Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Montage vidéo et audio libre

De
418 pages
Vidéastes amateurs, libérez votre potentiel artistique et montez vos vidéos avec des logiciels libres !


  • Comprenez les formats, codecs et débits vidéo


  • Choisissez votre matériel, votre chaîne de montage et votre environnement (Ubuntu Studio, 64 Studio...)


  • Concevez vos premiers scénarios et filmez vos premières scènes


  • Enregistrez des bandes son sans parasites et créez vos interviews


  • Récupérez vos rushs vidéo avec une bonne qualité d'image


  • Réalisez votre film au montage avec des logiciels adaptés à votre niveau : Kino, Cinelerra...


  • Affinez vos bandes son en post-production audio


  • Encodez et exportez votre vidéo au format DVD vidéo ou Blu-ray, ou diffusez-la sur le Web (YouTube, DailyMotion...)



À qui s'adresse cet ouvrage ?




  • Vidéastes amateurs souhaitant monter leurs premiers films


  • Passionnés de montage audio et vidéo qui souhaitent retrouver en libre leurs outils



Des outils libres pour le montage vidéo amateur



Du caméscope et de la prise de vue au montage et à la post-production DVD, voilà l'ouvrage attendu par les vidéastes amateurs souhaitant utiliser des logiciels libres pour créer leurs films et courts-métrages.



Avec une préface de Sébastien Maccagnoni-Munch.




  • La vidéo numérique : quelques bases


    • Décortiquer un fichier vidéo


    • Conteneur vidéo


    • Flux vidéo


    • Flux audio


    • Autres données numériques


    • Encodage et décodage d'une vidéo


    • Rappels sur l'image, élément atomique d'une vidéo


    • Définition vidéo


    • Format de l'image


    • Débit vidéo


    • Codec vidéo


    • Son d'une vidéo


    • Échantillonnage du son


    • Débit audio


    • Codec audio




  • Choisir et acheter son matériel


    • Choisir sa chaîne de montage vidéo numérique


    • Chaîne numérique SD


    • Chaîne numérique HD


    • Choisir et acheter sa platine DVD/DivX/Blu-ray de salon


    • Platine de salon DVD/DivX


    • Platine de salon Blu-ray


    • Choisir et acheter son téléviseur


    • Écran à tube cathodique : une technologie dépassée


    • Téléviseur plat LCD et plasma


    • Téléviseur HD TV


    • Téléviseur HD TV 1080p


    • Choisir et acheter son ordinateur


    • Bien choisir les composants internes pour la vidéo


    • Bien choisir son processeur


    • Bien choisir la mémoire vive


    • Bien choisir la carte graphique


    • Bien lire une étiquette de vente


    • Bien choisir son type d'ordinateur


    • Ordinateur de bureau


    • Ordinateur portable


    • Ordinateur netbook


    • Choisir et acheter une caméra numérique


    • Caméra numérique SD


    • Caméra numérique SD MiniDV


    • Caméra numérique SD à disque dur


    • Caméra numérique SD à carte mémoire


    • Caméra numérique SD à DVD


    • Caméra numérique étanche


    • Caméra numérique HD


    • Caméra numérique HD à DV, mini-DV


    • Caméra numérique HD à disque dur


    • Caméra numérique HD à carte mémoire


    • Caméra numérique HD à DVD


    • Choisir et acheter un appareil photo numérique


    • Appareil photo numérique compact


    • Appareil photo numérique bridge


    • Appareil photo numérique reflex


    • Choisir et acheter un casque audio et un microphone


    • Le casque audio seul


    • Le microphone externe seul


    • Le casque audio/microphone



Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi



G12148_MontageVideo:G12433_rediger_web 3/03/10 15:55 Page 1
Pour que l’informatique
soit un outil
et non un ennemi !
Vidéastes amateurs, libérez votre potentiel artistiqueMontage vidéo
et montez vos vidéos avec des logiciels libres !
et audio
Comprenez les formats, codecs et débits vidéolibre
Choisissez votre matériel, votre chaîne de montage
et votre environnement (Ubuntu Studio, 64 Studio…)
Des outils libres pour
Concevez vos premiers scénarios le montage vidéo amateur et filmez vos premières scènes
Du caméscope et de la prise de vue au Enregistrez des bandes son sans parasites
montage et à la post-production DVD, et créez vos interviews
voilà l’ouvrage attendu par les vidéastes
amateurs souhaitant utiliser des logiciels Montage vidéoRécupérez vos rushs vidéo avec une bonne qualité d’image
libres pour créer leurs films et courts-
métrages. Réalisez votre film au montage avec des logiciels
adaptés à votre niveau : Kino, Cinelerra…
Affinez vos bandes son en post-production audio et audio
Utilisateur de GNU/Linux depuis plus de Encodez et exportez votre vidéo au format DVD vidéo
dix ans, Laurent Bellegarde est l’auteur de libreou Blu-ray, ou diffusez-la sur le Web (YouTube, DailyMotion…)
nombreux didacticiels pour Kino, Cinelerra,
Jahshaka, DVDstyler, EKD, Ubuntu Studio.
Il est l’un des animateurs de la communauté
du multimédia libre sous Linux et a contribué
À qui s’adresse cet ouvrage ? Du caméscope au DVD : à la création du projet Lprod.org, qui vise à
démocratiser l’usage du multimédia au tra-
■ Vidéastes amateurs souhaitant monter leurs premiers films prise de vue, montage vers des logiciels et ressources libres.
■ Passionnés de montage audio et vidéo qui souhaitent
retrouver en libre leurs outils et post-productionPréface de Sébastien Maccagnoni-Munch
Préface de Sébastien Maccagnoni-Munch
35 €
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Code éditeur : G12148
ISBN : 978-2-212-12148-3
9 782212 121483
Conception : Nord Compo
L. Bellegarde
Montage vidéo
libre
Laurent Bellegarde

