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La science économique

De
426 pages
Ce livre décrit l'évolution depuis la naissance de la science économique avec le tronc commun constitué par "l'Economie politique classique" jusqu'à sa fracture en deux branches: le courant marxiste, et le courant néoclassique largement prédominant dans l'enseignement universitaire. L'économie du développement figure aussi en bonne place dans ses différentes et principales présentations théoriques.
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C’est une même idcspiilen ,als enci écenocoqumiq ,ea iuiaf ’l tt d’objellatapped fioisntnseéfer lonel sraou cesp ed stnL .eésne «cÉnomo eetmr eique » aie politarF ecnrappne uiè se cl 1aume7èalgne nneudter par ise nglaue aåçÅÉ=ä~Åáíáäçm «jué gnréa » ó çã ud mè91is eelcèuesqer vlas n fitt eépirdo,el se. À partir de ceitsbus iel tneut-Slong Alus onaxq ’uëÅ» ue tnop me « teråçãá bÅçna Asely pis «arrf naçnadnere er ouvrage présentuq e.»eLé oconim lispuden ioutolvé ettec tircéd onome écienca scedl cn esias aanr paé tuonÉcl’« lop eimoc euqiti aveique troc lemoumcnc snit nocden buxncras heel :uoc tnarram lassique » jusquà’s arfcautere dérp tnemegral e’e lnsdat aninomc uo tel,ee ixtssiquclas néorantq all euuop ec rco éminona’Aselyne tnuvisniengmee. C’estersitairoiannrtacoucel )conoe, Éintemie rcaM ,eiimonocéoic(Me quomonécro enum naeu loprutexte conçu commlp e ecasnad ec lpepla gusndraéconise a crs, lfeiooTtuse .imuqnoco éesnciescn e stnaiduté sel tique demie polil é’ocontnerq eulluemoe reièct a fi tcnanqimoe eue au gur » fimentp alnoenneb ss iif des snsda, cenirp te setneréfa rien p Marx n’asp reitreudd e’É Lnoconcne «e.levéeppo eimd udadsnng éd pél sementarte scis decé secneeuqimonouns des tésierivicapel srpséneattions théoriquesa’L.uetuj ,ríÜâ~=a~êìÑáç e aeins – 9691 edoirép las an darak DdeiLX ; ©ru evutre coto d.Pho2007 IIId teraP X si Iisde, des ar PatD oi pehki hnAersité Ce l’univkl`l=∙`bebDnrjfTJMPRVVJkbf`p=^iàliquelyse’Ananomo’lcÉlotieipujeu21 nFR3fp_k=W=VTUJOJOVSMQû= =

Makhtar Diouf

quenomiéco

L
A

SCIENCE É








C

ONOMIQUE


De l’Économie politique à l’Analyse économique


Du même auteur

- Échange inégal, ordre économique international
, Dakar, NEA, 1977.
- Économie politique
,
tome 1 : Économie descriptive
, Dakar, NEA, 1979.
- Économie politique, tome 2 : Théorie économique
, Dakar, NEA, 1981.
- Intégration économique : perspectives africaines
, Paris/Dakar, Publisud/NEA, 1985.
- Économie politique pour l’Afrique
, Paris/Dakar, UREF-AUPELF/NEA, 1992.
- Sénégal : les ethnies et la nation
, Paris, L’Harmattan, 1994.
- l’Afrique dans la mondialisation
, Paris, L’Harmattan, 2002.
- L’endettement puis l’ajustement : l’Afrique des institutions de Bretton-Woods
, Paris,
L’Harmattan, 2002
Islam frein au développement ? Économie politique de la Char'îa
, Paris, L’Harmattan,
-
2011.
- Lire le(s) féminisme(s),
Paris,

L’Harmattan, 2011.

(Adresse internet : mkdiouf@refer.sn)

Makhtar DIOUF








L
A SCIENCE ÉCONOMIQUE


De l’Économie politique à l’Analyse économique



































































© L'H
ARMATTAN
, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris

http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-99530-7
EAN : 9782296995307



« L’anatomie de la société civile est à chercher dans l'économie
politique. » (Karl Marx,
Contribution à la critique de l’économie
politique,
1859, préface).

« Parmi les changements mineurs, je peux mentionner la
substitution de l’appellation
Political Economy
(Économie
politique) par le terme simple et commode
Economics
(Analyse
économique)
.
Je ne puis m’empêcher de penser qu’il serait bien
d’écarter aussi rapidement que possible le vieux et inquiétant
nom à deux termes de notre science. » (William Stanley Jevons,
Theory of Political Economy
, preface
nd
edition, 1879).
2

« La théorie économique est la lumière de la politique
économique. » (Léon Walras,
Éléments d'économie pure
, 1870)

7


quminoco éselyna e sLa onocuqimneicé ecÉconomiee. De l’euà l A’p lotiqi





Avant-propos

Cet ouvrage est le fruit d'un enseignement de la théorie économique en
deux temps : de 1969 à 1973, sous forme de travaux dirigés en
Microéconomie
et en
Macroéconomie
à l'Université de Paris I ; de 1974 à 2007 sous forme de
cours magistral en
Économie politique
,
Économie de l'entreprise
,
Histoire de la pensée
économique
,
Économie des finances publiques
, à l'Université Cheikh Anta Diop de
Dakar.
En prenant ma retraite de l'enseignement, j’ai estimé utile d'en laisser ces
traces aux étudiants en sciences économiques, des promotions actuelles et à
venir.
Tout au long du texte, je me suis évertué à donner la parole aux auteurs
autant que possible. Ce qui depuis des années est facilité par la disponibilité
de cette bibliothèque mondiale qu'est Internet. C'est là que j'ai pu recueillir
des textes dont je ne disposais pas, ni dans ma bibliothèque personnelle, ni
dans les bibliothèques universitaires de Paris et de Dakar. Le contact direct
avec les écrits des grands économistes permettra aux étudiants, je l'espère,
d'avoir une meilleure maîtrise de la théorie économique qui est inséparable
de l'histoire de la pensée économique.
C’est avec l'histoire de la pensée économique qu'a commencé
l'enseignement de l'économie politique en France dans les facultés de droit.
Par la suite, surtout dans la période 1975-95, du fait d' n certain
u
engouement pour les techniques quantitatives, cette discipline a été reléguée
à l'arrière-plan dans bon nombre de départements de sciences économiques,
particulièrement dans les universités africaines. Mais depuis une bonne
dizaine ou quinzaine d’années, l'histoire de la pensée économique est
revenue en force, faisant l'objet de nombreux séminaires, parce que
considérée comme incontournable dans la formation de tout économiste.
L'histoire de la pensée économique n'est au fond rien d'autre que la théorie
économique présentée sur le mode historique, au lieu du mode logique.
Aux États-Unis, la
Société de l'histoire de la science économique
est créée en mai
1974 à l'université North Carolina. Son objectif est de promouvoir l'intérêt

