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TRAVAILLER EN GROUPE

De
160 pages
Pourquoi se mettre à plusieurs pour résoudre des problèmes ? Ne peut-on pas réussir à les résoudre seul ? Mais avec le développement des NTIC des règles qui doivent permettre de travailler ensemble : des personnes séparées par plusieurs milliers de kilomètres vont connaître de nombreux bouleversements. Les entreprises l'ont bien compris qui intègrent des formations au travail en groupe dans leur programme de formation continue.
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Travailler en groupe avec les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication

Collection Défi-Formation dirigée par Guy Le Bouedec
Cette collection vise trois objectifs majeurs: Prendre appui sur des pratiques de fonnation. Celles-ci sont situées, décrites et analysées. Puis une théorisation en est proposée, à la fois par une approche interne et par une approche externe. - Valoriser l'interaction formation-pratiques sociales. - Dans cette perspective, proposer des contributions au développement de la problématique et de la méthodologie de la fonnation-action-recherche.

-

Dernières parutions

Gilbert ADLER (ed.), Récits de vie et pédagogie de groupe enformation pastorale, 1994, 160 p. Dominique CAMUSSO, DéveloppernRnt cognitif et entreprise, 1995. Dominique BIEN AIMÉ, Odile PAVIET-SALOMON, Des outils pour un projet de formntion, de la représentation au projet, 1997, 256 p. Jean-Yves ROBIN, Chefs d'établissernRnts. Dans le secret des collèges et lycées. Récits d'une responsabilité, 1997. Michel LECOINfE, Les enjeux de l'évaluation, 1997. Jean-Marc FERT, La professionnalisation des conseillers principaux d'éducation, 1997. Annie JEZEGOU, La Formntion à distance: enjeux, perspectives et limites de l'individualisation, 1998. Huguette CAGLAR (sous la direction), Etre enseignant. Un métier impo.Hible ?, 1999.

@ L'Harmatta, 1999 ISBN: 2-7384-7743-7

Yannick CHATELAIN, Thierry GRANGE, Loïck ROCHE

Travailler en groupe avec les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication

L'Harmattan 5-7, rue de l'École Polytechnique 75005 Paris -FRANCE

L'Harmattan Inc. 55, rue Saint-Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y IK9

Bibliographie

des auteurs

Yannick Chatelain, Thierry Grange et Loïck Roche
1999 Travailler en groupe avec les NTIC, Éditions L'Harmattan.

Thierry Grange et Loïck Roche 1998 1999
Management et Technologie, Éditions Maxima Laurent du Mesnil. Innovation et Technologie, Éditions Maxima Laurent du Mesnil.

Loïck Roche 1995 1996 1997
Psychanalyse, Sexualité et Management, Éditions L'Harmattan. La Comédie du Management, Éditions L'Harmattan. L'Antimanagement, Éditions L'Harmattan.

Loïck Roche et Dominique Michalon 1997 1998
L'entreprise sans la psychologie, Éditions Maxima Laurent du Mesnil. De la colère du manager au management de la colère, Éditions ESKA.

Loïck Roche sous le pseudonyme de Pierre Stoïa
1999 Le Développement Personnel, Éditions Village Mondial.

* * *

SOMMAIRE Introduction: Le travail en groupe, de la bêche au 747
Comment l'entreprise apprend-elle? (p. 13) Le travail en groupe: pourquoi faire? (p. 13) Le travail en groupe: pour faire quoi? (p. 15) Le travail en groupe: ce n'est pas forcément facile (p. 15) Le travail en groupe: cela ne s'improvise pas (p. 16) Le travail en groupe: de la « salle-tableau-papier» aux « NTIC » (p. 16)

Première partie:
Préparation

« 12 hommes en colère »

et mise en place du groupe de travail (p. 21)