G12148_MontageVideo:G12433_rediger_web 3/03/10 15:55 Page 1
Pour que l’informatique
soit un outil
et non un ennemi !
Vidéastes amateurs, libérez votre potentiel artistiqueMontage vidéo
et montez vos vidéos avec des logiciels libres !
et audio
Comprenez les formats, codecs et débits vidéolibre
Choisissez votre matériel, votre chaîne de montage
et votre environnement (Ubuntu Studio, 64 Studio…)
Des outils libres pour
Concevez vos premiers scénarios le montage vidéo amateur et filmez vos premières scènes
Du caméscope et de la prise de vue au Enregistrez des bandes son sans parasites
montage et à la post-production DVD, et créez vos interviews
voilà l’ouvrage attendu par les vidéastes
amateurs souhaitant utiliser des logiciels Montage vidéoRécupérez vos rushs vidéo avec une bonne qualité d’image
libres pour créer leurs films et courts-
métrages. Réalisez votre film au montage avec des logiciels
adaptés à votre niveau : Kino, Cinelerra…
Affinez vos bandes son en post-production audio et audio
Utilisateur de GNU/Linux depuis plus de Encodez et exportez votre vidéo au format DVD vidéo
dix ans, Laurent Bellegarde est l’auteur de libreou Blu-ray, ou diffusez-la sur le Web (YouTube, DailyMotion…)
nombreux didacticiels pour Kino, Cinelerra,
Jahshaka, DVDstyler, EKD, Ubuntu Studio.
Il est l’un des animateurs de la communauté
du multimédia libre sous Linux et a contribué
À qui s’adresse cet ouvrage? Du caméscope au DVD : à la création du projet Lprod.org, qui vise à
démocratiser l’usage du multimédia au tra-
■ Vidéastes amateurs souhaitant monter leurs premiers films prise de vue, montage vers des logiciels et ressources libres.
■ Passionnés de montage audio et vidéo qui souhaitent
retrouver en libre leurs outils et post-productionPréface de Sébastien Maccagnoni-Munch
Préface de Sébastien Maccagnoni-Munch
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Conception : Nord Compo
L. Bellegarde
Montage vidéo
libre
Laurent BellegardeG12148_MontageVideo_Pdt:accesLibreasso_Titre 24/02/10 9:38 Page 1
Montage vidéo
et audio libre
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Collection « Accès libre »
Pour que l’informatique soit un outil, pas un ennemi !
Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Scribus. Premières mises en page professionnelles.
r. m. s , s. w , C. m . C. G .
N°12609, 2010, 300 pages. N°12547, 2009, 300 pages.
La 3D libre avec Blender 2.49b. Gimp 2.6. Débuter en retouche photo et graphisme libre.
o. s J . D. r B .
N°12497, 2010, 486 pages avec DVD-Rom. eN°12480, 4 édition, 2009, 352 pages.
Bien rédiger pour le Web et améliorer son référencement naturel Gimp 2.4 efficace. Dessin et retouche photo.
i. C . C. G .
N°12433, 2009, 412 pages. eN°12152, 2 édition, 2008, 402 pages avec CD-Rom.
Lisibilité des sites web. Des choix typographiques au design Inkscape efficace. Réussir ses dessins vectoriels.
d’information. C. G .
m.-v. B D, o. m C , m. Z B B. N°12425, 2009, 280 pages
N°12426, 2009, 326 pages.
Dessiner ses plans avec QCad. Le DAO pour tous.
Ergonomie web. Pour des sites web efficaces. A. P C .
A. B C . N°12397, 2009, 278 pages.eN°12479, 2 édition, 2009, 458 pages.
OpenOffice.org 3 efficace.
Conversion web. Améliorer ses taux de conversion web. s. G , G. B G B , C. h D , m. P Q .
S. r . préface de P. K C -m Z .
N°12408, 2009, 408 pages avec CD-Rom.
N°12499, 2009, 270 pages.
Linux aux petits oignons. Les meilleures recettes pour bien
débuter ! Joomla et Virtuemart. Réussir sa boutique en ligne.
K. n . v. i , t. t D .
e N°12424, 2009, 524 pages avec DVD-Rom.N°12487, 2 édition, 2009, 316 pages.
Ubuntu efficace. Concevoir et déployer ses sites web avec Drupal 6 et 7.
l. D C , k. n . Y. B , préface d’Edwy P .
eN°12362, 3 édition, 2009, 360 pages avec CD-Rom.N°12465, 2009, 404 pages.
MediaWiki efficace. Installer, utiliser et administrer un wiki. Réussir un site web d’association… avec des outils libres !
D. B , adapté par s. B D . a.-l. Q D. Q .
eN°12000, 2 édition, 2007, 372 pages. N°12466, 2009, 374 pages.
Économie du logiciel libre. Inkscape. Premiers pas en dessin vectoriel.
f. e . n. D , e. De C G .
N°12463, 2009, 195 pages. N°12444, 2009, 376 pages.
Chez le même éditeur
C. P . – Réaliser son premier court-métrage. Technique et montage. N°12496, 2009, 144 pages.
P. B C . – Les secrets de l’image vidéo. Colorimétrie, éclairage, optique, caméra, signal vidéo,
compression numérique, formats d’enregistrement. N°12284, 2008, 454 pages.
e. G . – 130 exercices pour réussir son premier film. N°12614, 2010, 128 pages.
G. C . – L’art du storyboard. Cinéma - Publicité - Animation - Jeux vidéo – Clips.
n°12238, 2008, 192 pages.
r. o G. – Gimp. Cahier n° 1. Spécial débutants. N°12451, 2009, 160 pages.
J.-P. C B G . – AutoCAD 3D. Modélisation et rendu. Version 2010. N°12460, 2009, 426 pages.
J.-P. C B G . – 3ds max 2008. N°12336, 2008, 790 pages.
C. & t. m . – After Effects – Nouvelles Master Class. N°12544, 2009, 368 pages.
L. De C . – La photomodélisation architecturale. N°12524, 2009, 264 pages.
m. m P . – Techniques d’animation pour débutants. N°12411, 2009, 128 pages.
o. C . – Les Oscars du film d’animation. N°11568, 2006, 274 pages.
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
émyllnorurwrernreerahitrreeirsnoemwuutokeaolhleayoétmoyuymmrékearieaioltliuravxausaaveanteraatslenuearlotussasrotraauruetoeervxkulaavsasuvtritefriaoritaioaanreaueaktshnyvotaorateyhtïerleetilneniulineerleiletioonhakiutesoifruleuoatrattaolulrmaauniinG12148_MontageVideo_Pdt:accesLibreasso_Titre 24/02/10 9:38 Page 2
Laurent Bellegarde
Montage vidéo
et audio libre
Du caméscope au DVD :
prise de vue, montage
et post-production
Préface de Sébastien Maccagnoni-Munch
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011�ÉDITIONS EYROLLES
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05
www.editions-eyrolles.com
Remerciements à Sandrine Burriel et Isabelle Hurbain pour leur relecture.
erLe code de la propriété intellectuelle du 1 juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à
usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les
établissements d’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité
même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui
menacée.
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le
présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du
Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2010, ISBN : 978-2-212-12148-3
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Préface
Le montage vidéo numérique a depuis longtemps été l’apanage de pro-
duits propriétaires pour les professionnels ou les amateurs éclairés,
nécessitant du matériel onéreux. Cependant, avec la montée en puis-
sance des ordinateurs personnels, et le matériel devenu abordable, ce
domaine s’est popularisé. Différents logiciels existent, propriétaires
comme libres, et nous avons tous accès aux technologies nécessaires pour
faire du montage vidéo.
L’inconvénient? Nous n’avons pas nécessairement les connaissances
techniques requises et évoluons dans un monde nouveau sans en con-
naître les fondements. Revoyons ensemble rapidement ces fondamen-
taux avant que vous ne plongiez au cœur du montage vidéo.
Commençons par le commencement, à savoir l’image. Dans le monde
du numérique, toute image est représentée sous forme d’un rectangle
composé de points indivisibles, les pixels (abréviation de picture
elements). Pour chacun d’entre eux est définie une couleur, pouvant être
codée de deux manières différentes. En vidéo analogique, on parle de
YUV : luminance et chrominance ; la luminance correspond à la lumi-
nosité du point (avec elle seule, on obtient une image en noir et blanc),
tandis que la chrominance, composée de deux signaux, représente le
niveau du rouge et du bleu ; la troisième couleur primaire, le vert, est
déduite de ces trois valeurs. Cette particularité est héritée d’une néces-
saire compatibilité avec les appareils noir et blanc des débuts : un signal
YUV devait être compris par ces appareils, ceux-ci pouvant ignorer les
signaux de chrominance. De nos jours, on parle plus souvent de codage
RGB (rouge, vert, bleu), où chacun des trois signaux représente simple-
ment le niveau de chacune des couleurs primaires.
© Groupe Eyrolles, 2009
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Un ensemble de pixels constitue donc une image. Chaque image fait une
certaine taille : on parle de définition de l’image ; par exemple 768×576
pour une image PAL, ou 1920×1080 pour une image HD. La résolution,
quant à elle, est la quantité de pixels qu’un support peut afficher sur une
certaine surface : un écran d’ordinateur a généralement une résolution
aux alentours de 72 dpi (points par pouce), une imprimante peut avoir
une résolution de 300, voire 600 dpi. Ces deux termes sont souvent con-
fondus, faites attention !
Une image peut être stockée sur un ordinateur sous différents formats :
certains de ces formats sont sans perte (ils restituent exactement la
même image), mais prennent beaucoup de place ; d’autres induisent une
perte de qualité, parfois non visible, et sont moins gourmands en place.
Plusieurs formats existent – on parle aussi de normes. Certains sont
ouverts, tel OGG Vorbis, d’autres sont propriétaires, tel MPEG-4 dont
H.264 est un sous-ensemble, et souvent soumis à licence. Pour mani-
puler ces fichiers, on utilise des logiciels de codage/décodage, appelés
codecs : ainsi DivX est un codec pour le format MPEG-4, par exemple.
Voilà pour l’image ; nous manque maintenant le son – le cinéma muet a
fait son temps ! Commençons par rappeler que le son est une onde, une
vibration. Sa propagation est plus facile dans un milieu gazeux (l’air) que
dans un solide (à travers les murs, vous entendrez peut-être les basses de
cette horrible musique qu’écoute votre voisin, mais vous échapperez
auxaigus). Ces vibrations sont enregistrées par un micro: l’air fait
bouger une membrane, qui retranscrit ces vibrations en ondes électri-
ques. Il est important d’enregistrer ces vibrations aussi tôt que possible,
pour avoir un minimum de pertes : comme les ondes provoquées dans
l’eau par un ricochet, le son s’atténue rapidement. Nos oreilles sont lar-
gement plus performantes que des micros, c’est pourquoi nous conti-
nuons de bien entendre même éloignés de la source du son, alors qu’un
micro est peu sensible. Le procédé est inversé dans un haut-parleur : la
membrane bouge pour faire vibrer l’air.
Tout comme une image, un son doit être numérisé, composé d’éléments