9

KHTAR DI MA talr ceUO Fe a coer lilit facnertoi ncitammnuttces an dhercheed ,enilpicsid en E. e)quminocoxet ec tnaegidéruvaie poje nte, a ovp sa sen sapséenpoe uir pnertîad sec rum seulté de e la facd ses icrdio tte etsixe nu issuaperoEue ieoc Sanrot ytf siotehH f Ecry oic Tonomguoh ,thEHSES( Tiéoc etéopurnnée eoprul h'siotrie de la pensée éuv e( eRguthT ohomicEcon of toryonocé eésnep al dee irtois'h ldeileép raemtnp buactuellemique), )sselI .tisrrP y Ugeveniam Cidbr de s etémindiss sne eelantnesgiorL'… cee smnigaoc al renassiannd'un Bulletin, desd to ene1 79 9naurofl he tis Hnevene u991 oJ 0 cesavectres maîsnrcs i' totvineioitarppntcerén r seM .e stroppaque parce que cetriaen sostnd a'esquxp eéeosics n ,ies etiar ec-el set st uorgrenomi écoriesthéoop en soporp srutéins pat enaiuvibnec moarsino sbles, lepréhensidnete ,ueiB ne nr ous decet plasruel ra.stircé orctDon pet, atiLece ntee cn enseirs eentsgnemilpi: enrap uel an dces e ttscdiem srpmeeisrp sa) qui ont guidé y…leil VelniDa, ertteiP érdnA ,lrchaé MaAndres, J maimel,sE eDinHe, i nrar BrerèA ,enial dnorraBis (Rayms de Parnomoqieuneec scé
1
Jean Guitton,
Le travail intellectuel
, Paris : Aubier-Montaigne, p. 13.

10

rieur »1. sus tonicetloilui mui le, eanquîam erpoétni erte tr ê àpre trnou'il noupar ce qsnrtiu t eonsui r pa qcexc ee it lI suonod s.ennphil du opose prsnc tadf iatuà traî mUn« : n totiuG naeJ ehposo





Introduction

La science économique :
Continuités et ruptures, d'un paradigme à l'autre
L’activité économique est la démarche par laquelle les humains se
mettent en rapport avec leur environnement naturel pour satisfaire leurs
besoins vitaux. Il est tout à fait normal qu'à un moment donné, l'activité
économique fasse l'objet de réflexion. Comme l'a fait remarquer Voltaire,
« la nation s'aperçut un beau jour, qu'on pouvait aussi raisonner sur les
blés ».
La réflexion sur l'activité économique peut se faire à deux niveaux.
Le premier niveau est celui de la simple description, qui donne lieu à
l'économie descriptive
. La comptabilité nationale est certainement la formule la
mieux élaborée d'économie descriptive. Le second niveau est celui de la
théorisation
.
1. La théorie économique
Le second niveau de réflexion économique consiste à partir de l’activité
économique pour n’en retenir que certains aspects considérés comme les
plus significatifs ; ce qui passe par la sélection et l’élimination. Cette
démarche est
l’abstraction
qui est le milieu naturel de la science, comme l’eau
est le milieu naturel du poisson, pour reprendre l’expression de Marx. Elle a
ainsi été utilisée par tous les économistes, quelle que soit l’école de pensée.
Marx en fait ce constat dans la préface à la première édition allemande du
Capital
:
L’analyse des formes économiques ne peut s’aider du microscope ou des
réactifs fournis par la chimie ; l’abstraction est la seule force qui puisse lui
servir d’instrument. (Marx 1867 : 18).
Le résultat se présente sous la forme de
théorie
, c’est-à-dire un corps de
concepts articulés, agencés d’une certaine façon. La théorie part du réel,
mais n’en est pas une traduction complète ; la théorie est seulement un reflet

11

ap stn eorrpasp stoie hiTu dre. …stset s'l siaM reoisthicorae nvoeidnortnn soc onjectures et notse' al itam erèemprreiè'o dprù
12

