Théorie des organisations - 3ème édition

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Cet ouvrage apporte les connaissances fondamentales de base en théorie et analyse des organisations. Il présente les principales écoles et courants en insistant à la fois sur les approches sociologiques et socio-économiques des organisations. Cette 3e édition mise à jour propose de nouveaux développements sur la post-modernité et sur la théorie de la connaissance.

Publié le : mercredi 10 septembre 2008
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EAN13 : 9782100544288
Nombre de pages : 128
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C 1 hapitre
Ll  o r g a n i s a t i o nd e c l a s s i q u e  é c o l e
La société industrielle est née de découvertes techniques, de créations de richesses mais aussi dun mouvement didées nouvelles qui se sont propagées progressivement dans les e organisations. AuXIXsiècle, le lieu de création de richesses est symbolisé par lusine considérée comme la principale source de valeur ajoutée. Le fonctionnement de lusine et ses ateliers reposent sur une discipline particulière, une organisation rationnelle du travail, une manière spécifique de voir les rela tions sociales. Aujourdhui, les organisations de notre société sont héritières de ces changements. Lune des évolutions les plus significatives au début du siècle est constituée par lintro duction du courant scientifique en matière dorganisation du travail. La science triomphe ainsi au début du siècle avec lintroduction dans les usines dune volonté dune gestion scientifique du travail, de calculs rationnels et dune logique de rationalisation de la production. Cest dans un tel contexte que sest développée lécole classique de lorganisation portée par un tel mouvement didées probablement influencé par les travaux déconomistes précurseurs. En effet, les économistes e classiques ont proposé au cours duXIXsiècle des concepts uti lisables en matière dorganisation des entreprises. Adam Smith (1776) a notamment introduit la nécessité dune division du travail, David Ricardo (1817) préconise très tôt la spécialisa tion des tâches et JeanBaptiste Say (1803) suggère dinclure les activités de services dans les activités productives. Aujourdhui, force est de reconnaître que la pensée économi que classique a manifestement influencé le courant rationnel de la théorie des organisations, en particulier F.W. Taylor, H. Ford, H. Fayol ou encore M. Weber. © Dunod  La photocopie non autorisée est un délit.
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I
THÉORIE DES ORGANISATIONS
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F.W. TAYLOR ET LE TAYLORISME
1. Les fondements de la pensée de F.W. Taylor Frederick Winslow Taylor, né en 1856, est mort en 1915. Taylor est dune famille aisée. De graves ennuis de santé (une grande faiblesse des yeux) lempêchent de continuer des étu des plus poussées. Il entre comme apprenti dans une usine et passe par tous les échelons professionnels par son ardeur au travail et son légendaire esprit méthodique. Il sélève ainsi au rang de contremaître puis à celui dingénieur. Il effectuera une grande partie de sa carrière à la Midvale Steel Company puis exercera le métier de conseil en organisation. En 1893, il publie un mémoire technique sur les courroies, en 1906 un ouvrage sur la coupe des aciers. Il réfléchit en même temps à lorganisation du travail et notamment à la gestion de la pro duction dans des ateliers industriels. Taylor publie en 1895 un mémoire sur les salaires aux pièces puis, en 1903 sur la direction des ateliers. Enfin, il écrit et publie en 1911 un ouvrage qui fera date,Les Principes de la direction scientifi que. La méthode de direction scientifique prônée par Taylor implique une révolution complète de létat desprit des directions dentreprises et des ouvriers. Relisons Taylor : Dans son essence, le système de direction scientifique implique une révolution complète de létat desprit des ouvriers, une révo lution complète en ce qui concerne la façon dont ils envisagent leurs devoirs visàvis de leurs employeurs. Le système implique également une révolution complète détat desprit chez ceux qui sont du côté de la direction (p. 54).
Sur la problématique de lorganisation de la production, Taylor a la profonde conviction que les intérêts des diri geants et des exécutants peuvent être convergents. La révo lution détat desprit quil propose suppose quau lieu
de se disputer au sujet du partage de la valeur ajoutée et dagir les uns visàvis des autres en ennemis, patrons et ouvriers joignent leurs ef forts pour augmenter limportance de la valeur ajoutée (p. 55).
Lune des intentions les plus louables de Taylor à travers son uvre est davoir recherché les conditions de compatibilité entre dirigeants et exécutants pour une plus grande prospé rité et une paix sociale durable.
L ÉCOLE CLASSIQUE DE LORGANISATION
2. Les principes de la direction scientifique des entreprises Lapport de Taylor fut de suggérer que si lon est en mesure de maîtriser parfaitement un certain nombre de techniques et de règles sur les problèmes de ladministration du personnel (décomposition des tâches, définition du contenu dun poste, capacité maximale de contrôle, etc.), alors les difficultés ren contrées dans la direction de larges groupes de travailleurs sont en grande partie résolues. Cela suppose une étude scientifique du travail, débouchant sur une Organisation scientifique du travail (OST). À partir de cette organisation de la production, Taylor a la profonde conviction que les intérêts des dirigeants et des exécutants peuvent être convergents. La révolution détat desprit quil propose suppose que patrons et ouvriers joignent leurs efforts pour augmenter limportance de la valeur ajoutée. Les quatre principes fondamentaux de la direction scientifique des entreprises selon lauteur, sont les suivants : Létude de toutes les connaissances traditionnelles, leur enregistre ment, leur classement et la transformation de ces connaissances en lois scientifiques. La sélection scientifique des ouvriers et le perfec tionnement de leurs qualités et connaissances. La mise en applica tion de la science du travail par des ouvriers scientifiquement entraînés. La répartition presque égale du travail exécuté dans len treprise entre les ouvriers et les membres de la direction (p. 70). En définitive, on peut synthétiser les apports fondamentaux de Taylor à partir de quatre principes dorganisation ayant une portée générale.
 La division horizontale du travail Elle conduit à la parcellisation du travail, à la spécialisation des tâches, et à létude des temps dexécution en vue de déterminerthe one best way, la meilleure façon de faire.
 La division verticale du travail Elle vise à distinguer strictement les exécutants des concep teurs du travail. Dans cette logique, cette approche a conduit à dissocier les« cols bleus »des« cols blancs »tel que lon les a communément nommés en milieu industriel. Ce principe incite àplacer the right man on the right place, la meilleure personne à la bonne place. © Dunod  La photocopie non autorisée est un délit.
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