indivisibles. Ici, on va découper le temps en minuscules tranches, et
stocker l’état moyen des vibrations de l’air dans chacune de ces tranches ;
on parle d’échantillonnage. Pour obtenir un son de bonne qualité, il faut
des dizaines de milliers de tranches par seconde ; un échantillonnage de
48 000 Hz, habituel en vidéo, découpe une seconde en 48 000 parties :
chacune de ces tranches dure environ 0,02 milliseconde ; assez court
pour nous donner l’illusion d’une vibration « analogique ».
De la même manière, pour stocker un son numérique, il faut un format.
Encore une fois, certains formats enregistrent sans perte (mais en pre-
nant beaucoup de place), d’autres éliminent des informations générale-
© Groupe Eyrolles, 2009VI
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDment inaudibles afin de gagner de la place. Vous verrez ce point plus en
détails d’ici quelques dizaines de pages...
Enfin, il ne faut pas oublier d’enchaîner les images assez rapidement pour
donner l’illusion du mouvement. En dessous de 15 images par seconde, on
a du mal à ressentir ce mouvement : la lenteur du passage d’une image à
l’autre nous fait percevoir un mouvement saccadé. À partir de 20 images
par seconde, l’illusion du mouvement est presque parfaite. Si l’on parle
souvent de 24 images par seconde, c’est parce que la technologie retenue
aux débuts du cinéma parlant imposait une longueur minimale de la bande
magnétique sonore ; cette longueur correspondait à 24 images sur une
bobine de cinéma. La valeur de 25 images par seconde, quant à elle, nous
vient de la télévision : pour simplifier cette dernière, il a été décidé de caler
la synchronisation des images sur la fréquence de l’électricité. En l’occur-
rence, le réseau électrique français fonctionnant à une fréquence de 50 Hz,
et une image étant dessinée en deux passes sur la télévision, 25 images
pouvaient être dessinées à l’écran chaque seconde. Aux États-Unis et au
Japon, la fréquence du réseau électrique est de 60 Hz : la télévision fonc-
tionne à 30 images par seconde.
Attendez un peu... pourquoi l’image est-elle dessinée en deux passes ?
Cette technique appelée l’entrelacement consiste à dessiner une ligne sur
deux de l’image, avant de dessiner les lignes restantes ; cela vient aussi
des débuts de la télévision : l’image s’estompait trop rapidement si on
l’affichait en une seule passe, le premier pixel de l’image étant presque
éteint lorsqu’on allumait le dernier. Alterner les lignes paires et les lignes
impaires permettait d’arriver au bas de l’écran lorsque le premier pixel
n’était éteint qu’à moitié, l’effet étant plus agréable à l’œil.
Nous savons à présent nous affranchir de ce référentiel qu’est le réseau
électrique et nous sommes libres de définir la vitesse de défilement des
images : une vidéo à 60 images par seconde permet de se sentir « dans le
film » plus facilement, notre œil perçoit un mouvement plus réaliste.
Cela permet également de créer un ralenti sans pour autant que la
séquence vidéo ne soit saccadée.
De nombreux supports sont aujourd’hui disponibles pour diffuser nos
vidéogrammes : le DVD vidéo (DVD signifiant Digital Versatile Disc et
non Digital Video Disc), désormais courant dans les foyers ; le Blu-Ray, si
on travaille sur une vidéo en haute définition ; enfin, bien sûr, pour des
vidéos à large diffusion par Internet, on peut s’orienter vers des sites de
vidéo comme DailyMotion ou YouTube, accessibles de partout, y compris
sur nos téléphones mobiles... Ou, pour faire simple, on peut encore se con-
tenter de stocker les vidéos au format DivX, sur disque dur ou sur un
CD... Car le DivX, ce n’est pas que pour les films piratés !
© Groupe Eyrolles, 2009 VII
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
PréfacePixel, image, son, mouvement, supports... Tous les éléments sont réunis
pour construire une vidéo ; il ne reste plus qu’à les assembler et, qui sait,
peut-être devenir le prochain Stanley Kubrick. À vous de jouer, et bonne
lecture !
Sébastien Maccagnoni-Munch
Consultant informatique spécialisé en infrastructures Open Source
Utilisateur de systèmes libres depuis le XXme siècle
http://www.tiramiseb.fr
© Groupe Eyrolles, 2009VIII
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDAvant-propos
Aujourd’hui, de plus en plus de personnes accèdent aux nouvelles tech-
nologies qui intègrent notre quotidien et qui nous ouvrent de nouveaux
horizons. Acheter un « bon » ordinateur est devenu accessible à tous, et
celui-ci est de plus en plus souvent compatible avec le système informa-
tique de logiciels libres GNU/Linux.
Il y a de plus en plus d’utilisateurs de logiciels libres, y compris des per-
sonnes utilisant un système propriétaire comme Microsoft Windows ou
Apple Mac OS X sur lequel elles installent des logiciels libres portés
pour ces systèmes, comme les excellents Firefox, Thunderbird, Gimp,
OpenOffice.org, etc. Tous ces logiciels, libres ou propriétaires, offrent de
plus en plus d’usages de votre ordinateur qui ne se contente plus d’être
une machine à écrire, une messagerie courriel ou un navigateur Internet
pour le Web, mais peut, moyennant quelques installations/configura-
tions, se transformer en véritable studio audio-vidéo numérique ouvrant
les portes de la musique et de la vidéo.
Cette possibilité d’utiliser quelques logiciels libres importants et très puis-
sants dans un système propriétaire assure la découverte des grandes qua-
lités des logiciels libres auprès du plus grand nombre et résout au
quotidien, dans les foyers ou dans les entreprises, de nombreux « soucis
informatiques » ! Cependant, si vous désirez vous lancer dans le montage
vidéo, il vous faudra faire un choix, car, dans ces systèmes propriétaires, de
grands éditeurs de logiciels comme Microsoft, Adobe et bien d’autres ver-
rouillent le secteur du multimédia, secteur le plus « attractif » dans les
usages de l’ordinateur, et empêchent le développement des logiciels libres
de montage. Il existe donc peu de solutions libres dans certains domaines
du montage vidéo sous Microsoft Windows et Apple Mac OS X.
© Groupe Eyrolles, 2009
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Le choix à réaliser est alors simple et logique : il faut utiliser, de façon
complète et cohérente, un système informatique complet libre avec des
logiciels libres de montage vidéo qui fonctionnent et s’appuient sur le
cœur du système informatique GNU/Linux. Pour ceux qui ne sont pas
sous un système libre, un double amorçage est possible.
En 1995, les premiers supports numériques DVD apparaissent, véritable
révolution numérique sur des supports physiquement similaires à de
simples CD (12 cm de diamètre). Il est alors possible de stocker suffi-
samment de données pour mettre une vidéo de longue durée et de très
grande qualité visuelle et auditive sur le disque optique.
Pourquoi ce retour en arrière jusqu’à cette date? Le DVD est,
aujourd’hui, en 2009, considéré par les grands industriels du marché
multimédia comme une technologie vieillissante qui doit être remplacée
par une nouvelle technologie : des disques optiques toujours physique-
ment identiques, soit 12 cm de diamètre, mais sur lesquels il est possible
de graver avec de nouveaux lasers, ce qui permet de stocker plus de don-
nées et donc d’accroître la qualité finale de la vidéo et de l’audio de votre
film. Ainsi, des guerres commerciales de standards/normes sont réappa-
rues entre Blu-ray et HD DVD (dont le Blu-ray est sorti vainqueur) et
ont fortement influencé le prix et la compatibilité des appareils disponi-
bles pour le grand public.
Nous ne partageons pas cette opinion qui condamne la technologie
DVD au profit d’une nouvelle dernier cri, plus chère pour le grand
public et donc souvent moins accessible. Pour nous, le DVD et les cou-
ches techniques cachées derrière ces trois lettres sont intéressants, car
cette technologie est mûre, bien maîtrisée et économiquement accessible
au plus grand nombre d’entre nous.
Cet ouvrage se propose donc de vous guider dans le choix du matériel
nécessaire au montage vidéo, dans vos achats et dans l’installation du
système GNU/Linux et des logiciels adaptés à vos besoins au travers de
la chaîne de vidéo numérique disponible sous GNU/Linux, afin de vous
permettre d’exploiter pleinement le matériel informatique et audio-
visuel dont vous disposez déjà ou que vous allez acheter pour débuter en
montage vidéo.
© Groupe Eyrolles, 2009X
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDRÉFÉRENCE À qui s’adresse cet ouvrage ?
La référence absolue de P. Bellaïche
« Les secrets de l’image vidéo »Cet ouvrage s’adresse à :
• ceux qui débutent complètement et envisagent un équipement maté- Si Wikipedia peut être une bonne ressource de
départ, pour toute définition de format, nousriel et logiciel pour le montage audio-vidéo libre ;
recommandons très vivement la bible exhaustive
? ceux qui débutent et qui veulent utiliser leurs ordinateurs de façon de Philippe Bellaïche sur la question. De l’histoire
avancée en multimédia audio et vidéo sous GNU/Linux ; des formats jusqu’à la sortie sur les derniers sup-
ports, toute la chaîne de l’image vidéo est décorti-? ceux qui font déjà du montage audio-vidéo et qui veulent migrer d’un
quée avec une précision et une actualité qui
système propriétaire Microsoft Windows ou Apple Mac OS X vers
satisferont les passionnés de technologie se
le système libre GNU/Linux. posant les questions les plus pointues : caméras
numériques, normes de compression, formats
d’images...
R Philippe Bellaïche, Les secrets de l’image
vidéo, Eyrolles, 2008.Structure de l’ouvrage
Ce livre est découpé en 17 chapitres qui permettent d’aborder une chaîne
de montage audio-vidéo numérique. Conçu avant tout pour le grand
public débutant qui lira l’ouvrage du premier chapitre au dernier, il est
aussi prévu pour un public plus confirmé qui puisera des informations pré-
cises en consultant certains chapitres indépendamment les uns des autres.
Première partie : découvrir les bases, choisir le matériel
et les logiciels de montage audio-vidéo
Le chapitre 1 aborde les principales bases théoriques sur les fichiers
informatiques vidéo en rappelant les notions de conteneur, flux, codec,
résolution, débit et lecteur multimédia. Sa lecture sera indispensable
pour les grands débutants.
Le chapitre 2 aidera le futur utilisateur à acquérir le matériel audio-vidéo
le mieux adapté à son usage et à son budget d’achat en donnant un
maximum d’informations techniques sur les Caméscopes, microphones,