( »esblsios pes.)9002 nosleumaSous les ssible ttasiituqetts stsapi rtporaevlus uq top ea renatu MAKuqiroéht tejbo’lt eelrét jeobl’ l ;r eé éudrrgicoUF DIOHTAR: otéD dereraPe imlfMil’e prexre .oCmmc ïocndivent pase ne peuphu dtse ènoménatrec runiop snie s’éorite sécarreq lcra ahteul és rtaul dtslae snasrop .eétseL à une objection occner,tc e’tsl e des trit partiimuq eafeié ocon tlaorhéserie d aL tîamimon.euq écoxionéflela rd ebaeluonroctnint enom munt es euqimonocé eiro ,.p3 )3 .aLt éhon. (Keynes 1936stiao’d resbitavorhés ie let fes sedtltasrt l uetre e enrésules erroc edcnadnopsler pas e quan mnhceeuqi te t alueiq(S2 ta ssttitnl h’sirèseé atonomiquetoire éc sel ; seuqimonoitcrs reut auxdeus rne trcviteé s éclèmeprobles ou tces qux puiesne ,tnlrap tneuer l’économistes icneitifuq eedpeumch Sopprr teed tiasognitsid critois parèresuqlel seeshp soJy n’l I, torePa erocne tneiver d’auoir y aveut enp i l ste aapcon rantêts ereucuaac ntiod ne Comme yréalité.vacel aidtcoi nt ,.dé e .p ,2 . 1o,etarèm 23,96t éh ,aln eroei. S673)menteulet tnojuo,sru nu hé tieorif drefèl aérlati.é P(peu du moins, deefssp ortsseonimaprèqui els ionnaté’n ,suhtlaM sléubro tas pntieK yeen,s austi,eoptique dans l's ,o ne’P edteraux Aco éenpra drs pamoint avrfaisep cel èmenéhonrenccos . (t. ts61 .p ,1l raP .)tre critérium del aévirétd u’enhé tieorue qon scca drosulp uo ga,eosnn oeusCrn er pCe. namor noosniboR e quelques mois i tnreivwed noén . 2nsDane u cn eivedneé im sien st bio eénarcs eC .noitatioplexd’u oontira ,vaces leD feeole, Danième siècd eu71 uatirqinnvari binr paécl’é secneiuqimonoc A « :esprn uiec no eecà u esliudian étn scnt etsiherioocé imone,quar p qce cuefono derpsce topur l'étude de l'9,00 2rembcedén ,nosleumaS luaP ant t avemenseulnoe iritsiapasd rsveé it l àni'u ,ognnodC edacihté l'élè qui a éuhpmtereevd ecSd’e imélatinn iod uaal eméd hcra qui procède d’uted eéseltcoi,nt ar placo’é lde itrap n ed sirp'actue lé écivitts.eonimtsq C e'eiroocé .2 éhT : r ).12umchtepeimuq eaLeié oconet théornomique tne noitacraméd dee gnlie ndra gineva uutre eisva sies héorre timuqse,)r paoptrs entre les huma sni-xueemêmr( spoaps rtcisoéco-qieunomoeL s)s .ortsrappio-é socuqimonocevuep see tr êntpéoo cde donne lonomiquexut pyseei u àedtsor r :e dpprartneel eoppa str leus etmains hune tnnmeivor rnertpoap(rl retunaonocé-ocinhcet s
issent d’ailleurioatitno ,paaparor luesqar pa lad sl snor e,namLes es. ortsrappelruna slasy sna tde, esplexe ypé-oicos uqimonocé oconimeCtriasnCrusoe. obinson ed ear s’l tdutéléviengiesstri preosdnp esocu nientterve insuitR ed ecivres ua et msei que agnntemr ed pmocdner lreraa leile riafti eap raKlrM arx à propos descé étivieuqimonodurée sseu aitpaoplur moemtrh ure.-nati pe Cece nentiesstui qmoc etptnensap orts socdes rappimuqsed oié-oconesadnnsoinob r «p eimonocé’l ed adre », iqueolitonimé oca xusseépo; e îlviur sur euqrab enu russeulout c sa aveei rtnrueut céohnocoqumie veaà euA’l ylané esÉconomie politiqoconimuq.eD e’ltca nos ,lues tutot esl imeom c)e; êphcet ,lltecueise, chasue (nocéqimovitc étiumim’a dunà in mdanoen régd e’sest oblivre, il ecé icneaLs alispécire s entrosdascc séd eedc’; » s leiaoc ssecneics sed seter la sode trouvssyana tse tnee ’iqusel orcc, ds secasédecru ed eaptpd mg,earidère réfonceau ciatrec enoçaf en-àst’e cune ir-d nomemtnd noén , de penser ; à u étueicsfitneuqinsdane uom cnamusnep al « : tatséve quminoco éée eedv iop raloeu de s etflit con ,snd edilifoitas nt detasépmesees s »B( eystnèh 8-9). arrère :uvro tOnêm mlae d eédi e noçaf e exppluste clicihTmoeh zhu.nsaK el C-cuirei nnco tîava « rio étéfrappé par le nobmere t’lténeudec sdaonà t itfasnoiuot artntcid. Des coe niveautieuà c uq eess ne Umeigadar pde eriotsih enU .3r. poseuper'y stns dnorv eiriseua’dsertéht eiroe rionéciqom, ueenp erimrè ehtoé fois élaborée usnia tianoc el irrBan ai fene èr ausral lAti.ent cs soes ponçuc erctise tvacenous sitère que nhce-ociroppt sts uec': onéciqomeu .moqicénoés eme l comtresD’auoén elocé'l snouen pdee qusiasclccent sur l’étud eed sarpprosts mesxiaresstme, nettlp ttôtua’l le dcipala rans ixnoféelonimé occo-éioocesquminoséc aL .nirp eruLorsque par la suite, le paradigme est confronté à des problèmes qu’il ne
peut résoudre, il cède la place à un nouveau paradigme. (Kuhn : 18-19).

13

Mais,

).06normnce scie de .p1 le ,( uPla.eesn dat gmdi oe,autinoitu sns enest d’actifique l eaparocdrs rulbmesne’ al ed eauunmmcoenci sté eedeullerhcl ae… Lerchue lorsqe riof tinru’l tmaarretuon cptceemc notstieuu en matrice du savodagip ra .eLuqsetificienes sté duanummoc al rap esgétaar prseualse ,edv c oraycnques, dee technieirod ,sed eéht ns Eblemcoe e mmus en plstivxhauifin éédafoçd edirapae éta e gm ecaférpL .)iiivnormale (Kuhn : paepll ecseicn eadarmeigqu, l ’irp ,modé enip nu
, 19nnerlbro(Hei14

