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À la recherche de mon Soi - Tome 1

De
118 pages

Entre quête de sens et recherches métaphysiques... Un témoignage très simple, où chacun suivra l'évolution de l'écrivain, au fil de ses expériences plus ou moins heureuses, de ses introspections, de ses lectures, de ses compréhensions ou prises de conscience, pour être à l'écoute de la nature, et redécouvrir sa vraie nature.


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-414-07633-8

 

© Edilivre, 2017

Introduction

Ce matin, je suis allée conduire mon fils à l’école. J’ai eu un moment sur « pause ». Mon monde, vu de l’extérieur ! De la cour haute, où je passe pour l’amener, on voit toute la cour de récré des primaires. Les enfants qui se retrouvent, les parents qui se pressent parce qu’ils ont rendez-vous avec la maîtresse, le camion qui décharge les marchandises pour la cantine, les classes allumées parce qu’il fait encore sombre, le préau vide étonnamment dans ce crachin matinal.

Il y a du brouillard et il fait doux. Je souris à toutes ces années, avec tous ces enfants, ces récréations surveillées, ces classes investies, ces matins où tout se presse, se prépare. J’ai comme un moment de blues, mais heureux, accompli… mais du blues quand même de tout ce qui n’est pas accompli…

Janvier. L’heure de tous les choix au niveau de l’Education Nationale. Ce mois-ci, je renvoie ma demande de temps partiel, c’est dans les procédures, et le mois prochain, c’est l’heure des demandes de mutation.

« Se mettre dans le mouvement ! » Pour moi, cette rengaine est plutôt signe de l’immobilisme dans lequel je me trouve depuis quelque temps. Quelques années déjà ! Sur 19 ans dans l’enseignement, cela fait 10 ans que je remets en question mon envie d’y rester, 10 ans que pour pallier à ces doutes, je me « mets dans le mouvement »…

Je change d’école, change de niveau, ai pris un temps partiel, suis sur deux écoles. Cela tourne, mais ne me perturbe pas. C’est mon choix. Je m’ancre dans cette façon de travailler. En fait, sur ces dernières années, je me suis de plus en plus tournée vers la classe maternelle, et l’expression théâtrale ou corporelle avec les grands. Cela me va pas mal comme arrangement.

Reste que j’ai toujours l’impression que c’est un arrangement, avec moi-même, en attendant. En attendant quoi ? Toujours cette même alternative : que je change de boulot ! C’est d’ailleurs pour ça que j’avais pris un 75 % : pour me laisser une journée pour monter mes projets, réfléchir, créer, avancer ma vie.

Et chaque année en janvier, je me rends compte que ça tourne en rond. Pas seulement en janvier, mais là face aux paperasses, je suis obligée de « voir ». Et aujourd’hui, c’est lundi, jour de toutes les possibilités, jour d’arrêt, de réflexion, jour de temps libre à la maison, jour de tous les sentiments d’inachevé, et jour de préparations pour l’école (encore l’école), ou d’observation… Jour de bilan…

Cette fois, je penche pour un 80 % qui est rémunéré 85 % (pas mal pour mon compte en banque !), mais ça me demande de reprendre un poste sur une seule école et peut-être de tomber sur une classe primaire.

C’est vrai que la « dèche », je ne m’y sens pas vraiment, mais que je suis quand même à –750 euros tous les mois ! La limite de mon découvert autorisé, que je dépasse régulièrement avec tous les agios que ça entraîne évidemment. Mais bon, je m’en sors. Reste que je ne me sens pas toujours très à l’aise quand je vois mes comptes, où quand je regarde vraiment ma maison et tous les travaux à y faire. Alors, par quel bout commencer ?

Sans ce lundi, jour choisi à la maison, rien n’aurait vu le jour autant.

L’association, les photos, l’écriture de la biographie de Madame K., les conférences, les rencontres, le marché bio, et tant d’autres créations encore, qui ont pris forme, un peu grâce à ces lundis. Remarquez, comme j’ai tout lancé depuis le temps partiel, je ne me rends pas compte que peut-être maintenant, j’y arriverais aussi en travaillant à 100 %.