câbles, carte-son, carte graphique, ordinateur, prises, téléviseur, platines
de salon, etc.
Le chapitre 3 aidera à connecter l’ensemble du matériel acquis au cha-
pitre 2 afin de fabriquer une chaîne numérique matérielle pleinement
fonctionnelle.
Le chapitre 4 enfin aidera à choisir les logiciels et la distribution GNU/
Linux les plus adaptés à ses usages multimédias.
© Groupe Eyrolles, 2009 XI
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Avant-proposDeuxième partie : écrire son scénario, trouver des
ressources libres et réaliser son tournage
Dans cette partie, le chapitre 5 indiquera des ressources libres sur
Internet pour compléter votre projet vidéo avec des images, des vidéos,
de la musique et des sons libres.
Le chapitre 6 vous aidera à écrire votre scénario et storyboard, indispensa-
bles à la réalisation d’un bon projet vidéo, tandis que le chapitre 7 aidera à
la mise en œuvre sur site du matériel acquis au chapitre 2 pour obtenir
images et son de qualité afin de faciliter par la suite le montage vidéo.
Le chapitre 8 vous aidera à récupérer dans l’ordinateur de montage les
séquences tournées appelées rushs vidéo.
Troisième partie : montage audio-vidéo
et post-production
Les chapitres 9, 10 et 11 vous proposent un accompagnement au mon-
tage vidéo avec les trois logiciels les plus utilisés : Kino, pour débuter ;
Kdenlive, pour une difficulté intermédaire ; et enfin Cinelerra, orienté
pour un usage professionnel. Ces trois chapitres peuvent être lus
ensemble ou séparément selon les besoins du lecteur.
Les chapitres 12 et 13 apporteront des compléments d’informations sur
les logiciels qui permettent d’enrichir ou d’améliorer votre montage
audio-vidéo par les techniques de post-production. À vous les techni-
ques de transformations et d’améliorations de vos films et bandes-son !
Quatrième partie : finalisation, création de DVD vidéo
et diffusion en réseau
Les chapitres 14, 15 et 16 aideront à choisir les bons paramètres d’enco-
dage audio-vidéo pour assurer la construction de fichiers vidéo cohérents
avec votre projet. Le chapitre 15 s’attardera sur la production de DVD
vidéo avec menus interactifs alors que le chapitre 16 donne les clés de la
construction d’une web radio ou d’une web télévision diffusant vos
fichiers multimédia dans un réseau local ou sur Internet.
Dans cet ouvrage, il sera régulièrement fait appel
Enfin, le livre se termine par le chapitre 17, foire aux questions quiou référence à des ressources d’accompagnement
regroupe trucs et astuces concernant les problèmes techniques le plusaccessibles depuis le site www.editions-
eyrolles.com ainsi que le site de l’auteur fréquemment rencontrés dans l’usage de votre chaîne de montage audio-
lprod.org. vidéo numérique, et un glossaire.
© Groupe Eyrolles, 2009XII
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDLicence des ressources multimédias LICENCE La licence libre GNU/FDL
Toutes les ressources multimédias proposées dans le livre sont placées La licence libre GNU/FDL est l’équivalent, pour les
ressources libres (textes, images, vidéos, sons,sous licence libre GNU/FDL.
etc.), de la célèbre licence GNU GPL qui protège
GNU/Linux et les logiciels libres. Elle autorise entre
autres la copie légale, l’utilisation et la modifica-Sur les ressources d’accompagnement
tion de la ressource. Pour connaître les détails de
cette licence, consultez le site officiel :Des apartés « Ressources d’accompagnement » signalent les fichiers ou
B http://www.gnu.org/licenses/licenses.fr.htmlexemples présents sur les sites www.editions-eyrolles.com et le site lprod.org.
R R. Stallman et al., Richard Stallman et la
révolution du logiciel libre, Eyrolles, 2010
Remerciements
Avant de débuter la mise au point de votre studio audio-vidéo numé-
rique, nous tenons à remercier les personnes suivantes :
? Sophie Bellegarde, Ania Lesca, Jean Peyratout, Véronique Beauchamp-
Lanquetin pour leurs relectures attentives et critiques qui garantissent
l’accessibilité du livre aux débutants ;
? tous les auteurs connus et anonymes de sources documentaires libres,
comme Wikipédia, l’encyclopédie libre sans qui ce livre n’aurait jamais
pu voir le jour ;
? Richard Stallman et les contributeurs du projet GNU, Linus Torvalds et
tous les passionnés qui développent des logiciels Open Source, Jean Pey-
ratout, Éric Seigne, Didier Roche, Jesús Muñoz et tous ceux qui par
leurs actions volontaires ont fait avancer les logiciels libres dans les esprits
et les ordinateurs afin que le plus grand nombre d’entre nous puissent en
bénéficier ;
? Jacques alias iago33, Aurélien du studio audio professionnel libre
AMMD, Karlheinz (Allemand de la liste internationale Ubuntu
Studio), Didier Merleteau alias Bluedid29 et Frank de LinuxMAO, Isa-
belle de Giroll pour les explications pertinentes permettant la rédaction
de la section audio ;
? Arnaud Nevers, Olivier Saraja, Samuel Laroye pour les conseils éclairés
sur le logiciel Blender ;
? Muriel Shan Sei Fan, éditrice responsable du secteur informatique
d’Eyrolles, pour son aide précieuse, pour son regard critique et pour
l’ensemble des conseils donnés durant la rédaction, ainsi que pour sa patience
et la dernière main à l’édition finale de l’équipe Eyrolles, Sophie Hincelin,
Anne-Lise Banéath, Pascale Sztajnbok, sans oublier Gaël Thomas ;
? Isabelle Hurbain et Sandrine Burriel pour leurs nombreuses relectures
critiques et idées de présentation ;
? les utilisateurs de la liste lprod.org, de LinuxMAO, qui m’ont apporté
d’innombrables petites contributions issues d’expériences de terrain.
© Groupe Eyrolles, 2009 XIII
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Avant-proposuser 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Table des matières
1. LA VIDÉO NUMÉRIQUE : QUELQUES BASES ........................ 1 Bien choisir son processeur 23
Décortiquer un fichier vidéo 2 Bien choisir la mémoire vive 26
Conteneur vidéo 2 Bien choisir la carte graphique 28
Flux vidéo 3 Bien lire une étiquette de vente 29
Flux audio 3 Bien choisir son type d’ordinateur 30
Autres données numériques 4 Ordinateur de bureau 31
Encodage et décodage d’une vidéo 4r portable 31
Rappels sur l’image, élément atomique d’une vidéo 5 Ordinateur netbook 32
Définition vidéo 5 Choisir et acheter une caméra numérique 33
Format de l’image 6 Caméra numérique SD 37
Débit vidéo 8 Caméra numérique SD MiniDV 37
Codec vidéo 8 Caméra numérique SD à disque dur ? 38
Son d’une vidéo 9 Caméra numérique SD à carte mémoire 38
Échantillonnage du son 9 Caméra numérique SD à DVD 39
Débit audio 10u étanche 39
Codec audio 10 Caméra numérique HD 40umérique HD à DV, mini-DV 40
2. CHOISIR ET ACHETER SON MATÉRIEL.............................. 13
Caméra numérique HD à disque dur 41
Choisir sa chaîne de montage vidéo numérique 14
Caméra numérique HD à carte mémoire 41
Chaîne numérique SD 14u HD à DVD 42 numérique HD 15
Choisir et acheter
Choisir et acheter sa platine DVD/DivX/Blu-ray de salon 16
un appareil photo numérique 42
Platine de salon DVD/DivX 16
Appareil photo numérique compact 43
Platine de salon Blu-ray 17 bridge 45
Choisir et acheter son téléviseur 19
Appare reflex 46
Écran à tube cathodique : une technologie dépassée 19
Choisir et acheter un casque audio
Téléviseur plat LCD et plasma 19 et un microphone 48
Téléviseur HD TV 21 Le casque audio seul 48
Téléviseur HD TV 1080p 21 Le microphone externe seul 50
Choisir et acheter son ordinateur 22 Le casque audio/microphone 52
Bien choisir les composants internes pour la vidéo 23
© Groupe Eyrolles, 2009 XV
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Choisir et acheter un enregistreur audio 53 Audacious 85
Choisir et acheter une tablette graphique 54 Beep Media Player X 86
Choisir et acheter une carte son 56 Rhythmbox 86
Carte son grand public 56 XMMS 88
Carte son amateur 57 Logiciels libres de montage vidéo 88
Carte son professionnelle 58 Kino 88
Choisir et acheter des enceintes Movica 90
et des hauts-parleurs 59 Kdenlive 90
Enceintes d’ordinateur 59 Cinelerra 92
Utiliser une mini-chaîne audio 61 VirtualDub 93
Utiliser un système de home cinéma 61 Logiciels libres de montage audio 94
Audacity 94
3. CONNECTER LE MATÉRIEL VIDÉO ET L’ORDINATEUR.......... 63
Les logiciels libres d’authoring DVD 95
Connexion du matériel : prises MiniDV, FireWire, i.Link 64
DeVeDe 95
Identifier la prise FireWire de l’ordinateur 64
DVDStyler 96
Rajouter une carte contrôleur FireWire 66
2ManDVD 97
Connecter le Caméscope à l’ordinateur 67
‘Q’ DVD-Author 98
Connexion USB, USB 2 68
DVD Flick 99
Lecteurs de cartes USB, USB 2 70
Et pour la post-production image/vidéo 100
Connexion microphone/carte son 71
Gimp 100
Connexion enceintes/ordinateur 72
Logiciels libres d’encodage audio-vidéo 101
Connexion enceintes/ordinateur 72
Avidemux 101
Connexion mini-chaîne audio/ordinateur 72
EKD 102
Connexion home cinéma/ordinateur 74
CDex 104
4. CHOISIR SES LOGICIELS POUR LA VIDÉO ......................... 75 Sound Juicer 105
Choisir sa distribution GNU/Linux 76 Grip 105
Ubuntu 76 FlasKMPEG 106
Ubuntu Studio 76 dvd::rip 107
Debian 77 OGMrip 107
64Studio 77
5. RESSOURCES LIBRES POUR LE MONTAGE AUDIO-VIDÉO...109
Mandriva 77
Les licences libres 110
Autres distributions 78
Ressources audio libres 110
Distribution live sans installation : pour tester 78
Sons libres 111
Travailler sous Windows et Mac OS X 78
Musiques libres 111
Logiciels libres de lecture vidéo 79
Radios libres 112
VLC et ses fonctions avancées 79
Ressources images libres 113
MPlayer : légèreté et efficacité 80
Cinéma et vidéo libres 114
xine 81
Totem, le lecteur vidéo d’Ubuntu 82 6. SCÉNARIO, CONSEILS D’AVANT-TOURNAGE ...................115
Kaffeine – pour récupérer les signaux TNT 82 Écriture de scénario : les outils généralistes 116
Logiciels libres de lecture audio 83 OpenOffice.org Writer 116
Amarok – équivalent d’iTunes ? 83 Écrire un scénario en solo 116
Aqualung 84nario à plusieurs 117
© Groupe Eyrolles, 2009XVI
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDÉcriture de scénario : l’outil spécifique Celtx 118 Récupération d’un flux vidéo VHS ou HI-8
avec un convertisseur externe ? 151Installation sous GNU/Linux, Windows et Mac OS X 119
Récupération d’un flux vidéo Super-8 153Construire son projet vidéo avec Celtx 119
Acquisition du son 154Gérer le temps de travail de son projet vidéo 122
Récupération du son depuis des disques vinyles 154
7. TOURNAGE VIDÉO, PRISES AUDIO................................ 125
Platine vinyle classique 154
Prises de vues en vidéo 126
