L'essentiel du droit des entreprises en difficulté - 3e édition

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Ce livre est, en 12 chapitres, une grille de lecture du dispositif légal du droit des entreprises en difficulté et de ses opportunités. Il permet une bonne compréhension des différentes techniques, judiciaires ou non, du traitement des difficultés des entreprises : alertes, mandat ad hoc, conciliation, sauvegarde, sauvegarde financière accélérée, redressement judiciaire, liquidation judiciaire.


- Étudiants des facultés de droit

- Étudiants CRFPA

- Acteurs économiques concernés par la loi


Laurence-Caroline Henry est professeur à l’université de Bourgogne.

Laetitia Antonini-Cochin est maître de conférences, HDR, à l’université de Nice Sophia-Antipolis, directrice adjointe du CERDP.

Publié le : mercredi 1 août 2012
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EAN13 : 9782297027144
Nombre de pages : 152
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Structures des procédures collectives
INTRODUCTION
La loi du 26 juillet 2005 ny change rien : la question essentielle en matière de droit des entre prises en difficulté reste inspirée du théâtre de Shakespeare : « être ou ne pas être » en cessation des paiements. La notion na pas changé depuis qu;elle a été définie par la jurisprudence larticle L. 6311, premier alinéa, rappelle que le débiteur est « dans limpossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible ». Que se cachetil derrière ces mots ? Le passif exigible vise les dettes échues, certaines et liquides. Lactif disponible correspond aux liquidités du débi teur, les valeurs réalisables à très court terme, les ouvertures de crédit. Concrètement, le débiteur en cessation des paiements est dans lincapacité de payer. Sans changer la définition de la notion, la loi nouvelle conserve la cessation des paiements comme critère de répartition des différentes procédures applicables aux entreprises en difficulté. Cepen dant, si le curseur reste inchangé, il est déplacé sur léchelle des difficultés des entreprises. Il ne distingue plus les procédures judiciaires des autres. Désormais, avec une souplesse accrue, la cessation des paiements est le critère de répartition entre les procédures préventives et les procé dures curatives des difficultés de lentreprise. Le législateur, en 2005, favorise lanticipation préfé rant prévenir que guérir. Il tire les leçons du passé : intervenir trop tard conduit de nombreux débi teurs à la liquidation sans passer par la case sauvegarde et/ou redressement. Le même souci de
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réalisme explique le caractère « tampon » de la nouvelle procédure de conciliation (qui ne sapplique pas au secteur agricole). Ainsi, certaines « procédures » sinscrivent dans une logique danticipation de la cessation des paiements. Il s: le débiteur estagit alors de prévenir in bonis, mais il rencontre des difficultés. En ce qui concerne le traitement non judiciaire, on trouve le mandatad hoc, cependant, la grande innovation de la loi du 26 juillet 2005 est la prise en charge, par un traitement judiciaire, des diffi cultés de lentreprise alors quelle nest pas en cessation des paiements grâce à lintroduction de la procédure de sauvegarde et de sauvegarde financière accélérée. Cette dernière est un traitement judiciaire préventif. Ces dispositions interviennent toutes en amont de la cessation des paiements, elles sont utilement préparées par la préventiondétection des difficultés des entreprises grâce à la collecte dun certain nombre dinformations. Une fois la cessation des paiements intervenue, la loi propose un autre arsenal, classique celuilà, judiciaire, mais tardif. Le redressement judiciaire qui ne devrait être quune procédure secondaire pour être vidée de sa substance par la procédure de sauvegarde. La liquidation judiciaire qui devient une procédure autonome permettant, éventuelle ment, le redressement de lentreprise entre les mains dun repreneur par une cession dentreprise et devant désintéresser au mieux les créanciers du débiteur. Il en résulte une nouvelle répartition des procédures autour de la cessation des paiements. Dune part, des dispositions applicables au débiteur avant que n: le mandatintervienne la cessation des paiements ad hocet la procédure de sauvegarde, dautre part, des dispositions applicables après la constatation de la cessation des paiements : le redressement judiciaire et la liquidation judiciaire. Cependant, le réalisme du législateur lui a fait prendre en considération le fait que létat de cessa tion des paiements nintervient pas brusquement, il est le résultat dune lente évolution de la situation du débiteur sur le chemin de laggravation de ses difficultés. La procédure de conciliation est la procédure charnière ; à ce titre, elle pourrait être la procédure pivot de la réforme de 2005. Elle réalise linterface entre lavant et laprès cessation des paiements. Il nest pas étonnant que la pratique la révèle comme une procédure clef du nouveau dispositif légal. Elle peut être ouverte avant la survenance de la cessation des paiements, mais également dans les 45 jours de la cessa tion des paiements. Cette procédure non judiciaire reposant sur un potentiel accord entre les créanciers et leur débiteur est donc le maillon articulant la prévention et le traitement des diffi cultés du débiteur. Quelques schémas permettent de visualiser la place de chacune des solutions proposées aux diffi cultés rencontrées par lentreprise. Elles ont été améliorées par lordonnance du 18 décembre 2008 (ord. nº 20081345) ratifiée par la loi nº 2009526 du 12 mai 2009 et le décret nº 2009160 du 12 février 2009.
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