Aider l'enfant dyslexique 2e ed.

De
Publié par

Vous vivez au quotidien les problèmes que rencontre votre enfant dyslexique. Cet ouvrage vous guide dans les différentes étapes de l'accompagnement particulier qui nécessite ce trouble d'apprentissage. Il vous apporte toutes les informations nécessaires pour mieux aider votre enfant et mieux agir en partenariat avec les enseignants et les professionnels (orthophonistes, psychologues).

Publié le : mercredi 24 août 2011
Lecture(s) : 175
Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782729611699
Nombre de pages : 176
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
Couv_9782729611699

Copyright InterEditions-Dunod, Paris 2011
9782729611699
Visitez notre site Web : www.dunod.com
Consultez le site Web de cet ouvrage
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes des paragraphes 2 et 3 de l'article L122-5, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, sous réserve du nom de l'auteur et de la source, que « les analyses et les courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information », toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans consentement de l'auteur ou de ses ayants droit, est illicite (art; L122-4). Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, notamment par téléchargement ou sortie imprimante, constituera donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle.

Introduction

Avec le livre Aider son enfant dyslexique, nous souhaitons aider le parent ou l'éducateur à reprendre sa place auprès de l'enfant dyslexique, après que le diagnostic a été posé.
Reprendre sa place ? Pourquoi l'aurait-il perdue ?
Le diagnostic de dyslexie présente sans doute l'avantage d'une précision quant à l'importance, et peut-être quant au sens des difficultés et retards d'acquisition de lecture d'un enfant.
Mais au cours du processus qui a conduit au diagnostic, des spécialistes sont intervenus à divers moments pour permettre finalement au praticien – c'est-à-dire au médecin – d'identifier le trouble, et d'apprécier l'importance de la déficience fonctionnelle en cause – selon les termes du
Guide-barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées[1].
Le diagnostic étant ainsi pour le Guide-barême une affaire médicale, au prix d'une catégorisation discutable de la dyslexie comme trouble du développement du langage et non comme trouble du développement des apprentissages, le parent comme l'enseignant peut légitimement se demander si quelque chose lui revient de l'aide à apporter à son enfant. Nous voulons dire d'une aide à l'enfant en propre, et non d'une aide à l'accompagnement de l'enfant dans les consultations spécialisées.
La question est importante. Elle se pose dans des termes proches aux enseignants, muets sur leur savoir faire face aux recommandations benoîtes qui leur sont adressées à l'occasion par des centres spécialisés dans l'identification et le soin aux enfants dyslexiques.
En ce qui concerne l'enseignant, la réponse est simple. Il lui revient encore d'enseigner la lecture et l'écriture. En ce qui concerne le parent elle pourrait être aussi simple mais le rôle d'enseignant n'est pas véritablement le sien. Ce qui ne l'empêche pas de chercher à sortir de l'impasse dans laquelle la dyslexie paraît figer les acquisitions scolaires.
Pour les parents, les éducateurs et les enseignants, la réponse à leur préoccupation est à portée de leur main, et à portée de leur désir de remédier aux problèmes bien réels. Elle n'est pas dans la recherche tous azimuts des explications et des interprétations sur les causes du trouble. La recherche éperdue du « pourquoi ? » n'amènera aucune réponse concrète à la seule vraie question qui est « comment faire ? ».
Et sur celle-ci des réponses existent.
Comme nous allons le préciser en soulignant abondamment ce qui a été saisi depuis longtemps par les classifications médicales de référence, la dyslexie, trouble spécifique du développement des acquisitions scolaires[2] est « souvent[3]
 » accompagnée de troubles émotionnels. Ceux-ci, par nature, affectent la manière dont l'enfant dyslexique perçoit la relation d'enseignement, et à travers elle, ce qui lui est proposé via cette relation – la lecture d'une écriture alphabétique.
La place des troubles émotionnels au côté de la dyslexie est mal identifiée : ils accompagnent la dyslexie, ou lui sont associés. Les classifications ne posent pas de relation de causalité entre elles. Mais quelle que soit l'hypothèse que tout un chacun entretient à part soi sur la cause profonde du trouble, sur son origine, ils sont présents et méritent toute notre attention. Pour la raison toute simple qu'ils apparaissent à tout coup dans le travail de remédiation, et qu'il faudra d'abord apprendre à les circonscrire pour être en mesure de les dépasser.
Chose étrange – mais explicable – les troubles émotionnels ne sont pas identifiés par toutes les classifications qui les mentionnent. Ce qui n'enlève rien à leur réalité sur le terrain de l'aide à l'enfant. À considérer grossièrement le processus par lequel ils entrent en jeu, nous les voyons sur-représentés dans tout ce que l'adulte tend à interpréter comme de l'opposition chez l'enfant. Une opposition non déclarée, non explicite, et peut-être non consciente, qui s'exprime finalement par l'impossibilité d'inscrire durablement en mémoire les relations graphème-phonème à la base de notre système d'écriture. Elle est présente dans bien des mécanismes mentaux qui sont à tort considérés comme primaires (la présence à autrui, l'attention, la mémoire, les liens définitifs entre lettres), et dans bien des acquisitions qui en découlent, dont le bon tracé des lettres dans l'écriture cursive et l'acquisition d'un sens de lecture obligé correspondant au sens de l'écriture.
C'est donc à partir d'une définition suffisamment étendue de ce que sont ces troubles, de leur variabilité, de leur manière, et à partir du constat qu'ils sont essentiellement des troubles du développement – renvoyant à cette réalité que nous travaillons avec des enfants, dans ce cas pourrait-on dire « trop enfants »  –que nous abordons dans l'ouvrage les points nécessaires à l'aide à l'enfant dyslexique.

Notes
[1]  Annexe du Décret du 4 novembre 1993, transformé en annexe 2-4 du code de l'action sociale et des familles par le décret du 21 octobre 2004, modifié par le décret du 6 novembre 2007.
[2]  Selon les termes de la Classification Internationale des Maladies.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.