Les clés de la réussite financière

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Le renouvellement de la Bourse de Paris a toujours posé problème aux financiers. Il leur manquait, au XIXe siècle et au début du XXe siècle, les outils mathématiques pour bien évaluer les valeurs des introductions. La recherche en sciences de gestion a ensuite permis la construction de ces clés de la recherche financière. Cet ouvrage donne les moyens de comprendre le phénomène et de calculer la valeur des introductions actuelles et mêmes futures.
Publié le : dimanche 1 novembre 2015
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EAN13 : 9782336394749
Nombre de pages : 268
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înanciers. Il leur manquait au outils mathématiques pour bien évaluer la valeur des introductions.
de ces clés de la réussite înancière. Cet ouvrage donne les moyens de
actuelles et même futures. Il pourra servir à la formation des jeunes înanciers et à la réexion des plus anciens. Il est abordable par des étudiants de licence ou de master. Pour les doctorants il sera un exemple de ce qu’il faut faire du côté de la méthodologie. Pour les experts à la Bourse, il montre ce qu’il s’est passé juste avant la crise des c’est-à-dire quand le capitalisme înancier était dans la plus grande euphorie. Les clés sont nombreuses, mais les serrures sont parfois plus rétives.
recherche en économie Paris-Nord. Il enseigne la înance en Tunisie
Les clésde la réussite Inancière
Évaluer les introductions en bourse en France
Les clés de la réussite financière
Oussama Abdallah
Préface de Luc Marco
Recherches en Gestion
Les clés de la réussite financière Évaluer les introductions en bourse en France
Collection Recherches en Gestion
Dirigée par Luc MARCO Extrait du catalogue, ouvrages historiques :
GIRARD, Bernard (2015)Histoire des théories du management, 292 p. GUILLON, Bernard, sous la direction de (2014)Pour une politique du risque : comprendre et agir, 360 p. OKAMBA, Emmanuel (2014)La comptabilité fondamentale, 218 p. COURCELLE-SENEUIL, Jean Gustave (2013)Manuel des affaires, ou traité théorique et pratique des entreprises industrielles, commerciales et agricoles, 382 p. IDELSON, Marc (2012)Undo the Math: How Semiotic Gaps Warp Thinking, 190 p. MARCO, Luc, SPONEM, Samuel, TOUCHELAY, Béatrice (2011)La fabrique des experts-comptables : une histoire de l’INTEC, 1931-2011, 186 p. SAHUT, Jean-Michel, sous la direction de (2010)Les relations salariés-employeurs : quel partage des valeurs ?226 p. BARTH, Isabelle, sous la direction de (2009)Regards actuels sur la société contemporaine : la pensée de Georg Simmel, 254 p. BRET, Patrice, CHATZIS, Kostas, et PEREZ, Liliane, dir. (2009)La presse et les périodiques techniques en Europe, 1750-1950, 326 p. JAWADI, Fredj, et SAHUT, Jean-Michel (2009)Inefficience et dynamique des marchés financiers, 220 p. MARCO, Luc (2009)Histoire managériale du Bazar Bonne-Nouvelle, galeries marchandes à Paris, 1835-1863, 336 p.
Oussama Abdallah
Les clés de la réussite financière
Évaluer les introductions en bourse en France
Préface de Luc Marco
A ma famille, A tous mes amis.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06290-7 EAN : 9782343062907
Préface LA création de la Bourse de Paris, en 1724, il n’y avait que Àquelques titres cotés et les introductions de valeurs nouvelles étaient fort rares. La faillite du système de John Law avait refroidi les ardeurs des investisseurs et le principe de dérogeance, qui in-terdisait les affaires industrielles et commerciales aux nobles, avait grandement ralenti le flux des entrées en Bourse. Mais les dernières années de la Royauté virent un regain d’activité et l’introduction de nombreuses grandes firmes telles que la Manufacture des Cristaux de la Reine, la Société Le Creusot ou encore la Compagnie des Eaux de Paris. Nous avons montré combien le secteur des assu-rances fut moteur en ce domaine (Marco, 2012).
En 1836 les choses avaient bien changé. Le nombre des valeurs cotées était passé à 117 et le flux d’introductions se montait à une dizaine par an. On relève des noms symptomatiques de cette pé-riode : la Société du Canal de jonction de la Sambre à l’Oise, le Pont Louis-Philippe, la Société du Chemin de fer de Paris à Saint-Germain, la Compagnie d’Assurances du Soleil, ou les Petites voi-tures à cheval dites Lutéciennes. Mais les entrepôts, les marchés et les bazars étaient considérés comme des valeurs trop aléatoires, alors même que c’était là l’un des secteurs les plus prometteurs de l’économie française, comme nous l’avons montré dans une mo-nographie antérieure (Marco, 2009).
