Pour plus de solidarité entre le capital et le travail

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Répartissant de façon inédite risques et profits, le modèle de rémunération proposé apporte une vision de la croissance partagée par les acteurs internes et externes à l'entreprise en même temps qu'il constitue une relance à la dynamique d'entreprise: motivation des salariés accrue, stratégies plus enclines à la recherche et l'innovation… Le modèle apporte également une forme originale de sécurité et de flexibilité pour tous les partenaires, est favorable à l'emploi en contrat à durée indéterminée, offre de nouvelles perspectives d'équilibre à propos des échanges mondiaux…
Publié le : mardi 1 juin 2004
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EAN13 : 9782296359574
Nombre de pages : 158
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Pour plus de solidarité entre le capital et le travail

Dynamiques d'Entreprises Collection dirigée par Michael Ballé
Lieu de travail et lieu de vie, l'entreprise est au cœur de la société. Pourtant, beaucoup de ses aspects restent mal connus. Les évolutions technologiques et sociales sont à la source de nombreuses mutations organisationnelles. Les professions continuent d'évoluer en se divisant toujours davantage sur un plus grand nombre de spécialités. Les frontières elles-mêmes des entreprises s'estompent alors que les modes de travail se redéfinissent. Les entreprises deviennent des objets d'étude à Inultiples facettes dont les dynalniques sont de plus en plus cOlnplexes et souvent surprenantes. Au-delà des grandes lignes des logiques de " managelnent " d'une part et des théories sociologiques de l'autre, nombre de ces facettes restent dans l'ombre: dimensions ignorées, Inétiers Inéconnus ou dynamiques contre-intuitives. La collection Dynamiques d'Entreprises a pour vocation de diffuser les études réalisées sur ces points d'ombre, souvent techniques, de la nature des entreprises. Allant au-delà des "essais de management", la collection regroupe des textes de recherche ou d'expérience sur le terrain qui éclairent les nombreux aspects ignorés des entreprises modernes. Déjà parus Isabelle DANJOU, Entreprendre: la passion d'accomplir ensemble,2003. Marc BOLLECKER, Les contrôleurs de gestion. L 'histoire et les conditions d'exercice de la profession, 2003. Monique VER V AEKE, Le design et les immatérialités de l'entreprise, 2003. Jean-François LOCHET, Entreprises et jeunes débutants, 2003. Jean-Marc SAURET, Le management post-moderne, 2003. Robert JOURDA,La personnalité professionnelle, ton1e 2, 2003. Martine BOUT AR Y, TIC et PME: des usages aux stratégies, 2003. Pascal LE LEU, Management etfluidité, 2003. Jacques APTER, De nouveaux outils pour maîtriser la dynamique de l'entreprise, 2002 Anne-Laure SAlVES, Territoire et compétitivité de l'entreprise, 2002.

Rémi Guillet

Pour plus de solidarité

entre le capital et le travail
Proposition pour un nouveau modèle de régulation d'entreprise une nouvelle croissance fondée sur une nouvelle modalité de rémunération du capital et donnant plus de chances à l'emploi

Préface de Dominique Taddéi

L'Harmattan 5-7,n1edel'ÉcolePolytechnique 75005 Paris FRANCE

L 'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Degli Artisti, 15 10124 Torino Italie

Photo de couverture

C. Alle

(Ç)L'Harmattan, 2004 ISBN: 2-7475-6398-7 EAN : 9782747563987

A I 'heure où, à l'image de la durée de la vie, la vie active s'allonge, il est devenu indispensable une nouvelle croissance offrant de nouvelles l'emploi salarié et de meilleures perspectives entre l'économique et le social...

durée de la d'envisager chances à d'équilibre

R. G. Octobre 2003

Rémi Guillet* est Docteur en Sciences mécaniques et énergétiques** et Ingénieur en mécanique***. A la veille de sa retraite et à l'issue d'une carrière professionnelle consacrée à la recherche appliquée dans le domaine de l'énergie, il a entrepris des études en Sciences Economiques et obtenu un DEA **** dans le domaine de la gestion et de l'organisation industrielle. En cette occasion, il a développé une réflexion sur le resserrement des liens entre actionnaires et salariés dans les sociétés anonymes. Cet ouvrage est largement inspiré de cette réflexion. L'apport de la théorie des jeux et certains développements mathématiques indispensables à la compréhension des fondements du modèle de régulation d'entreprise proposé y sont présentés afin de lui donner toute sa crédibilité. Rémi Guillet a publié deux ouvrages consacrés à la combustion humide et l'environnement (Elsevier 1998 et 2000). Il a obtenu en 2002 le prix Montgolfier des Arts Chimiques, prix décerné par la Société d'Encouragement de l'Industrie Nationale, pour l'ensemble de ses travaux dans le domaine de la combustion.