Un exemple de travail en groupe (p. 21) Le « client» du groupe de travail (p. 22) Le « responsable» du groupe de travail (p. 23) Le cadre du travail en groupe (p. 24) La délimitation par l'espace (p. 24) La délimitation par le temps (p. 25) Les participants à un groupe de travail (p. 26) Combien peuvent participer? (p. 26) Qui doit participer? (p. 28) Les règles de base du travail en groupe (p. 31) La place du travail individuel dans le travail en groupe (p. 31) De quoi est fait le travail en groupe (p. 32) Se méfier des évidences (p. 33) Savoir recentrer les débats (p. 35) Le tour de table (p. 36) Pourquoi c'est important (p. 36) Pourquoi c'est difficile (p. 37) Savoir arbitrer les conflits (p. 39) Assurer la fonction «stop» (p. 39) Interdire les disqualifications (p.40) Le travail d'argumentation et de contreargumentation (première partie) (p.42) Savoir prendre le temps qu'il faut (p. 42) Savoir faire des « points réguliers» (p.44) Que faire quand la situation est bloquée? (p.46) Le problème du vote (première partie) - 7-

(p. 47) A quoi sert la pause? (p. 48) Savoir sanctionner ceux qui ne jouent pas le «jeu» (p. 50) Savoir détendre l'atmosphère (p. 52) La plaisanterie et le mot d'esprit (p. 53) La prise de notes (p. 54) Nous assurer que nous comprenons tous la même chose (p. 56) Le problème du vote (deuxième partie) (p. 57) Savoir rester dans le domaine du possible (p. 59) Chacun possède un domaine d'expertise (p. 60) Le travail d'argumentation et de contre-argumentation (deuxième partie) (p.62) On n'abandonne jamais la bataille de l'argumentation (p. 62) Le responsable du groupe ne peut pas tout faire (p.64) Le groupe de travail 'n'est pas là pour soigner l'individu (p. 65) Développer la capacité à l'empathie (p. 67) Savoir dire des « bêtises» (p. 69) Savoir repérer les transferts (p. 70) Savoir terminer un travail en groupe (p. 72) Les règles fondamentales du travail en groupe (p. 75) Les deux règles de base du travail en groupe (p. 76) La confidentialité (p.76) On travaille ensemble pour ce qu'on fait, non pour ce qu'on est (p. 76) Les forces en présence dans un groupe de travail (p. 76) Les forces centrifuges et les forces centripètes (p. 76) Ce que signifie conduire un groupe de travail (p. 77) La fonction « animateur» doit être « éclatée» en autant de fonctions possibles (p. 77) Les précautions que doit prendre le responsable du groupe de travail (p. 78) Conclusion (p. 81) Des problèmes qui subsistent (p. 81) Des résistances à l'organisation qui favorisent des problèmes de communication (p.81) Comment dépasser les problèmes de communication? (p.82) Pourquoi les NTIC peuvent apporter une solution efficace à ces problèmes? (p. 82)

Deuxième partie:

« Denise au téléphone»
(p. 87)

Les NTIC : questions posées et spécificités

La nature même des NTIC (p. 87) Le cyberespace (p. 90) La modification de notre rapport au temps et à l'espace (p. 90) Au-delà du temps et de l'espace, la modification de l'ensemble de nos repères (p. 92) La« réalité virtuelle» n'est pas la «vraie vie» (p. 95) Le virtuel et le fantasme (p.96) La question de l'identité (p.98) Les «jeux» d'évitement (p.99) Des tentatives pour se protéger de l'intrusion des NTIC (p. 99) Mais des tentatives condamnées à échouer (p. 101) Les différentes possibilités que permettent les nouvelles technologies (p. 103) Les « agents intelligents» -8-