Platine vinyle USB 155
Plans de cinéma 126
Récupération du son depuis des cassettes 156
Gros plans 126
Radiocassette 156
Plans rapprochés 127
Platine cassette 156
Plans d’ensemble 128
Plate USB 157
Plans spatiaux 128
Récupération du son des haut-parleurs de l’ordinateur 158
Construire une belle image 129
9. DÉBUTER EN MONTAGE VIDÉO AVEC KINO....................161Lignes de force ? 129
Premier démarrage, découverte de l’interface graphique 162Points forts 131
Premier montage vidéo 163Mouvements de caméra 132
Importer une vidéo 163Caméra fixe : les travellings optiques ou zooms 133
Éditer la vidéo 164 : rotation autour d’un axe optique 133
Découpage à la souris 164Travellings (sur rail, sur roues ou sur grue) 134
Découpage à l’image près 165Prises volantes : mouvements de caméra à l’épaule
ou Steadicam 135 Découpage en entrant des valeurs de départ et de fin ? 167
Gestion des mouvements rapides 136 Finaliser la vidéo montée 168
Créer du recul de champ 136 Effets spéciaux audio-vidéo 169
Multiplier les angles de prise de vues 137 Créer des effets spéciaux vidéo 169
Utiliser une caméra 60 images/seconde 137s spéciaux audio 172
Prises audio 138 Créer de la vidéo avec des images ou des plans fixes 173
Prise de son en extérieur 138 Créer des transitions vidéo 174 son en interview 140 Créer un titrage 175
Prise de son en concert 141 Créer un générique déroulant 176
Créer des ralentis et accélérations 179
8. ACQUISITION AUDIO-VIDÉO SUR L’ORDINATEUR ............ 143
Acquisition vidéo numérique 144 10. MONTAGE VIDÉO DE NIVEAU INTERMÉDIAIRE
AVEC KDENLIVE.........................................................181Récupération d’un flux vidéo DV 144
Premier démarrage et interface graphique de Kdenlive 182Récupération d’un flux vidéo HDV 146
Premier montage vidéo 182Récupération d’un flux vidéo MPEG2 147
Importer une vidéo 183Finalisation du DVD avec le Caméscope 147
Montage simple 184Installation de dvd::rip 148
Montage sophistiqué 185Récupération de la vidéo avec dvd::rip 148
Finalisation de la vidéo montée 186EG4 149
Acquisition vidéo DV/HDV 187Acquisition de vidéos analogiques VHS,
HI-8, Super-8 150 Titrage 188
Récupération d’un flux vidéo VHS ou HI-8 Effets spéciaux vidéo : Technicolor, Crayonnage 190
avec une platine d’enregistrement de DVD 151 Effets spéciaux audio 191
Créer des transitions vidéo 191
© Groupe Eyrolles, 2009 XVII
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Table des matièresCréation d’un diaporama vidéo 193 Création de titres fixes SD et HD 234
Titre fixe SD 234
11. MONTAGE VIDÉO AVANCÉ AVEC CINELERRA............... 195
Titre fixe HD 235
Cinelerra : version 2.1 ou 4 ? 196
Retouche d’image numérique 235
Premier démarrage et interface graphique de Cinelerra 196
Post-production image/vidéo avec EKD 237
Formats d’importation et d’exportation avec Cinelerra 197
Installation sous GNU/Linux, Windows et Mac OS X 237
Travailler en SD avec Cinelerra 198
Premier démarrage et prise en main 237
Travailler en HD avec Cinelerra 198
Conversion vidéo DV pour édition 238
Premier montage vidéo avec Cinelerra 199o HD pour édition 240
Définir son projet vidéo 199
Création d’une planche-contact 241
Importer une vidéo 200
Redimensionnement d’image 243
Édition de la vidéo 201
Titrage d’une image 245
Exportation et rendu vidéo 203
Multiplication d’image en vidéo 246
Montage vidéo multipiste ? 204
Application de filtres image ? 248
Armer une piste audio ou vidéo pour la travailler 204
Désarmer une piste audio vidéo pour la protéger 13. POST-PRODUCTION AUDIO........................................249
en écriture 204 Post-production audio avec Audacity 250
Un nombre illimité de pistes audio et vidéo 205 Installation sous GNU/Linux, Windows et Mac OS X 250
Effets spéciaux vidéo 205 Premier démarrage 250audio 208 Premier montage audio ? 250
Corriger l’orientation d’une vidéo 208 Améliorer le premier montage avec des fondus 253
Mise à l’échelle d’une vidéo source 210 Fondu en ouverture 254
Transitions vidéo 213 Faire un fondu en fermeture 254
Créer un titrage 214 Améliorer une prise audio faible 257
Incrustation vidéo 215 Éliminer un bruit parasite 258
Incrustation d’une vidéo dans une autre 215 Isoler le bruit lors de la prise de son 258
Incrustation par fond vert 216 Utiliser le réducteur de bruit d’Audacity 258
Caméras virtuelles 219 Enregistrer une voix 260
Montage vidéo avec doublage audio 221 Rééquilibrer les canaux gauche-droite d’une bande-son 263
Montage de la vidéo ? 221 Convertir du stéréo en mono 264
Désactivation de la bande-son originale 222 Convertir du mono en stéréo 266
Création du doublage audio 223 Montage audio multipistes 267
Numériser vinyles et cassettes 268
12. POST-PRODUCTION VIDÉO........................................ 225
Coupler Audacity et Ardour 268
Post-production image avec Gimp 226
Post-production audio avec Ardour 268
Installation sous GNU/Linux, Windows et Mac OS X 226
Installer et configurer le serveur de son Jack 269
Premier démarrage et prise en main 226
Installer Jack 269
Création de plans fixes SD et HD 227
Configuration de Jack 269
Création d’une nouvelle image 227
Premier démarrage de Jack 270
Plan fixe SD 227
Première session avec Ardour et Jack 272
Plan fixe sur mesure 228
Installer Ardour 272
Changer la couleur d’un plan fixe ? 230
Premier démarrage d’Ardour 272
Dégradés de couleurs dans un plan fixe 232
Prendre en main l’interface d’Ardour 273
Plan fixe HD 234
Importer une source audio dans Ardour 274
© Groupe Eyrolles, 2009XVIII
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDEnregistrer une source audio dans Ardour 275 De la HD au format Ogg Theora 295
Éditer et mixer des pistes audio avec Ardour 278 Encodage Ogg Theora HD avec EKD 295
Finaliser la production audio avec Ardour 279 De la HD au H.264 296
Coupler des logiciels de post-production audio Encodage H.264 HD avec EKD 296
avec Ardour via Jack 280 De la HD au conteneur MKV 296
Encodage HD avec mkvmerge 296
14. FINALISER, ENCODER ET EXPORTER LA VIDÉO.............. 281
Encodage H.264 HD avec Avidemux 296
Finalisation depuis un montage SD 282
Encodage audio 298
Du DV au MPEG2DVD 282
Encodage vers le WAV 298
Encodage DVD avec Kino 282
Encodage WAV avec EKD 298avec EKD 282
EncodaV avec soundKonverter 299avec Avidemux 283
Encodage MP3 300
Encodage DVD avec WinFF 284
Encodage MP3 avec Audacity 301avec Kdenlive 285
Encodage MP3 avec soundKonverter 301en ligne de commande 285
Encodage Ogg Vorbis 301
Du DV au DivX/Xvid 285
Encodage Ogg Vorbis avec Audacity 302
Encodage Xvid/DivX avec EKD 286
Encodage Ogg Vorbis avec soundKonverter 302id/DivX avec Avidemux 286
Encodage WMA (Windows Media Audio) 302
Encodage Xvid/DivX avec Kdenlive 286
Encodage WMA avec WinFF ? 302id/DivX en ligne de commande 286
EncodaA en ligne de commande 303
Du DV au format Ogg 287
Gestion des tags des fichiers multimédias 303
Encodage Ogg Theora avec EKD 287
Tags des fichiers audio 303heora avec Kino 288
Tags des fichiers audio avec EasyTAG 303
Encodage Ogg Theora avec Kdenlive 288
Installation 303
Du DV au FLV (Flash Vidéo) 289
Utilisation 304
Encodage FLV avec EKD 289
Tags des fichiers audio avec Amarok 304c Kino 289
Installation 304c Kdenlive 290
Utilisation 304
Du DV au WMV 290
Tags des fichiers audio avec Audacity 305
Encodage WMV avec EKD ? 290
Tags des fichiers vidéo 306
Encodage WMV avec WinFF 291
Du DV au 3GP 291 15. CRÉER UN DVD VIDÉO.............................................307
Encodage 3GP avec EKD 291 Structure d’un DVD vidéo commercial 308
Du DV au H.264 292 Lecture d’un DVD vidéo 308
Encodage H.264 avec EKD 292 Afficher la structure du DVD vidéo 310
Encodagec Kino 292 Encoder les vidéos montées en qualité DVD 311
Encodage H.264 avec Kdenlive 293 Kino 311
Finalisation depuis un montage HD 293 Kdenlive 313
De la HD au HDV 294 Cinelerra et Mplex 315
Encodage HDV avec Kdenlive 294 Créer la bande vidéo avec Cinelerra 315
De la HD au MPEG2 DVD 295de-son avec Cinelerra 317
Encodage MPEG2 HD avec EKD 295 Multiplexage vidéo/audio avec Mplex 319
De la HD au DivX/Xvid 295 Créer la structure DVD vidéo 320
Encodage DivX/Xvid HD avec EKD 295 DVDStyler 320
© Groupe Eyrolles, 2009 XIX
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Table des matièresInstallation 320 Installer et configurer le serveur de streaming audio 356
Premier démarrage 320 Installer Icecast2 357
Création simple d’un premier DVD vidéo 321 Configurer Icecast2 357
2ManDVD 326 Installer et configurer le client DJ 359
Installation 326 Installer MPD et GMPC 359
Premier démarrage 326 Configurer MPD 360
Création d’un DVD vidéo simple 328 Animer la web radio 361
Ajouter des boutons de démarrage des clips 329 GMPC 361
Choisir les clips vidéo à insérer 331 Sonata 362
Associer boutons et clips vidéo 333 Ario 362
Ajouter des légendes aux boutons 334 Liquidsoap 363
Générer le DVD vidéo et le vérifier avec xine 335 Netjuke 363
Créer un DVD vidéo sophistiqué 337 Mettre en place une web télévision locale 363
Créer l’image ISO du DVD vidéo 339 Streaming vidéo simple avec HTTP 364
Créer une ISO avec les logiciels d’authoring DVD 339 Installer le serveur web Apache 2 364e ISO avec K3B 339 Configurer Apache 2 pour la vidéo 364
Graver le DVD vidéo 341 Lire la vidéo sur un ordinateur client 366
Graver avec les logiciels d’authoring DVD ? 341 Installer et configurer le serveur de streaming vidéo 367c K3B ? 341 Installer le serveur 367
Graver avec Brasero 342 Streaming vidéo avec une caméra DV 367
Choisir des DVD enregistrables largement compatibles Streaming vidéo avec une webcam 369
DVD-/+R et DVD-/+RW 343 Lire la vidéo sur un ordinateur client 370
Créer la pochette DVD/CD 343
17. FAQ ET SECTION TECHNIQUE ....................................371
Pochettes de CD avec KoverArtist 344
Matériel mal reconnu à l’installation 372
Installation 344
Matériel DV non fonctionnel 373
Première pochette de CD Audio 344
Caméra DV non reconnue 373
Pochettes de DVD/CD avec Inkscape 345
Diagnostic 373
16. DIFFUSER VOTRE VIDÉO EN LIGNE ............................. 347 Correction manuelle 374
Formats de fichiers audio-vidéo réseau 348 Correction automatique au démarrage 374
Sites vidéo spécialisés en ligne 348 Droits utilisateur des pilotes DV sous GNU/Linux 375
Voir ses vidéos en ligne sur les sites spécialisés 349 Configuration manuelle 375
Installer le plug-in propriétaire Flash 349 Configuration automatique 375
Installer le plug-in libre Gnash 349 Logiciels de montage non fonctionnels 376
Diffuser votre vidéo via des sites spécialisés 350 Réglages de Kino 376
