussi, quand ils sont équipés du module à carte mémoire (HVRMRC1K), ces appareils permettent non seulement de tourner sur carte (et donc de monter quasiment immédiatement) mais disposent aussi d’une sécuritéviala bande qui conserve les rushes. Ceci est unique. Ajoutez à cela d’excellentes performances dans presque toutes les conditions de tournage et des réglages avancés qui autorisent de modifier à votre guise le rendu d’image et vous vous retrouvez avec des outils très équilibrés pour travailler ou vous faire plaisir.
uLa possibilité d’utiliser à la fois la bande et l’enregistrement sur carte mémoire (en option sur les modèles Z5 et FX1000) est un facteur supplémentaire de polyvalence.
INTRODUCTION