(p. 104) Les «arbres de la connaissance» (p. 105) La création d'un nouveau langage (p. lOS) Les acronymes et les smileys (p. 105) Une création qui tend vers l'infini (p. 108) La modification des conditions de « prise de conscience» ou d'information (p. 109)La maîtrise de l'écriture (po111) Reconstruire de l'humain (Introduction aux pathologies du virtuel) (po113) Les relations de séduction (p. 113)Reconstruire du temps et de l'espace à échelle humaine (po115) La réalité de la mort et l'immortalité virtuelle (po116) Psychopathologie des « utilisateurs» du virtuel (p. 118) Les pathologies du virtuel (po119) Les drogués des réseaux multimédias (po119) Des «dangers» qu'il ne faudrait pas dramatiser (p. 121) Conclusion (po125) Les NTIC sont-elles une source d'exclusion? (p. 125) Nous devons apprendre à faire au mieux avec les nouvelles technologies (p. 126) Les « NTIC », nouveau «contenant» à la production du travail en groupe (po127)

Troisième partie:

Travailler en groupe avec les NTIC
changer (po131)

Ce que les NTIC ne vont pas véritablement

Des règles de base identiques au groupe « classique» (po131) Le travail en groupe «NTIC» proprement dit (po131) Des règles de «bonne conduite» pour travailler et coopérer ensemble (p. 132) Des « évidences» qui ne doivent pas être oubliées (p. 133) Des règles fondamentales, elles aussi identiques au groupe « classique» (po134) La confidentialité des travaux du groupe (p. 134) On travaille « toujours» ensemble pour ce qu'on fait, non pour ce qu'on est (p. 135) Les forces dans un groupe de travail «NTIC» (p. 135) Les fonctions dans un groupe de travail « NTIC » (p. 136) Un exemple de force centrifuge dans un groupe de travail «NTlC» (p. 137) Ce que veut dire conduire un groupe de travail « NTIC » (po138) Ce que les NTIC vont profondément modifier (p. 139)

Le responsable du groupe de travail «NTIC» (po 139) Le client du groupe de travail «NTIC» (po140) Les participants à un groupe de travail «NTIC»? (po140) Combien peuvent participer? (po140) Une participation soumise à un «droit d'entrée technique» (po141) Une participation soumise à un «droit d'entrée psychologique» (po142) Une . 9.

participation soumise à un «droit d'entrée psychotechnique» (p. 143) Une participation soumise à un «droit d'entrée organisationnel» (p. 143) Une participation soumise à un «droit d'entrée psychologique» (p. 144)
Conclusion (p. 147)

Le pacte de courtoisie dans un groupe de travail «NTIC}} (p. 147) Traduire les problèmes de communication en problèmes d'organisation (p. 148) Avec ou sans les NTIC, le travail en groupe sera toujours
« physique }} (p. 148)

Conclusion:

Le travail en groupe, du 747 au cyberespace

Le travail en groupe: de la connaissance objective à Internet (Un peu d'histoire) (p. 153) Le travail en groupe: avec les NTIC (Un peu d'histoire - deuxième partie) (p. 155) Le travail en groupe: ce qu'il est possible d'imaginer demain (Prospectives) (p. 156) L'homme demain, dans le travail en groupe (Prospectives - deuxième partie) (p. 157)

Repères

bibliographiques,

filmographie

et adresses

URL

-10 -

Introduction: Le travail en groupe
de la bêche au 747

I

« Méphistophélès, pris pour Faust, comparait la « fabrique de pensées» à un chef-d'œuvre

de tisserand traitant des milliers de fils, jouant de la navette, formant des milliers de liens et

de nœuds d'un seul coup.
(Jacques Derrida, Résistances)

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-12 -

Comment l'entreprise

apprend-elle?