Sites spécialisés libres 350 Pas de connexion au Caméscope DV 376
Sites communautaires dédiés au partage de vidéos 350 Décalage entre le son et les images 376
Sites « non collaboratifs » 351 Réglages de Kdenlive 377
Optimiser l’encodage de votre vidéo 351 Pas de connexion au Caméscope DV 377
Encodage standard 352 Affichage vidéo trop lent 377
Encodage optimisé 352 Crashs récurrents 377
Mettre votre vidéo en ligne 354 Réglages de Cinelerra 378
Diffuser votre flux audio-vidéo sur un réseau local 355 Cinelerra en francais 378
Mettre en place une web radio locale 356 Cinelerra affiche un message d’erreur « Kernel... » 378
© Groupe Eyrolles, 2009XX
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDChanger de serveur vidéo/son dans Cinelerra 378 Droits de démarrage du serveur de son jackd 382
Vidéo saccadée 379 Problèmes d’espace sur votre disque dur 382
Changer de thème dans Cinelerra 379 Gérer l’espace disque avec les liens symboliques 382
Problèmes de son 380 Acquisition DV/HDV en ligne de commande 384
Les serveurs de son sous GNU/Linux 380 Acquisition DV en ligne de commande 384
Identifier ses cartes son 380 Acquisition HDV en ligne de commande 384
Audacity ne peut pas lire de son 381
GLOSSAIRE...............................................................385Audacity ne peut rien enregistrer 381
Cinelerra émet un son parasité 381
INDEX ......................................................................389
© Groupe Eyrolles, 2009 XXI
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Table des matièresuser 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011La vidéo numérique : 1quelques bases
SOMMAIRE
B Décortiquer un fichier vidéo
B Les codecs audio-vidéoUne vidéo est une succession d’images et de sons dans
le temps. Simple dans sa conception, une vidéo numérique B Les définitions vidéo
repose sur l’usage de logiciels de compression, B L’échantillonnage sonore
de décompression, de lecture et de création. Pour profiter
MOTS-CLÉSpleinement de la vidéo numérique et éviter les soucis standards
B Vidéo(comme une vidéo partiellement lue, impossible à ouvrir,
B Conteneurtrop volumineuse, une image pixellisée et dégradée...),
B Flux audio
décortiquons ensemble les bases de la vidéo numérique.
B Flux vidéo
B Codec
B Pixel
B Définition
B Échantillonnage
© Groupe Eyrolles, 2009
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Décortiquer un fichier vidéo
Utiliser un fichier vidéo est, en apparence, un jeu d’enfant. Bien souvent,
lorsque vous recevez une vidéo par courriel, sous la forme d’un lien
Internet ou sur un support physique de type CD-Rom, DVD-Rom ou
clé USB, vous avez une chance sur deux de la visionner sans difficulté.
Pour comprendre pourquoi votre ordinateur ne parvient pas à lire ce
fichier vidéo, décortiquons-le !
Un fichier vidéo est composé au minimum :
? d’un conteneur vidéo ;
? d’un flux vidéo encodé ;
? d’un flux audio encodé.
Accessoirement, le fichier peut comporter des données numériques
complémentaires appelées en anglais des tags, comprenez des étiquettes
d’information comme l’auteur, le titre, la licence, etc.
Conteneur vidéo
Le conteneur vidéo est un format de fichier permettant « d’emballer »TECHNIQUE Liste des conteneurs audio-vidéo
plusieurs types de données numériques, un peu comme une archive est
Pour en savoir plus sur les différents conteneurs
capable de regrouper différents éléments dans un fichier compressé. Ilaudio-vidéo, vous pouvez consulter cette page de
est directement utilisable sur votre ordinateur et peut être ouvert à l’aideWikipédia :
B http://fr.wikipedia.org/wiki/ d’un logiciel de lecture multimédia. Le fichier de conteneur sert donc à
Format_conteneur organiser et à classer les données pour en permettre l’accès aux logiciels
de lecture multimédia.
Un conteneur vidéo renferme traditionnellement un flux vidéo encodé
avec un codec vidéo ou un flux audio encodé avec un codec audio.
Figure 1–1
Conteneur vidéo avec un flux vidéo
encodé à l’aide du codec libre Xvid
© Groupe Eyrolles, 20092
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDPrenons un exemple concret dans le DVD fourni avec ce livre. Pour ce RESSOURCES D’ACCOMPAGNEMENT
fichier vidéo, le conteneur est AVI. À l’intérieur du conteneur, vous
Film_eyrolles_introduction_multimedia_xvid_HQ.découvrirez :
avi
? un flux vidéo encodé en Xvid, un codec vidéo libre ;
? et un flux audio encodé en MP3, un codec audio propriétaire.
Dans ce conteneur AVI, on aurait pu déposer des flux audio et vidéo
OUTILS Vous n’arrivez pas à lire le film
dans d’autres encodages. Beaucoup d’utilisateurs débutants confondent d’introduction ? VLC est là !
le conteneur avec les codecs employés pour la compression des flux
Vous n’arrivez pas à lire correctement ce fichier ?
audio-vidéo. Ainsi, le conteneur AVI est souvent confondu avec le codec Installez et utilisez le lecteur multimédia VLC, que
vidéo DivX, alors que tous les fichiers AVI ne sont pas nécessairement vous trouverez dans le DVD fourni avec ce livre
(voir chapitre 4).des fichiers vidéo encodés en DivX.
Un conteneur audio contient seulement un flux audio encodé et des
métadonnées de type tags (telles que le titre de la chanson, le nom de
l’auteur, l’album, la licence et diverses autres informations).
Flux vidéo
Une vidéo est une succession d’images qui se déroule dans le temps. BIOLOGIE La vision
L’œil humain perçoit la succession d’images et, lorsque celle-ci comporte
La vision humaine n’est pas une perception
des changements visibles, l’interprétation cérébrale de la perception directe. La rétine, couche cellulaire qui tapisse le
visuelle donne une « impression » de mouvement. fond de l’œil, contient des neurones photosensi-
bles. Les rayons lumineux excitent les cônes et les
En matière de vidéo, on compte en nombre d’images par seconde. On
bâtonnets de ces neurones, qui envoient des influx
considère que les mouvements d’une séquence sont fluides lorsque la nerveux vers le cerveau par le nerf optique. Ce
vidéo comporte 25 images par seconde. sont les neurones du cortex postérieur qui déco-
dent ces influx nerveux et composent une image
Toutes les vidéos, quels que soient le support et le format, contiennent qui varie d’un individu à l’autre.
donc une succession d’images appelée flux vidéo. Pour en savoir plus, lisez les articles de Wikipédia
sur la vision et le cortex visuel :Ce flux vidéo est encodé dans un format de lecture vidéo par un pro-
B http://fr.wikipedia.org/wiki/
gramme informatique appelé codec vidéo. Perception_visuelle
Ba.org/wiki/Cortex_visuel
Flux audio
Un flux audio est en fait une succession de sons qui se déroule dans le
TECHNIQUE 60 images par secondetemps. L’oreille humaine perçoit cette succession, dont l’intensité est
mesurée en décibels (dB). À partir de 110 dB, des dégâts apparaissent Les caméras qui filment en 60 images par seconde
permettent de créer, par la suite, des ralentis trèssur les cellules ciliées.
fluides avec une grande précision d’image, typi-
La hauteur d’un son correspond à une fréquence de vibration (c’est-à- quement pour une action sportive. Certains
dire un nombre de vibrations par seconde). Cette fréquence est exprimée Caméscopes grand public haute définition com-
mencent à proposer cette option de tournage.en hertz (Hz). Le tableau suivant donne une équivalence entre les hau-
teurs de sons courantes et leurs fréquences.
© Groupe Eyrolles, 2009 3
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
1 – La vidéo numérique : quelques basesTableau 1–1 Hauteurs de sons courantes et leurs fréquences
Type de son Fréquence en Hz
Graves inférieure à 20 Hz
Mediums comprise entre 500 et 3 000 Hz
Aigus supérieure à 3 000 Hz
Comme tout organe de perception, l’oreille a ses limites : il est commu-BIOLOGIE La perception du son
nément admis que l’oreille saine perçoit les sons compris entre 20 Hz et
Le son est une vibration de tranches d’air, trans-
20 KHz (20 000 Hz).mise au tympan puis aux osselets. Ensuite, cette
vibration parvient à la cochlée ou, plus exacte- Toutes les pistes audio, quels que soient le support et le format, contien-
ment, au liquide qu’elle contient. Les mouvements
nent donc une succession de sons appelée flux audio.du liquide sont captés par des terminaisons ner-
veuses, les cellules ciliées. Les informations sont Ce flux audio est encodé dans un format de lecture audio par un pro-
transmises par le nerf auditif au cerveau, qui crée gramme informatique appelé codec audio.
la perception auditive.
Autres données numériques
D’autres données numériques peuvent figurer dans un fichier vidéo :
? des données de sous-titrages pour différentes langues ;
? des métadonnées identifiant l’auteur, la date de création, les logiciels
de création, la licence, un descriptif, etc.
Encodage et décodage d’une vidéo
Un codec est un programme informatique permettant de réaliser sur un
flux audio-vidéo les opérations de codage ou compression (CO), d’une
part, et de décodage ou décompression (DEC), d’autre part.
Il existe énormément de codecs audio-vidéo pour l’encodage de flux.
Globalement, on peut les classer en quatre catégories suivant deux cri-
tères, à savoir la licence et la conservation des données des flux :
? propriétaires sans perte ;
? propriétaires avec perte ;
? libres sans perte ;
? libres avec perte.
Cette notion de perte est très importante. Quand vous réalisez une vidéo
d’une certaine durée, le flux vidéo est conséquent (grand nombre
d’images), tout comme le flux audio (grand nombre de sons). Toutes ces
données numériques prennent de la place et doivent, suivant le support
final choisi pour votre projet vidéo, être plus ou moins compressées afin
de « rentrer » dans le support. Cette compression des données peut donc
© Groupe Eyrolles, 20094
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDêtre accompagnée de dégradations ou pertes qui, suivant le degré de
perte retenu, sont plus ou moins perceptibles dans votre vidéo finale.
À titre d’exemple, une vidéo contenue dans un DVD vidéo est com-
pressée par le codec vidéo MPEG2 et présente des pertes par rapport au
tournage initial. Perte ne signifie toutefois pas forcément mauvaise qua-
lité, puisque le DVD vidéo que vous lisez sur votre platine de salon
fournit une vidéo finale d’excellente qualité.
Voyons maintenant ensemble ce que le codec vidéo et le codec audio
doivent encoder et compresser pour créer un fichier vidéo.
Rappels sur l’image, élément atomique
d’une vidéo
Rappelons qu’une vidéo est composée d’images ayant une définition et un
