La boîte à outils du développement personnel en entreprise

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Comment utiliser les subtilités de la communication pour mieux se faire comprendre ? Comment développer une meilleure image et une meilleure opinion de soi-même ? Comment sortir de ses conditionnements et trouver des solutions pour évacuer son stress ? Comment canaliser et gérer des émotions fortes, comme la colère ? Comment dire des choses difficiles, tout en préservant la relation ? Comment bien s’organiser pour gagner du temps ? Comment activer la part créative en soi ?
Découvrez 71 outils pour rendre votre quotidien professionnel plus épanouissant.
Chaque outil est traité de manière visuelle et pragmatique sur 2 ou 4 pages, avec : l’essentiel en anglais et en français, les étapes de mise en oeuvre, les avantages et les limites, et des conseils méthodologiques. Certains outils sont complétés par un cas concret détaillé et des fiches pratiques à télécharger.
Vous trouverez dans cette boîte à outils toutes les techniques et astuces pour vous sentir plus à l’aise dans votre environnement professionnel.

 
 

 

Publié le : mercredi 20 août 2014
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782100718313
Nombre de pages : 192
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© Dunod, 2014

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ISBN 978-2-10-071831-3

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Remerciements

Je tiens d’abord à remercier les centaines de participants de tous niveaux hiérarchiques qui ont suivi nos formations et grâce auxquels j’ai pu affiner les techniques que je vous présente dans cet ouvrage. Fidèles à notre approche pédagogique basée sur l’expérimentation, c’est de la confrontation pratique entre la théorie et les attentes et les objectifs des participants que des outils réellement opérationnels ont pu naître.

Je remercie aussi toute l’équipe de formateurs de Capite Corpus, pour leurs retours sur le contenu et le déroulement de nos formations. Nos nombreux échanges ont contribué à nourrir ma réflexion au quotidien et à alimenter mutuellement notre créativité pédagogique.

Je remercie enfin ma femme, pour son soutien indéfectible, et mes enfants pour leur patience. Je leur dédie ce livre même s’ils sont encore trop jeunes pour en entreprendre la lecture et je souhaite qu’en leur temps, il puisse les nourrir.

Je souhaite sincèrement que chaque lecteur trouve dans cet ouvrage des réponses extrêmement pratiques aux questions qu’il se pose sur son développement personnel. S’il peut contribuer à créer une étincelle pour aider à trouver sa voie ou mieux exploiter son potentiel, j’en serais largement récompensé.

Pour me contacter, par l’intermédiaire de notre site Web : www.capitecorpus.com

Ou bien à l’e-mail suivant : info@capitecorpus.com

Avant-propos

« Si le seul outil que vous possédez est un marteau, vous aurez tendance à voir tous vos problèmes comme des clous. »

Abraham Maslow

Le développement personnel est un terme qui fait encore peur en entreprise.

  • Certains appréhendent, à juste titre, que des techniques proches de l’ésotérisme peu compatibles avec l’approche économique des organisations y soient présentées. Pourtant, il est possible – et nous en sommes la démonstration – de faire du développement personnel de manière pragmatique.

  • D’autres se questionnent aussi fort logiquement sur le retour sur investissement pour l’entreprise d’une telle démarche. Or l’individu est un tout, et tout bénéfice personnel se répercute mécaniquement sur son environnement de travail, avec ses collègues et son management.

Malgré ces freins, le développement personnel est une véritable demande des entreprises aujourd’hui. Les employeurs attendent de leurs collaborateurs qu’ils développent et maîtrisent des soft skills, c’est-à-dire la panoplie des compétences liées au savoir-être. À niveau de connaissance et d’expertise métier, ce sont les compétences comportementales qui font la différence, qui sont de plus en plus reconnues, et que les organisations et les managers doivent apprendre à mieux évaluer.

Qu’attendre de la lecture de cet ouvrage ?

  • Satisfaire une saine curiosité et découvrir les outils derrière les concepts de PNL, AT…

  • Mieux se connaître, comprendre ses réactions et le cas échéant les modifier.

  • Trouver des solutions pratiques à un problème précis.

  • Compléter sa gamme d’outils pour choisir la meilleure option dans une situation donnée ou tout simplement éviter d’être démuni.

  • Améliorer votre communication interpersonnelle et développer des relations plus harmonieuses avec les autres.

  • Retrouver un équilibre psychologique et les moyens de s’épanouir (au travail).

  • S’engager dans un processus plus global de changement personnel.

 

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Teléchargez
les fiches pratiques
en complément des outils

 

Les 71 outils que nous vous présentons sont issus des 5 grandes approches actuelles :

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  • L’École de Palo Alto. Ce courant né dans les années 1950 a fait la synthèse de nombreuses approches et a donné naissance à la thérapie familiale et à la thérapie brève. La plupart des outils de développement personnel puisent à un moment ou à un autre dans cette école.

  • La programmation neurolinguistique (PNL). Cet intitulé barbare recèle une boîte à outils créée par R. Bandler et J. Grinder dans les années 1970 en modélisant dans les moindres détails les bonnes pratiques de grands communicants et psychothérapeutes. L’approche ne s’intéresse pas au « pourquoi ça marche ? » mais au « comment ça marche ? » pour fournir des modes opératoires.