Mon petit bonhomme grandit mais il demande, c’est normal et j’aime ça aussi, de jouer avec lui très souvent. J’ai d’ailleurs beaucoup de mal à travailler avec lui à côté. Comme à me reposer, lire méditer, si lui ou quelqu’un d’autre est là ! Le soir aussi, si mon compagnon vient lire ou s’endormir, c’est « cuit », je ne me sens plus autant centrée. C’est un de mes gros exercices d’ailleurs. Et ce n’est pas pour rien qu’un de mes trois anges de naissance est « Hahaiah », celui qui facilite le refuge et l’intériorisation.

Sauf que l’invoquer pour me concentrer me déconcentre si quelqu’un est à côté. Je m’entraîne !

C’est une de mes passions : de me retrouver avec moi-même, d’imaginer, me ressourcer, penser, méditer, contempler. C’est ce qui m’a toujours portée petite. C’est ce qui m’a motivée dans ce 75 %. Le silence, la solitude, la contemplation, l’inspiration, la conscience, sentir l’énergie…

C’est ce qui me pousse à chercher autre chose. C’est ce qui a provoqué toutes ces remises en question dans les relations personnelles, et dans ma façon d’être à travers les comportements en classe des enfants.

Que de réflexions, de doutes, d’angoisses, d’espoirs, de progrès aussi faits grâce à ce milieu scolaire et à ces difficultés professionnelles. Etre meilleure avec les autres, être moi-même, être enfin moi. Retrouver une autorité juste, une personnalité dans laquelle je me sente bien, faite de douceur, de bonne humeur, d’amour et d’expression vraie.

Que de travail sur moi… Ce projet pédagogique basé sur les contes, l’expression sous toutes ses formes, la nature, le merveilleux, les légendes.

Une recherche constante d’authenticité véritablement démarrée il y a 19 ans, lors de mon premier poste à l’âge de 21 ans dans le Nord.

Que de désillusions, d’efforts, de crises de larmes et de colère… Et c’est parfait ainsi. C’est ce qui me permet lentement de prendre conscience… Ce recul exprimé aujourd’hui sur papier, me permet aussi de remercier avec ferveur tout ce qui me guide au quotidien. J’évolue quotidiennement, et ces 9 années à Roubaix, en milieu difficile ont été très riches en expériences.

Depuis plus de 9 ans aussi que nous sommes arrivés dans cette nouvelle région, là aussi, ça déménage. J’ai pris une direction de petite école. Nouvelle ville, nouvelle maison, nouvelles rencontres, nouveaux projets et nouvelles désillusions. Parfait encore pour mieux se connaître ! J’ai été obligée de démissionner. J’en ai conclu que c’était parce que j’avais envie de mettre mon énergie ailleurs, et plutôt dans toutes ces recherches personnelles.

Deux ans plus tard, on a acheté, plus ou moins bien inspirés, cette vieille maison pleine de charme, de travaux en perspective, de pièces sombres et de vieux murs ! C’est là que mon fils aura sa chambre, mon petit garçon chéri, qui a bien grandi, six ans déjà… D’autres apprentissages avec cet enfant, ce couple, cette maison, ces nouvelles écoles, ce temps partiel, cette journée de bilan et cette belle association.

Une bibliothèque spécialisée dans le développement personnel, créée il y a 3 ou 4 ans maintenant, qui est pour moi, la création ! Elle symbolise tous mes potentiels, tout ce qui me passionne, tout ce que j’ai envie de développer pour participer au monde au quotidien. Dans mon métier et à côté… Tous les jours, aimer, m’aimer et être joyeuse et inspirée. Mieux me connaître moi pour mieux comprendre les autres et aussi mieux m’accepter et moins juger.

Exister dans toute ma splendeur. Oser toute ma divinité, celle que j’ai choisie. Tester qui je suis à travers toutes mes actions, mes sentiments, mes envies.

