Le Scalping - Approche graphique et méthode de performance mentale

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Le scalping est une technique d’intervention chirurgicale sur les marchés fi nanciers pour aller capturer quelques dizaines ou centaines d’euros, selon le degré d’expérience ; le temps d’exposition n’excède pas quelques minutes.

Cet ouvrage démocratise cette discipline, longtemps réservée aux traders experts et aux professionnels. Il permet ainsi à l’investisseur particulier, qui ne souhaite pas s’engager trop longtemps ni trop émotionnellement sur les marchés, d’intégrer le scalping à sa panoplie : soit en tant qu’arme principale, soit pour maximiser sa performance globale.
La technique que nous exposons ici, inédite dans toute la littérature de l’Analyse Technique, ne laisse aucune place au libre arbitre. Son innovation majeure est l’utilisation d’une procédure d’intervention stricte, basée sur des graphiques et non sur le carnet d’ordres qu’emploient 95 % des scalpeurs. Parce qu’elle est discrétionnaire, l’exploitation du carnet d’ordres est en effet peu reproductible par des scalpeurs potentiels. En revanche, un graphique et quelques outils techniques permettent d’intervenir de façon encadrée, selon un protocole que même un néophyte peut appliquer.
L’objectif de ce livre est de vous armer, tant techniquement qu’émotionnellement, pour atteindre une performance de haut niveau en scalping : confi ance en soi et régularité des résultats, qui représentent des challenges, vous sont désormais accessibles.

Pour vous habituer non seulement à la technique - très facilement assimilable - mais également à l’indispensable gestion de vos émotions, j’ai demandé à un expert en performance mentale de vous expliquer sa méthode, afi n de vous aider à pérenniser votre activité de scalping.

Pour fi nir, cet ouvrage ne serait pas complet sans une partie pratique, raison pour laquelle vous trouverez pas moins de 50 exercices corrigés, qui vous permettront d’assimiler la méthode à votre rythme tout en vérifiant régulièrement l’état de vos connaissances.


Stéphane Ceaux-Dutheil est administrateur de la sicav Reactor7, trader, responsable des sites technibourse.com et technirobots.com.

Il est également auteur, expert et chroniqueur boursier ; il intervient régulièrement à la radio et à la télévision sur BFM Business.


Gilles Séro est expert en performance mentale depuis 10 ans. Il a suivi plusieurs des joueurs de football français qui ont disputé la Coupe du Monde de 2006.

Il conseille également des chefs d’entreprise et des traders pour les préparer aux exigences émotionnelles de leurs disciplines respectives.