47 )rpsèus ruq eonimècles sitroi de -tse'uq ,siaM .s'o l àst eui qce eetsld irigend s ? 4. Tésaccordonocuqimroéhé eiogol Iieete dé i: prnes e : éfacaLt )v .eié éhroquminoco snsdae taté noe leutcast ainsi le résutltad u’ nrpcoses suévd’utoln iol edep aeésnocé semie dntmeleciiffid tse erutanmme e cociale soeicn ecs snud narcpaque mino; e l edocé’té'l edue intégrst partimosiete e’lcéno ertîann’l « euq butfal coren ieuds ti é t,»vanartiaimpaérénle suen lart,étiiuq ’e c-àstir-dlae s icneec sedl a caractérise lesap teitruehcse re nt ldent iraégcénomoqiéhroei s le cherues, caro'n setsimonocé deé quan mas pnti' l euqmelbe'snainsCertie. étud ce,que rei indsopmlbisal esid ante du corps soiclaq ’ulié utid nieogolam jst'eesba siat sed tniatitancCe qon. a pp'unoi édleel ou la niabilitéer ralv eédomtnenci dt,inu nscoeicso tn,risnoc he. herc rect saf ia lliqeeurul salcisoe drorl’ ed étilibaiv-nonoen r1(19-90250ur Robert HeilbrruoP el forpessee lulsoneig r. evaâthc eédcel e abcial sa ordecs ed etos ecnei sutTo) isalcipéns l’hisurée, dal aepsnotri eedqumi(He ééenoco : r.)21blieenorenteprése resiqupmrotni omemu ne tr-êutpe, nttad eniatrec enu’dsd» ( cSuhpmtere : 51). Heilbron renitseq eml eusia attun ioascl’dnuuo roéir ehtprèse, a pér une ed edoievortnoct eesrsorccsadéeuqi’uq c nossalit stiua tlemeersnsua tu« c noesit commeil définHKAM so erppoet rmuepSchF DIOUTAR en vé àdre prenicneocsnJ a’ec: mêi-moi teou sme ceva unitcivnocon durant des anénsel set éhroeiqus j’e taate quniamanet .tnyeK( r’lolerd pétnà éco destudeattitsisnoc setsimonheoccracs’à t anradagiem r ànup par les dépassém lIrtnoiaf .stt esriarque l ’iec ed seénég ett aets tequmidécaétl alé sua eacon, ratie cecommnrederèina sseénou c drs cest en .K yeen snev ei. (Keynes, p. 3)j’e llueaq lnsda "euqissalc eiroa pene ldomiqui e troémétf iaé qutique nttara pimon euqeésnocé dirigeanclasses uq eed s ehtoéirnamie ntnsdaa llféroixecé nmonoque à la pensée nuqieur seét eods les an 1esnéan… : 039éht" aL en iquede-BGranng eerateud ujqsoçafxe nte e ed pceblroicple it .eKnysenomoqieun exergu a mis el elleppa li’uq siascle riéotha giemradaudp mè ee ceimil ass. Ill é’oconim eopilme tronc commun,ap àritru’d êm nKeà esyn c ;i ec ehtnod ecéoéirre femièlatiormué a iuq rp al étcle qutie,qusiasndre aint compre ,nop uenomoqieuséenéce e d platsiherionaD ’l sall arshde Muis ,xp M raodà cira Rdee agsspae l,sertua ertne is
tnfiqieud e’ldiéologie. Le trav lialanaqityc eumeome ncecaves d tlc ,seus ria rointce pn fi : U ecnim ll erapéserchrea iesce chmie poli l’Écono’lnAlasyituq e àueiq éce omona reissuuhcStepm nciesca L eD .euqimonocé er.oiSc (mphuerethuosotial snv seJoan Robinson, e: 4 )2 .uQna t àinpeà t dreête hc sel suep seson dofaçoous nt ngnéusiitl a eed rapifédserp euqgiloe qut eséoidsuv yonod no tonla façonnition… siv erton rap sirnou fuxiaérat moi nv siteettec es, chosdes ion ifitneicoR( .euq, onnsbip., 6219enm eiu edd téohesti'invon sgati etnc eduqahép eodriete n ertpanuv hécilu eedl 'idéologie régnaurjoou t ae…mino eitrap ne été sla rans ue difiqé'oc: L crehceeha léopre stecavcs ntneipuccoitame que llle estieic eoixi’édlogost the eurs oujo .aLmrseehcrr ceneontidites del el snadart snes"’ ni objective mene tf"cautleelutne" re souplimrtê rv eemia" tnamsi tajp ue eenciale soerchrech ed erèilucitrape chanbru oleianeecs coucens icent : Aue différir td nen laid er nardMy). 7un Grpposo éuq ino tssiques s néocla esynocé raplanalampr ce lderee eip nomo ecéetmr du sageit ut faetsimonocé sel ton sCe. ueiqitoleur démarche excéduqtaoi nvacel o iconéciqom ;ueisulemevt tnnhce angs en) : laiseu( moqimociceno pst eui aens luec tse'cq emret cisoéco-poaps rtxe ssulcmonoeuqi néoclas par les15

isuqse .lipof tiecdj'a l tiaté iuq euqitonomà écint adjoxur eia neoveir l gou enf noqieuar net psitéécesoitaréditilop snr sue dénscos de ,tel ehcrehcueiques ou moralesgilb’d ér nerdneder aivrêtt oredal (Myrnt. temeilice pxpmet eoce dnuvet esu vea emêm eL .)4591ecte tou Je suspeuslno: aPluS maavd'r oiisoms te-orcnocéel sam séfpre un pceenéreuqitilofid al ,nce féresimpest tnq elemostieu ,ls iis dmusintleuel rp rréféecne derrière un manetuad erpténeuduo ,étilartuen eenimprexl'n ie btn .euemlbqi tupinteon, uels(Sam enu9002eivrJ ,womon pie 5).Éc. e tnalalotiqieuomique Lyse éconté trp éneséseéts ueabéléeorons elixno scénomoqies premières réfal al snarf eugn. ueiqitdat esC'cénooi np lomoeis l' soullatappeemprreièurpoa lrapp tîaqitia euomie polrme éconeul eetçniaesq iv lon S5.61 1en neitérhctnoM edine Anto de lumealp uo s,ss f ioe est dédié à lar ieenm rè etea Treitradeé 'é lonoc eimilopuqit ter. Leera me ssid errp'duana se unjeu Fdei rooL ecnarIIIX siucenomo)yilitac lremières. Les pseugmoc sertnal islapo ( lmeng'A nud aifsrl eeve onièclme s 19èé'd snoitarénég quus jesstminoco
artire aedl aan présent texte t ed uo'lgarveL eorhés.ie. 7anPlc re nedset atni de ionsatiogestsel ,sectavitom cis le, anstonrc le lieu'époque,aritnol c noisédanenent ee,prn noc txetsylaed ee ans unrfoir paneet)3t ; ( iaersscenéi sn,ioatsilédom al à rirceons ptdemoesrnuq ,ettir à uocet-à-dire les traudri eadsnd sec tiran ioe llneontxet sedse'c ,se) pr; (2er àocédr ceu enurtcnotscé smonossiaecnaeltus leueiqacs noà l ainifacitdes connlumière regagéd ne ruopig sleabitér vlaettxed ssè exegérs, uteues aes d al16

