Vers l'entreprise polycellulaire

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Notre façon de concevoir l'entreprise ne correspond plus à sa réalité, ni à ses exigences de fonctionnement. Comment, dans sa conception même, prendre en compte l'incertitude, la complexité, l'interdépendance des choses, leur globalité ? Comment se représenter l'entreprise à partir du nouveau paradigme scientifique, tel qu'il résulte notamment des avancées les plus récentes de la physique et des sciences du vivant ? Tel est l'objet de ce livre qui vise à penser l'entreprise de demain.
Publié le : dimanche 15 mai 2016
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EAN13 : 9782140009433
Nombre de pages : 270
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Hubert LANDIER
Vers l’entreprise polycellulaire
Pour penser l’entreprise de demain
Préface de Jacques Chaize
Vers l’entreprise polycellulaire
Hubert LANDIER
Vers l’entreprise polycellulaire
Pour penser l’entreprise de demain Préface de Jacques Chaize
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-08784-9 EAN : 9782343087849
Sommaire Préface de Jacques Chaize ..........................................................7 Avant-propos ............................................................................11 Introduction ..............................................................................13 1 – Penser l’entreprise de demain.............................................19 2 – L’entreprise face au nouveau paradigme scientifique ........51 3 – Biologie de l’entreprise ......................................................85 4 – Organisation hiérarchique et organisation en réseau ........123 5 – Le management du désordre.............................................149 6 – Dynamique de l’entreprise................................................179 7 – La responsabilité planétaire de l’entreprise ......................215 Bibliographie ..........................................................................253
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Préface Alors que s'installe déjà la quatrième révolution indus-trielle, celle de la mobilité connectée des hommes et des objets, nous sommes nombreux à tenter encore d'appri-voiser les technologies numériques de la troisième et -incapables de nous libérer enfin de l’organisation méca-niste héritée de la seconde - nous persistons à penser avec les principes déterministes de la première Ces décalages et leurs conséquences, au cœur de ce livre, sont de plus en plus difficiles à supporter : les salariés se désengagent, les actionnaires se font pressants, les dirigeants se raidissent, même si certains rêvent de libérer leurs entreprises ; quant à la société, perplexe, elle attend de tous qu’ils accompagnent vraiment sa transfor-mation. Cette transformation, penser autrement pour agir autrement, débutera avec les premiers pas deL'entreprise polycellulaire. Convoquant Darwin et Prigogine, interpellant Descar-tes et les Lumières, l’auteur nous fait découvrir - par le détour puissant de la science et du langage - la pesanteur de nos routines, les angles morts de nos croyances et dessine avec finesse des routes inédites. Depuis trois siècles en effet les sciences ont progressé, décrivant une autre réalité, plus incertaine parce que systémique et vivante, mais de ce fait plus ouverte aux vrais créateurs de valeur que sont les hommes. Ces décalages, Hubert Landier les avait pointés, il y a près de trente ans, dans une première édition remarquée pour son audace et sa nouveauté. Alors jeune dirigeant d’entreprise, j’avais dévoré cet ouvrage, devenu mon livre
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de chevet. J’en avais retenu et tenté de mettre en œuvre la force agile et organique du réseau face à la lenteur méca-niste de la pyramide ; j'avais aussi compris la nécessité, pour s’adapter, de développer ces capacités d’appren-tissage individuelles et collectives que l'auteur, familier du Japon, décrivait en s'appuyant sur la démarchelean de Toyota, encore peu connue.
Avec la même énergie neuve et dérangeante, cette nouvelle édition deL’entreprise polycellulaire reprend et enrichit ces éléments clés, à découvrir ou revisiter. Elle approfondit aussi, en les reliant, deux enjeux devenus essentiels : le développement durable et nos modes de gouvernance. Ces deux enjeux sont en effet liés : comment s’engager à long terme avec une gouvernance qui ne prend en compte que la vue courte et étroite d’une seule des parties prenantes (actionnaire, gouvernant ou client) ou qui ne s’aligne que sur un seul objectif, qu'il soit économique, social ou autre, sans prendre en compte toute la largeur des visées humaines ? Pour relever ces défis majeurs, l'auteur ouvre quelques pistes : la redéfinition du statut de l'entreprise pour mieux rendre compte de sa responsabilité sociétale dans la durée, la mutation du travail et l'abandon du lien de subordination salarial pour laisser toute sa place à la création et à la coopération. Ces deux sujets, provocants mais incontournables, ne peuvent être abordés avec nos anciennes façons de penser ou d'agir.
C'est au fond la vraie force de ce livre : au fil des pages, il invite chaque lecteur, ainsi que l'écrivait Montaigne, "à penser contre soi-même", pour rester éveillé et vivant.
Jacques Chaize Ancien président du CJD Ancien président de l’APM Co fondateur de SOL France
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« Il ne faut pas concevoir que les êtres de la nature sont distincts de la même manière que les abstractions logiques qui tiennent à notre façon de comprendre ». Saint Thomas d’Aquin Somme théologique, I qu.76 a.3 « Notre problème est celui de la complexité. Elle caractérise un état, un système, dont le nom-bre des éléments et celui des liaisons en interac-tions est immensément grands ou inaccessibles. Nos objets sont généralement de tels systèmes, le plus souvent variables par un temps ou le temps, le plus souvent milieu de prolongement de celui ou de ceux qui en parlent. Ainsi de n’importe quelle chose du monde, ainsi des systèmes du monde, ainsi d’un lieu quelconque du savoir, ainsi de l’encyclopédie et du langage, ainsi de vos groupes et des sociétés, ainsi de l’économie, ainsi de cette multiplicité spatio-temporelle en transformation, et qui est, sans doute, la plus fortement complexe, qu’on appelle l’histoire ». Michel Serres Le passage du Nord-Ouest, Éditions de Minuit, 1980, p.61.
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