format déterminés, se succédant selon un débit donné, et recourant à des
algorithmes de compression et décompression visant à en alléger le flux.
Définition vidéo
La définition vidéo détermine le nombre de pixels présents dans la largeur
et dans la hauteur de l’image qui constitue la vidéo. Comme le montre
l’exemple ci-dessous, une vidéo de définition 800 × 600 présente à l’écran
des images de 800 pixels en largeur et de 600 pixels en hauteur.
Figure 1–2
Définition 800 × 600 : l’image comporte
800 pixels en largeur et 600 pixels en hauteur
La définition vidéo est donc directement liée aux images qui constituent
la séquence, puisqu’une vidéo est une simple succession d’images fixes.
Dans le monde de la vidéo, il existe des définitions qui servent de points
de repère en matière de qualité. Une vidéo haute définition a pour défi-
nition 1 920 × 1 080 pixels alors qu’une vidéo basse qualité a pour défi-
nition 144 × 120 pixels.
© Groupe Eyrolles, 2009 5
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
1 – La vidéo numérique : quelques basesLa définition détermine donc la qualité de votre vidéo. Plus les imagesTECHNIQUE Cassette VHS de magnétoscope
qui la composent sont riches en pixels, plus votre vidéo est affinée et
Pour mémoire, une cassette VHS de magnétoscope lissée.
possède une définition standard de
300 × 360 pixels. Le tableau ci-dessous résume les principales définitions vidéo rencon-
trées en montage numérique.
Tableau 1–2 Définition vidéos utilisées en montage numérique
Définition vidéo Cible de lecture Remarques
1 920 × 1 080 Téléviseur Full HD ou HD TV 1080p Image excellente mais encore trop peu d’appareils compati-
bles.
1 440 × 1 080 ou 1 080 × 720 Téléviseur HD Ready ou HD TV Image excellente, technologie HD plus accessible aujourd’hui.
1280 × 1024 Moniteur LCD 19 pouces Définition fréquente sur les ordinateurs actuels (2008/2009).
800 × 600 Téléviseur cathodique, moniteur 15 pouces Définition fréquente sur les vieux moniteurs d’ordinateur et
sur l’ensemble des téléviseurs à tube cathodique.
720 × 576 Téléviseur LCD et cathodique, vidéoprojecteur Définition moyenne d’un DVD vidéo PAL encodé pour les
appareils européens, une référence en montage vidéo fina-
lisé. Définition native du DV.
640 × 480 Moniteur d’ordinateur, téléviseur cathodique Définition très utilisée lors de la création de DivX pour copier
et compresser des DVD vidéo.
512 × 288 Vidéo de site web haute qualité Définition en développement pour diffusion HD dans les
pages web de sites vidéo, format 16/9.
320 × 240 Vidéo de site web qualité moyenne Définition fréquente dans les pages de sites web permettant
de diffuser de la vidéo via le Net. Très utilisé, format 4/3.
140 × 122 Vidéo de site web basse qualité Définition ancienne dans les pages de sites web permettant
de diffuser de la vidéo via le Net. En perte de vitesse.
Depuis près de dix ans, la définition de référence en montage vidéo est le
DV en 720 × 576. Aujourd’hui, tous les appareils permettant de lire ou
de monter cette définition sont considérés comme SD compatibles (SD
TECHNIQUE Les formats cinéma et télévision voulant dire Standard Definition). Par opposition, la nouvelle référence
en cours d’adoption est la HD, HD signifiant haute définition. La défini-Le format d’une vidéo est l’objet d’une guerre
tion de référence en HD est plus floue car des guerres technico-technico-commerciale de longue date. Initiale-
ment, le cinéma tournait ses films en Cinéma- commerciales ont actuellement lieu. Il est admis que la version la plus
Scope, avec un ratio de 2,55 abandonné depuis haute est la référence, soit 1 920 × 1080.
pour le Panavision en 2,35. La télévision avait,
quant à elle, adopté un format 1,33 pour se rap-
procher des premiers films américains tournés en Format de l’image
Academy ratio 1,37. Dans cette jungle, vous
pourrez vous y retrouver grâce à cette excellente L’image d’une vidéo peut avoir différents formats. Les plus connus du
explication : grand public sont le 4/3 (forme des anciens écrans de téléviseurs catho-
B http://www.son-video.com/Conseil/
diques) et le 16/9 (forme des nouveaux écrans plats de téléviseurs). Dans
HomeCinema/FormatsCinema.html
la réalisation professionnelle de films de cinéma, les tournages ne se fontTous les détails dans Wikipédia :
B http://fr.wikipedia.org/wiki/ pas en 4/3 ou en 16/9 mais en 2,35 qui est le format dit « Panavision ».
Formats_de_projection
© Groupe Eyrolles, 20096
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDPour le format 4/3, on obtient le format de l’image ou ratio en réalisant
la division 4 par 3, soit un ratio de 1,33. Quand vous trouvez la notion
1.33:1, cela signifie que pour une hauteur de 1, la largeur de l’image est
égale à 1,33. Le tableau ci-dessous rappelle les principaux formats uti-
lisés en montage vidéo.
Tableau 1–3 Principaux formats en montage vidéo
Définition Format Ratio Cible
1 920 × 1 080 16/9 1,77 Téléviseur HD TV 1080p
1 440 × 1 080 4/3 1,330p
1 280 × 720 16/9 1,770p ou HD TV
1 024 × 768 4/3 1,33 Moniteur LCD 15 pouces/17 pou-
ces, vidéoprojecteur
800 × 600 4/3 1,33 Téléviseur cathodique, vidéopro-
jecteur
720 × 576 Proche du 4/3 1,25 Téléviseur cathodique
640 × 480 4/3 1,33 Web, DivX
512 × 288 16/9 1,77 Web
320 × 240 4/3 1,33 Web
Les principales conséquences sur votre vidéo sont :
? la présence de bandes noires au-dessus, en dessous et sur les côtés de
l’image ;
? l’étirement des images avec l’écrasement des personnages et des
scènes en cas de ratio erroné.
Figure 1–3
Flux vidéo, ratio, format et téléviseur
© Groupe Eyrolles, 2009 7
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
1 – La vidéo numérique : quelques basesPour éviter ces désagréments, définissez le ratio de votre cible, et donc
celui de votre projet vidéo, avant le tournage. Une fois votre ratio choisi,
définissez la définition de votre projet. Réalisez ensuite votre tournage
avec les moyens adaptés.
Débit vidéo
La qualité d’une vidéo dépend aussi du débit des données qui composent
les images de la séquence. Pour une définition identique, une baisse du
débit vidéo se traduit par une qualité d’image moins bonne. Ce para-
mètre est rarement exploité lors de la création d’un fichier vidéo car il est
moins déterminant que la définition et souvent moins connu. La mesure
du débit vidéo est exprimée en kilobits par seconde, soit Kbit/s.
Ceux qui sont intéressés par la production de vidéos à destination
d’Internet doivent se pencher sur ce paramètre, pour optimiser le temps
d’attente des données dans le navigateur de l’internaute. La valeur de
564 Kbit/s est souvent utilisée comme une valeur optimale.
À l’opposé, ceux qui fabriquent des vidéos de bonne qualité, de type
DVD, doivent veiller à ne pas faire tomber cette valeur en dessous de
6 000-7 000 Kbit/s pour obtenir une image de bonne qualité. En haute
définition, il peut être intéressant de monter le débit jusqu’à
10 000 Kbit/s.
Codec vidéo
Lors de la création d’une vidéo, vous devez choisir un codec vidéo, algo-
rithme mathématique complexe qui sert à « compresser les données des
flux avec plus ou moins de perte ». Le choix du codec vidéo est essentiel
pour garantir une bonne qualité et une bonne accessibilité de votre mon-
tage vidéo à un public cible.
Si, par exemple, vous réalisez une vidéo et que vous décidez de l’encoder
avec le codec MPEG2, cette vidéo pourra facilement être lue par tous les
ordinateurs Apple, Windows et GNU/Linux, ainsi que par l’ensemble
des platines de salon de type DVD, soit un public cible large.
À l’opposé, un encodage avec le codec propriétaire Windows Media
Video (WMV) dans sa dernière version permettra uniquement aux
détenteurs de la dernière version de Windows et du lecteur Windows
Media Player de visionner votre travail, soit un public cible très restreint.
Nous vous recommandons ces solutions, que nous utilisons régulière-
ment lors de nos productions.
© Groupe Eyrolles, 20098
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDTableau 1–4 Choix de formats recommandés en fonction du type de vidéo
Type de codec vidéo Type de vidéo et raisons du choix
Xvid (codec libre) Vidéos pour le Web et ordinateurs, de 320 × 240 à 640 × 480, très compatible avec DivX,
bonne qualité, poids optimal. Excellent aussi en HD, en 1920 × 1080, dans un conteneur AVI.
MPEG2 (codec propriétaire) Vidéos à destination d’un DVD 720 × 576, en matière de vidéo finalisée.
Ogg Theora (codec libre) Vidéos HD en 1920 × 1080, une très bonne qualité d’image avec un poids optimal, idéal en
sauvegarde de longue durée 1 920 × 1 080 et 720 × 576.
DV (codec propriétaire) Vidéos pour montage sur ordinateur.
L’utilisation d’un codec vidéo très propriétaire restreint le public cible de
façon drastique. Évitez d’employer ces codecs si vous voulez qu’un grand
nombre de personnes puisse visionner votre travail. Pensez aussi que ce
choix conditionne la « durée de vie » de votre vidéo. Choisir un codec ouvert
et libre est la garantie de pouvoir relire longtemps votre travail vidéo.
Son d’une vidéo
Le flux sonore d’une vidéo est un élément essentiel à la qualité de votre
travail finalisé. Dans un bon montage vidéo, le son influence fortement
la perception que nous avons des images. Au cinéma, quand le public
pleure devant un film, ce n’est jamais vraiment par hasard : la musique
du film, à ce moment-là, crée ou renforce le sentiment de tristesse et
d’émotion dégagé par les images, suscitant ainsi les larmes du spectateur.
Échantillonnage du son
Un son est une série de vibrations de l’air, dans des gammes différentes,
au cours d’un intervalle de temps déterminé. L’échantillonnage du son
consiste à définir combien de vibrations par seconde le capteur doit
enregistrer. La procédure est assez complexe à expliquer dans les détails ;
l’important est de retenir que, plus l’échantillonnage est élevé, plus la
qualité sonore est grande. Pour un amateur, il est globalement inutile de
dépasser les valeurs 48 000 Hz ; 44 100 Hz suffisent : un CD audio du
commerce, dont le son est excellent, est échantillonné à 44 100 Hz.
Le tableau ci-dessous résume les principales fréquences d’échantillonnage.
Tableau 1–5 Principales fréquences d’échantillonnage
Échantillonnage (Hz) Usages courant
192 000 Son de très grande qualité, studio audio professionnel.
96 000 Son de très grande qualité, studio audio professionnel, maquette de CD.
© Groupe Eyrolles, 2009 9
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
