L'entreprise du vivre-ensemble

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Nos grandes organisations publiques et privées sont des temples en compétition. Elles sourient des idées comme le bonheur au travail, le management collaboratif et le vivre-ensemble en entreprise. Ce livre explique les mécanismes de rivalité et de coopération au travail par les découvertes de Réné Girard sur le désir et la violence. A partir d'exemples étonnants d'entreprises méconnues, l'ouvrage explore le chemin étroit vers un meilleur vivre-ensemble.
Publié le : dimanche 8 mai 2016
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EAN13 : 9782140009761
Nombre de pages : 139
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Yves Cavarec
L’entreprise du vivreensemble
Les impliqués É d i t e u r
L ENTREPRISEDU VIVRE-ENSEMBLE
Les Impliqués Éditeur Structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan, Les Impliqués Éditeur a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire. Déjà parus Guidoni (Georges),Cette lumineuse rupture, roman, 2016. Le Boiteux (François),Florilège imaginaire, nouvelles, 2016. Aclinou (Paul),Le Vodoun : leçons de choses, leçons de vie, essai, 2016. Kouamé (Jean Claude),Étrange arc-en-ciel dans le ciel africain, roman, 2016. Makosso-Akendengué (Léonard),Notre frère et ami le caméléon, récit, 2016. Versini (Charles),Message corse, récit, 2016. Chanas (Léna Léticée),Autopsie, slam, 2016. Djadal-Rab (Issa Brahim),Hymnes à une Révolution, essai, 2016. Madaule (Jacques),Autobiographie de ma mère, récit, 2016.
Gossan (Davy),L’argent.Comment s’en procurer pour de bon ?,2016.
Ces dix derniers titres de ce secteur sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site : www.lesimpliques.fr
Yves Cavarec
L’entreprise du vivre-ensembleLes impliqués Éditeur
© Les impliqués Éditeur, 2016 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-08952-2 EAN : 9782343089522
Crise dans nos grandes organisations
Peut-on interrompre la violence ? Peut-on mieux vivre ensemble en changeant nos relations au travail ?
Les entreprises, les administrations, les collectivités locales, les partis politiques, les syndicats, les équipes de football, les troupes de théâtre, les associations, les hôpitaux, les centres de recherche, les écoles sont des terreaux de rivalité. La rivalité surgit à tous les niveaux : entre collègues, entre départements, entre niveaux hiérarchiques, entre vendeurs et clients, entre acheteurs et fournisseurs. À l’origine, se trouve le désir de s’approprier le pouvoir, la reconnaissance, la valeur, les honneurs, la sécurité, les titres…
Pourtant, quelques-uns parviennent à mieux coopérer. Ils vivent mieux ensemble, paraît-il, dans leur entreprise, leur association, leur école ou leur Ministère. Compétition, rivalité et violence sont endiguées. Ont-ils posé les bases d’un futur vivre-ensemble ?
Isaac Getz, Frédéric Laloux, Martin Meissonier et d’autres ont fait connaître ces organisations, suscitant incrédulité, curiosité, enthousiasme. Le 15 décembre 2015, 750 chefs
d’entreprise assistent à la conférence d’Isaac Getz. Le 13 janvier 2016, 900 personnes, parmi lesquelles de nombreux dirigeants, assistent à la conférence de Frédéric Laloux à Paris. Laloux lui-même se dit que si autant de monde se déplace de toute la France pour l’écouter, c’est qu’il se passe quelque chose.
Mais quoi ? Qu’est-il donc arrivé à nos grandes organisations ?
Origine de nos grandes organisations
Nos grandes organisations, c’est-à-dire la plupart des institutions publiques et privées, ont en commun hiérarchie, division du travail, standardisation et séparation entre ceux qui conçoivent et contrôlent, d’un côté, et ceux qui font, de l’autre.
On attribue trop souvent à Frederick Taylor la paternité de ème ce type d’organisation du travail. Dès le XIV siècle, l’Arsenal de Venise emploie plusieurs milliers d’ouvriers à la chaîne (même si ce n’est pas un terme de l’époque). Et l’organisation est étonnamment moderne.
Nos croyances à propos de l’organisation du travail remontent au moins à la civilisation sumérienne. Cela fait plus de 5000 ans que les groupes civils, religieux, militaires et sociaux s’organisent presque systématiquement sur un mode hiérarchique, moins pour l’efficacité que pour maintenir l’unité du groupe.
Aujourd’hui encore, beaucoup d’entre nous considèrent qu’une organisation, publique ou privée, doit obéir aux principes de hiérarchie, de division du travail, de 8
standardisation et de séparation entre ceux qui conçoivent et contrôlent et ceux qui font. Nous n’avons pas fini de nous défaire de ces croyances.
L’organisation scientifique du travail
ème Au XVIII siècle, on introduit la mécanisation du travail. Frédéric Japy est un précurseur en la matière. À la fin du ème XIX siècle, l’ingénieur Frederick Taylor développe son organisation scientifique du travail à partir d’expériences menées à la Midvale Steel Corporation dans les années 1880. Plus tard Ford adjoindra au taylorisme la division horizontale du travail, c’est-à-dire le travail à la chaîne.
L’administration de l’entreprise
Contemporain de Taylor, le Français Henri Fayol décrit un modèle plus élaboré. À la différence de Taylor, Fayol est un industriel. Il décrit l’organisation de son entreprise, qu’il dirige jusqu’à ses 77 ans. Fayol dépeint le travail des ouvriers et aussi celui des dirigeants. Son modèle, l’administration de l’entreprise, sera beaucoup enseigné aux États-Unis, moins en Europe.
Le grand restaurant
Auguste Escoffier est contemporain de Fayol et Taylor. Celui qu’on appelle leroi des cuisinierset lecuisinier des rois, l’auteur de ce qui est encore aujourd’hui unGuide Culinaire de référence pour les chefs, est également à l’origine de l’organisation des restaurants. Prenant l’armée en modèle, il instaure lesbrigades. Il décompose le travail en cuisine (garde-manger, saucier, entremétier, rôtisseur,
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