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Introduction
Le Web 2.0 estil plus compliqué à déchiffrer que leDa Vinci Code, ou plus difficile à percer que les mystères des pyramides d’Égypte ?
Ajax, Mashup, flux RSS, folksonomie… Le vocabulaire du Web 2.0 impressionne au premier abord. Mais peu d’automobilistes connaissent la signification de « Com mon rail » pour leur voiture diesel ; leur motivation est le faible coût d’usage. De la même manière, les internautes du Web 2.0 plébiscitent les services, pas les technologies.
Évolution ? Révolution ? Simple terme à la mode ? La polémique qui parcourt le monde des acteurs de l’Internet et de ses observateurs (amusés ou irrités) apporte la confusion dans les esprits. Google rachète YouTube pour 1,65 milliard de dollars, Murdoch rachète Myspace pour 580 millions de
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dollars ; les querelles stériles s’effacent pourtant devant une réalité tangible : le Web 2.0 est bien là.
Web 2.0 est une expression facile à retenir, lancée en 1 2004 par Tim O’Reilly qui recherchait un titre pour orga niser une conférence à propos du Web. Tim O’Reilly n’a 2 jamais souhaité définir le Web 2.0. Dans un long article qui fait figure de référence, il a préféré proposer des pistes plutôt que d’imposer un dogme.
Chacun forgera sa propre définition du Web 2.0, en oscillant entre les technologies et les usages.
Les technologies utilisées ne se caractérisent pas tant par leur nouveauté que par leur appartenance à la mou vance « Open Source » (le monde du logiciel libre et gra tuit). Dans sa « version 2.0 », le Web n’est plus seulement une modalité d’accès à des documents mais devient une véritable plateforme d’applications. Transformation ren due possible par l’évolution du navigateur (FireFox, Inter net Explorer…) en un « client riche ». L’utilisateur peut jouer avec les différents éléments de la page : personnalisa tion des contenus, intégration de ses propres médias, par tage avec d’autres internautes ne sont que quelquesunes des nouvelles possibilités. Mais les technologies, novatri ces ou pas, n’ont jamais été à elles seules un facteur absolu de succès. Le « cimetière du Web » peut témoigner des nombreuses fonctionnalités soidisant géniales, qui sont tombées aux oubliettes depuis longtemps.
1. Tim O’Reilly est le fondateur des éditions O’Reilly, spécialisées dans le domaine informatique. 2.http://www.oreilly.com/pub/a/oreilly/tim/news/2005/09/30/whatisweb 20.html
Web 2.0
Introduction
Le succès du Web 2.0 repose sur sa capacité à proposer de nouveaux services en combinant des briques déjà existantes et en mettant l’internaute au cœur du dispositif (UserCentric). La plupart des services du Web 2.0 sont gratuits. Les modèles éco nomiques reposent pour l’instant sur la publicité en ligne qui connaît un véritable essor et présente de nombreux avantages pour les publicitaires (ciblage, interactivité…).
« Spectateuracteur », « consoacteur », les néologismes abondent pour caractériser les nouveaux comportements de l’internaute. Et de nouvelles applications voient le jour quo tidiennement. Il faudrait arrêter le temps pour réaliser un catalogue raisonné du Web ; nous avons fait le choix d’orga niser l’ouvrage autour des usages les plus répandus, en met tant à chaque fois en avant un nombre réduit d’applications.
Les acteurs du Web 2.0 sont modestes et ne se prennent pas trop au sérieux. Sur le principe de « Et si Microsoft était un fabricant d’automobiles », quelques extraits de 1 « Si le Web 2.0 s’appliquait à l’industrie automobile » :
Les fabricants automobiles s’appelleraient tous « Chryslr », « Mercedoodle », « Dodg3 » ou « Toyo.ta ». Vous seriez capable de glisser/déposer les éléments du tableau de bord avec votre index.
Les accidents de la circulation s’appelleraient des mashups. Les clubs de voitures s’appelleraient des réseaux sociaux…
1.http://miles.burke.id.au/blog/2006/03/29/ifweb20appliedtocars/
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