Vingt ans plus tard, fin 1856, le nombre de valeurs industrielles était monté à 290 et le flux des introductions croissait sans cesse comme le dénonçait le grand économiste socialiste Pierre-Joseph Proudhon dans son livre (Duchêne et Proudhon, 1857). La ving-taine d’introductions annuelles avaient ici encore des noms exo-tiques : les Docks Napoléon, la Compagnie générale des omnibus,
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les Usines de Septèmes, la Compagnie des prêts à la grosse, ou la Compagnie générale de navigation à vapeur. Les premiers groupes industrialo-financiers commencent à se constituer sous la houlette des frères Pereire ou de la famille des Rothschild. Les économistes socialistes dénoncent les introductions à but purement spéculatif et la forme juridique des sociétés permet encore des abus.
Cent-vingt ans plus tard, en 1956, les valeurs industrielles sont arrivées au nombre de 500 et les introductions passent à une cin-quantaine par an. L’économie est déjà devenue mondiale et la France se modernise avec les aéroports, l’aviation et la première version de l’Europe en devenir. Les économistes français com-mencent à comprendre qu’il faut créer des formations de gestion à l’Université et lancent les premiers Instituts d’Administration des Entreprises : à Marseille d’abord, à Paris ensuite dans ces années-là (1956-1957). Et la base de ces formations reste la finance, la fi-nance moderne, mâtinée de finance d’entreprise au creuset de l’analyse des marchés.
Ce livre se situe encore plus en aval : 170 ans plus tard. Tout a changé, la corbeille a disparu et les ordinateurs ont remplacé les cris de la Bourse. Les doctorants ont suivi de longues études en finance de marché et leurs calculs ont bénéficié de l’amélioration des logiciels spécialisés. En étudiant la période qui précède immé-diatement la crise dessubprimes, ce livre montre le système dans toute la force de son dynamisme, dans tout l’essor de sa puissance. Mais déjà les linéaments de sa chute se lisent entre les lignes. Ce livre est parfois d’une lecture difficile, mais il apportera au lecteur qui insistera de nombreuses satisfactions. Celle de comprendre d’abord, celle de rêver ensuite. Rêver à ce que pensera dans cin-quante ans un historien de la pensée managériale qui relira, sur sa
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Evaluer les introductions en Bourse en Francetablette bionique, ce livre numérisé. Car finalement les gestionnaires sont bien des rêveurs qui réalisent leurs rêves.
Références citées :
Luc MARCO Professeur de Sciences de Gestion Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité
Proudhon, P.-J. et Duchêne, G. (1857)Manuel du spéculateur à la Bourse, Paris, Librairie de Garnier frères, 511 p.
Marco, L. (2009)Histoire managériale du Bazar Bonne-Nouvelle, 1835-1863, Paris, L’Harmattan, 334 p.
Marco, L. (2012) « La gestion du risque dans deux compagnies françaises d’assurance avant 1840 »,Management et Avenir, n° 57, novembre, p. 195-209.
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Introduction générale
E marché des actions à la bourse de Paris, désormais dé-L nommé NYSE Euronext, fluctue souvent entre des pé-riodes d’euphorie (par exemple la bulle internet de l’année 2000) et des périodes de repli dans un contexte de tensions fi-nancières (recul de l’indice CAC 40 de 42,7% en 2008). En 2014, le CAC 40, l’indice de référence de la bourse en France, a connu une année blanche marquée par de fortes disparités secto-rielles. L’année 2014 a été également marquée par une forte reprise du volume des introductions en bourse. Soulignons que ce mécanisme de financement s’insère parfai-tement dans le cadre de cet ouvrage qui consiste à étudier le phénomène des introductions en bourse. Il convient, à ce niveau, de préciser qu’une introduction en bourse (en anglaisInitial Public Offering,IPO) est la mise en vente auprès de particuliers et ce pour la première fois, des ac-tions, ce qui permet ainsi aux entreprises de s’introduire en bourse et de lever de nouveaux capitaux et trouver des alterna-tives aux emprunts bancaires. Différentes études ont essayé d’expliquer certains phéno-mènes intimement liés aux introductions en bourse comme étant l’alternance régulière entre les phases de « vagues euphoriques d’introductions en bourse » ou de « faibles introductions en bourses ». Notre étude s’intéresse aux phénomènes liés à la per-formance boursière des entreprises ayant opéré une IPO. Généralement, la littérature s’accorde sur deux phénomènes qui ont été observés sur la plupart des places financières : les rendements boursiers réalisés sont anormalement élevés à très court terme (phénomène de sous-évaluation initiale) mais sous-performent anormalement sur un horizon de moyen et long terme si on les compare aux performances boursières d’indice du marché (phénomène de sous-performance à moyen et long 9
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