Merci « Conversations avec Dieu » de Neale Donald Walsch de m’inspirer cet élan aujourd’hui, enfin merci Dieu, de m’inspirer cet élan de ferveur et d’écriture… et merci à ce lundi et ce moment de recul qui m’a poussée à prendre ce crayon ce matin.

J’ai encore une pensée attendrie devant mon petit garçon qui traverse la cour avec son cartable au dos, dans ce matin gris, tout confiant dans cette nouvelle journée en cours préparatoire, tout confiant en ses nouveaux apprentissages et ses nouvelles expériences. Merci à toi aussi mon enfant, de me rappeler à moi-même quotidiennement.

J’ai fait une pause, croyant m’arrêter pour aujourd’hui. J’ai repris un café et suis sortie pour fumer une cigarette. Quelle maîtrise ! Je me suis levée ce matin en me disant que j’allais profiter de cette journée seule avec moi-même pour remettre à plat en ce début d’année tout ce que j’avais envie de mieux maîtriser. Remettre au clair, sur papier, tous ces instincts et ces penchants naturels sur lesquels je « planche » depuis pas mal de temps et qui me font tourner en rond.

En premier, moins de cafés, moins de cigarettes, encore moins d’apéritifs ! Hélas, boire un petit verre me plaît encore quand je me retrouve en société. Samedi soir, on s’est retrouvé chez un ami, et je n’ai pas su refuser le troisième apéritif qu’il me proposait. Il y a encore du boulot ! J’en ai fait l’expérience la nuit même : après un rêve assez cauchemardesque où je devais faire mes bagages parce qu’un cataclysme allait survenir !

Les débordements émotionnels, la maîtrise des émotions, tout un programme ! En ce moment, c’est la période de l’ange Yeialel, qui fait travailler sur le discernement et la maîtrise des émotions. En plein dedans ! Et ce matin, pour bien confirmer mes comportements non maîtrisés, je fonce boire ce café et fumer cette cigarette, bien consciente pourtant de ce que je ne veux plus, et de ce que je fais constamment. Quel manque de volonté ! Le pire, c’est en souriant que je suis allée consciemment assouvir ces instincts… en sachant très bien que je me sentirai encore barbouillée, mais en l’expérimentant quand même. J’irai même jusqu’à manger une clémentine derrière pour remonter ma baisse de vitamines.

Et voilà comment je fonctionne ! Je frise les hauts niveaux de conscience dans mes profondes intériorisations, et je plonge quelques instants plus tard dans les gouffres de mes plus bas instincts. En cherchant à ne pas trop culpabiliser. Je prends du recul et je plonge. J’ai d’ailleurs rêvé il y a deux nuits, que j’étais sur une falaise de 100 mètres de haut, et que je sautais dans l’eau sombre, en m’enfonçant d’autant. Je peux vous dire que j’ai demandé à ce qu’on accélère ma remontée à la surface ! Dans ce même rêve, je sautais aussi du haut d’un échafaudage de plus de 100 mètres sur un trampoline qui semblait minuscule tout en bas. Et je cabriolais pour faire des figures impressionnantes. Assez effrayant d’ailleurs !

Si tous les personnages de nos rêves nous représentent, c’est bien moi qui cherche ces exercices de voltige et ce fragile équilibre. Cela symbolise aussi j’imagine, le grand décalage entre mes moments de profonde réflexion et de vibration plus élevée, et ces remises à la terre ou à l’eau conséquentes !

Vous vous rendrez compte que j’accorde beaucoup d’importance à ces rêves, et que je cherche réellement à les utiliser pour illustrer mon quotidien et tester mes prises de conscience. C’est un travail avec « le Livre des Anges », sur les rêves, les signes et les méditations, par Kaya et Christiane Muller, qui marche pour moi et me fait prendre conscience de toutes mes réalités.

Mon travail de classe m’attend, et pourtant je suis lancée à écrire ce matin. Je ne peux pas m’arrêter ici. Des années d’entraînement à l’écriture avec cette suite de « journaux intimes » commencée à l’âge de 16 ans.

