Sa lente traversée du mois d'août

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Elle voulait partir seule en vacances. Pas du tout par lassitude de son couple, elle aimait son mari et lui était fidèle. Comme ça, pour voir, pour se retrouver, pour être à nouveau disponible aux gens, aux éléments, aux évènements. Les risques ? Elle n’y avait pas songé. Certaines rencontres tissent autour de vous une toile invisible qui paralyse les mouvements du cœur et de l’esprit. Le piège s’est refermé sur elle sans qu’elle y prît garde, entraînant son mari dans une spirale de hasards, bousculant leur vie et leurs certitudes. Se retrouveront-ils, au bout de cette longue traversée du mois d’août ? Rien n’est moins sûr.Une atmosphère envoûtante, servie par un style particulièrement maîtrisé. Un premier roman très abouti.
Publié le : mercredi 12 novembre 2008
Lecture(s) : 147
EAN13 : 9782304021028
Nombre de pages : 227
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Sa lente traversée du mois d'août
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Barbara Ogier
Sa lente traversée du mois d'août
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Sa lente traversée du mois d'août [1]
Roman
Editions du Manuscrit
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Sa lente traversée du mois d'août
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Barbara Ogier
© Éditions Le Manuscrit, 2008 www.manuscrit.com ISBN : 978-2-304-02102-8 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782304021028 (livre imprimé) ISBN : 978-2-304-02103-5 (livre numérique) ISBN 13 : 9782304021035 (livre numérique)
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Barbara Ogier PROLOGUE Les deux hommes attendaient. De la fourgonnette dissimulée derrière une cabine téléphonique, à l’intersection de deux rues tranquilles de Marnes-la-Coquette, ils pouvaient parfaitement voir, à travers la grille du portail, l’allée qui conduisait au petit perron et à la porte d’entrée de la villa. La rue était déserte, à cette heure matinale, et d’ailleurs il était rare de voir des passants dans ce quartier résidentiel où les courses ne se faisaient qu’en voiture. Jean Sanders était nerveux. Il se demandait pourquoi il avait accompagné son acolyte dans cette sale besogne, cambrioler une villa, et qui plus est une villa occupée par une vieille dame. C’est un boulot facile, lui avait dit Loulou qui accessoirement exerçait le métier de plombier, ce qui lui ouvrait pas mal de portes. Il revenait ensuite s’approprier les objets ou les meubles qui lui avaient tapé dans l’oeil, et les revendait à des brocanteurs qu’il connaissait.
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Sa lente traversée du mois d'août L’un d’eux lui avait un jour amené Jean Sanders qui recherchait des tableaux orientalistes pour sa galerie et Loulou, qui d’habitude évitait ce genre de circuits, lui avait refilé un superbe Kardovsky sans certificat d’origine. Jean Sanders, nouveau dans le métier, n’avait pas fait le difficile et avait payé sans discuter. Jean Sanders n’aimait pas Loulou. Il avait eu la mauvaise idée de lui acheter cette toile, sans trop s’appesantir sur sa provenance, car l’oeuvre était belle. Et depuis, Loulou lui faisait régulièrement des propositions. Il avait décidé de les refuser dorénavant une fois pour toutes, lorsque ce voyou lui avait parlé d’un tableau orientaliste qu’il avait vu chez une cliente : « un Roubtzoff”, avait-il précisé, sans trop savoir ce que ce nom représentait pour un professionnel. Un Roubtzoff. Sanders avait accusé le coup. Ce nom lui évoquait les histoires que sa grand-mère lui racontait quand il était petit. Sa grand-mère connaissait bien Roubtzoff, au temps où nouveau venu à Tunis, il fréquentait les salons de la bonne société et faisait le portrait de dames distinguées à l’élégance un peu glacée. Sa grand-mère avait posé pour lui et le portrait, académique mais superbe, trônait au-dessus de la cheminée du salon.
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