Réveillons-nous !

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L'auteur de cet ouvrage a créé une entreprise, référence dans son domaine. Marqué par la conscience collective, il a misé et investi sur l'homme. Libérant la créativité des individus, il a montré que la diversité coordonnée des expressions assurait le succès. Face aux fonctionnements déviants de la nation, l'ouvrage analyse processus, fonctions et nous éveille sur la réalité. Il propose une alternative claire pour le long terme : la création de valeurs. Avec une démarche de progrès, il nous oriente vers la réalisation personnelle par la créativité, le sens collectif et le respect de l'environnement.
Publié le : lundi 15 février 2016
Lecture(s) : 5
EAN13 : 9782140002236
Nombre de pages : 114
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JacquesÉloi Duffau
RÉVEILLONSNOUS ! Plaidoyer d’un entrepreneur pour la création de valeurs
o na sn i c a e R
Collection dirigée par Georges NURDIN
RÉVEILLONS-NOUS!
Collection « Raisonance »
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OUVRAGES PARUS
Ellen WASYLINA,La défense européenne face aux menaces, 2015. Georges NURDIN, Soraya DJERMOUN, Les multinationales émergentes, 2015. Georges NURDIN, Olin O. OEDEKOVEN, Deborah K. ROBBINS,Le leadership en action, 2015. Denise COHEN,Tu me fais marcher !, 2015. Ellen WASYLINA,Ukraine :Prémices de guerre froide en Europe ?, 2014. Josse ROUSSEL,Misère de la Finance, 2014. Valérie LEJEUNE (dir.),Tendances économiques et sociales de la valeur en entreprise, 2014. Florin PAUN,Tous entre-preneurs !, 2014.
Jacques-Éloi DUFFAURéveillons-nous ! Plaidoyer d’un entrepreneur pour la création de valeurs
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Pariswww.harmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-05283-0 EAN : 9782343052830
AVANT-PROPOS
Dans la droite ligne d’une expérience familiale établie sur plusieurs générations d’artisans, la création de valeurs s’imposait à moi comme essentielle pour la réalisation de l’individu et de l’entreprise. Comme tant d’autres, l’entreprise pérenne que j’ai créée, a confirmé le bien-fondé de ce principe. C’est donc un raisonnement par induction qui amène ce propos sur la création de valeurs. A l’échelle d’une collectivité, c’est par une production de valeurs diversifiée — celle qui répond aux attentes de tous ordres, celle qui, sans exclusive, oblige, respecte et valorise tous les hommes mais aussi respecte et valorise l’environnement — que chacun au service des autres pour-ra trouver la considération qu’il mérite. Parce qu’elle anime constamment la conscience collec-tive, la création de valeurs correspond à notre modèle so-cial. C’est donc en investissant toutes les zones de création de valeurs que nous aurons tous un emploi et répartirons responsabilité et richesse. Mais, convenons-en, l’étroitesse de nos ambitions col-lectives a tellement occulté la création de valeurs que le processus d’exclusion s’est mis en place. En quelque sorte, nous avons fait le choix de l’inactivité pour les plus fragiles d’entre nous. De la même manière mais plus grave encore, quand elle dérange nos ambitions hégémoniques, nous avons fait le choix de l’élimination de la vie qui nous entoure. Aujourd’hui, une réalité économique, sociale et envi-ronnementale critique, réveille brutalement nos cons-
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ciences endormies. Nous percevons la nocivité d’un pro-cessus destructeur de valeurs. Nous pouvons être très inquiets sur deux plans, celui de la nation bien sûr, mais plus encore celui de la planète. La catastrophe nous guette. Saurons-nous enfin mettre notre humanité en harmonie avec la vie qui nous entoure ?
Que s’est-il passé depuis la dernière guerre ?
Après notre effondrement lors de la Deuxième Guerre mondiale, 3 décennies de productivisme permettent de satisfaire les besoins de première nécessité. La totalité des forces vives de la nation participe à la reconstruction par son travail et perçoit les résultats de la croissance. Par la suite, dans un pays idéalement situé — riche de sa diversité, de son climat, de ses terroirs et de son his-toire, dans un pays où plus qu’ailleurs la conscience égali-taire est prégnante – la croissance se tasse, le chômage apparaît, les inégalités et la dette publique s’accroissent. En réaction, l’État veut limiter les différences qui se creusent. Centralisateur et interventionniste, il s’empare de la solidarité. Au moyen de l’impôt, des charges et taxes puis de l’emprunt, il souhaite « redistribuer la richesse ». Pour protéger l’emploi, il rigidifie le contrat de travail, favorise l’aide sociale et les départs anticipés à la retraite. Il sécurise les uns et met les plus fragiles sous perfu-sion, le travail n’apparaît plus alors comme une obligation vitale et beaucoup d’entre nous sont désorientés. En lien avec une conscience collective distendue, l’investissement individuel croît mais l’investissement productif chute. La balance des échanges est en déficit. Dans un tourbillon négatif, les plus forts cumulent et thésaurisent, les travailleurs s’appauvrissent et les plus
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fragiles sont rejetés. Le lien social se distend et le chô-mage explose. Conséquence du productivisme, l’environnement est sacrifié aux infrastructures, à l’agriculture intensive, aux activités polluantes et aux grandes cités. Certains territoires sont oubliés et l’école exclut pour classer. La riche diversité n’est plus reconnue, le travail manuel est stigmatisé. Les conséquences sont immédiates. Nous perdons compétitivité et productions. Des travailleurs sont rejetés, les jeunes ne sont pas intégrés. Le rapport au travail est perturbé. Ainsi, depuis 40 ans, volontairement ou pas, nous n’utilisons plus la totalité de nos ressources humaines. Nous importons ce que nous ne produisons mais ne créons pas la valeur nécessaire au financement de ces achats. Nous ne sommes plus suffisamment nombreux à créer de la valeur. Tombant dans la facilité, nous faisons le choix de l’emprunt pour financer une dépense publique démesurée. Cumulé, il mène à l’impasse économique. Pourtant, dans la première moitié du vingtième siècle, agriculteurs, artisans, commerçants… hommes, femmes, salariés ou pas, tous travaillaient. Dans un moment d’exaltation après la Seconde Guerre mondiale, il est permis, à ceux qui ne travaillent pas, de bénéficier d’avantages collectifs… Tout cela partait de bons sentiments mais la création de valeurs — expression de la diversité d’un peuple, expres-sion de la totalité des femmes et des hommes, expression du respect dû à l’autre — n’a plus été la règle. L’économie s’est ainsi peu à peu réduite au travail de certains dans certains domaines de l’industrie, du com-merce, de l’artisanat, de l’agriculture et des services.
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