Publié le : jeudi 1 septembre 2011
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EAN13 : 9782297005432
Nombre de pages : 168
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Introduction
L’époque des golden boys de Wall Street des années 1980 a faussé à jamais l’image du trader : argent facile, train de vie pharaonique, abus en tous genres, sans nul doute pour se libérer d’un stress à la fois trop important et non ou mal maîtrisé.
Le film « Wall Street » de 1987, avec Mickael Douglas, a été la parfaite illustration de cette époque qui a laissé une mauvaise image du trader de l’époque.
Je me sens pourtant très loin de cette image-là. Je crois qu’il faut opérer une différence entre un raider et un trader. Un amalgame que le béotien fait très rapidement.
Unraiderest une personne qui prend une participation agressive dans une société afin d’optimiser son fonctionne-ment, souvent au détriment de la qualité de vie des salariés de l’entreprise (il faut rentabiliser au maximum pour servir de confortables dividendes). Sans parler des raiders dont le but est moins avouable : faire un profit rapide en réorganisant et délocalisant la production vers des pays à coûts salariaux plus faibles. Nous sommes alors loin de l’image du chef d’entreprise paternaliste qui aime son entreprise et ses salariés. Les raiders les plus agressifs sont, à mon sens, tout à la fois nocifs et en voie de prolifération dans un contexte économique difficile. Le consommateur exigeant sur le prix, pour sauvegarder son pouvoir d’achat, aide à l’éclosion de telles personnes. J’honore le courage des salariés qui travaillent sous la pression d’actionnaires toujours plus gourmands...
Lors d’un séminaire, une personne m’a fait la réflexion suivante : «Vous êtes un requin des marchés financiers! ». Je lui ai immédiatement répondu «Probablement, mais purement végétarien! ». Untradern’a rien à voir avec un raider. Je dirais même que le trader est très utile. Telle une abeille qui butine de fleurs en fleurs et assure la pollinisa-tion, le trader apporte de la liquidité au travers de ses différentes interventions sur les marchés. Cette liquidité, que d’autres traders et investisseurs contribuent à gonfler, assure un réservoir dans lequel les entreprises puisent pour financer leur développement.
Un trader, dans sa plus simple expression, profite d’un mouvement de marché mais se trouve rarement à l’origine de ce mouvement. Tout au plus peut-il, avec d’autres, accélérer par moment une tendance. Dire que les traders sont à l’origine de la crise de 2008 est, selon moi, absolument faux. Nous faire passer de pollinisateur de marchés à fusible est très utile pour dissimuler les vrais coupables (les responsables des déficits des États souverains depuis plus detrente ans !), d’autant qu’il nous est impossible de nous défendre puisqu’il n’y a aucun corporatisme dans cetteprofession où l’intérêt personnel - souvent à ego surdimensionné - passe avant l’intérêt collectif.
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Même s’il est facile de stigmatiser certains traders qui ont jeté l’opprobre sur notre profession, les traders dans leur grande majorité ne répondent pas, à mon sens, à la définition que j’évoquerai par la suite.
Au travers des différents films et reportages, cette discipline est toujours abordée de façon superficielle, sous l’angle strass et paillettes, ce qui est naturellement bien plus vendeur que sous le prisme des efforts et du travail !
Personne n’a pris la peine de décortiquer un métier qui, aujourd’hui encore, ne s’apprend que trop partiellement sur les bancs de l’école et qui demeure d’un abord difficile. C’est une profession qu’on découvre et qu’on apprend en grande partie soi-même, parfois à l’aide d’un mentor qui lui-même a appris seul.
On fait toujours rêver les gens avec les résultats d’un travail souvent long et minutieux, mais on n’évoque pas les vertus qu’il a fallu réunir pour arriver à un tel niveau.
Depuis l’an 2000, le trading est facilement accessible aux investisseurs particuliers.
Les années 1980 étaient l’époque de la préhistoire en trading, où l’on passait ses ordres avec un téléphone cellulaire, qu’il fallait presque tenir à deux mains, doté d’une antenne de vingt centimètre de long. Il n’y avait pas d’Internet, les cours de Bourse défilaient seulement à la télévision ou sur des prompteurs spécialisés réservés aux seules salles de marché.
On ne parlait pas de carnet d’ordres coté en temps réel, de graphiques rafraîchis au tick par tick, de passation d’ordre en deux clics de souris sur n’importe quel marché du monde, et tout cela accessible au particulier du fin fond de la Corrèze avec une simple connexion à Internet, un broker en ligne et un ordinateur doté d’un ou plusieurs écrans.