L'entreprise apprend en regardant faire les autres bien sûr mais, plus encore, à partir des erreurs qu'elle commet. Or, et c'est là une difficulté qu'elle va devoir prendre en compte, si les erreurs sont le lot quotidien des dirigeants et des subordonnés, il n'est pas toujours facile de reconnaître que tous, nous sommes faillibles et moins encore d'être disposés à travailler sur nos propres erreurs. De mille' et une manières, nous cherchons à nous en débarrasser, que ce soit en les camouflant ou en les ignorant. Si elle veut apprendre et donc progresser, l'entreprise doit donc organiser ce travail de traque des erreurs et développer un véritable «management de l'erreur». Et pour manager l'erreur, l'entreprise doit se doter d'une organisation capable d'identifier un problème, de faire des hypothèses, de tester des solutions, de repérer des faits, des expériences ou des « erreurs» susceptibles de « réfuter» les hypothèses, de les corriger, de faire de nouvelles hypothèses, de tester de nouvelles solutions... Cette démarche cyclique d'essais de solutions et d'erreurs - de réformismes permanents évoluant à coup de découvertes, d'essais de solutions et d' erreurs toujours provisoires - nécessite que les hommes de management se soumettent à l'hygiène du «rationalisme critique». Dans l'entreprise, le cadre de discussion solide dans lequel pourra se traduire cette volonté de débats ouverts et rigoureux, de « libre concurrence des pensées» et de nécessité de la critique mutuelle, c'est le travail en groupe,

Le travail en groupe:

pourquoi

faire?

Car après tout, pourquoi se mettre à plusieurs pour résoudre des problèmes? Ne peut-on pas imaginer réussir à les résoudre seul? Il existe d'ailleurs des exemples célèbres. Ainsi, Einstein n'aimait pas travailler en groupe. «Les autres me ralentissent» disait-il. - 13-

I
Seulement voilà, n'est pas Einstein qui veut et ça, les entreprises l'ont bien compris. Mais, il y a aussi une deuxième chose au moins aussi importante qu'elles ont parfaitement assimilée, c'est qu'aujourd'hui, si l'on fait abstraction des problèmes sans beaucoup d'intérêt comme «2 et 2 font 4 », il n'existe plus de bonnes solutions (c'est-à-dire des solutions qui seraient toujours vraies) ; il n'existe en revanche que de moins mauvaises solutions (c'est-à-dire des solutions pertinentes aujourd'hui, mais qui, demain, avec le progrès des techniques et des sciences, seront dépassées et remplacées par de nouvelles solutions).
Ce qui peut être utile à repérer, c'est que cela aussi, c'est Einstein qui nous l'a appris. Rappelons-nous, nous sommes en 1907. Cela fait maintenant plus de deux siècles que les fondements de la recherche mathématique et de la physique sont directement issus des travaux de Newton. Ces fondements sont alors tenus comme la « Vérité ». Or, et c'est peut-être là le véritable génie d'Einstein, il sait que la théorie, la mieux établie et la mieux confirmée qui n'ait jamais existé, a toujours été remplacée par une autre, non seulement plus puissante, mais capable de corriger les erreurs de la théorie précédente et qu'il n'y a donc aucune raison pour que cela ne soit pas vrai avec la théorie newtonienne. Et tout autant, il sait parfaitement, qu'il n'existe aucune raison valable pour que sa propre théorie de la relativité ne soit pas un jour remplacée par une théorie encore meilleure.

Ainsi, parce que les choses deviennent toujours plus complexes, parce qu'il n'existe plus de solution qui ne puisse être un jour remplacée par une solution encore meilleure, parce que nous ne sommes plus au temps de l'encyclopédie où l'ensemble des savoirs pouvait tenir en quelques ouvrages, pour être encore plus performants, nous devons tous réfléchir, travailler et coopérer ensemble et mettre en commun ces pépites d'or que nous possédons tous. Ces pépites d'or sont autant de savoirs qui, si nous ne venons pas les «chercher », vont continuer à «dormir» au fond de nos poches.
- 14.

Le travail en groupe: pour faire quoi? Pour Didier Cristiani, le travail en groupe a une .fonction et une seule: produire un résultat -la « production du groupe ». Un travail en groupe, cela ne sert qu'à produire. Plus précisément, le travail en groupe permet de recueillir le maximum de points de vue différents les uns des autres, d'être vigilant sur des choses différentes et de moins se tromper, de favoriser le décloisonnement des équipes naturelles, de développer l'initiative individuelle et collective et d'étudier et de résoudre les problèmes au plus tôt et au plus près de l'endroit où ils surgissent'.