*mél : guilletremi@yahoo.fr **Université Henri Poincaré - Nancy 1*** Ecole Nationale Supérieure de Mécanique de Nantes (aujourd'hui Ecole Centrale de Nantes) **** Diplôme d'Etudes Approfondies à l'Université Paris 13

- Sciences

Economiques

et Gestion

-

6

Je remercie particulièrement, Dominique Taddéi, Pierre-Joseph Scharr, l'Association Inter-Développement (Comité Français ONG/ONU) pour leur soutien Philippe Stierlin pour sa relecture ainsi que, Claudine Alle, Lionel Gaurier, Marie Gueorguieff, Gilles Kimmerlin pour leur aide lors de la réalisation de cet ouvrage

Préface (p. Il )

Avant-propos

(p.15)

Chapitre I (p.27) Capital travail et croissance
Chapitre 2 (p. 39) Le prix de la coopération entre actionnaires dans les sociétés anonymes

et salariés

Chapitre 3 (p.61) Un modèle de rémunération propice à la coopération et à la négociation entre actionnaires et salariés
Chapitre 4 (p.87) Un nouveau regard sur la productivité Chapitre 5 (p.l 0I) La force de la proposition Chapitre 6 (p.115) La recevabilité de la proposition et exemple proche Chapitre 7 (p.129) L'explication du modèle et sa généralisation

du travail

Postface (p.149)

Résumé (p.157) Abstract (p.158) 9

Préface

Rémi Guillet s'inscrit dans une longue et glorieuse tradition française, celle des ingénieurs devenus économistes, auxquels nous devons une part essentielle de la contribution de notre pays à la réflexion universelle sur la production et le travail. Une partie de cette tradition s'est principalement orientée vers l'économie pure, où le formalisme mathématique, quelle qu'en soit la pertinence, éloigne souvent de la vieille, mais toujours indispensable, économie politique, et de ses préoccupations sociales. Rémi Guillet, lui, s'inscrit bien d'avantage dans le second courant, de tradition plus humaniste, et qui est celui des réformateurs sociaux. Ayant su par deux fois passer de l'entreprise aux bancs de l'Université, pour y conquérir les titres les plus éminents en sciences physiques, puis en sciences économiques, voici que cet homme de bonne volonté, propose un retour vers le lieu de combinaison du travail et du capital, comme inspiré par la grande pensée de H Bergson: "Penser en homme d'action et agir en homme de pensée". A l'heure où la grande idée de réformes, se trouve quelque peu perdre de sa pertinence dans le grand tohu-bohu politique, notre auteur a-t-il des chances d'être entendu? Cela ne sera évidemment pas simple, et Rémi Guillet, avec sa modestie et sa lucidité habituelles, le sait bien. Nous voudrions ici tenter d'y contribuer, en contribuant à écarter quelques obstacles:

- en premier lieu, il ne faut pas se tromper sur le sens de la
démarche proposée: il s'agit bien ici de réforme, c'est à dire 13

de proposer une solution inédite, et non pas de proposer sous ce terme, un simple retour à une situation antérieure, déroulant en quelque sorte à l'envers le fil du progrès social, dans une démarche qu'il serait préférable de qualifier de contre-réforme; - en deuxième lieu, existe-t-il les acteurs sociaux, susceptibles de supporter la démarche de Rémi Guillet? En Scandinavie, sans doute: encore que dans ces pays, la puissance des organisations socio-professionnelles les a historiquement davantage portées sur les compromis interprofessionnels, plutôt qu'au niveau des entreprises. En France, la situation est évidemment compliquée par un mouvement syndical divisé et affaibli, tandis que nos élites économiques et politiques continuent de s'inscrire dans une logique de confrontation, plutôt que de véritable négociation. Après tout, s'il reste dans notre pays de telles pulsions révolutionnaires, c'est sans doute, en partie, parce que les réformateurs sociaux sont restés bien timides ou bien isolés;

- en troisième lieu, le projet présenté ici demande-t-il seulement de l'intelligence et de la bonne volonté, qualités que notre auteur possède à revendre, et veut en quelque sorte nous faire tous ''profiter'' ? Son but final n'est-il pas de dissoudre les classes sociales? En suivant cette voie, irait-on vraiment vers un partage équitable, des richesses et des pouvoirs? Des questions aussi considérables peuvent-elles réellement se résoudre, si ce n'est exclusivement, du moins prioritairement au niveau de l'entreprise?
On comprendra que l'ouvrage de Rémi Guillet est finalement tout sauf anodin. Il mérite donc que le désir de solidarité qui l'anime soit largement entendu et débattu. D. Taddei, Professeur à l'Université de Paris XIII 14

Avant-propos

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