Le développement de l’informatique, de l’Internet, des réseaux à haut débit a finalement démocratisé une profession élitiste.Tout le monde peut aujourd’hui se proclamer trader!
Une chose n’a pas changé, par contre : cette débauche de techniques ne suffit pas pour exercer une activité de trading profitable. Il faut toujours travailler beaucoup pour dompter une plateforme de trading, une méthode de trading et ses émotions, souvent contradictoires avec la pratique de ce métier.
J’ai eu la chance d’avoir un instinct de compétition dès mon plus jeune âge. Le sport de compétition qui m’a le plus marqué physiquement et moralement est le cyclisme. Une discipline où le mental est très important, car il faut
accepter une souffrance qui résonne dans la moindre parcelle de son corps, et dure une éternité, si l’on décide de suivre coûte que coûte le groupe de tête.
Mais vous n’imaginez pas la délivrance, la joie et la fierté d’avoir accepté tout cela et de lever les bras quandon franchit la ligne d’arrivée le premier. Je n’ai couru qu’en amateur, mais pour avoir eu une chance de suivre les meilleurs j’ai dû m’astreindre à un entraînement de professionnel (hygiène de vie, repos, alimentation, techniques d’entraînement...).
Entraînez-vous comme un professionnel.
Si vous êtes amateur en trading, vous allez devoir vous entraîner comme un professionnel pour avoir une chance de lever très régulièrement les bras à chaque trade réussi. Mais, surtout après un trade perdu, il vous faudra cultiver l’envie de vous entraîner encore plus fort (débriefing, volonté féroce d’appliquer les fondamentaux...) pour connaître à nouveau les bonnes sensations d’un trade gagnant.
Ce travail méticuleux à mettre en place, et cette façon de faire rigoureuse, vous permettront de dégager régulière-ment des revenus complémentaires. Les plus accrocheurs d’entre vous pourront même envisager d’en vivre à temps partiel, voire à temps plein.
Clarifiez bien votre horizon d’intervention.
Il existe beaucoup d’horizons de temps sur lesquels on peut exercer une activité d’investissement ou de spéculation (trading).
C’est pour cela qu’il faut mettre en place non pas les règles du jeu mais des règles d’intervention ! On ne joue pas en Bourse ! On intervient de façon froide, préméditée, calculée, avec rigueur, structure et sans état d’âme !
On évoquera l’investissementlors d’opérations decourt terme(5 jours à 3 mois d’exposition sur le marché), de moyen terme(de 4 à 10 mois d’exposition), delong terme(de 11 mois à 2 ans d’exposition) et detrès long terme(exposition au-delà de 2 ans).
On fera référence autradinglors d’opérations descalping(2 à 30 minutes d’exposition sur le marché), deday-trading(30 minutes à 3 heures d’exposition), deday-swing trading(de 4 heures à moins de 24 heures d’exposition) et de swing trading(exposition au-delà de 24 heures et jusqu’à 4 jours).
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Chaque horizon de temps nécessite la mise en place d’outils dont la période devra être en cohérence avec celui-ci.
Il conviendra d’être parfaitement bien structuré si vous travaillez plusieurs horizons distincts. Vous devez êtrecapable de vous repérer à tout moment dans la méthodologie et de connaître l’horizon de temps traité. J’appelle cela :cloisonner les horizons.
Travailler trop d’horizons risque de vous perturber, car vous pouvez être amené à prendre des positions contraires mais logiques d’un horizon sur l’autre. Cela est souvent source de confusion, et de doutes qui tétanisent. D’où lanécessité de cloisonner et de suivre la méthodologie adaptée à chaque séquence temporelle.
Ce livre est le premier tome d’une mini encyclopédie qui vous expliquera précisément mes techniques pour travailler de façon minutieuse et structurée sur tous les horizons de temps évoqués ci-dessus.
Pourquoi livrer mes travaux, me direz-vous ?
- pour laisser une trace de plus de 35 000 heures d’observation des marchésviades graphiques ;
- pour livrer une méthodologie précise et une expérience émotionnelle de terrain obligatoire ;
- pour, je l’espère, apporter ma petite pierre à l’édifice technique ;
- pour aider à vulgariser mon activité et ma passion auprès des particuliers et des professionnels ;
- pour, je le souhaite, susciter des vocations et attirer « des yeux neufs » permettant peut-être d’améliorer mes modèles, certainement perfectibles ;
- pour aider les personnes à améliorer leur confort de trade et de vie ;
- pour expliquer que le trading doit rendre humble, quel que soit le niveau de sa réussite ;
- pour valoriser une activité très exigeante mais mal perçue du public ;
- pour expliquer que nous ne sommes nullement responsables des maux dont on nous accable ;
- pour encourager un trading-plaisir et, pourquoi pas, social ou associatif ;
- pour remercier ma famille de son soutien et pour m’avoir laissé suivre une voie non conventionnelle ;