  • L’analyse transactionnelle (AT). Éric Berne a élaboré cette théorie de la personnalité et de la communication à partir des années 1950 pour mettre à jour les phénomènes qui se produisent lors des échanges relationnels. Elle fournit des grilles d’intervention pour résoudre les problèmes identifiés.

  • La communication non-violente (CNV). Cette méthode de communication, élaborée par Marshall B. Rosenberg, aide à structurer un message en quatre temps, édulcoré des pièges habituels qui génèrent des tensions. Elle est notamment utilisée pour gérer les conflits.

  • Les thérapies comportementales et cognitives (TCC). Le pluriel traduit en fait différents courants selon si l’accent est mis plutôt sur le côté comportemental ou sur le côté cognitif. Ces thérapies ont démontré leur efficacité dans le traitement de la dépression, des phobies, des troubles de la personnalité…

Dossier
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Communiquer efficacement

« On ne peut pas ne pas communiquer. »

Paul Watzlawick

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Connaître les mécanismes de la communication

La communication (interpersonnelle) est une capacité que nous acquérons de manière innée dès que, bébés, nous avons appris à formuler nos premiers mots et premières phrases. Et même si l’école nous apprend ensuite la grammaire et la syntaxe, les principes qui font que nous sommes compris et comprenons les messages des autres ne nous sont jamais enseignés.

Or tout est communication : même si nous ne disons pas un mot, nos comportements ont une signification qui sera interprétée par notre interlocuteur. D’ailleurs Freud disait : « Aucun mortel ne peut garder un secret ; si les lèvres sont silencieuses, ce sont les doigts qui parlent ».

En tant qu’émetteur, l’objectif de la communication est de faire passer un message clair et sans ambiguïté. Malgré son apparente simplicité, l’exercice est bien plus difficile qu’il n’y paraît, puisque de nombreux obstacles se dressent en chemin : l’enjeu, la formulation de ses idées, l’inévitable impact de la forme, l’adaptation au contexte et au niveau de l’auditoire…

Le récepteur d’un message est, quant à lui, souvent vu comme passif dans l’acte de communication. Or, lui aussi a une responsabilité : celle d’informer explicitement l’émetteur de la manière dont son message est reçu (envoyer un « feedback »), pour que ce dernier puisse ajuster son message. Et malheureusement ce rôle est souvent ignoré, ou quand il est réalisé, l’émetteur ne prend pas toujours cette information en compte !

Les erreurs de communication sont donc fréquentes et créent à la fois des tensions et un énorme gaspillage d’énergie. D’ailleurs, la communication interpersonnelle est citée comme la compétence numéro 1 dans le recrutement des managers. Jean-Luc Lagardère, dirigeant du Groupe éponyme disait aussi : « La communication est une science difficile. Ce n’est pas une science exacte. Ça s’apprend et ça se cultive. »

Communiquer plus efficacement

La communication repose sur trois piliers.

  1. Les principes de base. Il s’agit d’abord de prendre conscience que nous ne percevons pas réellement la réalité, nous nous en faisons une construction (une image) qui va influencer notre communication et notre comportement. Puisque notre perception est imparfaite, il est utile de l’enrichir régulièrement en échangeant avec les autres : c’est le principe de Johari. Enfin, Losada nous alerte sur le fait que le contenu de notre communication est trop souvent négatif et qu’il est nécessaire de le compenser positivement.

  2. S’exprimer. Même si la forme est importante dans la transmission d’un message, nous avons choisi de nous focaliser, dans cet ouvrage, essentiellement sur le fond.

    • Les niveaux de discours donnent une première approche de la manière dont notre auditoire peut réagir à ce qui lui est dit.

    • Le pouvoir des mots montre comment de simples expressions peuvent traduire notre manque d’objectivité sur une situation et condamner la communication.

    • Les types de questions expliquent l’impact de la formulation des questions sur la qualité des échanges avec l’autre.

  3. Recevoir. Enfin, communiquer c’est créer les conditions de l’expression de l’émetteur. La synchronisation, l’attitude d’écoute active et la reformulation y contribuent fortement, en expliquant de manière pratique pourquoi les personnes ne peuvent pas parler à un mur. Recevoir, c’est aussi détecter les informations manquantes dans le message émis ; l’outil DOG vous y aidera.

Outil
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La construction de la réalité

De la réalité au comportement

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En résumé

Notre personnalité repose sur un ensemble de paramètres qui peuvent être organisés en trois catégories : neurologiques, culturels et personnels. Chaque catégorie agit comme un filtre qui déforme les situations que nous vivons à chaque instant pour nous en donner une représentation.

Les paramètres qui composent ces filtres sont propres à chaque individu et cela explique que, face à une même réalité, deux personnes auront des représentations nécessairement différentes, et parfois même opposées. Par exemple, l’un verra dans la situation une opportunité, alors que l’autre y verra une menace ; et pourtant la réalité à l’origine est la même pour les deux !

Autrement dit : notre vision du monde n’est pas le monde.