(paique 3).rtiehcpaU np értierirnamilierrtpoe ’l rus a ed tatéonomique dans se sedxub arcneh,sar mstxi(pe tiar)2 e te coénssal anes re .lI e)1on destie qusuit tnemeppolevéd uéce nciesca ldeedl acssiascn eonomiqueience écnep eéseva al c(pe tiarasclqusie teg,s 0ap1 02 surentépréster epmuhcS hpesoJ e disysalAnc minomm ehT eehév .oCage inaconc ouvrmuhtd ,enoitsop ub pcaliurponttaal, apité enéditilrvl eudC e 4enéspre meom ctéxraM lragarvuo ,e History of Eco0200p gase .oCmmvrout anusple dort v simuloc seesllneontiepxc eutaréttil al ed lque quedansées tutô ,lprvse suœ deslae ths riéo eulK edulp av smique. Cre éconootri eedmoemH sixet ec etse'n etMa. as pbiom cisihtse t,nc roeie l'e quur dautevuorec eed se xugexiesnces rctpened é'oconimtsse le sont ? On tertoméd cte N .hircs…ve dnt aesté éebuavaia l ans ce trarche damos suon suoN .estdemos lu pupco à'led roréc)1p : (té àlimimes r suexl'èségdee "euqiuq per esos, la consultati suœrvsep buileéaus des ls,urtem sed notircsuna, lencesieme manc rouesrnoaderpsvolumes,é en 11 nrtvaiaa rpsèu f ti 2decol ecll91 eà 15na 2d( s'agiIl s3). 197téohalm d e tàlnscore "lae ddeirotsih noitcurtoWkr sna doCrrsepondance of DaviiR ddracd ,oiP eo erafSr efaMat eoDruciu nbb: age ouvrortane ps euq tnes nu rueuut aulliub pr, snofrap siosnada litsudee et co vuaregd é’oconmie politique né RATHKAMF OUDIenn'l Ietp r seiosnsam nou querlers pauqitilop eimonoc'é lt,ou tèspr Auq.eonimé ocyles anaermedu tion a'l tpodisérà édui q p aitolueiqc ohxip 'cse tnuue, car oclassiqonéce nc eueiqomed erioteics al uvraun o'hisge déradl a n'dtcoiogol Ciea elt,dièlbod emém edohte sociale. 6. Pr ese tnu ecseicnoriehist. L'ncescn ecseil a ned s aleEl. ueiqitegixe serporp seun manuection d'moeip lo l'dcénocier ace ustexn al adérertueuq : ê qieu àalrt es éc foiisteonomhtém sel ed sedocherchreorsthie rtsirel ahtoéire économique et nocéqimod euarve àita lisfoaî m
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Préliminaire :

La préhistoire de la science économique :
Réflexions économiques dans la période préclassique






Chapitre 1


Théologie et morale économique

Passons sur la période gréco-romaine : Platon et Aristote ont plutôt écrit
pour les philosophes et les politologues. Leurs rares réflexions économiques
portent sur une certaine attitude de dédain à l’égard des activités
commerciales, ce qui chez Aristote, conduit à la condamnation du prêt à
intérêt.
Durant la longue période du Moyen Âge européen, l’Église catholique a
le monopole de la culture. La réflexion économique est ainsi à caractère
théologique. L’auteur le plus en vue est Saint Thomas d’Aquin, né Thomas
Aquinas (1225-1274) en Italie.
Pour certains commentateurs, Thomas Aquinas n’a fait que s’inspirer de
Aristote. Il nous paraît plus juste de soutenir qu’en tant que théologien, sa
source d’inspiration a été surtout l’Ancien Testament, ce qui le conduit à
recommander une moralisation de la vie économique dans la seconde partie
de son principal ouvrage
Somme Théologique
.
Ses recommandations portent sur le respect du « juste prix » dans les
transactions : « User de fraude pour vendre une chose au-dessus de son juste
prix est certainement un péché ».
Il insiste aussi sur le respect des normes de quantité et de qualité :
Lorsque le défaut de la marchandise porte sur la quantité, il paraît léser
davantage la justice ; il y a encore un défaut dans la marchandise si elle n'a
pas la qualité requise. (p. 2)
Saint Thomas d’Aquin reprend la condamnation du prêt à intérêt :
Recevoir un intérêt pour de l'argent prêté est de soi injuste, car c'est faire
payer ce qui n'existe pas ; l'on pècherait contre la justice si, prêtant du vin
ou du blé, on exigeait deux compensations, l'une à titre de restitution
équivalente à la chose elle-même, l'autre pour prix de son usage (
usus
) ;
d'où le nom d'usure (
usura
).