- enfin, pour expliquer à Virgile et Adrien, mes garçons, ce qu’a fait concrètement leur papa durant sa vie.
Des marchés pas si aléatoires, comme bien souvent suggéré.
Voici mon point de départ, et l’axe de travail que j’ai toujours suivi : Découvrir une récurrence sur les marchés, et la modéliser.
L’idée n’est pas d’indiquer après coup pourquoi un marché a monté ou baissé (beaucoup de personnes plus brillantes s’en chargeront), mais bien d’anticiper, avec une bonne probabilité de réussite, ses mouvements à venir !
Expliquer les événements avec une machine à remonter le temps ne m’intéresse pas ; j’en cherche une qui m’aidera à lire l’avenir !
Le but final est le suivant :lancer une opération de trading ou d’investissement en ayant 60 à 80 % de chances de dégager un profit. S’engager sur un objectif de hausse ou de baisse, et parfois même sur le timing d’acquisition de cet objectif.
Le scalping : de la microchirurgie.
Le scalping est la forme d’intervention la plus extrême sur les marchés financiers. Ce sont des frappes chirurgicales destinées à capturer quelques poignées d’euros dans un intervalle de temps moyen compris entre 2 et 10 minutes.
Les puristes parleront de day-trading très court au-delà de 5 minutes. Mais émotionnellement, il y a une différence importante entre le day-trading et le scalping : à mon sens, on reste dans une activité de scalping même sur des opérations qui pourraient s’étendre jusqu’à 30 minutes.
J’ai en effet pu vérifier, sur des centaines de personnes formées et sur moi-même, quela stabilité émotionnelle, en d’autres termes la capacité à respecter parfaitement un plan, une méthodologie de trading,n’excède pas 30 minutes.
Au-delà de 30 minutes, le trading normé a tendance à faire place à un trading plus impulsif ou au feeling... L’homme, par nature, n’est pas équipé pour suivre des procédures, et si vous chassez le naturel, il reviendra souvent au galop !
Plus le temps passe dans une opération de trading et plus la résistance à la frustration est sollicitée. Même si l’on a confiance dans un plan de trading et qu’il est profitable dans la durée.
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Je dis souvent : «il faut avoir une envie féroce d’appliquer son plan de trading».
Pendant longtemps j’ai pensé que le scalping était réservé uniquement aux spécialistes de la lecture du carnet d’ordres et donc, par définition, à une élite à laquelle je n’appartenais pas.
Un jour de juin 2009, André Malpel - organisateur du salon de l’Analyse Technique ainsi que de celui du Trading - m’a contacté en me proposant de participer à un tournoi de trading pour le salon du Trading de septembre. J’avais déjà participé à une joute en public quelques années auparavant, mais je n’avais pas eu de signaux avec mes schémas tactiques exigeants de day-trading en une heure.
Pour avoir une chance de réaliser des opérations et de rivaliser avec mes adversaires même sur un segment temporel de trade qui n’était plus d’une heure mais d’une heure et trente minutes, l’idéal était bien de scalper.
Il me fallait donc réduire temporellement mes schémas de day-trading, qui se pratiquent sur des horizons de temps de 5 minutes et 1 minute (graphique en chandeliers japonais 5 minutes et 1 minute). J’ai donc tenté de descendre sur des franges de temps encore plus courtes, sans aucune certitude de développer des procédures normées et efficaces.
À ma grande surprise, je n’ai eu aucune difficulté à modéliser mon approche de day-trading en scalping et à tester une fois de plus le côté fractal des marchés (un concept technique peut se modéliser dans différents horizons de temps), mais dans l’infiniment petit.
J’ai développé cinq schémas tactiques de scalping :
- quatre sur des horizons de temps 1 minute et 12 secondes ;
- un, spécifique, sur des horizons 5 minutes et 12 secondes.
C’est ce dernier schéma hautement intéressant que je vais vous faire partager dans ce livre.
C’est d’ailleurs avec celui-ci que je trade principalement lors de concours de trading en public, car il est trèsvisuel et facile à expliquer au public. Je ne conçois pas de trader « dans mon coin » lors d’un tournoi sans fairepartager ma passion aux personnes qui ont fait l’effort de se déplacer. C’est également pour moi un schéma simple qui me permet de mieux résister aux conditions hautement défavorables de trade en tournoi (public, médias, urgence du trade, adversaires, environnement différent).
Je n’ai pas voulu concentrer les cinq schémas tactiques dans un seul livre, pour plusieurs raisons :
- pour démocratiser le scalping à partir d’un graphique, avec un seul schéma d’intervention, au bénéfice du plus
grand nombre ;
- pour rendre sa compréhension et sa pratique plus accessible et moins rébarbative dans un premier temps ;