Le travail en groupe: ce n'est pas forcément facile La première difficulté à laquelle on se heurte lorsqu'on veut travailler ensemble est qu'on a tous l'impression «qu'on sait faire ». Quoi de plus facile en effet que de travailler ensemble! Après tout, il suffit simplement de s'entendre... La deuxième difficulté - qui n'est finalement qu'une conséquence de la première - est qu'il nous est tout à fait insupportable d'imaginer que nous pourrons nous heurter à des difficultés. Ces difficultés, qui peuvent prendre la forme de désaccords, de tensions, de rapports de force, mais aussi d'accords massifs avant toute discussion, de fatigue de la part de certains participants, de personnes régulièrement en retard ou absentes, d'engagements pas toujours respectés, de comptesrendus jamais distribués, etc., font que l'on considère comme inutile toute préparation sérieuse d'un travail en groupe. La troisième difficulté est qu'on a tendance à faire de la psychologie. Or, si la
psychologie est intéressante, elle n'est qu'un outil parmi d'autres

-

au même titre que le droit, l'économie, la physiologie, la philosophie, la littérature et même la peinture (sans oublier l'histoire et, plus généralement, l'expérience) - pour dénouer les fils de la complexité des relations interpersonnelles et raconter ce qui se joue dans une situation de travail en groupe. Qui plus est, si comprendre ce qui se joue est indispensable, il ne s'agit là que d'une première
1CristianiD., « Entretiens
», Vanves, 1996-1997.

-15 -

I
étape. La seconde étape - et nous le découvrirons au fil de ce travail - exige que nous traduisions les difficultés repérées en problèmes d'organisation. Et cela non plus, ce n'est pas toujours facile.

Le travail en groupe: cela ne s'improvise pas Pour réussir à travailler en groupe, à coopérer ensemble de façon efficace, on a besoin d'établir des règles de fonctionnement sur lesquelles chacun des membres du groupe pourra s'accorder et se référer. Bien sûr, édicter des règles n'a jamais empêché que celles-ci soient transgressées. Mais, parce qu'une «ligne blanche» a été dessinée, les règles vont permettre de reconnaître les participants qui

sont « dans le jeu» et les participants qui sont « hors du jeu ». Et,
comme dans le sport, rien n'interdit de prévoir dans la panoplie des actions possibles du «juge-arbitre» des modalités de rappels à l'ordre, voire des sanctions si celles-ci s'imposent.

Le travail en groupe:
« NTIC »

de la «salle-tableau-papier»

aux

Aujourd'hui, le plus souvent encore, le travail en groupe se passe dans une salle où les participants sont regroupés autour d'une même table. Demain, avec l'essor des NTIC (les Nouvelles Techniques d'Information et de Communication qui permettent à des personnes séparées parfois par plusieurs milliers de kilomètres de travailler ensemble), les règles que nous pouvons repérer dans le travail en groupe sous sa forme «classique» vont connaître de profonds bouleversements. Si, dans notre façon même de travailler en groupe, nous ne pouvons sans doute pas prévoir encore avec justesse la nature des problèmes de communication ou d'organisation jusqu'alors non surmontés qui pourront être résolus ni, bien sûr, ceux qui vont subsister ou même surgir, ce qui est certain, en revanche, c'est que la nature des

-16 -

bouleversements va être telle que plus jamais les règles du travail en groupe ne ressembleront à ce qu'elles étaient auparavant.

* * *

Drring... Drring... Drring... Drring... Drring... Drring... Nestor: - Allô? ... Pardon? ... Non, Madame, ce n'est pas la boucherie Sanzot ! ... Non, Madame, par le 431, Madame... Il n'y a pas de quoi, Madame. Nestor: - Voilà au moins la dixième fois que... Drring... Nestor: - Encore! ... Allô? ... Non, Madame, ce n'est pas la boucherie Sanzot ! ... Je... Comment? ... Oh ! Pardon, je... heu... Le capitaine Haddock? ... Non, pas pour le moment... Il est en promenade...
(Hergé, L'affaire Tourneso~

.17.

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