21

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22

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Chapitre 2

Renaissance et Mercantilisme

Le système féodal s’est installé en Europe sur près d’une dizaine de
siècles. Il est ainsi caractérisé : au plan politique, le pouvoir est partagé entre
les seigneurs féodaux et les rois ; l’économie repose sur l’agriculture (les
paysans étant pour la plupart, réduits au servage) et l’artisanat, où le
producteur travaille avec ses propres moyens de production ; le faible
surplus économique dégagé dans l’agriculture, au lieu d’être réinvesti, est
utilisé à la consommation de luxe et au gaspillage. L’activité commerciale est
faible et la monnaie est peu utilisée.
Cependant, vers la fin du 16
ème
siècle, des transformations commencent à
s’opérer dans la société féodale : séparation graduelle de l’artisanat et de
l’agriculture ; grâce à cette autonomie, les anciens ateliers artisanaux se
transforment en manufactures utilisant le travail salarié ; le surplus
économique qui s’y forme est réinvesti à des fins productives ; l’économie
marchande se développe. C’est la période du capitalisme commercial et
financier, avec l’ouverture sur l’extérieur par les grandes découvertes. En
fait, la première forme de l’impérialisme contemporain.
L’émergence du capitalisme commercial et financier coïncide avec la
révolution intellectuelle opérée par la Renaissance. Le mouvement de la
Renaissance ne se limite pas aux arts et lettres ; il se manifeste aussi dans la
réflexion économique, sous la forme du
Mercantilisme
. Il semble que le terme
Mercantilisme
ait été forgé par Mirabeau
3
(Robert, Ekelund 1990 : 43).
La doctrine mercantiliste se développe dans tous les pays européens
d’émergence du capitalisme commercial et financier.
Un commentateur, Edwin Cannan, a proposé de faire la distinction entre
deux formes de Mercantilisme : le "Bullionisme" et le "Mercantilisme"
proprement dit.

3
Il s’agit du marquis de Mirabeau économiste physiocrate, père du comte de Mirabeau qui
s’est illustré dans la Révolution française de 1789. Il est l’auteur du
Traité de l’Impôt
(1760).

23

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2

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Chapitre 3

La transition vers la science économique

Un certain nombre d’auteurs, généralement britanniques, s’intercalent
entre la période mercantiliste et la période classique :
- William Petty (1623-1687)
A Treatise of Taxes and Contributions
, 1662
(Traité des Impôts et Contributions,
Political Aritmetik
, 1691
(Arithmétique politique)
- Richard Cantillon (1680-1734) Irlandais, établi à Paris où il travaille

comme banquier, auteur de
Essai sur la nature du commerce en général

(1750)
David Hume (1711-1776)
Political Discourses
, 1752 (Discours
-
politiques)
- Jeremy Bentham (1748-1832)
Defense of Usury
, 1787 (Défense de
l’usure),
Introduction to the Principles of Morals and Legislation
(Principes
de Morale et de Législation)
- Bernard de Mandeville (1670-1733), médecin hollandais établi en
Angleterre, auteur de
The Grumbling Hive
, 1705 (La ruche
grouillante), texte étendu par la suite sous le titre
Fable of Bees
, (La
Fable des abeilles).
Un commentateur de cette période comme Karl Marx, situe la naissance
de l’économie politique en Angleterre avec Petty. Selon Schumpeter,
l’intérêt de Marx pour Petty se trouve dans le fait que celui-ci à ses yeux,
annonce la théorie de la valeur-travail ; raison pour laquelle « Marx a décrété
que Petty est le père de l’économie politique » (Schumpeter : 210). Pour lui,
Schumpeter, la réputation posthume de Petty n’est due qu’à un concours de
circonstances. On ne peut que partager l’opinion de Schumpeter, car, rien
dans les deux ouvrages de Petty ne montre une supériorité quelconque sur
les essais économiques de ses contemporains.
Dans les écrits de Cantillon et de Hume se trouvent développés des
thèmes comme la théorie quantitative de la monnaie.

27

MAKHTA RDIOUF Bentham est un précurseur de poids pour l’économie politique
néoclassique avec sa théorie de l’utilitarisme.
Mandeville, avec sa fable des abeilles, est certainement le premier
doctrinaire du libéralisme économique, avec son fameux propos : « vices
privés, vertus publiques .
»

28












Partie I

Naissance de la science économique :
l’économie politique classique

La nation rassasiée de vers, de tragédies, de comédies, de romans,
d’opéras, d’histoires romanesques et de réflexions morales plus
romanesques encore, s’aperçut un beau jour qu’on pouvait raisonner sur
les blés. (Voltaire, cité par André Piettre,
Cours d’économie politique
, La Cité
du Droit, Paris, 1958-59, p. 97)





Introduction

1. Le contexte socioéconomique
Historiquement, la naissance de l’économie politique coïncide avec
l’avènement du capitalisme industriel en Europe, dans un rapport de
nécessité. Le capitalisme industriel fait suite au capitalisme commercial et
financier de la période mercantiliste, mais dans une société encore dominée
par les structures féodales. Les transformations vont être opérées par la
nouvelle classe sociale en développement, la bourgeoisie.
Ce qui va passer par une triple révolution politique, économique
(industrielle) et intellectuelle. La bourgeoisie accède au pouvoir politique en
Angleterre par les deux révolutions de 1648 et 1688, et en France par la
révolution de 1789. Au plan intellectuel, l’émergence de la philosophie des
lumières au 18
ème
siècle introduit une rupture profonde dans les modes de
pensée. L’économie politique en est l’expression dans le domaine de
l’activité économique.
L’économie politique classique procède d’une double réaction : réaction
contre le système féodal d’irrationalité économique personnifié par le
groupe de l’aristocratie foncière ; réaction contre la doctrine mercantiliste
qui réduit le progrès économique à l’accumulation de métaux précieux et en
situe la source exclusivement dans le commerce extérieur. Pour l’économie
politique classique, idéologie du capitalisme industriel naissant, la production
nationale est l’indicateur du progrès économique. Sa source se situe dans le
travail et l’épargne (accumulation de capital). L’économie politique classique
est une économie politique du progrès économique : ce qu’on appelle
aujourd’hui croissance ou bien développement.
2. Qu’est-ce qu’un classique ?
Le terme
économie politique classique
nous vient de Karl Marx qui désigne
ainsi les économistes qui l’ont précédé. Pour Marx,
classique
est synonyme de
scientifique
, du point de vue de sa propre problématique, c’est-à-dire, étude