1 – La vidéo numérique : quelques basesTableau 1–5 Principales fréquences d’échantillonnage (suite)
Échantillonnage (Hz) Usages courant
48 000 Son de qualité, norme DV PAL des Caméscopes.
44 100 Son de qualité, souvent utilisé en MP3, CD audio.
22 050 Radio analogique, qualité moyenne, des distorsions apparaissent.
Débit audio
Suivant la qualité à obtenir, vous compressez plus ou moins fortement leRESSOURCES D’ACCOMPAGNEMENT
flux audio. Le débit audio influence aussi beaucoup la qualité de ce que
Vous trouverez des exemples d’encodages son sur
vous entendez. Il est exprimé en kilobits par seconde (Kbit/s).la fiche de l’ouvrage téléchargeable depuis le site
www.editions-eyrolles.com. Pour vous faire une idée «auditive» personnelle, écoutez l’extrait
(15 secondes) du morceau libre « Les râteaux, les vestes et les vents »
décliné dans différents encodages, du plus conservateur au plus
destructeur :
? meilleure qualité sans perte (format FLAC) ;
? excellente qualité avec pertes minimes (format WAV) ;
? très bonne qualité compressée avec pertes faibles (format Ogg
Vorbis-192 Kbit/s) ;
? bonne qualité compressée avec pertes acceptables (format MP3-
128 Kbit/s) ;
? qualité moyenne compressée avec pertes audibles (format MP3-
64 Kbit/s).
En écoutant ces différents morceaux, nous nous rendons compte que,
jusqu’au MP3 encodé en 128 Kbit/s, il est difficile de percevoir le niveau de
« dégradation » sonore. Cela explique le succès commercial du MP3, qui
permet de compresser fortement une bande-son avec une très bonne qualité.
En montage audio-vidéo, le format WAV peu compressé est la réfé-
rence.
Codec audio
Le codec audio détermine la qualité de votre vidéo finale ainsi que sa
facilité de lecture. Tout comme pour le codec vidéo, nous vous invitons à
éviter les codecs très propriétaires comme le Windows Media Audio
(WMA) ou le Real Audio (RA).
Nous vous recommandons ces solutions utilisées régulièrement lors de
nos productions.
© Groupe Eyrolles, 200910
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDTableau 1–6 Codecs que nous recommandons et pourquoi
Type de codec vidéo Niveau de compression Type de vidéo et raisons du choix
FLAC (codec libre) Très faible, top qualité La meilleure qualité avec le minimum de pertes.
PCM WAV (codec propriétaire) Faible, top qualité, meilleur réglage Codec référence pour l’audio des montages sur ordinateur, très bonne
256 Kbit/s qualité.
MPEG2 (codec propriétaire) Moyen, bonne qualité, meilleur Codec pour l’audio à destination d’un DVD 720 × 576, la référence en
réglage 224 Kbit/s matière de vidéo finalisée, sa pris en charge est très répandue.
AC3 (codec propriétaire) Mlité, meilleur Codec pour l’audio des DVD diffusant un son spatial 2.1 à 5.1 de type
réglage 224 Kbit/s Dolby Digital, 5 enceintes plus un caisson de basse.
Ogg Vorbis (codec libre) Moyen, bonne qualité, meilleur Codec pour l’audio très performant pour les bandes-son, meilleur
réglage 192 Kbit/s réglage à 192 Kbit/s. Idéal pour stockage de longue durée.
MP3 (codec propriétaire) Fort, meilleur réglage 128 Kbit/s Codec pour l’audio destiné au Web, aux baladeurs, aux auto-radios et
aux ordinateurs à 128 Kbit/s, très compatible avec DivX, Xvid, sa prise
en charge est très répandue.
Le débit est le principal paramètre que vous réglez dans votre encodage
vidéo. Il est possible aussi de spécifier le type de débit ; pour le codec
MP3, on dispose des options CBR (Constant Bit Rate), offrant un débit
constant adapté au streaming en ligne sur Internet, et VBR (Variable Bit
Rate), permettant un débit variable adapté aux baladeurs MP3 et pla-
tines de DVD. Vous pouvez aussi choisir un encodage mono, stéréo,
stéréo joint ou Dolby Digital 2.0, 2.1, 3.1, 4.1, 5.1, 7.1.
© Groupe Eyrolles, 2009 11
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
1 – La vidéo numérique : quelques basesuser 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Choisir et acheter 2son matériel
SOMMAIRE
B Choisir sa chaîne de montage
vidéo numériqueL’achat du matériel adapté est souvent un parcours
B Choisir sa platine de salon
du combattant entre les normes, les spécifications propriétaires et ses enceintes
de chaque marque, les informations contradictoires B Choisir son téléviseur
B Choisir et acheter des vendeurs...
son ordinateur et sa carte son
À l’aide de ce chapitre, préparez votre achat de matériel B Choisir et acheter une caméra
numériquepour réaliser un choix judicieux vous permettant de créer
B Choisir et acheter un appareil ou compléter une chaîne de montage audio-vidéo
photo numérique
numérique efficace. B Choisir ses microphones,
son enregistreur audio
et son casque
MOTS-CLÉS
B CPU
B Dual-core
B Quad-core
B RAM
B Carte graphique
B Carte son
B Microphones
B Casques
B Enceintes
B DVD
B DivX
B Blu-ray
B LCD
B Plasma
B Home cinéma
B Netbook
B PC portable
© Groupe Eyrolles, 2009
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011Lors de l’achat d’un premier ordinateur dans une famille où il n’y a pas
d’expérience d’usage, il n’est pas facile de définir sur quels critères votre
choix va se faire. En magasin, bien souvent, les vendeurs s’y connaissent
peu et entrevoient une vente facile auprès d’une clientèle démunie face à
l’important vocabulaire technique et aux descriptions commerciales un
peu floues. Ce chapitre vous donnera le maximum d’informations tech-
niques et commerciales pour réaliser de bonnes acquisitions matérielles.
Choisir sa chaîne de montage vidéo
numérique
Pour choisir le matériel adapté à vos besoins, vous devez définir sur quel
type de chaîne de montage vidéo numérique vous allez travailler. Une
chaîne numérique est l’ensemble du matériel nécessaire à la production
d’une vidéo. Si votre chaîne numérique est bien construite, vous arri-
verez facilement à produire de la vidéo avec votre matériel informatique.
Les budgets en euros donnés ci-dessous comprennent un ordinateur de
type tour, un Caméscope numérique, un lecteur de disque de salon et un
téléviseur LCD.
Chaîne numérique SD
La chaîne de montage vidéo numérique SD est une chaîne qui va vous
permettre de travailler en Standard Définition, soit une image de la taille
720 × 576, la qualité de l’image du DV ou DVD.
Figure 2–1
Une chaîne de montage
audio-vidéo numérique SD
© Groupe Eyrolles, 200914
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVDPour une chaîne de montage vidéo numérique SD, comptez un budget
d’achat global d’environ 1 300 euros.
Chaîne numérique HD
La chaîne de montage vidéo numérique HD est une chaîne qui va vous
permettre de travailler en haute définition, soit une image de la taille
1920×1080, la qualité de l’image des films Blu-ray.
Figure 2–2
Une chaîne de montage audio-vidéo numérique HD
Pour une chaîne de montage vidéo numérique HD, comptez un budget
d’achat global d’environ 3 000 euros.
Actuellement, la chaîne numérique SD a atteint sa pleine maturité de
travail vidéo et sera facilement exploitable. La chaîne HD souffre encore
de sa jeunesse et pose beaucoup plus de soucis de réglages et d’optimisa-
tions, elle nécessite aussi du matériel assez cher.
Commençons par les éléments de la chaîne audio-vidéo numérique qui ser-
viront à la lecture de votre travail finalisé, la platine de salon et le téléviseur.
© Groupe Eyrolles, 2009 15
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
2 – Choisir et acheter son matérielChoisir et acheter sa platine DVD/DivX/
Blu-ray de salon
Platine de salon DVD/DivX
La platine de salon DVD/DivX est actuellement le choix le plus écono-TECHNIQUE Lecture DivX/Xvid
mique pour visionner ses montages vidéos. Comptez à peine 30 euros
Que la platine annonce la lecture de MPEG4 ou de
pour un appareil de qualité, il est presque possible d’en acheter partout !DivX, elle sera capable aussi bien de lire les DivX
propriétaires que les Xvid libres. Inutile de mettre très cher dans cet achat car toutes les platines sont bri-
dées à une définition SD de 720 × 576 pixels, la définition DVD. En
lecture de DivX, les platines sont bridées à 640 × 480 alors que le codec
libre Xvid permet d’encoder en pleine définition HD 1080.
Les points importants à vérifier sont les suivants :
? lecture DVD+/-R/RW, DVD vidéo PAL/NTSC et DivX ou
MPEG4 ;
? lecture des MP3 ;
? présence d’une sortie coaxiale ou optique audio (digital out) pour
relier la platine à un ampli home cinéma Dolby Digital ;
ACHAT HDMI ou pas ?
Certains modèles proposent une prise HDMI, inutile dans la plupart des cas, car cette prise
n’est intéressante que pour les lecteurs Blu-ray. Dans les modèles les plus sophistiqués, une
fonction logicielle via cette prise HDMI propose de « grossir » artificiellement votre petite
image de DVD pour l’afficher comme un Blu-ray sur votre téléviseur plat LCD ou plasma.
Figure 2–3 Connexion platine DVD-téléviseur via un câble Péritel
© Groupe Eyrolles, 200916
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
Montage vidéo et audio libre - Du Caméscope au DVD? présence d’une sortie RCA/Cinch vidéo jaune pour relier à un télévi-
seur en cas de Péritel occupée ;
? télécommande et logiciel de lecture interne simples.
Vous connecterez votre platine DVD/DivX de salon au téléviseur via :
? la sortie SCART Péritel femelle avec un câble Péritel mâle-mâle ;
? la sortie RCA composite vidéo femelle avec un câble RCA composite
mâle-mâle et un adaptateur RCA composite-SCART Péritel mâle ;
? les sorties YUV avec un câble 3 RCA YUV et un adaptateur 3 RCA
composite YUV femelle-SCART Péritel mâle.
Platine de salon Blu-ray
Les platines de salon Blu-ray représentent la nouvelle génération de lec-
teurs disques de salon. Elles sont caractérisées par un laser de nouvelle
génération qui présente une couleur bleue à la place de rouge, d’où le
terme Blu-ray.
Figure 2–4
La technologie Blu-ray face à la technologie DVD
Ces platines permettent la lecture de films en haute définition en défini-
tion 1 920 × 1 080. Ces platines lisent donc des disques de plus grande
capacité de stockage. La capacité de stockage est liée à l’espacement
entre les sillons et alvéoles du disque, espacement plus court sur les dis-
ques Blu-ray que sur les disques DVD.
Tableau 2–1 Capacités de stockage des disques DVD et Blu-ray
Type de disque DVD+/-R/RW Blu-ray R/E
Capacité simple couche 4,5 Go 25 Go
Capacité double couche 9 Go 50 Go
© Groupe Eyrolles, 2009 17
user 175 at Thu Jul 07 15:40:28 +0200 2011
2 – Choisir et acheter son matériel

Un pour Un
Permettre à tous d'accéder à la lecture
Pour chaque accès à la bibliothèque, YouScribe donne un accès à une personne dans le besoin