Insight

Our personality is based on a set of parameters that can be organized into three categories: neurological, cultural and personal. Each category acts as a filter that distorts the situations we live in every moment to give us a representation for each of them.

The parameters that make up these filters are specific to each individual and this is the reason why, when facing the same reality, two people will necessarily have different, sometimes even opposed, representations. For example, one will see an opportunity in the situation whereas the other will see a threat; and yet the reality behind is the same for both!

In other words: our vision of the world is not the world.

Pourquoi l’utiliser ?

Objectif

  • Les individus réagissent à la représentation qu’ils se font des choses (ce qu’ils pensent qu’ils vivent) plutôt qu’à ce qu’ils vivent réellement.

  • Dans un grand nombre de situations, la réalité est rarement un problème en soi, mais c’est notre représentation de la réalité qui pose problème. D’ailleurs les interventions thérapeutiques visent souvent à faire évoluer la représentation des choses, des événements… Il est en effet plus efficace et plus rapide d’agir sur soi plutôt que de vouloir agir sur la réalité (notre environnement, les autres) parce que notre influence est souvent limitée.

Contexte

Il est donc nécessaire d’avoir conscience en permanence de l’existence de ces filtres qui déforment la réalité. Cela devient même indispensable lorsque la représentation que vous vous faites d’une situation est négative ou limitante. En effet, le réflexe premier des individus est d’agir sur l’origine externe d’un problème, c’est-à-dire bien souvent sur les autres pour qu’ils changent de comportement. Dans ce cas, vous risquez une double sanction :

  • Il est peu probable que l’origine de ce que vous percevez comme un problème change.

  • Vous vivez mal la situation avec toute la panoplie d’émotions négatives que l’on peut imaginer : frustration, angoisse, colère…

Comment l’utiliser ?

Étapes

  1. Lorsque vous parlez d’une situation, prenez le réflexe de commencer vos phrases par « je pense que… », « je vois que… », « il me semble que… » pour montrer aux autres que vous avez conscience que votre point de vue n’est pas universel et que vous êtes donc ouvert à l’échange.

  1. Dans cette situation, si votre représentation génère une réaction négative en vous, reconsidérez-la sous un autre angle, en répondant à ces questions :

    • « Quels sont les autres éléments de la réalité que j’ai – inconsciemment – occulté ? »

    • « Quels avantages cette situation pourrait-elle avoir pour moi ? »

    • « Quels sont les autres points de vue possibles de cette situation ? »

Méthodologie et conseils

  • Reconsidérer une situation différemment demande un véritable effort ! Les schémas cognitifs sont généralement bien ancrés et il est difficile de les modifier sans se faire violence. D’ailleurs le philosophe Alain disait : « le négativisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté ».

  • Pour vous entraîner, prenez une personne dont vous ne voyez que les défauts et trouvez-lui un maximum de qualités.

Une même réalité produit autant de représentations que d’individus. Et chaque personne a le droit d’avoir son propre point de vue, différent des autres.

Avantages
  • Cette approche permet de réintroduire les nuances de gris entre les deux points de vue extrêmes du blanc et du noir. La philosophie bouddhiste prône d’ailleurs « la voie du milieu » en toutes choses. Nous perdons beaucoup de temps à expliquer aux autres que notre vision du monde est la vraie, la seule possible.

  • Elle vous permettra aussi de développer une flexibilité cognitive et comportementale salutaire pour passer plus facilement à travers toutes les difficultés de la vie.

Précautions à prendre
  • Même si ces notions sont faciles à comprendre, dans les faits, elles demandent une attention de tous les instants.

  • Au début, cette approche peut générer la peur d’une perte identitaire qui s’exprime sous la forme : « je suis tellement habitué à voir ça sous cet angle que j’ai peur de me renier à voir aussi ça sous un autre ». Cette appréhension justifiée est à mettre au regard du malaise qui est le vôtre dans la situation par rapport au bénéfice d’y être confortable.

Outil
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La fenêtre de Johari

Améliorer ses relations en augmentant sa « zone publique »

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En résumé

La fenêtre de Johari, élaborée par Luft et Ingham, est un modèle de communication utilisé pour améliorer la connaissance de soi et les relations entre individus.

Chaque cadran (zone) représente une part du « soi », définie par des comportements, sentiments, expériences, capacités, points de vue particuliers, connus par soi et au sujet d’un autre (personne ou groupe).

La relation entre les individus est d’autant plus efficace que la zone 1 (publique) est grande, matérialisant ainsi le fait que les individus échangent naturellement de l’information et coopèrent pour limiter les distorsions, les incompréhensions, voire les conflits.

Insight

The Johari Window developed by Luft and Ingham, is a communication model used to improve self-awareness and relationships between individuals.

Each quadrant (area) represents a part of the “Self” defined by specific behaviours, feelings, experiences, abilities, points of view about others (person or group) known to self.

Relationships between individuals will be most effective when area 1 (public) is large, thus illustrating the fact that people naturally exchange information and cooperate to limit distortions, misunderstandings and even conflicts.

Pourquoi l’utiliser ?

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