31

M KATHRAD OIFU cos céoimonoeuqi s deppratsore cherchtrnépéà sne’l reér elbmet inel e destimeoptrr pap or sedctdun ionsdaa licos étéipacilatste, contrairemetnà l é’oconim ear sed non te ,so-ichnec ttsorpp :J eu smoqicéno éco parends’entitil euqimonop etoe e utasclqusiq iuà p cénomoei Petty, artir dea tulcxe ne xraM. ieorégat cteetsnc radtner sert pauvene pees nahcrsidned nam sulrcioat ldecia s hprè e tap salpassaienes ne délet on dysalans nacrem ssetsilitclaiest e ler qup . .,1I l38.)6718li, e vr t1,nera.secaM( ,xrcontente des appuvgliaerq ius eeynes, Kiquelasstiqi erc auq s’nitdaen rui qrxMac ses à egammoh ur. À l l’honneneecd e aidffréic RdoaritSmeth os ,à tnrus tuotv lumoei.eP agriontrar cdam e, Anad egnatac al s dieorégonécl’e M lahtsue ttSaurt Mill, qu’il rissused tua srueom c Jme. .By,Sa ,’cse-tecssuesrrs prédél et leu al oéhtrueted s fesdaondià- lrexrp raM éapevtné ina étes" siquliM semaJ te odrcaRir riuvcor oula plume de Keynl tia niiss uo sonécisoms teascl: seeL ret " emnomi éco qu’stesl é’euà d seagdrsiascle On. esquesérp limmoc etn’é lnocoriéodee eidr,enn eimacirt (par e incluanoJnhS utexpmel )i qux eu ce"qusi erid isnia ruopt peté eadopont ahténl itnofrceuep tê-tp erépreantrunt ol sisécem ,’dnilcru eadns "l’école clasimod eirad etnanco’é lnsrie minoeinnacdra’ i.eJ l’hprisude,abitéifiap e te tsujoppréeosait i nsiasn ,senoetpmromistes ces éconod étilatot-isauqa lar péeptceace teu,sssqic al lesnterrésede pe untimae èrqu; qsrono’uoba edr de se référer lleo nse tboilégquelqut quaun ’usalc nU se euqisel VDaniy : illep or relue refssde J.B. bouchés tsl arpaS yc(e’t onopads tei qued iéd sl étol as, teynede Kion mosicénoel suo sesqusiascls dec tpecnoc al snad uh.sL aaminrè econventionnelle ogét,eirl à id aérffceene dltMaiRac)e .ertndr oans re de cacettnoitcudotéd iuq lnemierndmadea cn eé’onsel eKnye ? inalorigion spmet uD : nio lesag pesquelquxua acédsem lieie dans l accepténoc tpecc tsetteelQu elequmi. esoprea prande demforf e’leés erc 8) 1p.on dntSoenyeK( . ,6391 sardo, les économedS yae tedR cint ons egneiqué etsilc sissaseuqn fie dteno, 36 nE )3 : egap ed solde «ant parlse-t ,'cem» césiMa, harst arllMitrowte h ,llegdEesseur P le profyeen s91giuo .K(s euq nepecnoc aes dontiiqssla c’nseeu s sec tapgénélle mentraleid-àd eraivénoite d dlaaréme chrtdatioinnleel ,Keynes montre biqueln ’ur paférécner à e,iuqnad s un certain 3
2


4
. Daniel Villey, « La tradition classique dans l’histoire de la pensée économique », Cours
d’Histoire de la pensée économique
, Doctorat, faculté de droit et de sciences économiques, Paris,
1966-67.

33

smSidionig ferurecneeuq yaS te place. no tci ineb noenoisyhp sel te trbeleilguisBoc veffré aidsil etof touAveces. crateuqilc( p eitiloécl’omont rie qu eapsya eadsnc commencassique)-ednarG engaterBascle quene qusionimé’ocilit eope chns lde lamp rautiM t( lllcxei ssltMas hu SetiRacdr,om ia sua, Adam Smith et enérffdis onisra sed ruop ,senyear Kus petenon rten ra xraM sup ’iquécl x arrsloorviM snuon us s contre,ance parrul arFet)s .oPpolimie e cltiquuq,esais tops ioouujtoe rar prsà troppaonocé’l assimiler et s’e nérlcmare ,uqti lurcoa esntr,teios op ts ru’l euq esais elcneésrnabntouincoest l ed retnet à et pLa. ersspadéa uq.eR neé oconimainsi datreront d eliamod el snaci sceen dnelae uaetru srtdatioitout à fait aux c séemmoocé imonelnnmele éntditus noI sl sof tel clastesues.ssiqnilpicsioc te ,erseuatnd dlae dxe de réfait l’a tedc esnitutnenocoqumiorhé éieuoT t eteréf.ecnteurs aue desuitl aeéà baro elétusie st,nifidé es seuqissalc s iesca Lonéce nc .euqimoocÉ’l eDe ponomique litinAla à’lcénosy eodniamqimo euîtramp i ie,pal edn eapneaslb e. Un clas penserqleuq tse euqissosmp’i sui qunu’cnpe eoceCtt4e .que ppli s’ation






Chapitre 1

Les auteurs

1. L’économie politique classique en Grande-Bretagne
L’économie politique classique britannique présentée ici concerne les
« quatre grands » : Adam Smith, Ricardo, Malthus et Stuart Mill. L’économie
politique classique en Grande-Bretagne est pour l’essentiel une économie
politique de la croissance-développement (les auteurs parlent à l’époque de
progrès économique). Toutes les théories qui y sont développées sur la
valeur, les prix et la monnaie, la répartition, les finances publiques, le
commerce extérieur ne sont que des instruments d’analyse au service de cet
objectif.