Journal intime, journal de réflexion, notes concernant les livres et études diverses, cahier de rêves, tout est prétexte à l’analyse, la compréhension, la synthèse. Que d’écrits différents, en passant par la poésie ou l’étude astrologique. J’adore étudier, en particulièrement les profondeurs de mon âme.

Peut-être cette fois-ci vais-je réussir à finaliser une sorte de réflexion globale, de témoignage de ma vie, de mes progrès et expériences. J’avais déjà essayé quelque chose avec le « Petit manuel de sagesse pour instit compliqué ou futur instit en train de se chercher »… Le titre en dit long ! En cours… Peut-être qu’il s’inclura dans cet écrit parce qu’il y trouvera sa place… quoique ce serait étonnant.

Pour quelle raison essayer de rassembler toutes ces expérimentations, je n’en suis pas très sûre, peut-être pour faire (encore) un bilan. Peut-être pour me prouver que tout cela a un sens. Peut-être pour servir d’exemple. Peut-être parce que j’ai envie de montrer à tous que la vie est une expérience formidable, merveilleuse, guidée, inspirée. Peut-être pour partager tout simplement.

Tout est possible, si je le réalise. Et ça j’en suis convaincue, depuis mon adolescence…

Chapitre 1
La chance ça se provoque

« La chance, ça se provoque ». C’est ce que j’avais écrit sur une feuille à 17 ou 18 ans quand j’ai commencé à poser toutes mes réflexions. J’estime que mon adolescence a commencé à cet âge-là, quand j’ai commencé à décider par moi-même. C’est peut-être un peu tard mais c’est ma vérité. À partir de l’université et donc du moment où j’ai eu ma chambre d’étudiante à Lille, j’ai commencé à me connaître, enfin.

Depuis que je suis petite, il faut dire que j’ai la chance d’avoir assez de facilités pourtant. À l’école, j’ai toujours bien réussi. J’ai été plutôt brillante en français. J’ai eu beaucoup de plaisir à réciter les poésies et textes demandant une belle émotion, même si je ne me sentais pas très à l’aise. J’ai même fondu en larmes quand le professeur m’a demandé de re-réciter un poème choisi librement quelques mois auparavant, pour elle véritablement émouvant. J’avais peur de ne plus me souvenir des paroles et je me suis sentie vraiment mal. J’étais en 5° au collège, et ça m’a marquée. Plus tard, j’ai eu l’audace dans un autocar qui nous amenait à une sortie scolaire, de chanter une chanson très triste devant tous. (En fait tous les élèves étaient derrière moi, j’étais assise et cachée par le fauteuil. Facile de ne plus avoir ce trac au micro !) « Avoir peur de son ombre », vous connaissez l’expression ? Et pourtant, j’ai toujours adoré mettre le ton. Mettre de l’emphase, faire des grands gestes… Quel paradoxe entre cette sensibilité et le fait d’être mal dans sa peau ! Au lycée, j’ai été choisie pour dire devant tout l’amphi rempli d’élèves une poésie ma foi très longue. Quand j’y repense, quel défi pour moi ! À l’écrit du baccalauréat, j’ai eu la note de 18/20 en français. J’avais choisi le commentaire composé. J’ai toujours été plus fertile quand il s’agit d’images, métaphores, symboles, et autres interprétations. Vers l’âge de 25 ans, enfin, avec un trac énorme, mais un grand enthousiasme, je suis devenue le temps d’un spectacle de rue écrit pour un marché de Noël, la « fée du feu », habillée tout en argenté, mon copain de l’époque m’accompagnant sur échasses. Quelle victoire sur moi-même ! Comme quoi, il n’y a pas d’âge pour réaliser ses envies !

En maths, il me semble qu’au début je marchais plutôt à l’intuition. Notes correctes au collège et meilleures au lycée. J’ai fini en faculté de sciences avec un 15/20 ! J’étais épatée par les capacités de notre cerveau à intégrer les données séparément, puis tout mettre en place et structurer, et enfin faire une synthèse, comme s’il y avait eu un déclic ou une révélation ! En sciences, même topo, j’aimais bien, mais plus sur le terrain. En...