Les indicateurs sociaux au XXIe siècle

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Cet ouvrage pédagogique fait le point de manière claire et informée sur les indicateurs sociaux, ou "nouveaux indicateurs de richesse", qui permettent de quantifier les réalités sociales, dans une démarche pluridisciplinaire.

Publié le : mercredi 6 avril 2011
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EAN13 : 9782100564446
Nombre de pages : 128
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Copyright Dunod, Paris, 2011

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Ouvrage numérique publié avec le soutien du CNL

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Remerciements

Les développements de cet ouvrage doivent beaucoup au renouveau de la réflexion sur les indicateurs sociaux suscité en France par Jean Gadrey, Florence Jany-Catrice, Dominique Méda, Bernard Perret et plusieurs autres chercheurs et experts venant d’horizons divers.

Notre implication dans ce mouvement a été à l’origine stimulée par Pierre Bourdieu et plusieurs participants aux projets européens JEUNPREC et PENSOC, coordonnés au Centre de sociologie européenne à la fin des années 1990 (Gérard Mauger et Julien Duval notamment). Notre participation parallèle à la réflexion autour du BIP40, animé notamment par Pierre Concialdi, Thomas Coutrot, Anne Fretel et Catherine Lévy, a renforcé cet intérêt. Le soutien des collègues de l’association et de la revue Savoir/Agir a, enfin, permis la poursuite de ce projet : la rubrique « Alterindicateurs » de la revue Savoir/Agir est ainsi devenue l’un des lieux d’expression du renouveau des IS.

Les recherches menées depuis la fin des années 1990 dans le domaine de l’AGD aux côtés d’Henry Rouanet, Brigitte Le Roux, Philippe Bonnet et un groupe de collègues de différents pays sont à l’origine de notre conception de la statistique en sciences sociales et de son application aux IS. Caroline Laborde et Solene Bienaise ont effectué des recherches statistiques à nos côtés, et sous la direction de Brigitte Le Roux, nous permettant de mettre à l’épreuve nos hypothèses.

Les travaux menés au Centre universitaire de recherches sur l’action publique et le politique – épistémologie et sciences sociales dans le cadre du projet BIP Picardie, avec notamment Florence Gallemand, Patrick Lehingue, Anne-France Taiclet, Claude Thiaudière, Rémy Caveny (et l’ensemble des participants au « pôle social »), ont nourri notre réflexion. Le travail dans le cadre d’autres projets du laboratoire, avec, notamment, Diane Delacourt, Virginie de Luca-Barrusse, Ronan Balac, Joël Gambin, Karin Darin, Andrea Tribess, Nicolas Brusadelli, Maïa Drouard, Sébastien Lehembre, a également enrichi nos analyses. Notre approche des fondements théoriques des IS a également bénéficié de discussions et échanges avec Sandra Laugier et les collègues du CURAPP-ESS.

S’agissant des rapports entre indicateurs et politiques publiques, nous nous appuyons sur les nombreuses discussions au sein du séminaire benchmarking, notamment avec Isabelle Bruno, Emmanuel Didier, Alain Desrosières, Frédéric Pierru. Nous avons également été stimulés par les discussions avec Corine Eyraud, Martine Mespoulet, Jean-Pierre Le Bourhis, Romuald Normand, ainsi qu’Annie Vinokur et Carole Sigman dans le cadre du réseau FOREDUC. Nos analyses sur ce plan doivent aussi beaucoup aux journées d’études et colloques du Groupe de sociologie politique européenne (Strasbourg) : sur « Les politiques européennes des indicateurs : politiques régionales et régionalisation des indicateurs » (2006), puis sur « Des territoires compétitifs » (2007-2008) organisés par Marine de Lassalle et Jay Rowell, et sur le « Nouveau Management public » (2007) dans la réforme des administrations publiques centrales en Europe organisée par Magdaléna Hadjiski et Valérie Lozac’h. La participation à une journée du RT30 de l’Association française de sociologie, « Sociologie de la gestion » consacrée à la comptabilité, nous a permis de faire le lien entre notre problématique et les enjeux de la comptabilité sociale et sociétale.

Nous avons eu la chance de pouvoir présenter nos analyses dans divers contextes internationaux : à la Commission européenne (Bruxelles) dans le cadre du colloque de clôture des projets PENSOC et JEUNPREC en 2001, à Chennai au Loyola College en 2009, à Moscou à la Higher School of Economics en 2010. Enfin, nos étudiants à l’UPJV ont rendu possible la concrétisation pédagogique de ce travail.

Introduction

La notion d’« indicateur social » a connu un certain succès dans les années 1960 et 1970 au sein de différentes institutions, comme l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) au niveau international ou le Commissariat général du Plan en France[1]. Elle est née de l’insatisfaction d’experts, de chercheurs et d’acteurs sociaux face à la domination des grandeurs « économiques » dans l’espace public : produit intérieur brut, taux d’inflation, déficit commercial, déficit budgétaire, dette publique, taux de prélèvement obligatoire, taux de chômage… Après avoir perdu en visibilité dans le contexte de la crise économique de la deuxième moitié des années 1970, cette notion connaît depuis quelques années un fort regain d’intérêt : alors que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) promeut depuis 1990 la notion de « développement humain » ainsi que divers indicateurs permettant de l’évaluer (en premier lieu l’indicateur de développement humain, IDH), l’OCDE publie depuis 2001, sous le titre Panorama de la société, ses propres « indicateurs sociaux ». Plus récemment, le rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi de septembre 2009[2] a fait des indicateurs de « qualité de la vie » un des moyens de rénover profondément la statistique publique.

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