Au secours, je me fais opérer demain - Hypnose conversationnelle

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Ce livre explique avec simplicité et clarté les techniques de communication issues de l'hypnose et de l'hypnose conversationnelle. Ces méthodes sont utilisées pour dissocier le patient qui doit se faire opérer afi n de le faire voyager loin du bloc opératoire, pour vivre au mieux cette expérience très souvent stressante.


Publié le : lundi 8 juillet 2013
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Licence : Tous droits réservés
EAN13 : 9782362528293
Nombre de pages : 72
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Mohammed Slimi


Hypnose conversationnelle
Au secours, je me fais
opérer demain

Éditions Mélibée

 

 

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À Bouhafs et Fatoum

PRÉFACE

 

 

 

La place de l’hypnose, sa raison d’être, c’est de calmer la souffrance. Au bloc opératoire, la simple inquiétude, la peur ou parfois une extrême détresse peuvent survenir chez le futur opéré. Toutes les étapes sont contrôlées ; l’anesthésie, la chirurgie, la réanimation, le réveil. Il reste un petit laps de temps qui précède l’opération, qui lui, est laissé à l’improvisation des soignants. C’est cette étape qui intéresse le Dr SLIMI Mohammed. Il nous explique l’importance des mots prononcés et du comportement des soignants. Dans cette attente, il y aurait comme une hypersensibilité. Le patient est aux aguets. Il attend qu’on ne le considère pas comme un objet. Il espère un geste, une phrase qui va construire un lien d’humanité avec les personnes qui s’affairent autour de lui. Plusieurs travaux ont démontré l’importance de ce lien dans les suites opératoires ; moins de douleurs, moins de médicaments, moins de jours d’hospitalisation. Pour communiquer avec son patient, le Dr SLIMI propose l’hypnose conversationnelle. Il montre combien cette démarche est adaptée à la fois aux patients et aux thérapeutes qui trouvent là une meilleure collaboration. Il faut remercier l’auteur, le DR Mohammed SLIMI, qui s’est formé à la Pitié Salpêtrière, pour avoir su parler de son travail et de ses méthodes de soins. Les cas cliniques illustrent bien sa façon de procéder. Il reste à espérer que ce qu’il propose soit diffusé à tous les opérateurs présents dans le bloc opératoire.

 

 

Dr Jean Marc Benhaiem,

 

Directeur du Diplôme Universitaire

d’Hypnose Médicale à Paris vi ;

Praticien au Centre de Traitement de la Douleur

de l’Hôtel-dieu, Paris.

 

AVANT-PROPOS

 

 

 

Un ouvrage très simple, pratique, sans métaphysique, sans longueurs. Les points essentiels de l’hypnose sont clairement exposés. Une séance type est retranscrite. L’hypnose conversationnelle au bloc opératoire est expliquée, les gestes et attitudes à utiliser devant un patient stressé sont bien exposés, enrichis par plusieurs cas concrets, de telle façon qu’un débutant soit capable après la lecture de ce livre, de pouvoir correctement conduire une séance d’hypnose proprement dite et d’avoir le comportement le plus adéquat avec le patient qui arrive au bloc opératoire pour se faire opérer, et ceci quel que soit le type d’anesthésie.

 

 

INTRODUCTION

 

 

 

Prise en charge psychologique du patient au bloc opératoire par l’hypnose conversationnelle.

La prise en charge psychologique du patient au bloc opératoire est très souvent négligée, tant pour les interventions sous anesthésie générale, que locale et locorégionale. La raison principale de cette négligence est que les préjudices provoqués par une mauvaise prise en charge psychologique ne sont pas visibles, bruyants, palpables, alors que leurs effets néfastes peuvent durer très longtemps de façon latente, et être réactivés à chaque intervention chirurgicale ultérieure. Dans certains cas, cela peut même conduire à l’évitement des interventions chirurgicales avec tout ce qui en découle comme conséquences fâcheuses sur la santé du patient. La deuxième cause est le manque de formation et de connaissances des équipes chirurgicales et médicales en matière de psychologie et de communication. La troisième cause est la prémédication qui ralentit le patient, baisse sa vigilance, lui donne très souvent un air détendu, sans pour autant abolir le ressenti anxiogène ni la mémoire implicite (souvenir inconscient d’une angoisse ressentie). La quatrième cause est la réserve et la timidité de certains patients qui ne verbalisent pas leurs angoisses, qui passent donc inaperçues.

