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La télévision numérique - 5ème édition - Satellite, câble, TNT, ADSL

De
272 pages

Cet ouvrage décrit et explique de façon simple et concrète les principes et les techniques fondamentales des systèmes de transmission de programmes de télévision numérique à usage grand public, ainsi que leur mise en œuvre dans le standard européen DVB (Digital Video Broadcasting), basé sur les normes de compression MPEG-2 et MPEG-4 :

  • numérisation et compression des signaux vidéo et audio,
  • multiplexage des signaux,
  • embrouillage et contrôle d’accès,
  • codage de canal,
  • modulation des signaux numériques,
  • réception de la télévision numérique, etc.

Enrichie et mise à jour, cette 5e édition dresse un état de l’art des développements les plus récents : standards DVB de deuxième génération pour la transmission de la télévision numérique par satellite, terrestre ou câble (DVB-S2, DVB-T2, DVB-C2), pour la télévision mobile personnelle (DVB-H, DVB-SH), introduction à la télévision en relief (3DTV).

Cet ouvrage constitue une référence utile à l’étudiant en techniques audiovisuelles ainsi qu’au professionnel souhaitant compléter et mettre à jour ses connaissances.

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Chapitre 1
La télévision en couleurs : rappel des standards analogiques
1.1
Tout dabord, un peu (très peu) dhistoire
Les bases : le noir et blanc Il faut se rappeler que les normes actuellement en vigueur (NTSC, PAL, SECAM, D2MAC, PAL+) dérivent toutes, directement ou indirectement, des standards monochromes définis dans les années quarante et cinquante, qui en ont établi la « charpente ». Les premiers essais de télévision électromécanique utilisant le disque de Nipkow pour lanalyse et la reproduction de limage remontent à la fin des années vingt, avec une définition initiale de 30 lignes et 12,5 images par seconde ! Cette faible définition permettait la transmission des images sur un émetteur radio AM ordi naire (bande passante inférieure à 10 kHz) La définition sest rapidement accrue à 60, 90, 120 puis 180 lignes (Allemagne, France) et 240 lignes (Angleterre, USA) vers 1935. Ces définitions, limites pour le disque de Nipkow danalyse, sont celles avec laquelle les premières émissions régulières ont eu lieu, le tube cathodique ayant fait son apparition pour la visualisation.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.
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LATÉLÉVISIONNUMÉRIQUE
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Figure 1.1 – Représentation simplifiée du balayage progressif
Ces premières émissions utilisaient un balayage progressif (toutes les lignes de limage sont balayées dans lordre,figure 1.1). Pour des raisons pratiques (rayonnements dus aux fuites magnétiques des trans formateurs dalimentation, filtrages imparfaits), il est apparu indispensable dutili ser une fréquence dimage liée à celle du secteur alternatif (60 Hz aux USA, 50 Hz en Europe) pour minimiser leffet visuel de ces imperfections : la fréquence danalyse fut donc de 25 images/s en Europe et 30 images/s aux USA. Outre leur définition spatiale très insuffisante, ces premières images souffraient dunpapillotementfort gênant (également appeléflickerde trame). Peu avant la deuxième guerre mondiale, la prise de vue était devenue électronique grâce à liconoscope, et les définitions utilisées atteignaient 405 lignes (Angleterre), 441 lignes (USA, Allemagne) ou 455 lignes (France) grâce au balayage entrelacé. Cette « astuce » géniale inventée en 1927 (transmission dune premièretrame composée des lignes impaires de limage, puis dune seconde composée des lignes paires,figure 1.2) permettait en effet de doubler la fréquence de rafraîchissement de lécran (50 ou 60 Hz au lieu de 25 ou 30 Hz) sans augmentation de bande passante pour un nombre de lignes total donné. Le maintien du lien entre la fréquence du secteur et la fréquence trame a cependant inévitablement conduit à différencier les standards entre les deux continents, même à nombre de lignes danalyse égal (cas des systèmes à 441 lignes américain et allemand par exemple).
CHAPITRE1  LATÉLÉVISIONENCOULEURS:RAPPELDESSTANDARDSANALOGIQUES
Figure 1.2 – Représentation simplifiée du balayage entrelacé (première trame en trait plein, seconde trame en tirets)
Tous ces systèmes avaient néanmoins déjà en commun les caractéristiques suivantes :  un signal dimagecompositeunique (abrégé sous le sigle VBS,Video Base band Signal:figure 1.3, combinant la vidéo proprement dite et les signaux de synchronisation) ;  un balayageentrelacédordre 2, reconnu comme le meilleur compromis entre papillotement et bande passante nécessaire à la transmission du signal vidéo.
Figure 1.3 – Vue d’une ligne de signal monochrome
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit.
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