Adam Smith (1723-1790)
Adam Smith qui est écossais
5
, est le premier économiste académique,
c’est-à-dire professeur d’université, mais en philosophie. Sa première
publication
Theory of Moral Sentiments
, 1759, ‘’Théorie des sentiments
moraux’’, ne traite que de philosophie.
Son principal ouvrage
An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of
Nations
, 1776, (‘’Recherche sur la nature et la cause de la richesse des
nations’’) lui a valu d’être rangé dans la catégorie des grands de la
philosophie de l’histoire, comme Hegel. Il est vrai que l’ouvrage abonde de
références historiques, surtout dans le livre 3 qui traite du « progrès de
l’opulence chez différentes nations » et le livre 4 sur « les systèmes
d’économie politique ». Mais pour l’essentiel, il s’agit d’un ouvrage
d’économie politique dans lequel les exemples historiques ne servent que
d’illustration (comme ce sera le cas chez Marx). Ce qui est la marque d’une
vaste érudition, malheureusement contrebalancée par une certaine


5
. Il convient de parler d’économie politique classique « britannique » et non « anglaise »,
l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande étant des composantes de la Grande-Bretagne.

35


6
. Descartes préconisait de « commencer par les objets les plus simples et les plus aisés à
connaître pour monter peu à peu par degrés jusqu’à la connaissance des plus composés »,
Discours de la Méhode
, Librairie philosophique Vrin, Paris, pp. 18-19. Ricardo lui-même, dans
sa préface rend hommage « aux excellents travaux de Say » et lui reconnaît entre autres,
d’avoir « placé la science dans un ordre plus logique et plus instructif ».

36

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autS )3781-6081(l il MrtuaStn oholosp ihitnoroamde fest ill rt M rap noseuqi ed éct omoniqph euets eoctné oconimes Mill,père Jamfoe tira. reièncl ed stêcotsira’ardo Ric n’e, il eaMnErt stetluhpae errle dttlup tse saégaxd érs la théorie. J eedc alsssed na du ncée avaplusD nams.eatilacipe,odripée ttces d emsinogatna’l s ne se e classesuc moemisut elpdes ic Ru ampte ertb alodrane ,arnimeopiRacd e Sturdo.Millart eilbup nirp nosoul paciéce agvrnomoqieuP ircnpiles of PoliticalocE ymon ne 8481à , e unripée oddnroec)tnie toC à Goodwjectionses sbo s ehpnad(hi psoloenride, arhpmégoned id e'étuon l qu'extet ec rap tse'C .teisomonécd’t eà l’Analyse écononim eopilituq eiqom. ue lDeco’É aL eics ecnnocéitésqualisto d’h trpf iad eueeve,xttee usthal M euqimoc snaDe ot cetmpcoriat niaaciRetnoropmontre leirecte cd eos n shtsèse Rrentcod enéf drétni sel odraci, pathus Malrdo.andrpmga ractsueo seoP fitil laconEcy om’P(‘ncriei .oS nesocdno uvrage, Principl1 ne éileiv ,028rén ent dontiacd é’piseim eocontiqupoli pube’’)
7
. Pour Marx, l’économie politique classique est une économie scientifique dans laquelle Say
n’a pas sa place.

37

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pduduro nit (et selsyhprcoiseta), je tombais à hcqaeup sa ,lim iarcmeoms le (leitnacrem,)setsilde l et re p’autseD ral ru scoet iuqm nesnoi ,’’nos ruse êmmpter ciehssvélè eal génie, e de sonnob el értnom a’apm’n En.mihe c a’‘rus tns upay Nat desesseRichsr: eJv nérè e ses prédécesseu tse nomtîam– eramAdmi S –thl iét ,anil eédnes granune rigide oeniamod suot ed ntuarqmaces an dne main tiré d’urahcre ,antnà m anal ccee d blatcoDsrue rap selère arrima c de emtnneecocmmA urepp ae,qutilipo eimonocé’l snadercéd seal ed stsua lus dontijéesluiu s tosmene écocuneJe sle… eitrp sn sulua àenés jt,n’e paapcreh reslu . Àrpj’ai appris à ma 1)39

,1 1 .psuht°N ,re à Male. (Letttéreenllr iaos nence sci La D euq.eonimé oc é oconimuq eFrédéric Bastiat cÉ’lmonop eitiloueiq l àna’Asely58 0,s1 l iuS yait p, fae d’reuv81-1081(mraH )05écs ieonueiqomon





Chapitre 2

L’objet de l’économie politique

Pour les économistes classiques, l’objet de l’économie politique est le
progrès économique. Mais en toile de fond de leurs réflexions, se trouve le
problème du bonheur avec l’utilitarisme.
1. La quête de bonheur : l’utilitarisme
C'est en fait au problème du bonheur que les économistes classiques font
référence de façon implicite (chez la plupart) ou explicite (chez Stuart Mill).
La philosophie grecque a étudié le bonheur, non pas au plan psychologique,
mais en relation avec l’éthique. L’étude la plus élaborée sur ce thème nous
paraît être celle de Aristote (
Nichomean Ethics
).
L’intérêt pour le bonheur se retrouve dans la philosophie utilitariste aux
dix-huitième et dix-neuvième siècles. L’utilitarisme est le principe
philosophique éthique selon lequel la justesse ou la fausseté d’une action
peut être jugée uniquement par le côté positif ou négatif de ses
conséquences pour la majorité. Le positif, c’est « le maximum de bonheur
pour le plus grand nombre ».
Cette expression de la philosophie utilitariste est attribuée généralement à
Jérémie Bentham (1789), qui déclare l’avoir trouvée chez son compatriote, le
chimiste John Priestley (1768) pour qui « le bien et le bonheur de la majorité
des membres d’un État est le meilleur critère par lequel toute chose relative
à cet État doit finalement être déterminée ». On trouve l’expression chez
l’Italien Cesare Beccaria dans un texte juridique « Essai sur les crimes et
punitions », 1764 (Introduction, p. 1). Beccaria (1738-1794) fustige les lois
des hommes parce qu’elles ne procèdent que des passions, au lieu d’être
dictées par un examinateur serein qui n’a en vue qu’un seul objectif, « le plus
grand bonheur pour le plus grand nombre ». Finalement, il semble que la
paternité de l’expression revient au philosophe anglais Francis Hutcheson
(1694-1746). Tous ces auteurs partent du même principe, la philosophie

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