 

Il y a actuellement au niveau des blocs opératoires une grande mobilisation du personnel soignant pour l’asepsie et les mesures de prévention contre les infections nosocomiales. Beaucoup d’énergie et de moyens financiers sont consacrés à cet effet, à juste titre. La douleur est aussi de mieux en mieux prise en charge ; ainsi, des centres antidouleur ont fait leur apparition dans les différents centres hospitaliers, avec des formations universitaires dans ce domaine.

 

L’aspect psychologique de la prise en charge du patient au bloc opératoire souffre d’un manque de prise de conscience, de mobilisation, de codification, de standardisation, de protocoles, de programmes, de consignes claires pratiqués par le plus grand nombre. Dans certains blocs, c’est l’anesthésiste qui prend en charge au mieux ce problème, dans d’autres c’est le chirurgien, ou encore les infirmières. Il n’existe aucun protocole préétabli dans ce domaine. Le patient victime d’une mauvaise prise en charge psychologique, de peurs et d’angoisses provoquées ou exacerbées par les erreurs de communication du personnel hospitalier, les subit en silence. Parfois, de graves perturbations psychologiques invalidantes et néfastes passent inaperçues, alors que les lésions organiques ont été parfaitement prises en charge par des équipes de bloc très compétentes.

Il est impératif de créer des formations et des stages de perfectionnement des équipes médico-chirurgicales dans le domaine de la communication et de la prise en charge psychologique du patient au bloc opératoire, et, de manière plus élargie, dans les différents services médicaux. Un module de psychologie peut être proposé aux internes à la fin de leur cursus, ainsi que pour les infirmières, et les différents personnels paramédicaux ; bien sûr, les enseignements seront adaptés à chaque catégorie. Des séances de perfectionnement peuvent aussi être réalisées sur le lieu du travail. Ces stages seront à mon avis très rentables au vu des sommes considérables qui seront économisées sur les calmants, anxiolytiques, antidouleur, et autres consultations ultérieures en psychothérapie.

 

Le patient arrive au bloc opératoire le plus souvent avec des inquiétudes, un manque d’information, des peurs et des angoisses. Certaines interventions sont lourdes et compliquées, les peurs et les angoisses sont justifiées, mais, dans la plupart des cas, ces dernières sont dues à des ancrages provenant de la petite enfance. Une bonne prise en charge psychologique peut alors désamorcer ce processus, alors que des erreurs de communication et des maladresses peuvent créer un véritable cercle vicieux : douleur – angoisse – peur – panique – douleur.

 

L’ancrage est un phénomène très présent dans notre quotidien. Vous vous relaxez profondément, et au pic de cette relaxation – vous serrez par exemple le point droit, ou bien vous pressez l’index contre le pouce, puis dans le futur, si vous rencontrez une situation stressante ou désagréable il vous suffira de serrer le point droit ou de presser l’index contre le pouce pour qu’une relaxation profonde s’installe en vous. Notre vie est truffée d’ancrages. Par exemple, si votre patron est grand et roux, et désagréable avec vous, lorsque vous rencontrerez dans la rue pendant vos vacances un grand roux, vous ressentirez un sentiment d’oppression ou de malaise inexpliqué, cela par une assimilation inconsciente avec le physique de votre patron. Il existe beaucoup d’exemples d’enfants qui subitement se sont mis à avoir de mauvais résultats scolaires avec le nouveau maître ou la nouvelle maîtresse. Il me vient à l’esprit l’histoire de cet enfant de huit ans qui a eu ce problème quand il est arrivé dans la classe de son nouveau maître d’école qui était barbu. Il...

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