- pour éviter que mes lecteurs ne s’enflamment et ne se perdent dans les cinq schémas tactiques (mieux vaut courir un seul lièvre à la fois) ;
- enfin et surtout, pour limiter leur exposition temporelle au scalping, afin d’éviter qu’ils ne deviennentdépendants, déclenchant ainsi des problèmes émotionnels létaux.
Les quatre autres schémas feront l’objet d’un livre qui composeront ma mini encyclopédie en quatre ou cinq tomes. Pour ceux qui n’auraient pas la patience d’attendre quelques années, j’enseigne régulièrement ces schémas enséminaires collectifs ou en formation individuelle. À ce sujet je vous mets en garde, je suis le seul à enseigner ma méthode. Toute autre personne le faisant devra être considérée comme un plagieur malhonnête. La déontologie dans le milieu de la formation en Bourse se réduit comme peau de chagrin !
Contrairement aux idées reçues, le scalping est conceptuellement très agréable pour de multiples raisons :
- il convient parfaitement aux personnes disposant de peu de temps (une surveillance de quelques marchés, deux à trois heures par jour, suffit pour exécuter 1 à 4 opérations) ;
- l’aspect très normé du schéma facilite sa mise en œuvre et rassure (vous êtes canalisé, vous savez quoichercher et comment négocier les différentes phases du trade) ;
- le côté « adrénaline » est bien entendu présent, mais la souffrance psychologique à laquelle est soumis chaque trader est paradoxalement mieux maîtrisée et acceptée car les phases d’exposition moyennes sont courtes (de 2 à 10 minutes) ;
- par voie de conséquence, il est émotionnellement plus facile d’augmenter la taille de ses positions une fois la phase de gains réguliers initiée ;
- il est également aisé d’automatiser la surveillance et de demeurer moins longtemps face à ses écrans.
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Une méthode de trading ne suffit pas !
Je vais vous imposer un scalping d’exigence, demandant le respect de mes concepts, de la précision, de la constance, un effort important pour une gestion émotionnelle parfaite de chaque trade. Ce livre est conçu pour vous aider à mettre en place toutes ces phases vitales.
La première partiede ce livre sera consacrée aux marchés sur lesquels vous pourrez scalper, à la technique d’inter-vention et aux outils qu’il vous faudra utiliser (matériel, broker). Je parlerai de gestion émotionnelle mais j’ai voulu déléguer cette partie hautement importante à un expert en ce domaine : Gilles Séro.
Il est riche d’une expérience pratique, il a un discours compréhensible et plein de bon sens. Il suit des footballeurs professionnels, des chefs d’entreprise et des traders que j’ai formés.
Lorsque j’ai épuisé tout mon arsenal technique et émotionnel avec une personne, et que celle-ci éprouve encore des difficultés liées au mental, je demande à Gilles d’intervenir.
Le premier trader qu’il a suivi avait bien compris ma méthode, mais n’arrivait pas à stabiliser ses gains, en raison d’une aversion au risque importante. Sa rencontre avec Gilles a été un vrai déclic. Il gagne maintenant régulièrement quelques milliers d’euros par mois. Ce qui m’a frappé, et qui légitime l’aide d’un coach en performance mentale lorsque cela est nécessaire, est cette phrase : «Stéphane, vous n’avez pas idée du bien que cela fait d’entendre de la bouche d’une autre personne un certain nombre de détails qui m’ont permis de contourner mes difficultés».
Gilles a cette problématique de l’urgence : quand un footballeur ne met plus de buts, son action doit avoir un effet immédiat car le joueur doit à nouveau marquer lors de ses prochains matchs, et non pas à la saison suivante, sous peine de perdre son contrat. Gilles rencontre la même problématique avec un trader qui ne gagne pas : il doit vite restaurer une dynamique de confiance et de gains sous peine de voir le trader arrêter, faute de capital.
Enfin, pour résumer par une phrase les techniques qu’il abordera dans ladeuxième partiede ce livre : «Le mental est la gestion de l’incertitude».
Je vous demande à partir de maintenant un bon niveau de concentration et vous conseille une première lecture plutôt rapide du livre (surtout sans regarder ni faire les exercices).
Quand vous aurez compris le sens général de la méthode, je vous demande de refaire de deux à trois lectures, bien plus précises, pour vous imprégner de tous les détails importants.
Lorsque, selon vous, vous aurez bien assimilé tous les détails de la méthode et que vous vous sentirez prêt, faites les exercices puis comparez-les avec les corrigés.
Il ne s’agit pas de comprendre globalement la méthode technique et mentale, mais de la vivre et d’être capable de l’expliquer sans fausse note à votre voisin qui n’y connaît rien en Bourse !
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